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 Again, and Again... and Again || Reha Shafiq

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Gabriel Rowle
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Message#Sujet: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeLun 22 Fév - 15:35

Again, and Again... and Again
ft. Reha Shafiq
Il y avait quelque chose d’à la fois grisant et frustrant quand une affaire stagnait : d’un côté, cela présentait un challenge ; de l’autre, ce n’était rien de plus qu’une impasse. L’affaire Joan Greene-Colton était la consécration de ce mélange ô combien irritant et, pourtant, Gabriel ne s’en lassait pas. Au départ, une affaire qui l’avait peu intéressée : oui, une gamine à l’hôpital, bon, deux gosses qui s’étaient battues, rien de bien folichon, il allait traiter l’affaire, mais ce n’était pas le scandale de sa carrière. Et puis, peu à peu, à force de fouiner et de retourner les informations dans tous les sens… Et pourquoi pas ? Une des gamines, une Sang-Mêlée, plus proche de la Née-Moldue qu’autre chose, avec des parents qui ne faisaient pas de bruit mais, que voilà, des prises de positions plutôt net, on rapportait que les parents de la gamine dont plutôt impliqués politiquement – et on se doutait bien que ce n’est pas vers les Sang-Purs que penchaient leur cœur. Et puis, face à cette tête blonde – c’était le cas de le dire – on avait une jeune fille de bonne famille, une Yaxley, rien que ça, sûrement pourrie gâtée, comme les trois quarts d’entre eux - Gabriel pouvait en attester – et, d’après ce qu’il avait ouï dire, pas froid aux yeux pour deux mornilles la gamine, une petite meneuse avec du venin à revendre.

Quelle meilleure concrétisation du débat politique ambiant ? Sang-Pur contre Sang-de-Bourbe, bourgeoisie contre ouvrier, les sorciers contre les moldus… Derrière ces deux gamines et cet éclat politique transparaissait tout ce qui bousculait leur société, toute l’opposition constante qui se jouait dans les rues, dans le Ministère, dans leur vie de chaque instant. Alors, l’intérêt enfin titillé, Gabriel s’était plongé corps et âme dans l’affaire.

Bien. Quelles informations pour l’instant ? Une confrontation entre les deux gamines, une qui finit à l’hôpital – comment ? Quelles sont les séquelles, les dégâts ? A quel point est-ce grave ? – et une autre qui est accusée, poursuivie en justice. Des allers-retours dans le bureau de la Police Magique, bien, des interrogatoires, des coups de pression – est-ce qu’on était sûr que c’était bien elle la coupable ? Que faisait la famille ? Scandale, dissimulation, tentative infructueuse de couvrir la cadette – parce que, de la famille, il y en a derrière - ? Et alors quoi, une jeune Sang-Pure tuait presque une camarade, à l’âge candide de seize ans ? Oui, ça, ça c’était de l’info.

Alors Gabriel avait fourré son nez partout. Poudlard, d’abord, parce qu’autant commencer par le commencement : interrogatoire des camarades, des professeurs qui acceptaient de parler – « oui Madame, complément d’information pour la police, oui oui, je suis là pour aider l’enquête, oui, journaliste, oui oui » - inspection des lieux de l’agression, recoupement des informations… Puis le Ministère : essayer d’approcher les personnes en charge de l’enquête, monnayer quelques informations contre un petit pactole, allez mon gars, crache le morceau et tu mettras du sel dans tes épinards à la fin du mois. Mais rien de bien concluant, la famille qui refusait de parler, la Police qui refusait de lâcher du lest, Poudlard à cran… Gabriel ne trouvait rien de plus à se mettre sous la dent que ce qui se disait déjà dans les quelques articles que lui et ses collègues avaient pondu. Quelle frustration…

Mais il y avait un endroit où, sûrement, les informations attendaient encore patiemment. De Sainte-Mangouste, personne n’avait pu tirer quoi que ce soit, et pour cause : passer la surveillance d’un Magyar à Pointe était presque plus simple que d’accéder aux informations des patients de Reha Shafiq. Et Gabriel en savait quelque chose : voilà déjà deux fois qu’il essayait de lui faire baisser sa garde. La première fois, confiant – car, après tout, il était un ami de la famille, Riyadh et lui, c’était copains comme cochons, et Reha lui ferait bien cette faveur – il était venu à la pêche aux infos sans se préparer. Grave erreur – non, pas de faveur mon petit gars. Il était revenu une seconde fois, plus déterminé, mais même résultat : non, non et non, Gabriel, demi-tour droite et on va voir ailleurs si j’y suis. Mouai. De toute évidence, la jeune sœur de Riyadh ne savait pas à qui elle avait à faire.

Aujourd’hui, troisième essai. C’était la dernière chance pour une discussion paisible ; après ça, Gabriel passerait au niveau suivant, il fallait arrêter les bêtises. Ces informations, il les voulait, il les aurait, quitte à entrer par effraction dans la chambre de cette jeune fille.

Donc, frais comme un gardon, il était là, dans le hall de Saint-Mangouste, sirotant un café abominablement mauvais en attendant de voir passer la Médicomage, qui ne tarda d’ailleurs pas à pointer le bout de son nez. Immédiatement, il fondit sur sa proie.

- Tiens, Reha ! Je t’atten… Ohla ohla ! s’exclama-t-il en la voyant porter la main à sa baguette. Tout doux, ma chère, je ne suis pas venue déclarer la… Par Merlin, baisse cette baguette, veux-tu ? ajouta-t-il, se retenant de sourire face à l’énervement de la demoiselle. Promis, je suis là avec des intentions pacifistes.

Dire qu’il ne s’était pas attendu à une réaction de ce genre – extrême, comme Reha l’était – aurait été mentir ; à vrai dire, l’idée même de provoquer chez Reha l’énervement qui se lisait sur son visage l’avait fait rire sous cape et il ne pouvait s’empêcher de savourer son effet.

- Mauvais pour ton image, si c’est toi qui envoies des gens à l’hôpital, et ce dans l’hôpital même, hum ? Qu’est-ce que tu dirais de m’écouter, avant d’en finir avec moi ? Je te propose même un café, tiens ; c’est ta pause, ou tu viens de finir? T’en dis quoi ? Un café, on se détend, et on discute. Je ne te harcèle plus après ça. C’est plutôt un bon deal, non ?

Oui, bon, ce n’était pas si innocent, et Reha en avait très bien conscience. Mais, quoi ? Aux grands maux, les grands remèdes : Gabriel venait avec le plus grand culot du monde et, sait-on jamais, ça pouvait peut-être marcher ?
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Reha Shafiq
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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeMar 23 Fév - 14:22

❝Gabriel & Reha ❞Again, and again ... and AgainC’est probablement parce que Reha est une emmerdeuse elle-même qu’elle ne supporte pas les emmerdeurs. Un peu comme s’il n’y avait pas de place pour deux sur le même territoire. Or, Gabriel Rowle est, sans l’ombre d’un doute, un emmerdeur. C’est qu’ils se connaissent depuis longtemps. Riyhad et sa sœur ayant toujours été proches - trop de l’avis de certaines des conquêtes de son frère - elle connaît bien son cercle d’amis. Avec seulement un an de plus qu’elle, le journaliste a toujours gravité dans leur cercle et voilà des années qu’ils s’exaspèrent mutuellement avec la même constance.

Si la médicomage n’est pas une fan de la première heure de Gaby, nul doute que l’inverse est probablement vrai. La jeune femme a souvent vu une lueur d’exaspération se former dans les yeux du jeune homme quand elle traînait son frère dans l’une de ses histoires sans fin. De son côté, Reha a toujours estimé qu’il avait une mauvaise influence sur son aîné. Ironique de la part de celle qui a toujours été la meneuse du groupe, mais compréhensible. Quand on est aussi territorial que la mangemort, on n’aime pas que quelqu’un marche sur ses plates bandes et Gabriel ne s’est jamais gêné.

