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 Smell of the past - Hawthorn

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Robin Hammond
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Message#Sujet: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeVen 19 Fév - 0:01

❝ Hawthorn & Robin ❞Smell of the pastContrairement à ce qu’on pourrait penser, le rêve de la petite Robin Hammond n’a jamais été de travailler dans la compagnie de son père. Il faut dire que depuis son enfance, elle a toujours pensé que celle-ci reviendrait à son frère Ashton et le fils de l’oncle Mery, Hawthorn.A la mort de son frère, il lui semblait que sa sœur aînée prendrait simplement la succession d’Ashton. La jeune femme était encore à Poudlard à l’époque et si elle n’a pas suivit l’ensemble des tractations, elle a bien vite compris que ça ne serait pas le cas. Elle-même ne fut jamais une option et ça lui convient parfaitement. Robbie a d’autres rêves et ceux-ci se déroulent plutôt dans le cadre austère des couloirs du Ministère qu’au sein de l’entreprise de son père. Pourtant, la aussi, la vie ne vous accorde pas toujours ce que l’on veut et c’est sous la pression de son père qu’elle se retrouve à jouer les stagiaires au sein de l’équipe juridique de Hammond & Avery’s Broomstick Company.

Evidemment, Robin n’est pas sans volonté, elle aurait pu refuser, mais il y a des combats que l’on ne peut pas gagner. En tout cas pas sans grand sacrifice et celui-ci n’en valait pas la chandelle. Loin de vouloir se disputer avec ses proches, elle a préféré céder se disant que le moment venu, elle postulera au sein du Ministère. Optimiste, la jeune femme est persuadée que Setor, voyant que le travail ne lui convient pas, préféra voir sa fille épanouie plutôt que de coincée dans une vie qu’elle déteste.

Gênée par son statut de fille du patron, elle aurait adoré ne pas arriver avec son père lors de son premier jour. Ce fut mission impossible. Setor, fier comme un paon de son rejeton, n’aurait pas compris que celle-ci puisse être embarrassée d’être présentée à ses employés par son vieux père. Soucieuse de ne pas le vexer, elle sort de la cheminée du hall principal, à sa suite, ne laissant aucun doute sur son identité.

Elle marche à la suite de son père suivant le dédale de couloirs qu’elle connaît bien pour avoir passé une partie de son enfance à y courir. Son père semble s’être fait une mission que de l’accompagner dans son premier jour de travail et la jeune fille voit bien qu’il ne sert à rien de l’en dissuader. Finalement, il pousse la porte d’un bureau spacieux où se trouve une petite femme replète d’un certain âge et à l’air avenant ainsi que deux hommes plus jeunes assis en face d’elle. Elle remonte ses petites lunettes demi-lune sur son nez et se lève principitement en voyant son patron arriver.

- Monsieur Hammond, on ne vous attendait pas.

Elle fait un petit signe à ses subordonnés qui lui font dos et ceux-ci se lèvent à leur tour saluant leur patron.

- Ne vous dérangez pas pour moi, déclare-t-il avec un sourire, je ne reste pas, je tenais juste à accompagner ma fille pour son premier jour.

Posant une main protectrice sur son épaule, il la présente à sa nouvelle supérieure :

- Robin, voilà Madame Mornil, elle dirige notre département juridique. Elle est extrêmement compétente et je ne sais pas ce qu’on ferait sans elle. Je suis sûre que tu apprendras énormément à son contact, rend-moi fier ! Se tournant vers la vieille femme, rose de plaisir, il ajoute, Je vous la confie, je compte sur vous.
- Oh ne vous tracassez pas Monsieur Hammond, je suis certaine que nous allons bien nous entendre.

Mettant fin à son suplice, il la quitte en l’embrassant brièvement sur le haut du crâne et retourne à ses affaires tandis qu’elle fixe ses nouveaux collègues d’un air qu’elle veut serein alors qu’elle meurt d’embarras. Heureusement pour elle, la matinée ne se passe pas trop mal. Madame Mornil est une femme bienveillante qui connaît son métier et si ses collègues sont moins amicaux, probablement gêné par le népostisme et la faveur dont elle semble jouir.

A la pause midi, elle se retrouve donc seule, ses collègues ne lui ayant pas proposé de les rejoindre. En réalité, ça la soulage. Robin comprend volontiers leur réaction et elle ne serait pas contre un petit moment de sollitude. Elle prend donc l’ascenseur pour descendre pour rejoindre le hall pour se diriger vers le Chemin de Traverse quand elle apperçoit une sillouhette qui lui semble familière. Incertaine, elle attend quelques secondes avant de se décider, mais finalement sûre de son fait, on l’entend crier très naturellement.

- Thorn, Thorn !

Toute à sa joie de le voir, elle ne songe pas un seul instant que ça ne puisse pas être réciproque.

- Je suis contente de voir un visage amical. Je déteste être la nouvelle de la classe, déclare-t-elle avec candeur. J'allais faire un saut au Chaudron Baveur pour manger quelque chose, tu veux m’accompagner ?

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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeSam 20 Fév - 0:03



Smell of the past
Robin & Hawthorn
Une autre journée classique. Rien de neuf à l’horizon, sinon peut-être une nouvelle stagiaire, dont l’arrivée excite un peu ses collègues mais qui laisse imperturbable Hawthorn, trop concentré sur son travail pour vraiment y prêter attention. D’abord il n’aime pas laisser en plan un croquis inachevé. Ensuite il méprise le comportement de Bill Pritchard envers les femmes et ce rire qu’il a eu en imitant la poitrine de la petite stagiaire en question, dont Thorn n’a pas retenu le nom, ce qui lui fait songer qu’il faudrait qu’il demande, par politesse. Enfin, s’il n’a pas demandé, c’est parce que s’il se déconcentre, il risque de se souvenir qu’il a faim et que c’est un jour sans. Comprenez : un jour de fin de mois, où il n’a plus un rond et où il n’a plus de quoi déjeuner, sauf à trouver un prétexte pour qu’on l’invite. Malheureusement pour lui, Pritchard ne l’entend pas de cette oreille : « Tu déjeunes, Avery ? » Ledit Avery soupire, contrarié et affamé, sans daigner lever la tête de son pupitre : « Hmm, plus tard, peut-être, il faut que je finisse ça. A tout à l’heure, Pritchard. » L’autre file sans demander son reste, rejoignant Frank, leur autre collègue, habitué au comportement de Hawthorn – les passionnés, ça oublie parfois de manger, mais Pritchard se demande comment tient ce grand gaillard en sautant des repas.

Quand Thorn finit par lever la tête, l’heure de la grande salle de travail des ingénieurs, qu’il partage avec Bill et Frank, il constate qu’il est midi et demi, peut-être l’heure de remettre ses dessins à son supérieur, le responsable Recherche et Développement, qui traine manifestement sur le terrain d’essai. Avec un peu de chance, il sera de bonne humeur parce qu’il aura tenu ses délais et il l’invitera à déjeuner, une probabilité basée sur une technique de sioux et un pif proche de la divination. Autant dire que comme tout le monde pouvait s’en douter, sauf Hawthorn lui-même, que son chef n’y pense même pas, et que le mangemort s’en retourne bredouille, et le ventre vide. Alors qu’il traverse le hall, il entend cependant une voix familière l’interpeller par un surnom que peu utilisent chez H&A. Se retrouvant nez à nez avec la fille de son patron, Hawthorn ne sait pas comment réagir, un peu surpris par ce ton affectueux et inattendu  : « Robbie ? » C’est que des Hammond, ça fait longtemps qu’il n’attend plus grand-chose, rancunier comme pas deux à cause de son histoire personnel, et ça ne s’améliore pas alors même qu’il a intégré H&A, le fait d’y être un simple employé, et traité comme tel par Setor, alors qu’il estime qu’il devrait diriger l’entreprise, y joue pour beaucoup. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Ah, c’est toi la stagiaire dont tout le monde parle. » Voilà qui le contrarie sans qu’il ne sache bien pourquoi : peut-être parce qu’il a faim, peut-être parce que la candeur de Robin le déstabilise. « Amicale, hein ? » Répète-t-il sans qu’elle ne paraisse bien réaliser le cynisme qu’il met dans ce mot. Il ne sait pas trop si elle joue, et si oui pourquoi elle feint d’être heureuse de le voir, ou si elle l’est réellement. Qu’elle puisse vraiment l’être, c’est peut-être ça qui le contrarie vraiment. Ne devrait-elle pas le détester, comme son père ? Il ne comprend pas à quoi ça rime de le traiter comme un employé pour envoyer sa fille copiner avec lui. Alors comme cette naiveté l’agace sans qu’il n’arrive à vraiment le dissimuler, Avery ajoute d’un ton distant : « Je ne suis pas sûr que ce serait bien vu que les employés mangent avec la fille du patron, tu sais. » Et puis il coupe court brutalement, avant de tourner les talons : « J’ai du travail, de toute façon, désolé, je ne mange pas maintenant. Content de t’avoir revue. »