Il faut donc bien peu de mots pour dire qu’il arrive souvent à la faire sortir de ses gonds. Un exploit qui n’en est pas un, puisqu’il partage ce talent avec d’autres, mais pour une raison qui échappe à la jeune femme, il semble que l’ami de son frère s’amuse à le faire plus que certains. Un constat qui s’impose alors qu’elle le croise au détour d’un couloir de Saint-Mangouste. La jeune femme aimerait croire à un hasard, mais c’est mal connaître l’ancien Serpentard.

C’est également mal connaître la jeune femme que de penser qu’elle va se laisser harceler sans riposter. Reha n’a jamais été de celles qui avaient besoin d’autres pour la défendre et on l’évitait généralement avec beaucoup de vigueur dans les couloirs de Poudlard si par malheur Gryffondor avait perdu un match. Sans attendre la fin des salutations de l’héritier des Rowle, elle pointe, avec une certaine nonchalance, sa baguette sur Gabby.

- Qui voilà … Dis-moi, est-ce que tu avais des sangsues dans tes ancêtres ou est-ce que c’est juste chez toi ? Je commence à me poser des questions. Honnêtement, tu ne vas pas me faire croire que c’est pour le plaisir de ma conversation que tu viens arpenter les couloirs de Sainte-Mangoute. Ca ne peut pas être la décoration qui t’attire, ni le café alors quoi Gabriel ?

Un sourire mutin sur le visage, la baguette de la médicomage est toujours pointée sur le journaliste. Son interlocuteur, habitué à son caractère, ne semble d’ailleurs pas spécialement plus ému que ça par ses menaces et tente, en bon Serpentard, de jouer sur la corde sensible.

- On dira que je protège la tranquillité et le bien-être de mes patients avec beaucoup de zèle. Crois-moi, ça sera salué et je n’aurais aucun mal à te faire endosser toute la responsabilité. C’est de la légitime défense vois-tu. Qu’est-ce qu’une pauvre femme sans défense comme moi pourrait faire face à toi ?

Sa voix dégouline d’ironie, mais un sourire se cache derrière ses propos. Cela dit, ce n’est pas parce qu’elle s’amuse de la situation qu’elle n’est pas sérieuse pour autant. Gabriel ne passera pas quoiqu’il en pense. Baissant sa baguette, elle la garde tout de même en main et fait mine de réfléchir à la proposition de son ancien camarade.

- Je ne suis pas en pause et je n’ai pas encore fini, mais voilà ce qu’on va faire. Tu vas sortir de cet hôpital et revenir dans deux heures quand j’aurais effectivement une pause. Peut-être qu’on pourra discuter à ce moment-là. Par contre, si j’apprends que tu traînes ici avant l’heure dite, j’appelle la sécurité. Ca me semble une bonne idée, non, qu’est-ce que tu en penses ?

C’est que de toute façon, il n’a pas vraiment le choix. Cette fois-ci, c’est Reha qui sourit sans se cacher. Elle tourne les talons d’un air guilleret tout en retournant à son service. Evidemment, en tant que Chef de Service, elle aurait pu prendre sa pause maintenant si elle l’avait voulu, mais l’idée de faire poirauté Rowle ne lui déplaît pas. Deux heures plus tard, elle descend donc dans le Hall d’entrée toujours vêtue de ses robes de médicomage et rejoint le journaliste.

- Eh bien, tu voulais m’offrir un café, non ?

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Gabriel Rowle
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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeJeu 4 Mar - 16:09

Again, and Again... and Again
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Gabriel connaissait Riyadh depuis des années, depuis l’époque de Poudlard, pour être plus précis. Les deux garçons avaient grandi ensemble, d’une certaine manière, et malgré toute l’affection que Gabriel pouvait avoir pour son ami, il y avait toujours une chose qui lui faisait perpétuellement lever les yeux au ciel, et c’était sa sœur.

Reha était… Comment définir Reha, tiens ? C’était tout simplement une peste. Une gamine pourrie-gâtée et têtue qui n’avait eu de cesse que d’embarquer son frère dans toutes ses magouilles. Au fil du temps, Gabriel avait cessé d’en faire la remarque à Riyadh qui, aveuglé, sans doute, par son amour fraternel, ne tenait pas compte des remarques de son ami. Pourtant, le jeune Rowle n’avait jamais cessé de lui lancer ces regards de jugement à chaque fois que Reha revenait vers Riyadh, la bouche en cœur et battant des cils, prête à exploiter son frère une fois de plus.

C’était sûrement ça qui faisait que les deux ne pouvaient pas s’entendre. Ils avaient passé leur adolescence à se chamailler dès qu’ils se voyaient et à se tirer dans les pattes à distance, par l’intermédiaire de Riyadh. Et même en grandissant, cette vieille manie n’avait jamais vraiment disparue : à la moindre occasion, c’était piques et coup bas. Il n’y avait pas de véritable méchanceté, au fond ils ne se détestaient pas, mais ils ne s’appréciaient certainement pas non plus.

Et pourtant, Gabriel avait besoin de soutirer des informations à la Médicomage et s’il devait s’y frotter et s’y piquer plus d’une fois, et bien soit. Si Reha était têtue, il l’était aussi et lâcher l’affaire lui ferait trop mal – surtout face à elle. Alors voilà qu’il revenait à la charge et que, une fois de plus, il exaspérait Reha – ce dont il était particulièrement fier. Il resta tout de même sur ses gardes quand elle tira sa baguette, connaissant la réputation de cette tornade.

- Si tu étais moins têtue, ma chère, je n’insisterais pas tant, répondit-il avec un sourire au coin des lèvres. Oh, allez, tu sais bien pourquoi je suis là.

Gabriel ne comptait pas cacher ses intentions, juste essayer de les amener autrement – oui, de toute évidence, bombarder Reha de questions n’était pas ce qui fonctionnait le mieux. Mais c’était un combat de longue haleine, que ni l’un ni l’autre n’avait envie de perdre. Pourtant, il faudrait bien que l’un des deux cèdent et Gabriel comptait bien sur le fait que ce soit Reha.

- Une petite femme sans défense, bien sûr. Alors la petite chose fragile va baisser sa baguette, avant toute chose, puis le méchant monsieur va l’emmener boire un café avant de se faire étriper dans le hall de l’hôpital, qu’est-ce que tu en dis ? Allez, je sais que tu meurs d’envie que je t’accorde ne serait-ce qu’une heure de mon temps pour toi toute seule, ajouta-t-il, moqueur.

Elle fit mine de réfléchir puis Gabriel leva les yeux au ciel. Deux heures ? Vraiment ?

- Tu es dure en affaire, tu sais ? Sincèrement, deux heures ?

Mais le jeune Rowle n’obtint pas plus d’informations : Reha tourna les talons et s’en alla, toute guillerette, sautillant presque, fière d’elle-même et de son coup. Parfait. Merveilleux. Il était encore planté là comme un idiot. Mais, changement notable, Reha ne l’avait pas totalement envoyé paitre, et c’était sûrement un bon début. Et puis, Gabriel avait bien attendu plusieurs jours, il pouvait bien encore attendre deux heures. Se plier aux caprices de cette peste l’irritait au plus haut point, mais elle était la plus à même à lui fournir des informations, il ne pouvait pas lâcher l’affaire.

Gabriel quitta donc l’hôpital, pestant contre Reha et ses lubies. Il transplana au siège de la Gazette et s’installa à son bureau. Là. Il n’allait quand même pas poireauter deux heures devant l’hôpital, quand même. Si Reha voulait le faire attendre, bien : il avait largement de quoi faire pendant deux heures. Alors il s’installa devant son immense tableau noir, sur lequel s’étalaient des centaines, voire des milliers de feuilles, d’article, d’informations. Il s’y perdit en quelques secondes, et le temps passa.

Deux heures plus tard, il était de retour. Ponctuel, toujours, non seulement parce qu’il ne voulait laisser à Reha aucun moyen de lui échapper mais également car il devait avouer que sa patience atteignait certaines limites et qu’il avait hâte de savoir si elle serait suffisamment bien lunée pour répondre à quelques questions.

- Je doute que ces deux heures d’attente vaillent un café de ma part, mais en effet, répondit le journaliste à la jeune femme. Allez, allons-y avant que tu ne changes d’avis et que je sois vraiment obligé de te forcer à coopérer.

Il l’emmena sur le Chemin de Traverse et ils s’arrêtèrent à un café assez intimiste, où les gens pouvaient s’installer dans des sortes de box pour discuter. Gabriel s’installa et commanda deux cafés avant de se tourner vers sa proie – euh, Reha. Un sourire étira largement ses lèvres et il croisa les bras.

- Bien. Maintenant que tu es là, discutons – je m’en voudrais de gâcher ta pause.

C’était faux. Et, de toute façon, par sa simple présence, Gabriel gâchait déjà la pause de Reha.

Bien fait. Ça, c’est pour les deux heures gratuites.

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Reha Shafiq
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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeDim 7 Mar - 21:56

❝Gabriel & Reha ❞Again, and again ... and AgainParce que Reha n’est pas de mauvaise foi, elle peut admettre qu’elle est régulièrement une femme contrariante. Elle n’a jamais su si c’était par plaisir ou simplement parce qu’elle est faite ainsi, mais il y a des gens qu’elle se plaît à contrarier. En particulier quand ceux-ci arrivent tellement sûr d’eux, qu’elle ne peut se faire qu’un devoir de contrarier leurs desseins quel qu’il soit. Gabriel Rowle fait partie de ceux-là. Il y a quelque chose dans son regard désapprobateur quand il la voit et dans son sourire faussement enjôleur qui lui donne régulièrement l’envie de l’encastrer dans un mur pour lui faire ravaler le dit sourire.

Evidemment, elle exagère et elle le sait. La médicomage sait que Gabriel est un ami de son frère et à ce titre, elle lui doit un minimum de courtoisie. C’est d’ailleurs ce qu’elle tente de faire à chaque fois qu’elle le croise, mais l’homme rend les choses difficiles. En particulier quand c’est la troisième fois sur un court - trop court - laps de temps qu’il vient la déranger ou harceler selon le point de vue. Tristement pour lui, la troisième fois est de trop pour la jeune femme qui a choisit l’option du harcèlement et qui compte bien régler les choses elle-même plutôt que de faire appel à la sécurité de l’hôpital pour l’aider. Ils savent tous les deux que ce sont des menaces en l’air et qu’elle préféra s’occuper de Gaby seule plutôt que de demander l’aide d’autrui.

Comme beaucoup de Gryffondor, c’est une femme fière et les sarcasmes de Gabriel la font grincer des dent. Une main sur la hanche, sa baguette toujours pointée sur le malotru, elle repousse son épaisse chevelure et hausse les yeux au ciel d’exaspération. Une exaspération qu’elle ne tente même pas de cacher lorsqu’elle reprend la parole.

- Je ne suis pas certaine d’avoir bien entendu Gabriel. Je rêve de quoi exactement ? T’avoir pour moi ? Par Godric, je crois que je t’ai déjà eu assez dans les pattes du temps de Poudlard que pour ne pas réitérer l’expérience. J’en ai gardé assez de traumatisme, merci bien !

Il est amusant de voir que malgré les années, l’ancien Serpentard n’a toujours pas compris qu’il ne fallait pas l’agacer. Pire, il semble en faire une profession. Les conséquences sont donc inévitables. Non, Reha n’arrivera pas à échapper éternellement au journaliste. Elle le connaît et si ce n’est pas à l’hopital, il trouvera un moyen de la harceler quand même. Elle ne peut pas non plus l’amocher au point qu’il la laisse tranquille. Son frère serait blessé qu’elle se soit attaqué à un ami. Elle ne peut donc que accéder à sa demande tout en cédant le moins de terrain possible. Elle hausse les épaules avec un sourire :

- Je suis à la hauteur de celui qui me poursuit, tu en fais ce que tu veux, maintenant, pars! J’ai du travail.

La jeune femme tourne les talons sans plus de cérémonie sachant que Gabriel tient trop à l’avoir dans de bonnes dispositions que pour la contrarier en cet instant. Au vu de leur comportement respectif, on pourrait presque croire qu’ils ne s’aiment pas et s’ils ne sont pas les meilleurs amis du monde, ce n’est pas ça pour autant. On pourrait plutôt parler d’une incompatibilité de caractère qui les pousse, sagement, à rester loin l’un de l’autre la plupart du temps. L’ami de son frère sait donc quand il faut arrêter de pousser le bouchon. La médicomage retourne travailler et les deux heures passent vite, trop vite. Finalement, elle s’accorde enfin une pause. La jeune femme ôte sa tenue blanche pour remettre une robe civile, signe qu’il ne faut pas la déranger pendant son break. Elle retrouve un Gabriel à l’air bien moins patient que quelques heures auparavant ce qui ne manque pas de lui tirer un sourire.

- Ne te tracasse pas, je peux très bien payer pour mon propre café. Je crois que je peux faire sans ta charité.

En réalité, ils fonctionnent en homéostasie et il faut toujours que l’un soit plus exaspéré que l’autre pour qu’ils aient un équilibre. C’est au tour de Gaby et ça ne déplait pas à la jeune femme.

- Me forcer à coopérer ? Je t’en prie par Merlin, Gaby ne te gêne surtout pas, j’adorerai voir ça.

Duelliste hors pair, Reha doute vraiment que le journaliste puisse avoir le temps de lever sa baguette avant elle. Cela dit, on peut toujours être surpris et la jeune femme n’a jamais craché sur un bon duel dans les règles. Qui sait, peut-être le journaliste peut-il la surprendre.

Elle le suit sur le Chemin de Traverse puisqu’il semble vouloir à tout prix la faire sortir de l’hôpital. La médicomage ne connaît pas l’endroit où il l'emmène, calme, presque intimiste, on pourrait croire à un rendez-vous galant sans connaître les deux protagonistes. Le café arrive et le journaliste semble vouloir entrer dans le vif du sujet ce qui convient parfaitement bien à la jeune femme.

- Pose tes questions. Qu’est-ce que tu veux savoir ? A peu près la même chose que tes collègues j’imagine ? A quel point la gamine est traumatisée, ce qu’elle a dit ou mieux ce que j’ai vu dans ses souvenirs ? J’imagine que plus c’est sensationnel, mieux tu te portes ?

Il y a une pincée de dégoût dans la voix de la jeune femme parce que si elle comprend que chacun fait son travail, elle ne peut pas s’empêcher de trouver qu’il y a un manque de dignité à tenter d’essayer de gratter quelque chose de ce genre.


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Gabriel Rowle
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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeLun 15 Mar - 22:12

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Gabriel sourit face à l’exaspération de Reha. Il savait toujours aussi bien lui taper sur les nerfs et, comme du temps de Poudlard, ça lui procurait un intense sentiment de satisfaction. Déjà adolescents, les deux étaient plutôt du genre chiens et chats, du genre à se faire des crasses dans le dos de Riyadh quand ce denier ne regardait pas et à faire mine de rien une fois que le troisième larron revenait sur terre. Avec la fin de leurs études, le temps et la distance, ça c’était calmé, bien évidemment, mais ça n’avait jamais disparu, et pour cause : Gabriel et Reha, malgré l’attention toute particulière qu’ils accordaient à leur mésentente, se côtoyaient bien plus régulièrement qu’il n’y paraissait. Riyadh semblait déterminé à ce que son meilleur ami et sa sœur s’entendent mais, malgré tous ses efforts, ils ne faisaient toujours que s’envoyer des piques à la figure.