Content, vraiment ? Il ne sait pas trop ; c’est difficile. En théorie, Robin est celle de la fratrie Hammond envers  qui Thorn a le moins de raisons d’être en colère. Elle n’était qu’une gamine au moment de son accident, elle n’était pas là, et n’a participé en rien à sa déchéance. Alors qu’il est de retour à son bureau, il se souvient qu’elle trainait dans ses jambes quand elle était gamine, et il ne peut retenir un sourire attendri, et de fil en aiguille, ses pensées le ramènent à des jours plus heureux. Tu aurais du être plus gentil, se morigène-t-il sans trop y croire. La prochaine fois, offre lui un café. Ils parleront du bon vieux temps, et ça s’arrêtera là, ça n’engage à rien. Après tout, c’est une Hammond, et son paternel veillera vite à ce qu’elle retrouve le droit chemin.

Tout à ses pensées distrayantes, qui l’ont conduit à dessiner un bout du manoir de son enfance au lieu de travailler, Hawthorn reprend brutalement contact avec la réalité en entendant la voix de Pritchard : « Tiens, quand on parle du loup ! vous êtes notre nouvelle stagiaire…venez, entrez un moment ! » Thorn lève finalement les yeux pour voir Bill Pritchard ramener une Robin un peu interdite et lui semblant intimidé dans leur open space, une main sur l’épaule, et les yeux s’attardant un peu trop lascivement sur elle. Il serre les dents et hoche lentement la tête dans sa direction, avant de reprendre le travail. Elle parviendra bien à s’en sortir…non ?  Mais non. Et le manège de Pritchard continue : avantage d’avoir trente-six ans et de parler fort, ses mains s’attardent un peu trop. « …et alors, ça vous dirait de boire un verre ? une jolie fille comme vous, il faut sortir, je pourrais vous emmener faire un tour… » De plus en plus agacé et n’y tenant plus, Hawthorn finit par lâcher d’un ton sec, sans lever les yeux de sa planche :  « Dis, Pritchard, qu’est-ce que tu penses qu’il serait le mieux ? que ta femme apprenne que tu comptes fleurette aux jeunes filles ? Ou que le patron apprenne que tu essaie de peloter sa fille dès le premier jour ? Moi je crois que le mieux, ce serait qu’on oublie ça et que tu ailles à la réunion pour le Martin-3, moi, qu’est-ce que tu en dis ? » On est Gryffondor ou on ne l’est pas : dans le cas de Hawthorn Avery, ça passe par un côté chevaleresque indéniable. Rouge de honte, Bill Pritchard fait presque un bond en arrière, bégayant : « Oh…vous…je suis navré, euh…miss Hammond, dites…enfin, je m’en vais, au revoir.» Et il claque la porte vitrée, disparaissant en vitesse.

Peinant à dissimuler un sourire tant il est fier de son coup, Hawthorn finit par lever les yeux, pose sa plume, et fait un pas vers Robin pour lui dire d'un ton bien plus aimable que les premiers mots qu'ils ont échangé aujourd'hui : « Ça va ? Il faut dire non, tu sais. Pritchard n’est pas méchant, mais c’est un monde d’hommes, alors ça continuera si tu ne dis rien. » Le ton s’est considérablement adouci. Peut-être parce qu’elle fait une bonne tête de moins que lui et qu’il s’aperçoit que ce n’est encore qu’une gamine. Peut-être parce que même lui se rend compte que c’est ridicule de faire la gueule à quelqu’un avec qui on a échangé deux phrases et qu’on a pas vu depuis cinq ans, quelque soient les griefs qu’on a envers sa famille. Mais Hawthorn ne sait pas quoi dire, alors il se détourne pour tapoter leur cafetière à piston d’un coup de baguette et réchauffer le café, avant de se retourner de nouveau vers Robin : « Tu veux un café ? » Manque de chance, un gargouillement peu gracieux sort de son estomac à ce moment là – il n’a pas mangé du tout, au bout du compte. Le prenant avec bonne grâce et un peu gêné, Hawthorn ajoute : « Hmf. Désolé pour tout à l’heure, j’avais faim. Je crois que j’aurais du t’accompagner d’ailleurs. Au final, j’ai sauté le déjeuner, et j’ai oublié ma gamelle...c’était un peu idiot. » Comme si c’était ça le problème, mais eh, on se justifie en mentant sur ce qu’on peut, pas vrai ?
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Dernière édition par Hawthorn Avery le Lun 22 Fév - 1:04, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeDim 21 Fév - 22:53

❝ Hawthorn & Robin ❞Smell of the pastHonnêtement, quand Robbie reconnaît la silhouette athlétique de Hawthorn au milieu du Hall de Hammond & Avery, elle est loin de penser mal. Aux yeux de la jeune femme, Thorn est, et restera, ce grand-frère souvent bien moins tolérant que Ashton, qu’elle embêtait à chaque fois qu’il était à la maison. Merlin sait à quel point ils étaient proches. Vacances scolaires, dîner, sortie à la campagne, shopping, accompagner les enfants jusqu’à King Cross, il n’y a rien que les deux familles ne faisaient pas ensemble et les fiançailles de Thorn et sa sœur auraient dû sceller leur alliance à jamais. Robin se rappelle toujours cette époque avec une certaine nostalgie. Non pas qu’elle soit heureuse en ce moment, mais c’était le temps où Ashton et Jeremy étaient encore vivants. Une époque où tout allait encore bien. Elle a beau savoir que le monde n’est pas juste, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir mal au cœur pour Thorn sachant que la fortune ne lui a pas souri ces dernières années, sans savoir que son père en est en partie responsable. Il n’y a donc aucune mauvaise intention quand elle crie son nom, heureuse de le revoir.

C’est d’ailleurs parce qu’elle est heureuse qu’elle ne comprend pas tout de suite que quelque chose cloche. C’est que plongée dans les souvenirs que Thorn lui évoque, elle se serait pendue à son cou pour l’embrasser s’ils n’avaient pas été en public, au milieu de leur lieu de travail. Il lui semble que c’est bien la seule chose qui l’empêche, lui aussi, de faire de même. Or, elle se fourvoie et ne tarde pas à s’en apercevoir.

- Oui, c’est moi, répond-elle platement, un peu déconcerté par son ton. Je voulais … Elle hésite, elle voudrait lui dire qu’elle ne voulait pas travailler ici, qu’elle avait prévu de postuler au Ministère, mais soudain les mots restent bloqués sur le bout de sa langue et elle se contente de dire un peu gênée. C’est l’attrait de la nouveauté, ils m’auront oublié d’ici une semaine.

Il faut dire qu’il fallait s’y attendre. La fille du patron qui vient prendre une place dans l’entreprise, quand bien même ce n’est que comme stagiaire, c’est un coup à crier au népotisme. Pas devant elle, certainement pas devant Setor, mais elle n’est pas assez naïve pour l’ignorer. Ça ne l’inquiète pas. Robin est une bosseuse et elle a bien l’intention de faire ses preuves et montrer qu’elle n’est pas là simplement parce qu’elle est la fille de son père.

En attendant, elle espère bien pouvoir profiter d’une petite heure avec un ami de longue date et elle est tellement sûre qu’il va accepter qu’elle n’est pas loin de se mettre en route quand elle comprend son refus. La jeune femme le regarde, interdite et le sourire radieux qu’elle affichait se transforme en une expression un peu blessée. C’est que Robbie se montre comme elle est et le panel d’émotions qui passe son visage est clairement lisible par Avery. Néanmoins, elle se rappelle que les choses ont changé, voilà quelques années qu’ils ne se sont pas vus et le jeune homme a toujours été plus proche d’Ashton et d’Amy qu’elle se raisonne-t-elle.

- Oh, très bien. Excuse-moi, je n’y avais pas pensé, je ne voulais pas te gêner, finit-elle par commenter un peu gênée.

Elle voudrait ajouter quelque chose, tenter de briser la glace, mais il ne lui en laisse pas le temps et coupe court à la conversation. Elle le regarde partir tout en murmurant un :

- Contente de t’avoir revu aussi.

En réalité, ce n’est pas le cas. Elle aurait préféré ne pas le revoir et en garder un tendre souvenir dans un coin de sa tête. Robin sort du bâtiment et rejoint le Chemin de Traverse pour prendre à manger. Pendant un moment, elle se sent un peu déprimée, mais elle n’a jamais été du genre à se laisser abattre aussi retrouve-t-elle vite le sourire. L’apétit un peu coupé, elle se contente de flâner devant les boutiques. Il fait particulièrement beau et une brise agréable souffle sur la ville rendant sa promenade particulièrement agréable. Elle s’arrête chez Fleury et Bott pour récupérer un livre qu’elle avait commandé et finit par s’offrir une boule de glace chez Fortarôme avant de repartir vers son bureau.

L’après-midi, la jeune fille prend doucement ses marques quand Madame Mornil arrive dans le bureau une moue contrariée sur son visage.

- Où est passé Matthew ? Jamais là quand j’ai besoin de lui. Dis-moi ma chérie, tu vois où est le département de Recherche et Développement ? Est-ce que tu peux leur apporter ça ? Birch a encore oublié de signer la convention qu’il m’a envoyé. Je lui enverais bien par papier volant, mais tu vas voir que ça va encore traîner une semaine sur son bureau si on ne le force pas à signer de suite.

Contente d’avoir une distraction, Robin prend le papier, trop heureuse de rendre service et se met en quête du département. Elle connaît un peu le bâtiment, elle y venait souvent avec son frère et sa sœur quand elle était enfant, mais il faut admettre que l’entreprise a pris de l’ampleur dernièrement et tout lui semble plus grand. Elle finit pourtant par trouver le département qu’il lui faut quand elle se fait apalguer par un employé répondant au nom de Pritchard, polie elle entre et salue son nouveau collègue tout en notant que Thorn se trouve dans le bureau également. Gênée, elle préférait partir, ne sachant pas trop comment réagir suite à sa réaction de tout à l’heure, mais Pritchard ne lui en laisse pas le temps.

- Je viens de la part de Madame Mornil, s’entend-elle dire. Je cherche Monsieur Birch.
- Pas de chance ma jolie, il est parti il y a une demi-heure, mais vous pouvez patienter avec nous, un joli minois comme le vôtre, ça égaie un bureau.

Robin fronce des sourcils devant ce qui apparaît être une technique de flatterie plus que douteuse, mais ne peut rien faire d’autre que d’accepter. Après tout, sa directrice lui a bien dit de ne pas revenir sans les papiers signés et il ne sera pas dit qu’elle faillira à la première mission qu’on lui a confiée. Néanmoins, la main qui se pose sur son épaule l’agace et la proposition qui va avec aussi. Elle fait un geste pour faire comprendre qu’elle n’apprécie pas le contact tandis qu’elle s’apprête à refuser poliment mais fermement l’invitation quand Thorn s’en mêle. Reconnaissante, elle lui adresse un sourire éclatant.

- Oui, ça va, merci. J’allai lui dire non, mais tu m’as prise de vitesse. Je crois que tu as été plus convaincant que je ne l’aurais été de toute façon, alors ce n’est pas plus mal. La jeune femme s’apprête à accepter le café quand le gargouillis qui se fait entendre lui tire un rire amical. Je dois absolument faire signer ça à Birch d’abord, mais on peut aller prendre quelque chose à grignoter à la cafétéria après si tu as une pause. J’ai juste mangé une glace finalement, je n’avais plus très faim. Elle hésite, puis finalement, comme elle n’aimait pas tourner autour du pot, demande : Et toi, ça va ? Tu avais l’air plutôt contrarié de me voir tout à l’heure. C’est à cause d’Amy, c’est ça ? Je n’y avais pas pensé tu sais. Je suis désolée.

Bien que totalement à côté de la plaque, Robin est vraiment désolé. Elle sait que Thorn et Amy s’entendaient bien et quant à elle, elle n’aurait rien demandé de mieux que Hawthorn fasse réellement partie de la famille.


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Hawthorn Avery
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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeVen 26 Fév - 0:00



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Robin & Hawthorn
Il faut bien avouer qu’il culpabilise un peu. C’est que Hawthorn Avery n’est pas un méchant garçon et qu’il n’est pas familier de la notion de rancune, étant plutôt même de bonne composition sur la question. Mais comme toujours ou presque, l’argent et la malchance qui l’affligent et les conséquences des actes de son père pourrissent tout, jusqu’à sa patience et son optimisme avec elle, abolissant tout faculté de discernement chez lui, le rendant amer et mauvais, presque sauvage et tout simplement d’une méchanceté gratuite. C’est comme si la rancœur torve et insidieuse qu’il éprouve contre Setor s’était étendue à tous les Hammond, Amy la première, et puis Robin ensuite parce qu’elle a eu le malheur de se trouver là alors qu’il a l’impression de passer une matinée exécrable, et que sa simple bonne humeur lui semblait une insulte au côté dramatique de la situation, comme s’il était impossible, tout simplement, qu’elle puisse être réellement heureuse de le voir et qu’elle se moquait de lui.

Mais une fois seul, c’est un peu plus compliqué de réagir de façon épidermique et un peu plus facile de prendre du recul. Impossible de ne pas se souvenir de la mine attristée de Robin quand il a tourné les talons et Hawthorn ne peut s’empêcher de regretter. Mécontent de lui-même, la méchanceté gratuite, qu’il a toujours méprisé chez les autres, dont il a fait preuve lui fait honte et il se juge sévèrement, soudainement. Peut-être était-elle sincèrement contente de le revoir. Lui aussi, au fond, tout au fond, parce que même s’il ne l’avouerait pas, les jours plus faciles, où ils étaient tous heureux et insouciants lui manquent. Parce que vu sa situation, il n’a pas tant d’amis que ça non plus : sans être associable, l’austérité dans laquelle il vit n’incite guère à sortir et à garder beaucoup de relations. Il serait donc idiot de repousser une figure amicale. Encore plus, finalement, quand il y songe bien, une Hammond ; s’il parvenait à se mettre Robin dans la poche, ce qui a l’air facile somme toute, ça pourrait bien lui servir : à quoi, Hawthorn ne sait pas trop, mais ça peut servir. Ce n’est peut-être pas très correct, mais après tout, il songe aussi réellement qu’il s’est comporté comme un idiot et il s’en veut vraiment, alors il ferme un peu les yeux sur cet aspect moins reluisant de ses intentions.

De toute façon, les regrets prennent le dessus pour le moment, parce que Thorn a beau chercher, il ne voit pas comment rattraper les choses, ne songeant pas à revoir Robin…est-ce qu’on ne l’ennuierait pas s’il montait lui proposer un café ? Setor serait fichu de l’apprendre. Et puis elle pourrait tout aussi bien l’envoyer bouler, ce qui serait assez mérité. Finalement, les circonstances dispensent l’ingénieur de trouver une solution de lui-même en lui offrant une occasion de se rattraper, et bientôt il retourne à Robin un sourire presque timide : « Il faut bien qu’avoir été batteur et avoir une grosse voix serve à quelque chose. » Il se permet un rire, pour masquer sa gêne : non qu’il soit impressionné par ce brin de jeune fille qui doit peser la moitié de son poids toute mouillée, mais elle aurait de bonnes raisons de lui en vouloir, alors il ne sait pas quoi dire. Alors qu’il s’arrête à s’excuser, sa faim ajouterait presque à sa gêne, et la facilité avec laquelle la blonde passe l’éponge inspire à Hawthorn une reconnaissance qu’il saurait difficilement décrire. Fronçant cependant les sourcils, il réalise avec horreur – se trompe-t-il – que c’est son attitude qui lui a coupé l’appétit et le voilà qui se sent encore plus coupable : « Oh, mais…il ne fallait pas... » Dans ces circonstances, comment lui dire non ? Sa mauvaise conscience souffle même à Thorn qu’il devrait lui proposer de payer, quitte à sauter aussi ce qu’il économisait pour le prochain repas. Alors il accepte avec un nouveau sourire, plus franc cette fois, sans rechigner : « Je veux bien. Avec plaisir, même. » Et puis au moins, ça lui fera l’occasion de s’excuser et ça revient au même que si Robin avait accepté son café. Dans le fond, Thorn est probablement juste content qu’elle ne lui en veuille pas. C’était un mauvais départ, se convainc-t-il, c’est la même gamine qu’avant. Sauf que lui est devenu plus pauvre et son père a gagné. Mais bon sang, elle a un tel sourire qu’il se demande si ce n’est pas la seule à l’ignorer, ou à s’en moquer…et curieusement, il semble à Avery que ça lui plait, de ne pas être ramener à ça, comme une parenthèse bienvenue dans la monotonie d’un quotidien rythmé par sa situation. « John devrait bientôt arriver, de toute façon. »