Alors autant en profiter.

- Un traumatisme, tu sais ce que ça veut dire ? Que je hante quand même tes pensées, ma chère.

Avec un rire particulièrement fier de lui, Gabriel recula d’un pas, en prévoyance d’un potentiel coup. Cependant, ce ne fut pas ce coup qui lui coupa le sifflet, mais plutôt la décision de Reha. Deux heures ?! Elle se payait sa tête. Bien sûr, qu’elle se payait sa tête ! Gabriel s’était toujours demandé comment la sœur de Riyadh avait fait pour atterrir à Gryffondor quand on voyait toute la ruse typiquement Serpentard qui l’habitait. C’était à se demander si le Choixpeau ne s’était pas trompé.

Désespéré, Gabriel soupira profondément, regardant la silhouette voluptueuse de Reha s’éloigner, puis se résigna. Il avait besoin de ces informations et, avec tout le travail qu’il avait déjà fourni, deux heures n’étaient pas cher payé, en fin de compte. Alors il prit son mal en patience, retourna à la Gazette et travailla pendant le laps de temps imparti. Deux heures plus tard, il se présenta de nouveau à l’hôpital, pimpant et prêt à passer à l’attaque. Il était temps d’aller boire ce café.

- Quoi ? Et m’ôter l’immense plaisir d’avoir été grand prince envers toi ? Allons, allons, ne dis pas de bêtise, taquina-t-il Reha en l’entraînant avec lui hors de Sainte-Mangouste. Oh, je sais que tu adorerais, mais on est pas là pour ça : une prochaine fois, peut-être.

Non, vraiment, ils n’avaient plus le temps de se chamailler. Dans d’autres circonstances, Gabriel n’aurait pas rechigné à un bon duel à l’ancienne, comme ceux qu’ils lançaient un peu au hasard dans les couloirs de Poudlard, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il voulait juste obtenir enfin des réponses.

Ils arrivèrent sur le Chemin de Traverse et Gabriel entraîna Reha à sa suite dans un café. Ils s’installèrent, commandèrent, et le journaliste attaqua directement le vif du sujet. Bien sûr, ça ne manqua pas : habitué à cette réaction, Gabriel écouta le dégoût de Reha sans s’en émouvoir outre-mesure et prit grand soin de la laisser cracher son venin avant de reprendre la parole, le sourire toujours accroché aux lèvres.

- Tu te trompes complètement, ma chère. Ce qui fait un bon scandale, c’est la vérité qui se cache derrière, énonça le journaliste, comme s’il disait un vieux proverbe. Je me doute que la gamine est mal en point, sinon elle n’aurait pas été transportée dans ton service et n’y serait pas resté aussi longtemps : on ne se paie pas des séjours à l’hôpital pour le plaisir. Pour le trauma, on en est là, tout le monde le sait, tout le monde l’a compris, on en parle déjà dans tous les journaux.

Gabriel voulait du frais, du nouveau. Il voulait savoir ce que les autres ne savaient, ce à quoi personne d’autre que lui n’avait eu accès. Et connaissant Reha et ses manières de dragon, Gabriel était quasiment sûr d’avoir trouvé la porte d’accès vers une mine d’or ; encore fallait-il réussir à l’ouvrir sans y perdre quelques doigts au passage.

- Mon travail, c’est découvrir la vérité sur cette affaire, soulever le voile derrière lequel on a tenté d’étouffer l’affaire. Je veux savoir toutes les machinations qui peuvent se cacher sous la surface, c’est aussi simple que ça. Alors arrête de me lancer ce regard, je ne suis pas aussi horrible que ce que tu as l’air de penser, ajouta-t-il avec un sourire en coin.

Il sortit ensuite un carnet de sa poche, une plume à papote et sourit à Reha, le menton posé dans la paume de sa main.

Ils pouvaient s’y mettre.

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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeMer 17 Mar - 21:57

❝Gabriel & Reha ❞Again, and again ... and AgainIl aurait été vain d’espérer voir Gabriel se désister. Qu’est-ce que deux heures dans la journée d’un parasite ? La jeune femme doit reconnaître qu’elle est méchante, mais l’obstination de Gabriel est un des traits de caractère qu’elle apprécie le moins chez le meilleur ami de son frère. En particulier quand ça se retourne contre elle. Lorsqu’il revient la chercher pour sa pause, il a un sourire satisfait qui ne manque pas d’irriter la médicomage. Comment est-il possible d’avoir l’air aussi content de soi ? Elle ne comprendra jamais, mais Gabriel en réussit l’exploit alors même qu’il n’a rien obtenu d’elle si ce n’est un verre. Ca semble assez pour lui et sa bonne humeur pourrait presque être contagieuse si elle n’était pas la cible de son humour douteux.

- Un prince parmi les trolls, oui, on pourrait voir les choses comme ça, concède-t-elle sur le même ton.

Elle hausse un sourcil septique quand il décline son invitation à essayer de la forcer à coopérer et finalement commente avec un certain sarcasme :

- Un Serpentard qui ne fuit pas le danger, je me réjouis de voir ça. Tu fais office de créature rare au sein de ta maison.

L’heure n’est pas aux insultes sur leurs maisons respectives et le sujet est vite abandonné. De fils en aiguilles, il ne faut pas longtemps pour qu’ils arrivent à l’endroit où Rowle a prévu son interview, si tant est que ça en soit une. De son côté, le journaliste semble peu ému pour l’absence de considération de Reha pour les grattes papiers. C’est vrai que, comme beaucoup de sang pur, elle ne tient pas la presse en haute estime et elle trouve que celle-ci dessert plus souvent la cause que l’inverse. Evidemment, elle n’est pas sans savoir qu’ils sont peu à en avoir conscience et à moins qu’elle ne se trompe, elle ne pense pas que Gabriel fasse partie de ceux qui s’en soucient.

Ce qui l’intéresse c’est Joan et de façon plus large, Octavia et les Yaxley. Des informations que, en temps normal, Reha aurait bien du mal à divulguer sur un patient lambda, mais qu’elle est encore moins encline à dévoiler compte tenu que ses cousins sont impliqués. Évidemment, dans une certaine mesure, si on cherche un peu, Gabriel est également un cousin éloigné, mais elle n’est pas proche de lui comme elle l’est de Tibérius et ça change beaucoup. Quand on peut se trouver un cousin à chaque coin de cheminée, il faut apprendre à faire la distinction.

- Et qui décide ce qui est vrai ou non ? Toi, une gamine en état de choc ou des parents qui ne sont pas en position d’avoir une vision objective des choses ? Elle hausse les épaules. C’est une affaire où, si tu veux mon avis, on aura jamais le vrai coupable. Quant à tes déductions, tu sous-estimes le nombre de couples où un conjoint décide de se faire un séjour prolongé à Sainte-Mangouste pour échapper à une belle-mère encombrante.

Il peut tourner les choses comme il l’entend, Reha n’y voit que l’appât du gain et pour le moment, elle n’est pas plus disposée que deux heures auparavant à lui parler. Soulever pourquoi on a tenté d’étouffer l’affaire ? Voilà qui la fait rire.

- Il faudra que tu m’expliques pourquoi tu penses qu’on a tenté d’étouffer l’affaire. Sainte-Mangouste respecte la vie privée de la patiente et ne vous donne que les informations que vous êtes en droit de connaître. Ça s'appelle la loi Gabriel. Nobby, ajoute-t-elle trahissant sa relation plus intime avec le Chef de la Police Magique, fait de même de son côté. Il va falloir arrêter de hurler au complot dès que vous n’obtenez pas les informations que vous voulez. Je sais que ça fait vendre, mais tout de même.