L’instant d’après, cependant, revoici celle-ci qui surgit…pour lui confirmer ce qu’il commençait à deviner, à savoir que Robin n’est au courant de rien. « Comment ? » Il cligne des yeux, interloqué. Qu’est-ce qu’il est censé lui répondre ? Il ne peut pas dire qu’il n’ait pas été triste, mais elle a l’air de croire à une rupture amoureuse tragique avec sa sœur, ce qui est aussi éloigné de la réalité que possible. Hawthorn ne sait pas trop s’il a le cœur de la détromper, mais en même temps, est-ce que c’est bien de la laisser croire à ça ? « Non, ce n’est… » Il ne sait même pas quoi dire, mal à l’aise à l’idée de raconter sa vie ainsi, encore plus à l’idée de livrer une version brutale des faits à Robin. Il y a tant de candeur et de sollicitude sur son visage qu’il n’en a pas le cœur, finalement, et il reste évasif : « C’est compliqué, disons. » Si ce n’est pas précis, ce n’est pas un mensonge, et au moins, cela lui ouvre le champ pour s’excuser à son tour, et il ajoute avec une moue contrite : « Ce n’est pas ta faute dans tous les cas, ne t’excuse pas. Je suis le seul qui devrait être navré, je n’ai pas vraiment d’excuse et je me suis comporté comme un sauvage. Mais j’avais juste passé une mauvaise matinée. Et j’avais faim. » Pas faux non plus et il est plus disposé à se moquer de lui-même qu’à s’engager sur le terrain douloureux de ses relations avec Setor :  « Je voulais monter te proposer un café tout à l’heure pour m’excuser, mais tu m’as devancé. Ici ils disent que je suis un sauvage, mais bon, je préférerais que ça ne sache pas trop. » Puis il se fend d’un sourire presque attendri : « Oublions ça, d’accord ? Je suis content de te voir, pour de bon. » Pour un peu, il aurait envie de lui ébouriffer les cheveux, comme lorsqu’elle était petite, et le voilà qui se trouve un peu nostalgique. Une porte qui claque le fait relever les yeux et il désigne celle d’un coup de menton à Robin :  « Ah, le directeur Birch. Je t’attends. »

Elle prendra vite ses marques, songe-t-il en l’observant discuter avec son supérieur, et puis elle l’oubliera. Bientôt il ne restera plus grand-chose de la gamine qu’il connaissait, alors, en souvenir du bon vieux temps, il se dit qu’il peut bien déjeuner avec elle, surtout quand c’est sa faute si elle n’a pas déjeuner, justement : « C’est bon ? » Sur le chemin de la cafétéria, Thorn se décide à interroger la jeune femme : « Alors, ce tour d’Europe, dis moi ? Je suis presque étonné de te retrouver là, tu sais. » Ce qui explique sa surprise, et cette fois c’est sincère. Intrigué, il ajoute : « Je veux dire, tu ne voulais pas intégrer la Justice Magique ? Tu as changé d’avis ? » Il la voit déjà sortir des pièces pour payer, alors il proteste : « Non, laisse, c’est pour moi, je peux bien faire ça… » Enfin, s’il lui reste de la monnaie, qu’il entreprend de compter devant une employée navrée – un truc habituel.
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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeVen 26 Fév - 23:41

❝ Hawthorn & Robbin ❞Smell of the pastL’avantage avec Robin, c’est que c’est une fille au caractère facile. Elle a toujours été incapable de garder rancune et il en faut beaucoup pour qu’elle déclare publiquement vous détester. Ça ne fait pas d’elle une bonne poire pour autant, elle souhaite simplement donner le bénéfice du doute aux gens. Sagement, l’ancienne Poufsouffle estime qu’on ne sait jamais exactement ce que pensent les gens et que l’on est parfois surpris par leur explication. C’est en partant de ce constat qu’elle a décidé de ne pas tenir rigueur de son attitude à Hawthorne. Il fallait être aveugle pour voir que quelque chose n’allait pas et qu'il n'était vraiment pas heureux de la revoir.

De son côté, Robin, pleine de bonnes intentions, a fini par trouver une excuse à l’attitude de son ami. Il faut dire que ça lui semble parfaitement logique. Après tout, même si leurs fiançailles étaient arrangées par leurs familles respectives, elle s’est toujours imaginée que les principaux intéressés éprouvaient de l’affection, voire de l’amour l'un pour l’autre. Naïvement, parce que ses parents ont fait un mariage d’amour, elle n’imagine pas que les choses puissent se passer autrement pour sa sœur. Ils ne font pas partie des grandes familles de l’Angleterre sorcière, ils ne sont même pas sang pur et donc toutes les règles et les contraintes qui vont avec le statut de sang ne les regarde pas. Si elle n’a jamais pensé au mariage - après tout elle est trop jeune pour ça - Robin est certaine qu’elle ne s’engagera jamais dans une relation de nécessité ou convenance.

Puisqu’il vole à son secours, l’arrachant aux griffes d’un collègue au main un peu trop baladeuse, la jeune femme en déduit que sa théorie n’est probablement pas éloignée de la réalité. Il est plus souriant, plus détendu. La froideur dont il a fait preuve dans le hall ne semble plus être qu’un mauvais souvenir et ils discutent posément comme les deux adultes qu’ils sont.

- Tu sais, j’assistai a tout tes matchs quand je n’étais pas à Poudlard. Je crois que j’étais fan des Faucons juste pour toi.


Il faut dire que plus jeunes, Thorn était une de ses idoles. Son frère, Ashton, ne pouvait remplir ce rôle puisqu’elle connaissait bien tous ses défauts, mais Hawthorn était le candidat parfait. Il avait avec elle l’indulgence de celui qui ne doit pas vivre avec une petite sœur agaçante dans les pattes et donc l’adolescente pouvait l'ériger en parangon de vertu sans se forcer.

- J’ai encore mis les pieds dans le plat, commente-t-elle en riant. J’ai l’art pour ça, mais réellement, j’ai été désolé pour ton accident.

Robin est sans filtre. Elle dit ce qu’elle pense sans arrière pensée et sans envisager que l’on puisse mal interpréter ses paroles. Une petite rougeur se fait sur son visage et elle marmonne :

- Il faut que je fasse attention à ce que je dis , je ne voulais pas mettre du sel sur la plaie.

La jeune fille n’a pas encore l’habitude du monde du travail et de toutes les subtilités qui vont avec. Il faut dire qu’elle n’a jamais eu à travailler. Elle a d’ailleurs eu beaucoup de mal à convaincre son père de la laisser faire. Finalement, même si ce n’est pas le travail qu’elle veut faire, elle voit son expérience dans l’entreprise de son père comme bénéfique. Elle pourra faire ses premières erreurs et s’adapter dans un milieu qui ne lui est pas vraiment hostile. C’est une chance - et elle en est consciente - que beaucoup n'ont pas.

Puisque Robin doit attendre, elle ne voit pas pourquoi elle ne prendrait pas la peine de discuter avec Thorn. Décidant qu’elle peut bien faire ça en étant assise, elle tire une chaise sur laquelle elle se laisse tomber pour discuter avec son ami. Parce que ça lui semble important d’éviter tout malentendu pour la suite, elle revient sur ce qui s’est passé dans l’entrée. La réaction de l’ancien fiancé de sa sœur semble confirmer sa théorie et en un sens, Robin est soulagée que ce ne soit pas elle le problème. Il lui semble qu’elle n’aurait pas très bien vécu le rejet d’un ami sans en comprendre la raison. Généreuse, elle coupe court à toutes explications :

- N’en parlons plus alors ! C’est de ma faute, j’aurais dû avoir plus de considération. On ne s’est pas vu depuis des années et j’arrive sans penser que tu peux légitimement avoir du mal depuis la fin des fiançailles. J’imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours au début de croiser Papa et Amy ici.

La pauvre ne sait pas à quel point elle est à la fois proche et éloignée de la réalité. Elle n’a de toute façon pas vraiment le temps de continuer sur sa lancée. Le directeur arrive et elle quitte l’ingénieur un moment pour faire signer les papiers qu’il faut à Birch. Une fois fini, elle revient vers son ami guillerette.

- Birch a dit qu’il irait rendre les papiers à ma directrice lui-même. Allons-y, j’ai faim maintenant !

Parce qu’il n’y a rien de mieux que de manger accompagné, la jeune fille se sent soudainement gourmande et c’est avec bonne humeur qu’elle suit son compagnon vers l’endroit où déjeunent les employés.

- L’Europe c’était superbe. Les choses sont tellement différentes ailleurs. L’Angleterre paraît un peu petite et froide après ça. Je suis contente d’être revenue, mais je me sens un peu enchaînée. J’ai pris l’habitude de vagabonder et d’être libre. Ma tante n’était pas très stricte. Ils ne le font pas en mal, mais je crois que mes parents n’ont pas vraiment compris que j’ai grandi et mûri pendant les deux ans que j’ai passé à l’étranger. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, je le sais bien, mais ils sont restés au même stade, conclut-elle avec un doux sourire.

Elle ne leur en veut pas, c’est leur rôle de parents, mais il est vrai qu’elle se sent un peu à l’étroit comme si elle avait désormais besoin de plus de liberté. Néanmoins, la confrontation n’est pas son mode de communication préférée et la jeune femme est persuadée que les choses doivent se faire progressivement et dans la douceur.

Alors qu’ils discutent, ils arrivent à la cafétéria et Robin remplit son plateau sans distinction pour le sucré et le salé. Absorbée par la nourriture, elle perd momentanément le fil de la discussion :

- De quoi ? Ah oui, la Justice Magique. Si, c’est toujours mon objectif, mais …

Elle ne finit pas sa phrase et tappe gentiment la main de Thorn qui s’apprête à sortir sa bourse pour payer :

- Ah non, j’ai dis que je t’invitais. Tu payais tout le temps avant, c’est pour moi cette fois-ci, je te dois bien ça maintenant que j’ai un salaire.

Et faisant preuve d’une force de caractère qu’elle montre rarement, elle insiste et finit par obtenir gain de cause en payant, se dirigeant vers une table, elle reprend la discussion là où elle l’a laissée :

- De quoi on parlait ? Ah oui, la Justice Magique. En fait, Papa refusait que je travaille. J’ai eu un mal fou à le convaincre. Il dit que ce n’est pas convenable pour une femme. Avec un sourire attendre, elle ajoute : Il est vieux jeu non ? Quoiqu’il en soit, j’ai insisté et il a accepté à condition que je vienne ici. Je me dis que ce n’est pas une mauvaise chose de faire mes armes dans un endroit que je connais, mais j’ai bien l’intention de postuler au Ministère après. Tiens, je voulais te demander, comment vas ta maman ? Ca fait longtemps que je ne l’ai pas vue et je me disais que je lui rendrais bien visite.

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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeLun 1 Mar - 23:46



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Robin & Hawthorn
Hawthorn reste un peu interdit devant les questions de Robin, ne sachant pas très bien quoi dire. D’ordinaire, il évite de parler de son accident en lui-même et des conséquences qui en ont suivi, quoiqu’il ne répugne jamais à parler Quidditch, technique, ni même à évoquer ses anciens matchs ou partenaires. Mais c’est un peu trop, évoqué ainsi, pêle-mêle, par la fille de Setor Hammond, alors que dès qu’on aborde le sujet, il se renferme habituellement. On le suppose plus pudique et malheureux de ne plus pouvoir voler, à raison, alors en général, on le laisse tranquille avec ça s’il n’en parle pas de lui-même…ce qu’il a fait, il doit bien le reconnaitre. Et après tout, difficile de résister à quelqu’un qui lui dit qu’elle l’admirait, il a connu pire comme compliment. Et puis la mine contrite de Robin, comme si elle se rendait compte de son erreur, lui ôte toute velléité de grogner, et finalement il finit par mettre son premier mouvement à exécution et par lui ébouriffer les cheveux avec un rire joyeux : « Tu n’as pas du tout changé, pas vrai ? » Lance l’ingénieur avec un brin de tendresse. Une enfant, toujours dans ses jambes, posant ingénument toutes les questions qui lui passaient par la tête, ce qui lui tirait toujours un rire indulgent. Ça n’a donc pas changé, sur ce plan là, Robin est toujours totalement honnête. Mais aussi soucieuse des autres, si bien que Thorn n’a pas le cœur à lui en vouloir, et qu’il se contente de plaisanter : « Comment est-ce que je suis censé en vouloir à ma plus grande fan ? » Pourtant, elle a parlé au passé, et il ne peut effacer l’accident, alors il ajoute d’un air plus mélancolique : « Enfin, ex-fan, peut-être, je ne vais pas me vexer, il y a d’autres talents meilleurs que moi, maintenant, place aux jeunes… »

Nier que ça l’affecte et qu’il est amer n’est pas possible : de fait, il l’est, quand bien même il essaie de faire bonne figure. C’est que Hawthorn n’est pas un méchant garçon, malgré des défauts multiples et une tendance à la dissimulation et l’affabulation marquée, mais c’est plus par honte et fierté mélangées que par volonté de nuire. Et comme justement, il ne veut pas laisser voir que ça le touche, il finit par hausser les épaules et par dire, levant son canson pour montrer l’esquisse qu’il faisait : « Ce n’est pas grave. Je regrette de ne plus pouvoir voler, mais au moins, j’ai du temps pour dessiner, maintenant. » S’apercevant que ses balais cohabitent avec les esquisses du vieux manoir Avery et qu’on est loin du travail, Hawthorn admet :  « Hem. Bon, pas ça en particulier. Mais une idée en entraine une autre, alors…c’est l’avantage, on me laisse improviser. Ne dis juste pas à ton père que ça m’arrive, il trouve que je me laisse trop distraire. » Il n’a pas tellement changé non plus, il faut l’admettre, et ce ne sera pas difficile pour Robin de le voir non plus. Il n’a plus le Quidditch, mais il a le dessin, et il dessinerait vraiment tout et n’importe quoi, dès que ça l’intéresse et qu’on le laisse faire, ayant clairement pris de son père à lui pour cela.

Magico-ingénieur en R&D n’est donc pas un mauvais métier pour lui, au contraire, c’est même plutôt quelque chose, qui, si on arrive à le canaliser, lui plait vraiment. Simplement, il n’aime pas le faire en devant suivre les ordres de quelqu’un et pour le compte de quelqu’un d’autre, alors que son nom est écrit sur la devanture de l’usine et qu’elle devrait lui appartenir. Alors non, ce n’est pas facile : Robin n’en est pas responsable, et le mangemort n’a pas le cœur d’expliquer les détails à la jeune femme, mais il est cependant heureux que son directeur débarque et lui épargne de répondre. Il n’a pas envie d’une dispute, ni de partir dans un débat sur la responsabilité de Setor dans cette histoire. Ça arrivera bien assez tôt si celui-ci s’en mêle, ou lui interdit de revenir le voir.

Il espère simplement, simplement, qu’elle ne va pas lui égrener tous les souvenirs du passé qu’ils ont en commun, ou à un moment, il va fuir. C’est l’inconvénient des vieilles connaissances, certes, ils partagent un passé commun et Robin n’y peut rien, c’est son enfance, et donc une période qui pour elle doit avoir un certain charmes, et Thorn se voit mal la détromper, surtout pas alors qu’elle n’est pas hostile envers lui, et que ça lui semble inutilement cruel : une personne malheureuse sur deux, ça suffit peut-être. Mais il n’a pas l’intention de s’infliger plus de peine qu’il n’en a déjà non plus, alors…alors, il ne sait pas quoi faire. Alors qu’il l’écoute distraitement parler de l’Europe, Il reste partagé entre un sentiment amical, l’idée que maintenir une bonne relation avec Robbie peut être utile (à quoi, il ne sait pas encore, il faut qu’il réfléchisse, ais c’est la fille de son père, ça sera forcément utile) et le fait que c’est simplement trop douloureux de parler de ça.