Très calme, la jeune femme prend sa tasse de café et en aspire une gorgée. La boisson n’est pas mauvaise et elle apprécie de boire autre chose que ce que l’on sert à l’hôpital.

- Tu vois, Rowle, j’ai accepté de venir boire un café avec toi, je t’ai dis que je te laisserai poser tes questions, mais à aucun moment je n’ai dis que j’y répondrais. Si tu veux des informations autres que les informations officielles que je veux bien daigner te donner, tu n’auras qu’à t’adresser aux familles concernées. Si elles désirent te donner des détails tant mieux pour toi, mais ils ne viendront pas de moi.

Parce que Reha est aussi obstinée que Rowle est têtu.

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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeMer 28 Avr - 16:37

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On aurait pu croire que la relation entre Reha et Gabriel était complexe : s’appréciaient-ils ? se détestaient-ils cordialement ? Au fond, qu’est-ce qui les liait ? Riyadh ? Leurs piques incessantes ? Rien du tout ? A vrai dire, c’était bien plus simple : ils s’insupportaient, et ça leur allait parfaitement comme ça. S’il pouvait arriver que l’un ou l’autre tape sincèrement sur les nerfs du second, il y avait une sorte d’accord tacite qui faisait qu’ils parvenaient toujours à rester dans les limites du raisonnable, juste assez épicé pour être intéressant, pas assez pour mettre le feu. Et c’était parfait comme ça, ils avaient évolué là-dedans et, au final, ils s’en sortaient plutôt bien. Gabriel devait bien avouer qu’il appréciait plus que de raison ses joutes verbales avec Reha, la seule, de son point de vue, qui parvenait à répliquer avec autant de piquant. Aussi ne se fâcha-t-il pas face à sa remarque, se contentant d’hausser un sourcil moqueur, avec cet air toujours particulièrement satisfait de lui-même sur le visage.

- Range-moi ces crocs et ces griffes, petite furie. Il est temps de se détendre, ma chère, après tout, tu es enfin en pause !

La dernière pique est cependant lancée, et Gabriel se permit un rire très largement moqueur.

- Je suis un être unique, que veux-tu, répondit-il. Il n’y en a pas deux comme moi, vraiment, rends-toi compte de ta chance.

Oui, Gabriel ne ressemblait à personne d’autre, il n’avait rien en commun avec personne. Mais trêve de plaisanterie, n’est-ce pas ? Il était temps de passer à autre chose, et Gabriel embarqua alors Reha jusqu’au Chemin de Traverse, l’amenant jusqu’à ce petit café tranquille et intimiste. Il l’écouta ensuite démonter son métier, pas ému le moins du monde par tant de verve. S’il devait le prendre personnellement à chaque fois que quelqu’un critiquait les journalistes, Gabriel n’en aurait pas fini. Depuis qu’il avait commencé son travail, il s’en était pris plein la tête, des remarques, des reproches, parfois même des coups de la part des plus virulents. On n’aimait pas les journalistes parce qu’ils venaient se mêler des affaires des autres sans autorisation. Mais il y avait des secrets qu’on ne pouvait pas passer sous silence, tout influent qu’on fut, et ça, les gens ne le comprenaient pas.

C’était précisément ce qui se passait avec l’affaire Joan. Les Yaxley maintenaient qu’Octavia était innocente, qu’ils n’avaient rien à voir avec ça. Vraiment ? N’essayaient-ils pas plutôt de noyer le poisson ? Tibérius était un juriste, un homme qui vivait par et pour la politique, en témoignaient ses ouvrages – par Merlin, Gabriel en avait lu un et, toute intelligente que fut la réflexion, il avait fini par s’endormir dessus tant il manquait d’intérêt pour la chose. Répéter sous tout un tas de formules différentes que les Sang-Purs étaient supérieurs, oui, bon, d’accord. Ça ne justifiait pas d’attaquer une jeune sorcière, toute Née-Moldue qu’elle fut.

- Ce ne sont pas les gens qui décident ce qui est vrai, ma chère, ce sont les faits. Et pour obtenir des faits, il faut en passer par les gens – les objets sont bien moins bavards, même si on peut tout de même en tirer un petit quelque chose de temps à autre, ajouta-t-il avec ironie.

Décidément, Reha n’était pas coopérative. Gabriel s’y était attendu, bien sûr, elle n’était pas une lionne pour rien, plus têtue qu’elle, cela aurait été difficile à trouver. Mais tout de même, elle avait une sacrée vision des choses.

- Et tu te contentes de ça, toi ? demanda-t-il en croisant les mains sur la table. On ne saura jamais qui a attaqué cette gamine, et c’est tout ce que ça te fait ? Où est passé le sens de la justice inné des Gryffondors ? Je suis étonné, d’autant plus venant de la médicomage qui a pris en charge cette ado.

Gabriel n’ajouta rien là-dessus, laissant soin à ses mots de faire leur chemin dans l’esprit de son interlocutrice. Oh, Reha ne se trahirait pas sur quelque chose d’aussi simplet, mais il n’y avait que les émotions pures pour amener un semblant de vérité. Autant titiller un peu le dragon pour essayer d’en tirer quelque chose, même si c’était au risque d’être brûlé.

- Oh, je sais bien que vous ne faites que votre travail, tout comme je fais le mien, répondit-il patiemment, notant au fer rouge quelque part dans son esprit le prénom de « Nobby ». Et crois-moi, je connais parfaitement le principe de loi…

Assez pour la contourner, en tout cas.

- … alors je ne remets rien en cause sur ce plan-là. Je me demande juste pourquoi tout cela prend autant de temps. Tu dis qu’on ne saura jamais le coupable, pourtant, la gamine a déjà désigné quelqu’un. Le directeur de la Justice Magique était-il présent à ce moment-là ? Si oui, pourquoi avoir attendu jusqu’à très récemment pour interroger la gamine ? Pourquoi si peu d’informations sur cette affaire ? La transparence aurait tenu les plus curieux d’entre nous à l’écart. Vouloir faire de cette affaire un huit-clôt, compte tenu de la situation politique actuelle, était une très mauvaise idée.

Gabriel avait grandi vite et, pour la majeure partie de sa vie, seul. Ni son père ni son frère n’avaient vraiment eu le temps de lui inculquer de véritable notion de supériorité et il s’était forgé son propre avis, comme il avait construit sa propre vie. Alors il n’était pas véritablement de ces Sang-Purs fanatiques qui prônaient une hiérarchie stricte entre les individus. Lui, il prônait davantage la méritocratie et la transparence : deux choses qui manquaient cruellement à l’affaire.

En silence, Gabriel hocha la tête face à la réponse de Reha. Quelle teigne.

- Je vois. Têtue, hein ? Tu l’as toujours été, de toute façon. Sûrement une des raisons pour lesquelles on s’adore tant, ajouta-t-il avec un sourire moqueur. Je suppose donc que si je t’assure que mon but est tout à fait louable, ça ne te fera pas changer d’avis ? Par Merlin, Reha, quel manque de confiance. J’espère au moins que tu en as dit davantage à ce cher Nobby.

Gabriel ne comprenait pas ce besoin de secret. Qu’ils lâchent les informations, que le monde soit au courant, et rien ne servirait de faire un tel bruit autour de cette affaire.

- Oh, mais bien sûr que je vais m’adresser aux familles. Je compte contacter Harfang bientôt, d’ailleurs, pour lui demander si je peux poser des questions à la petite Augusta. Elle est proche de Joan, non ? Quant à cette dernière, sa médicomage me donne-t-elle son aval pour aller l’interroger ? Je ne suis pas un flic, je ne vais peut-être pas découvrir de grandes nouveautés, mais elle aura au moins droit à davantage de parole que ce qu’on lui a accordé jusqu’à maintenant.

Il termina sur un immense sourire et but une nouvelle gorgée de café.
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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeDim 2 Mai - 17:37

❝Gabriel & Reha ❞Again, and again ... and AgainDe mémoire, ce n’est pas comme ça que Reha avait prévu de passer sa pause. A l’hôpital, les journées sont généralement assez harassantes pour ne pas s’imposer une présence fatigante en plus du reste. Néanmoins, la médicomage est, comme les autres, liée aux limites de la politesse. Quoique Gabriel lui tape sur le système comme peu d’hommes le font, il reste le meilleur ami de son frère et d’une façon un peu étrange, quelque chose qui se rapproche d’un ami à son égard. L’éconduire n’était donc pas réellement une option et il le sait aussi bien qu’elle. Leur jeu de chat et de souris n’est qu’un leurre et une distraction amusante pour deux personnes incapables de concéder du terrain à l’autre sans se battre.

La jeune femme a nombre de reproche à faire au caractère de l’ancien Serpentard, mais elle lui doit lui admettre un certain esprit de combativité - que d’autres n’hésiteraient pas à qualifier d’obstination pure et simple. C’est quelque chose qu’elle peut respecter en dépit de ses désaccords - et ils sont nombreux - avec Rowle.

Une fois dans le café, on s’enquiert de leurs désirs et puis on les dérange plus, assumant qu’ils sont un couple à la recherche d’un moment de tranquillité pour conter fleurettes. Ironique quand on sait qu’ils sont incapables de rester ensemble plus de quinze minutes sans commencer à se voler dans les pattes.

- Suivons ton raisonnement cinq minutes Gab, les gens ne décident pas des faits, certes. Par contre, tu dois passer par eux pour y avoir accès, or, leurs mémoires, leurs souvenirs ne sont que des informations incomplètes et subjectives. Par définition donc, même si tu regroupes un certain nombre de témoignages, ça ne veut pas dire que tu auras une information fiable pour autant. Si ce que tu cherches, c’est juste faire sensation, autant inventer ce qui te semble le plus probable sans déranger les personnes concernées.

Cherche-t-elle par ses déclarations à protéger sa famille ? Certainement. Reha ne sait pas si Octavia est coupable ou non. De façon réaliste, c’est en effet une possibilité, mais ce n’est pas important. La solidarité familiale prime et pas que. En réalité, elle protège aussi Joan qui, de son point de vue, aurait mieux fait de ne pas se souvenir de tout ça. Quoique la police en dise, elle et ses collègues sont d’accord, les confessions de l’adolescente ne sont pas à 100% fiable sans compter l’impact que ça aura sur le psyché de l’enfant. Que lui vaudront des souvenirs douloureux si ce n’est un traumatisme dont elle mettra des mois et des années à se remettre quand le coupable, qui qu’il soit, lui, ne sera probablement jamais arrêté. Ce sont des embarras pour tout le monde et une perte de temps incroyable.

- Oui, je me contente de ça parce que le reste ne m’intéresse pas ! Elle s’enfonce dans son siège et continue d’un ton désinvolte : Tous les Gryffondor ne naissent pas pour défendre la veuve et l’orphelin, je laisse à ceux dont c’est le métier. Pour moi, le meilleur service qu’on aurait pu rendre à cette gamine, c’est laissé sa mémoire où elle était, c'est-à-dire dans les limbes de l’oublis. Personne ne lui a rendu service en lui rendant des souvenirs incomplets d’un évènement traumatisant qu’elle ne peut plus oublier et qui demandera des mois voire des années de thérapie avant de pouvoir être géré. Mon sens de la justice est là.

C’est évidemment un dialogue de sourd et c’est bien parce que c’est Gabriel qu’elle se permet de l’avoir. Reha se sait en minorité et ce n’est pas le genre d’opinion qu’elle pourrait expliquer à quelqu’un comme Nobby ou encore la famille de l’enfant. Néanmoins, dans le fond, elle sait qu’elle a raison et cette conviction est renforcée par l’état dans lequel s’est retrouvé sa patiente lors des premières semaines du traitement. Aux parents inquiets qu’elle ne soit plus jamais comme avant, elle avait envie de répondre que c’était le prix de leur vengeance et qu’on ne pouvait pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la cremière. Il faut faire un choix et en l'occurrence, d’un point de vue purement médical, on a sacrifié la santé mentale sur l’autel d’une justice inexistante. D’un soupir, elle répond aux déluges de questions que le journaliste lui pose :

- Rowle, je ne doute pas que tu poses des questions pertinentes pour qui s’intéresse à la politique, mais c’est loin d’être mon cas. Sans compter que je ne suis pas la bonne personne pour y répondre. Comment veux tu que je sache ce qu'a en tête le directeur de la justice ou de la police magique et surtout que veux tu que je te dise sur la situation politique actuelle ? C’est à eux que tu dois poser tes questions, pas à moi.

En réalité, Reha n’est pas vraiment honnête avec Gabriel. Rien d’étonnant vu qu’elle n’avait pas prévu de l’être et qu’il le sait. De ce bras de fer verbal, son adversaire se basera bien plus sur ce qu’elle ne dit pas que sur ce qu’elle dit pour chercher les informations dont il a besoin, mais c’est de bonne guerre. Néanmoins, il serait faux de dire que Reha ne s’intéresse pas à la politique. Plus jeune, elle n’y a jamais prêté attention, néanmoins, depuis son accident, les choses ont changé et au côté de son frère, elle s’est engagée à défendre la cause du Seigneur des Ténèbres. L’acte en lui-même est politique et désormais, comme beaucoup, Reha a un agenda quoiqu’elle se garde bien de le montrer. Elle lui fait grâce d’un sourire amusé lorsqu’il évoque à quel point il s’apprécie avant de lui signifier qu’il n’est pas le seul à faire les frais de son obstination :

- Je n'en dis pas plus aux autres qu’à toi, rassure-toi, ça n’a donc rien de personnel. Honnêtement, je crois qu’il va falloir te résigner à trouver une autre source d’information que moi. Tu sais à quel point j’aime te faire plaisir, mais tu me vois dans l’incapacité de me plier à tes exigences pour cette fois.

Comme si c’était une première et il le sait. Néanmoins, la jeune femme n’épprouve aucun remords puisque son compagnon semble déjà avoir un autre plan en vue. Elle fronce les souricls en entendant parler d’Harfang et de sa fille. Un sursaut de protection envers son ami la rend peut-être un peu plus sèche dans son ton.

- Vraiment ? Tu vas aller jusqu’à demander à Augusta son témoignage ? Je me réjouis de voir comment Harfang va réagir à ta demande. En ce qui concerne Joan, ce n’est pas mon aval dont tu as besoin, mais celui de ses parents. S’ils n’y voient pas d’inconvénients, tu auras le champ libre pour lui poser tes questions, mais tu sais ce que j’en pense. Avec humour, mais aussi désireuse de changer de conversation, elle ajoute : J’espère que tu sais qu’un café ne suffira pas à me dédommager pour ton harcèlement, il faudra trouver autre chose.


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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeVen 4 Juin - 22:58

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Il fallait considérer les gens comme des livres : certains se présentaient ouverts à celui qui savait lire, d’autres apparaissaient codés, étaient même parfois écrits à l’encre invisible. Mais, avec un peu de persévérance, chaque livre pouvait être lu ; c’était là la conviction de Gabriel. On pouvait tirer des informations des êtres les plus impassibles, il suffisait de savoir lire les signes. Un regard, un mot, un doute dans la phrase, certains lapsus… Tout était information. Et à cet instant, malgré toute sa réticence, Reha était une source de savoir que Gabriel tentait de décoder. De toute évidence, elle semblait particulièrement proche de Nobby, ce qui signifiait clairement qu’elle en savait bien plus qu’elle n’en laissait paraître : qu’avait donc pu lui confier le chef de la Police Magique ? Quel secret pouvait être suffisamment lourd pour qu’il l’échange avec la médicomage ? A quel point étaient-ils proches ? Tant de questions que sa plume à papote écrivait furieusement sur son calepin.