Pourtant, elle arrive à le faire culpabiliser sans le vouloir, parce que ce n’est qu’une gamine, lui-même rejoignant (chose rare) un peu Setor sur ce point et qu’elle ne semble pas avoir une once de malveillance en elle et que c’est lui qui s’est comporté comme un ours, une impression que Hawthorn n’aime pas trop. Tant pis pour ses économies, par fierté, il estime donc que c’est à lui de l’inviter, et il entreprend donc de protester avec force lorsqu’elle lui interdit de payer :  « Non, vraiment, je… » C’est que c’est l’ego qui en prend un coup, et puis ça ne se fait pas de se faire inviter par une femme, quand bien même ses finances devraient la remercier ardemment. Mais la fierté est quelque chose de difficile à combattre, et Thorn ne se lasse pas de protester avec de plus en plus de détresse : « Robbie… » Mais rien n’y fait et il doit rendre les armes : « Bon, d’accord, d’accord, tu as gagné. Merci. » N’est-ce pas ce qu’il voulait, que quelqu’un l’invite ? Mais pas comme ça, pas elle. Difficile d’expliquer pourquoi il ne peut se contenter de remercier et qu’il ajoute, alors qu’il en a pas les moyens : « Mais le prochain est pour moi, j’insiste. » Bougon, Avery croise ensuite les bras avec un semblant de sourire : « Quand est-ce que tu es devenue capable de me donner des ordres, toi, dis ? Où est-ce qu’est passée la petite Robbie que je connaissais ? »

Alors qu’il attaque un sandwich avec un soulagement qu’il essaie de ne pas trop rendre visible, Hawthorn s’apprête à approuver en disant que ce n’est pas un mauvais plan de carrière. Cependant, il manque de s’étouffer avec le pain en entendant la jeune femme mentionner sa mère. Merlin, est-ce qu’elle va tous les lui faire ? Buvant une gorgée d’eau pour donner le change, l’ancien joueur de Quidditch tente de trouver une excuse. « Euh…non, je ne pense pas que ça serait une bonne idée. » Le ton est ferme, mais pas méchant, mais il se dit que s’il ne marque pas les limites maintenant, quitte à mentir, Robin ne s’arrêtera jamais. Et clairement, il n’a envie de répondre à aucune question. « Elle est souvent fatiguée, ces derniers temps, alors on a convenu avec ma tante qu’elle resterait un peu avec elle et son mari en Ecosse. Mon oncle a un manoir à Balmoral, tu vois ? » L’oncle Roger Fawley, à qui est marié à sa tante, Héra MacMillan, ce vieux richard qui méprise Perséphone, sa mère. Mais au moins, là-bas, elle ne manque de rien. Thorn enrage de ne même pas pouvoir subvenir à ses besoins, mais ce n’est pas le sujet. Non, le sujet, c’est de trouver une excuse : « Voir du monde la fatigue plus qu’autre chose. Je lui passerais le bonjour de ta part, si tu veux, je suis sûr qu’elle sera ravie de savoir ce que tu deviens. » En réalité, ce n’est probablement pas le cas, mais mieux vaut un pieux mensonge que l’amère vérité, à savoir que Perséphone décline lentement depuis la mort de Jeremy et qu’elle tient, peut-être encore plus que Thorn, pour responsable l’intégralité des Hammond.

Prudemment, ledit Thorn décide donc de revenir à un terrain moins glissant : « Et ne t’en fais pas pour ton père, à force, il s’habituera, c’est juste difficile de laisser partir une seconde fille, maintenant que Amy s’est mariée. » Il ajoute en riant : « Imagine si tu te travailles et que tu te maries, tu devrais te préparer à ce qu’il pousse des hauts cris. » Non que ça le choque : s’il lui semblait logique qu’il soit le seul héritier à la mort de Ashton, Thorn est un curieux mélange de modernité et de tradition, un peu plus ouvert que son père sur ce point : il lui semblait évident que si Amy était devenu son épouse, elle aurait pu travailler et eu son mot à dire, mais leurs enfants étant de toute façon destinés à reprendre l’entreprise, il ne voyait pas (et Jeremy non plus, sans doute) pourquoi il aurait fallu deux héritiers et encore moins quand il s’agissait d’une fille. Cependant, il s’interroge. Si Setor pense cela, est-ce parce qu’il cherche un mari à Robin, un qui soit capable de reprendre l’entreprise ? Ça l’intrigue. Maintenant, il se demande aussi si ladite Robbie a quelqu’un en vue qui remplirait ce poste de mari.  Mais Thorn se rend compte que la question est peut-être malvenue ou intime, alors il s’arrête et ajoute en riant : « …enfin, chaque chose en son temps, pas vrai ? commençons déjà par faire en sorte que tu t’intègres bien ici, ce sera un bon début, et on en reparlera quand tu seras présidente du Magenmagot. »

(C) CANTARELLA.

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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeMar 2 Mar - 23:39

❝ Hawthorn & Robbin ❞Smell of the pastHawthorn a raison : Robin n’a probablement pas changé. Evidemment, elle a évolué. De jeune fille, elle est devenue une femme ou elle es en train de le devenir. Son esprit s’est affiné, elle a gagné en maturité, mais au fond, Robin est restée elle-même. Une jeune fille joyeuse, probablement trop insouciante, mais également profondément gentille et sympathique. Difficile de ne pas être de bonne humeur quand elle est dans la parage et difficile de ne pas se laisser gagner par son enthousiasme et sa légèreté. Ça la rend parfois un peu inconséquente, elle dit les choses avec une certaine candeur en oubliant qu’elle pourrait blesser. Il suffit de voir la tête de Thorn pour savoir qu’elle a mis les pieds dans le plat, même si ce n’est pas pour les raisons qu’elle pense. Elle rougit, prend un air contrit et heureusement tout est rapidement pardonné. La stagiaire se sent soulagée, Thorn fait partie des ces gens qu’elle ne veut pas heurter.

- J’ai quand même un peu grandi, répond-elle faussement outrée, mais il est que Hawthorn fait presque quinze centimètres de plus qu’elle et qu’à côté, elle paraît fort petite.

Son ami exagère à peine quand il évoque sa plus grande fan. Il faut dire que plus jeune, Robbie a idolâtré Thorn. En bonne petite sœur, elle collait Asthon et lui autant qu’elle le pouvait et avait décrété qu’elle épouserait les deux une fois qu’elle en aurait l’âge. A l’époque, ils assistaient aux matchs de l’ancienne Star des Appleby en famille et même adolescente, elle suivait ceux-ci dès qu’elle pouvait sortir de Poudlard. Puisque Thorn n’est plus sur la scène, elle suit bien évidemment d’autres joueurs et joueuses, mais elle estime qu’elle en a assez dit et surtout qu’elle a bien assez remué le couteau dans la plaie. Elle préfère prendre la première porte de sortie et parler d’autre chose.

- C’est vrai que tu dessinais, j’ai toujours été admirative, je suis bien incapable de faire deux traits qui ressemblent à quelque chose.

Si elle est douée dans bon nombre de domaines, ses compétences artistiques laissent clairement à désirer. Elle a hérité du pragmatisme de son père, alors elle admire ceux qui arrivent à coucher ce que leur imagination leur dicte sur papier. Enthousiaste, elle commente :

- Il faudra que tu me montres ce que tu fais ou comment tu fais d’ailleurs ! Et ne te tracasse pas pour papa, je lui ai dis qu’il était hors de question que je sois ses yeux et ses oreilles si je travaillais ici. Ce que j’entends au travail, je le garde pour moi. Note qu’il ne m’a rien demandé, mais j’ai préféré prévenir, on ne sait jamais.

Si Robin est bel et bien une fille à son papa et parfaitement consciente de ce fait, elle refuse de pousser le vice jusqu’à devenir son espion personnel. Elle estime qu’il y a quelque chose de malsain à surveiller ses employés de la sorte. La jeune fille est bien décidée à s’intégrer dans son environnement de travail et jouer les cafteuses ne lui apportera aucun capital sympathie.

L’arrivée de Birch met fin à leur conversation et quelques minutes plus tard, Robin se retrouve à traverser les couloirs aux côtés de Thorn pour aller chercher de quoi manger. L’avantage, c’est qu’à cette heure-ci, il n’y a plus grand monde et ils sont rapidement servis. Si elle est facile à vivre, quand elle a une idée en tête, on la déloge facilement. La juriste est bien décidée à payer et ce n’est pas Thorn qui la fera changer d’avis.

- On verra, je te dois encore probablement plein de dîner, laisse-moi effacer mon ardoise avant. Et tu sauras que je ne donne pas d’ordres ? Je n’oserais pas, je dirais plutôt que c’est une suggestion pleine de bon sens que tu ne peux pas refuser.