Mais malgré toute sa belle réflexion qui plaçait l’être humain en tant que source d’informations, Gabriel avait du mal avec Reha. Certes, Nobby, oui, bon, bien, mais ensuite ? L’ancienne Gryffondor tentait de brouiller les pistes comme une parfaite Serpentard et Gabriel ne pouvait qu’être admiratif de son talent. Alors, avec un sourcil haussé, il l’écouta démonter son raisonnement, un léger sourire aux lèvres.

- Certes, finit-il par conclure. Mais ce ne serait pas aussi impactant, pas vrai ? Car j’en reviens au même point : ce qui fait un bon scoop, c’est la vérité. Et je finirai bien par la trouver, alors autant me faciliter la tâche, ma chère. Les gens ont le droit de savoir qui a assez d’audace pour massacrer une gamine dans le parc d’une école. Est-ce une camarade de classe ? Un psychopathe en fuite qu’on tente de cacher à la population ? Tant de possibilités, ma chère, et tant de secrets, c’est déplorable.

En tentant par tous les moyens de détourner la conversation, Reha poussait de plus en plus Gabriel sur les traces d’Octavia. Cette gamine était le point commun de tous les éléments de cette affaire. Etait-il possible qu’elle ait commis un tel acte ? Si on tentait à ce point de la mettre à l’écart, pourquoi pas ? Après tout, on avait déjà vu pire…

Avec un léger soupir, Gabriel se laissa aller contre la baquette, croisant les bras. Son sourire s’accentua devant l’éclat d’irritation de sa compagne.

- C’est ce que tu penses ? Que laisser cette gamine dans le doute était la meilleure chose à faire ? Est-ce que vous lui avez seulement demandé son avis, à la gosse ? demanda finalement Gabriel en s’emportant légèrement sous le coup de l’indignation. Enfin bon, passons. Maintenant que ses souvenirs sont revenus, autant l’aider à y mettre de l’ordre. Je ne tiens pas à la jeter en pâture à la foule, mais ce sera fait tôt ou tard ; d’autres journalistes ont moins de scrupules que moi, si tant est que tu me crois sur ce coup-là. Autant encadrer ses déclarations, les éléments de l’enquête. La vérité finira d’une façon ou d’une autre par se savoir, alors autant la contrôler, tu ne crois pas ?

Finalement, l’irritation gagna le journaliste. Par Merlin qu’elle était têtue… Mais, plus que tout, elle ne jouait pas franc jeu avec lui, et ça l’agaçait au plus haut point. Pas politique ? Mais bien sûr. Quand on était Sang-Pur, on était impliqué dans la politique, qu’on le veuille ou non. Reha ne pouvait pas prétendre ne pas savoir dans quel contexte surgissait cette agression : elle faisait semblant de ne pas voir. Que cherchait-elle à cacher ? Sur quoi Gabriel était-il en train de mettre le doigt ?

Le jeune homme se résigna. Il n’avancerait pas davantage de ce côté-là, autant ne pas y perdre davantage de temps. Il avait réussi à glaner quelques pistes, sous forme de questions pour la plupart, mais tout de même. Ça suffirait. De plus, il n’était pas à court de personnes à interroger, loin de là.

Surpris, il se tut un instant face à la réaction de Reha, terminant son café en silence.

- Doucement princesse, je ne compte pas m’en prendre à elle, juste lui poser des questions, tu sais ? répondit-il avec un certain amusement. De plus, j’ai entendu dire qu’Augusta en avait à revendre, ça m’intéresse. Et d’Harfang, j’en fais mon affaire, ne t’en fais pas pour ça. Il n’y a que sur toi que ma force de persuasion peine à faire effet, ajouta-t-il. Ça devrait suffire aussi pour les parents de la gamine, on verra bien.

Les cafés étaient terminés, et la conversation suivait le même chemin. Avec un rire sec et mordant, Gabriel se pencha sur la table, défiant Reha du regard.

- Mais dis-moi tout ma chère, que puis-je faire pour te combler ?

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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeLun 7 Juin - 23:07

❝Gabriel & Reha ❞Again, and again ... and AgainFaciliter la tâche de Gabriel Rowle ? Un sourire amusé se fait sur le visage de Reha. Qu’elle soit pendue si elle daigne le faire. Contrairement à ce que leur échange pourrait laisser penser, la jeune femme apprécie le meilleur ami de son frère, mais ce n’est pas pour autant qu’elle accepte de lui faciliter la vie. Tout l’inverse ! C’est comme un contrat entre eux. Un jeu auquel ils jouent à la fois par principe, mais parce qu’ils ne connaissent rien d’autre. Quoiqu’ils se plaignent fréquemment l’un de l’autre à leurs amis communs, la jeune femme reste persuadée qu’aucun d’eux ne saurait vraiment que faire s’ils venaient à arrêter de se voler dans les plumes tant ça ne paraîtrait pas naturel. Un moyen de communication bien à eux en quelque sorte. L’un envoie une balle que l’autre renvoie instantanément, raison pour laquelle ils sont encore en train d’argumenter sur l’affaire Joan, chacun ayant son point de vue et refusant de céder à l’autre. Or, si on dit souvent que Reha a mauvais caractère, c’est surtout qu’elle est têtue et qu’il en faut beaucoup - lorsqu’elle pense avoir raison - pour la faire changer d’avis.

- Ce n’est pas comme ça que tu me convaincras, Gab. L’impactant ne m’intéresse pas et le sensationnalisme de bas étage est bon pour les sangs mêlés et nés-moldus qui s’impressionnent d’un rien. C’est une agression ou une querelle entre adolescents qui a mal tourné, mais je doute que l’on tente de cacher quoique ce soit à la population. L’époque de Grindelwald est loin maintenant, ce qui est désolant dans le fond, c’est qu’on se sert d’une histoire pareille et d’une adolescente fragile pour faire croire à un complot d’Etat. Je t’accorde volontiers que le Ministère n’est pas plus compétent, sans parler de la Ministre, mais même moi je n’irais pas jusque là.


Elle finit sa tasse de café sans se presser. On lui en a resservi une nouvelle si bien qu’elle ne saurait plus dire combien elle en a bu depuis le début de leur rencontre. Elle peut reprocher beaucoup de choses à Rowle, mais il la distrait efficacement vu qu’elle ne voit pas le temps passer. Néanmoins, ça ne l’empêche pas de mentir comme une arracheuse de dents lorsque c’est nécessaire et dans le discours qu’elle vient de tenir à son ami, il n’y a pas grand chose qui a un accent de vérité si ce n’est le mépris qu’elle approuve pour la Ministre et ses petites mains.

- C’est exactement ce que je pense,
répond-elle à son interlocuteur avec une certaine lassitude. Et ne vient pas sur le terrain du consentement de l’enfant. On ne lui a pas plus demandé son avis quand il a fallu lui rendre ses souvenirs. Ça reste une décision égoïste prise par sa famille et la police magique. Rien de plus. Tu sais comme moi que Tib n’est pas apprécié pour ses positions radicales et Leach a dû plus d’une fois se frotter à lui lors de certaines affaires. C’est une Vendetta entre service rien de plus. Et puis, pour le moment, il semblerait que ça soit de bon ton d’attaquer les vieilles familles sous prétexte qu’on est à l’ère de la méritocratie.

Si Gabriel commence à être exaspéré, Reha l’est tout autant de son côté et ce depuis un moment. Elle hausse les yeux au ciel et commente :

- Contrôler la vérité pour dire quoi ? Dis-moi Gabriel, quel est le message que tu mérites de faire passer ? Eclaire-moi. Parce que de mon côté, je peine à voir l’intérêt de toute cette histoire. Quoique les différentes parties en disent, ce n’est pas le bien être de la victime qui est mis en avant, c’est tout ce que je sais.

La mention d’Augusta finit par irriter définitivement Reha. Tout ce qui touche à Harfang, elle a tendance à le prendre personnellement. Une réaction particulièrement stupide quand on sait qu’ils ne sont que amis et que le père de famille est loin de lui rendre les sentiments qu’elle éprouve à son égard. Pourtant, impossible de rester de marbre et sa réaction un peu épidermique ne manque pas de faire réagir le journaliste en face d’elle. La conversation étant définitivement terminée, elle se lève et se penche dangereusement vers Gabriel, comme pour l’embrasser, sa bouche frôle son oreille tandis que sa main effleure sa joue avant de se poser sur la sienne, la serrant avec plus de poigne qu’on en attend d’une femme de son gabarit :

- Ne te flatte pas, je crois que tu n’arriverais pas à me combler même si tu essayais. Abandonne le Princesse pour commencer avant que je ne me décide à attaquer tes bijoux. Tu sais comment on est nous les femmes, toujours attirées par ce qui brille. J’apprécie toujours passer du temps avec toi Rowle, mais n’abusons pas des bonnes choses, n’hésite pas à attendre un bon moment avant de revenir me casser les pieds. Je te laisse payer la note.

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Message#Sujet: Re: Again, and Again... and Again || Reha Shafiq   Again, and Again... and Again || Reha Shafiq Icon_minitimeMer 16 Juin - 1:18

Again, and Again... and Again
ft. Reha Shafiq
C’était un dialogue de sourd, et Gabriel le savait pertinemment. En fait, à partir du moment où ils étaient sortis de Sainte Mangouste ensemble pour venir dans ce café, Gabriel avait su qu’il n’obtiendrait rien de probant de Reha. Soit parce qu’elle ne savait réellement rien – du moins rien qui n’intéressât le journaliste – soit parce que la médicomage allait se montrer plus têtue encore que lui. L’ancien Serpentard avait l’habitude de faire face au caractère de dragon de la plus jeune des Shafiq, et c’était bien là la seule raison qui l’avait poussé à continuer sa démarche – ça et la perspective d’un petit moment piquant comme seule Reha savait lui en offrir, sans doute. Car, après tout, quitte à perdre son temps, autant le faire en bonne compagnie et en s’amusant un peu, non ?

Voilà pourquoi l’argumentaire durait vraiment. Car, l’un comme l’autre, ils savaient qu’ils ne démordraient pas de leurs idées et qu’ils s’agitaient dans le vent. Mais tant pis, c’était comme ça, l’amour de la réplique était parfois plus fort que la raison, alors il fallait renchérir, toujours avoir le dernier mot, tenter de faire plier l’autre à défaut de le faire céder. C’était leur jeu favori, et ils s’y adonnaient avec un plaisir constamment renouveler. Mine de rien, malgré tout ce qu’ils pouvaient bien se balancer comme vacheries, Reha et Gabriel semblaient ne pas se lasser l’un de l’autre.

Aussi le journaliste écouta-t-il attentivement sa compagne, un sourcil levé en signe d’arrogance. Une querelle d’adolescente qui avait mal tournée ? Oui, c’était bien joli, mais on avait presque eu un cadavre sur les bras. A moins qu’Octavia Yaxley ne soit une psychopathe – et, au fond, ça n’aurait pas étonné Gabriel – c’était peut-être un peu trop pour une simple dispute. Il y avait des rumeurs qui courraient, des choses qui se murmuraient dans les ombres de l’Allée des Embrumes. Gabriel n’avait pas encore mis le doigt dessus, mais son flair le poussait à chercher dans la direction dont Reha tentait de lui refuser l’accès.

Cependant, il ne fallait pas oublier de la jouer fine. Face à l’inébranlable détermination de la médicomage, Gabriel rendit les armes, au moins pour un temps.

- Si tu le dis, se contenta-t-il de répondre quand elle lui affirma que les époques de troubles étaient loin derrière eux. Mais je n’en démords pas : il y a autre chose là-dessous. Je finirai bien par comprendre ce qui ne tourne pas rond dans cette affaire, et quelque chose me dit qu’à ce moment-là, ça fera du bruit. Beaucoup de bruit.

Et oui, peut-être aussi des dommages collatéraux. Ceux impliqués dans l’affaire en feraient les frais, mais mieux valait les entourer et les préparer qu’attendre à ne rien faire, n’est-ce pas ? Pour ce qui était des gue-guerre « entre service », comme le disait si bien Reha, Gabriel s’en fichait encore. Pour l’instant, Tibérius ne l’intéressait guère – et pour cause : ce dernier n’avait jamais daigné répondre à ses lettres.

- C’est quand même très pratique, tout ça, répondit tout de même Gabriel, mine de rien. Que les deux qui se fassent la guerre se retrouvent sur le terrain, l’un face à l’autre. On dirait presque que c’est fait exprès. Et le message que j’essaie de faire passer, c’est celui de la transparence. Les gens ont le droit de savoir, et, pense ce que tu veux de mon métier, mais je suis là pour ça, répondit le journaliste avec aplomb. Et cette gamine aurait tout à gagné à ce qu’on s’intéresse à son cas. Quoi, à sa place, tu ne réclamerais pas justice ? J’aurais été le premier à crier mon indignation au monde, à sa place.

S’il avait été dans une autre situation. A une autre époque, peut-être. Car jamais Gabriel n’avait pu hurler sa frustration au monde, lui, jamais il n’avait pu dire à quel point il trouvait le destin injuste. Et c’était peut-être cette chance qu’il voulait donner à cette gamine. Alors il interrogerait tous les gens qu’il faudrait pour obtenir les informations qu’il cherchait.

Mais, de toute évidence, Reha ne l’entendait pas de cette oreille. Sa réaction à chaud surpris le journaliste, pourtant habitué à ce que la médicomage souffle autant le chaud que le froid. Bien, cela sonnait de toute évidence la fin de cette conversation.

Et brusquement, avant qu’il n’ait pu réagir, la lionne fondit sur lui. Il y eut ce frôlement sur sa joue, ce souffle léger sur son cou, cette sensualité toute voluptueuse et si soudaine, puis cette fermeté, plus bas, une poigne, un bras de fer presque érotique qu’ils disputaient avec une sorte de désinvolture magnétique. Un sourire charmé étira les lèvres du journaliste, pas impressionné par les menaces si douces murmurées au creux de son oreille.

- Tu as l’air si sûre de toi, répliqua-t-il d’une voix suave. N’aurais-tu pas plutôt peur de ne plus pouvoir te passer de moi ? Enfin, ma chère Reha, murmura-t-il alors en attrapant la main de sa compagne. Nous savons tous les deux que tu n’es pas comme toutes les femmes, n’est-ce pas ? Aucune n’a cette obstination révoltante qui te caractérise si bien, et aucune ne crache ses flammes aussi bien que tu le fais.

La moquerie dans sa voix, mêlé à un rien de séduction, un jeu subtil qui ne reste bel et bien qu’un jeu. Car c’est comme ça, entre eux, une danse incessante qui avance et recule en permanence, une bousculade interminable.

D’un mouvement délicat, Gabriel porta la main de Reha à ses lèvres. Il ne baisa pas ses doigts, se contenta de les effleurer légèrement, pas assez pour laisser une véritable empreinte, juste ce qu’il fallait pour laisser un souvenir. Puis il lâcha la main de la lionne et la laissa partir, tout autant charmé qu’amusé.

Non, vraiment, Reha Shafiq ne ressemblait à aucune autre femme.
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