Désormais en bonne compagnie, la faim se fait de nouveau sentir chez la jeune femme qui attaque sa nourriture avec plaisir. Par curiosité, mais aussi parce que ça lui semble être la politesse la plus élémentaire, elle s’enquiert de la mère de son ami, envisageant de lui rendre visite. La réponse de l’ancien joueur la surprend, mais elle ne tarde pas à se ranger à son avis.

- Oh je ne savais pas, j’en suis désolé. Remets-lui mon bonjour en tout cas. N’hésite pas à me dire si je peux faire quelque chose pour elle.

Le tout part évidemment d’une bonne intention, mais la jeune fille est loin de savoir à quel point celle-ci est malvenue. Si c’était le cas, nul doute qu’elle n’oserait même pas le proposer. En attendant, c’est avec toute la candeur du monde qu’elle songe qu’il faudrait au moins envoyer un panier en souhaitant un bon rétablissement. Elle note dans un coin de sa tête d’en parler à sa mère quand l’occasion se présentera tant elle est sûre que celle-ci approuvera l’idée.

En parlant de famille, c’est à présent la sienne qui devient le centre de la conversation et en particulier son père. Setor et Robin ont une relation très complice, mais les années passant, la jeune femme ne peut pas s’empêcher de trouver qu’il devient vieux jeux. Elle en rit volontiers avec son ami qui le connaît depuis encore plus longtemps qu’elle. Avec candeur, elle n’imagine pas un seul instant que son père veuille la mariée :

- Oh, je crois qu’il tentera de me garder célibataire le plus longtemps possible. Ca tombe bien, sans vouloir te vexer, je n’aurais vraiment pas voulu être fiancée aussi tôt comme toi ou Amy. En réalité, tu n’as rien à regretter, ça te laisse l’occasion de trouver quelqu’un qui te convient vraiment et pas juste de faire une alliance.

Robin n’est pas très romantique, mais ça ne l’empêche pas de penser qu’il faut se marier par amour plutôt que par intérêt. Après tout, c’est ce que ses parents ont fait et ils ont toujours été complices et heureux. La jeune femme se sent bien trop jeune pour penser au mariage, mais elle ne peut pas s’empêcher de songer que si elle devait passer la bague au doigt, c’est le genre de relation qu’elle voudrait bien avoir.

- Merlin Thorn, tu as plus d’ambition que moi, répond-elle quand il la voit déjà présidente du Magenmagot. Honnêtement, si je peux juste être bonne dans ce que je fais et faire une différence pour ceux qui en ont besoin, ça sera suffisant pour moi.

Robin hausse les épaules avec modestie et finit son sandwich avec bonheur. Elle a mangé presque aussi vite de son compagnon, oubliant l’élégance la plus élémentaire qui aurait voulu qu’elle se contente de petite bouchée et en laisse la moitié. Elle repousse son assiette vide avec un sourire et contentement et regarde Thorn avec un sourire éclatant :

- Je mourrais de faim, ça fait du bien ! C’est quand même plus agréable de manger à deux, non ? Sautant du coq à l’âne, elle insiste : A propos, je ne blaguais pas tantôt, il faudra que tu me montres comment tu dessines !

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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeLun 8 Mar - 0:18



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Robin & Hawthorn
Quoiqu’elle en dise lorsqu’elle dit qu’elle n’est pas son espionne, et toute pleine de bonne volonté qu’elle soit, Robin reste la fille de son père. Et quand bien même, parce qu’il n’est pas mauvais bougre et qu’il ne peut s’empêcher de la regarder avec une certaine tendresse nostalgique, Hawthorn n’est pas sûr de devoir aimer lui devoir quelque chose ou qu’elle paye pour lui. Mais ça c’est sans doute une question de principe, aucun ego masculin n’aime vraiment être invité par une dame, et plus généralement, lui, même si ce n’était pas la fille de Setor, il n’aime pas se rappeler qu’il est moins riche que, eh bien quasiment le monde sorcier entier. Bizarrement, l’ingénieur a aussi l’impression qu’il perd un peu de son prestige de grand frère protecteur en le faisant, déjà qu’il ne lui reste plus grand-chose, juste le dessin et ses yeux pour pleurer, même pas le Quidditch pour impressionner Robin quand elle était gamine. Il finit par plier de mauvaise grâce, mais continue à protester : « Mais, tu n’as à effacer aucune ardoise, voyons, qu’est-ce que c’est que cette histoire, je ne faisais pas ça pour ça, Robbie, arrête ! » Ce serait bien la première fois, comble de l’ironie, que quelqu’un lui doit quelque chose, mais la blonde est têtue et particulièrement peu sensible à ses arguments. Ah, les juristes. Avery comprend qu’ils mènent le monde, à force de rigidité : il a l’impression que ses mots ricochent contre un mur de pierre. Amusé malgré lui par cette attitude et la fermeté de Robin, il pouffe avec légèreté : « Ça ressemble tout de même furieusement à du chantage, j’espère que tu le sais, tu ne devrais pas être si fière de toi. Est-ce qu’il va falloir que je me batte pour inviter une demoiselle ? Ce serait bien la première fois, dis. » Il le dit sans y penser et pour plaisanter, n’étant pas plus dragueur que ça et n’ayant pas réellement l’intention de draguer la jeune femme non plus, d’ailleurs.

Il faut dire que si sa compagnie est rafraichissante de bonne humeur, Hawthorn a du mal à ne pas replonger dans ses soucis alors qu’il parle à Robin. Ce n’est pas vraiment sa faute, si bien qu’il ne se sent pas le cœur de vraiment la rembarrer, et c’est le nom qui veut ça, mais il faut dire que comme elle a été préservé de ses déboires, elle ne sait pas du tout comment éviter de les mentionner, si bien que presque toute la conversation est douloureuse, la mention de sa mère n’en étant qu’un exemple parmi d’autre. Alors, préventivement, il démine le terrain en écartant le sujet : « C’est gentil, je te remercie. Mais je ne pense pas. C’est simplement comme ça, avec tous les soucis, et le temps qui passe. Mais je n’y manquerai pas. »

Le problème, c’est que toute conversation prend un tour étrangement déprimant, quelque soit le sujet, quoiqu’il essaie de faire bonne figure et de ne pas trop laisser paraitre son mal aise. Au fond, contrairement à ce que dit Robin, Hawthorn aurait largement préféré épouser Amy. Il n’a plus tellement l’âge de croire en l’amour et de fait n’a jamais pu s’en offrir le luxe, mais il se demande s’il pourrait vraiment, honnêtement, imposer sa situation à quelqu’un qu’il aimerait : ce n’est pas pour rien, quoiqu’il soit tombé amoureux quelques fois, qu’il a toujours laissé ses relations se détériorer au possible d’elles-mêmes, sans vraiment s’y investir. Épouser quelqu’un et faire une alliance, au moins, ce serait la solution à certains de ses problèmes et après tout, le manque d’argent aidant, Hawthorn est moins regardant sur sa vie sentimentale que sur le confort matériel. Il se contente donc de hausser les épaules gentiment, sans dire à Robin qu’il n’a pas trop le loisir de penser à cela. « Je suppose, oui, si je trouve quelqu’un. Ta sœur a trouvé, elle, après tout. De toute façon, ce n’est pas vraiment ma priorité, et je suppose que j’ai le temps. » En revanche, elle, quoiqu’il ne la détrompe pas non plus, c’est moins sûr. Elle lui semble un peu fleur bleue et idéaliser le mariage, mais lui se demande si son hypothèse d’héritier par un mariage ne tiendrait pas la route, ce qui expliquerait pourquoi Setor garde sa fille près de lui et l’empêche de faire carrière. L’autre information, c’est qu’elle n’a personne. Si c’est le projet de son père, il vaudrait mieux qu’elle se dépêche de tomber amoureuse avant que celui-ci ne lui impose de le faire…mais ce n’est pas son rôle de lui dire. Lui, il se contente de noter l’information qu’il n’y aura pas de nouveau futur patron de H&A, pour le moment, sans savoir trop quoi en faire. Mais l’information est là, n’attendant qu’à être exploitée intelligemment, ou pas, c’est selon. En attendant, la conversation revient sur le travail et le futur, mais professionnel, et Thorn sourit : « Oh, je plaisante, je plaisante. Tu as le temps, toi aussi. Si tu fais ce que tu aimes et que tu as de quoi payer les factures sans y penser, c’est l’essentiel, si tu veux mon avis. » Quoiqu’elle n’aura sans doute jamais à se soucier de payer une quelconque facture, la petite Robbie, songe-t-il amèrement, son père réglera toujours tout ça pour elle.

Que ça doit être agréable, pense-t-il encore en la regardant manger distraitement. Ne pas penser à l’argent. Ne pas s’inquiéter des dettes. Juste profiter d’un déjeuner entre amis, sans qu’une vieille haine familiale et la déchéance qui va avec pourrisse tout. Au fond, Hawthorn envie peut-être un peu Robin, et l’innocence qu’elle a alors que lui l’a perdue depuis longtemps. Un moment, il décide donc de s’autoriser à faire ce qu’il avait prévu en la suivant : une pause. Et c’est sincèrement qu’il ajoute : « Oui, c’est vrai. Je suis content d’avoir déjeuné avec toi. On devrait faire ça de temps, si tu m’autorises à payer quelque fois. Sinon, passes de temps en temps au bureau. Tu es la bienvenue. Je t’offrirais le café, si tu me laisses au moins faire ça…non, je ne veux pas de protestation, c’est juste un café. » Oui, toute colère passée et rancune passée, il arrive à être rieur et c’est avec joie qu’il se met à parler de ses croquis, le seul sujet, qui avec le quidditch, le rende vraiment joyeux de toute façon. « C’est vrai ? Bon, alors je pourrais te montrer à l’occasion, peut-être pas les balais, c’est quand même assez répétitif. Je ne fais pas beaucoup de portraits, en général je monte en haut du bâtiment et je dessine ce qu’il me vient. » Des oiseaux, principalement, mais l’imagination de Thorn est vaste et il se laisse inspirer parce ce qu’il voit. Les gens, la lumière, le mouvement, globalement. Avec enthousiasme, il ajoute : « Mais si tu veux quelque chose de précis, je peux essayer. Il parait que je ne m’en sors pas trop mal. Qu’est-ce que tu voudrais que je dessine ? » Et c’est soudainement là que lui vient une certaine idée, confuse et embrouillée. S’il pouvait juste…il suffirait de presque rien pour qu’elle devienne construite. Et que le dessin y joue un certain rôle, pour ne pas dire un rôle certain.

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Message#Sujet: Re: Smell of the past - Hawthorn   Smell of the past - Hawthorn Icon_minitimeJeu 11 Mar - 22:51

❝ Hawthorn & Robbin ❞Smell of the pastDans le fond, Robin est soulagé. Tout se passe bien mieux qu’elle n’aurait pu l’espérer. En venant travailler chez Hammond & Avery, la jeune femme se doutait bien qu’elle risquait de tomber sur Hawthorn. Le considérant comme un vieil ami, elle avait bien évidemment envie de le voir tout en craignant que celui-ci lui réserve un accueil assez froid. Rien d’étonnant, considérant la façon dont ses fiançailles avec sa sœur se sont terminées pense-t-elle. Pour la jeune femme, il n’y a rien de plus grave et elle ne peut s’imaginer que lorsque la famille Avery était au plus bas, Setor en a profiter pour leur marcher dessus plutôt que de leur tendre la main. Et de prime abord, l'accueil ne fut pas chaleureux. Pendant un bref moment, la jeune femme s’inquiète et se demande s’ils arriveront à parler, redevenir proche comme ils l’étaient avant.

Maintenant qu’ils sont en train de rire ensemble, les craintes de la jeune femme s’envole et elle retrouve son ami. Ce grand frère qu’elle regardait avec admiration, mais surtout qu’elle idéalise. Dans sa tête, Hawthorn est un homme fort qui triomphe de toute adversité et pas un seul instant elle ne s’imagine la situation précaire dans lequel il se trouve. Ce n’est pas tant de la naïveté qu’une méconnaissance de la situation de Thorn. Celui-ci, par fierté ne disant rien de sa situation, ne l’aide pas à s’en faire une autre idée.

- Merlin, je vais finir par croire que tu enchaines les conquêtes à tour de bras, mais bon je ne m’étonne pas, même les anciens joueurs de Quidditch ont la quote, déclare-t-elle en lui faisant un clin d'œil. Ne te tracasse pas, je te laisserai m’inviter, mais moi d’abord. Il va falloir que tu cèdes à mes caprices comme quand j’étais petite.

En réalité, elle ne doit pas sembler bien grande aux yeux de l’ancien joueur. Du reste, Robin n’a jamais été capricieuse. Enfant relativement facile, elle n’était pas du genre à faire des crises de colère parce qu’on l’empêchait de trop traîner dans les pattes de ses aînés ce qui la rendait d’autant plus agréable quand elle était dans les parages.

Peu incline à froisser son interlocuteur, elle n’insiste pas pour revoir sa mère, mais elle se sent tout de même gênée. Ils étaient si proches avant, maintenant qu’elle est de retour en Angleterre, il lui semble logique de faire le déplacement pour aller présenter ses respects, ils ne sont qu’à une cheminée de distance après. Néanmoins, l’état de la mère de Thorn est peut-être plus grave qu’il ne veut l’avouer et Robin se dit sagement qu’il est un peu tôt pour insister pour en savoir plus.

Du mariage, la jeune femme a une idée fort romanesque. Venant d’une famille aisée, mais sang mêlée, elle est loin de se douter des obligations qui tombent sur les épaules de son compagnon. Elle est également loin de savoir que son père préfère la savoir près de lui en attendant de lui trouver le compagnon idéal qui pourra leur permettre de monter un peu plus haut dans la société. Ses idéaux sont faits d’amour, de respect et d’affection mutuelle. Un luxe que peu peuvent se permettre et qu’elle n’aura probablement pas.

- Évidemment que tu trouveras quelqu’un, s’exclame-t-elle avec toute la partialité d’une vieille amie. Et ne prend pas trop de temps non plus, je veux voir à quoi ressembleront tes enfants, conclut-elle en contredisant ce qu’elle vient de dire quelques secondes auparavant.

Quoiqu’elle viennent d’une famille aisée, Robin n’a jamais eu pour ambition de vivre à leur crochet et lorsqu’ils parlent de travail, soudain sérieuse, elle lui dit un peu inquiète :

- Honnêtement, je suis contente de commencer ici, mais je crois que le mieux serait que j’arrive à convaincre papa de me laisser voler de mes propres ailes. Je ne peux pas éternellement vivre à leur crochet. Sinon je ne serais jamais capable de me débrouiller seule et je t’avoue que je n’ai pas envie de devenir comme ça.

Dans le fond, Robin rêve d’indépendance sans se rendre compte des obstacles qu’elle risque de voir se dresser sur son chemin. Jeune, enthousiaste, elle se dit qu’elle aura raison d’eux sans trop de difficultés. Ce n’est pas l’adversité qui lui fait peur, mais bien de se retrouver un jour à trente ans incapable de faire la moindre chose sans l’aide de ses parents. Elle a bien conscience de son statut privilégié ainsi que du cocon dans lequel on l’a maintenue et dont elle tente peu à peu de sortir. Heureusement le sujet devient moins sérieux et c’est avec un plaisir évident que la jeune fille accepte la proposition de son ami :

- Je serais toujours ravie de manger avec toi et j’accepterai gracieusement un café sans protester ! Essayons de faire ça une fois par semaine, je viendrais t’obliger à lever le nez de ton carnet à dessin !


C’est d’ailleurs de dessin qu’ils ne tardent pas à discuter et l’ancienne Poufsouffle s’enthousiasme pour cet art qu’elle n’a jamais maîtrisé.

- Hmm, bonne question. J’avoue que je crois que je risque d’être rapidement lassée des balais. Pourquoi pas des paysages ou des visages ? J’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque choses de fascinant dans la façon dont on peut reproduire les traits d’autrui avec simplement une feuille et de l’encre.


Distraitement la jeune fille lève les yeux et pousse un bref soupir en regardant l’heure indiquée par l’horloge au mur. Avec un sourire, elle se lève, laissant aux personnels la tâche de débarrasser leur table. Elle aurait bien continué à parler avec son ami, mais les bonnes choses ont une fin.

- Bon je suppose qu’il va falloir s’y remettre. Si je traîne trop, on va dire que je me crois tout permis parce que je suis la fille du patron, conclut-elle avec haussant les épaules. On essaie de remettre ça la semaine prochaine ?, demande-t-elle en partant.

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