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 Too much to think, too much to talk + Reha

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Nobby Leach
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Message#Sujet: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeMar 27 Juil - 1:13



Too much to think, too much to talk
Reha & Nobby
Une cocotte-minute serait sans doute moins sous pression que Nobby Leach à l’heure actuelle. Côté résistance, il s’inquiète pour Eve, dont il n’a guère de nouvelles et qui ne passe guère au QG. C’est comme si elle avait disparue de la circulation depuis qu’elle est partie, lorsque lui et Jill l’hébergeaient. Un jour qu'il traînait à l'Emerald's, il a cru entendre Rory Callahan ricaner à propos de la mort de son frangin. Si Eve l'a appris, Nobby songe avec effroi, loin de se douter de la réalité, qu'il y a de bonnes chances qu'elle se soit effondrée. Il la laisse tranquille, pour le moment, même s’il songe à lui écrire s'il ne la croise pas bientôt. Henry en saura peut-être plus, il faudra qu’il lui demande. Même si, et c’est un autre sujet de préoccupation, Fitz est lui-même assez occupé comme ça, comme les voyageurs, avec l’évasion : pour le moment, le QG est encore utilisable, mais pour combien de temps ? Car si Christopher est surveillé, eux aussi le seront bientôt. Et puis il y a Pomona, qui a disparu aussi, et les voilà dans une sale situation, comme c’est toujours le cas quand on change de leader, même si Leach apprécie Harry et les autres. Mais en tout cas, le pauvre oncle de Pomona doit avoir beaucoup à penser, c’est sûr. Côté professionnel, c’est encore pire, justement. Leach essaye patiemment de détourner l’attention de McDowell vers les mangemorts, mais il n’est pas seul à enquêter et les aurors ont en partie la main pour établir une partie de la vérité. Et puis il y a l’affaire Beurk. Et l’affaire Yaxley. Et l’affaire Colton-Greene. Autant de dossiers scrutés de très près par sa hiérarchie, voire par la Ministre elle-même. Le directeur de la police magique a l’impression, qui ne doit pas être très éloignée de la réalité, qu’il joue sa carrière et sa réputation à chaque décision qu’il prend, ce qui n’aide pas à sa sérénité. Tiens, il y a Xena, aussi...pauvre petite. Elle aussi risque d'être affectée par la mort de Callahan.

Les mêmes pensées tournent en boucle dans son esprit et rien ne va assez vite. C’est frustrant, et décourageant. Et le chef de la police n’est pas aidé par le côté personnel de sa vie. Il a l’impression que c’est de pire en pire avec Jill, qu’ils passent leur vie à se hurler dessus, et qu’elle ne comprend rien aux enjeux qu’il vit. La culpabilité qu’il ressent à repensant à Theodosia, par exemple, n’arrange rien. Il lui est même arrivé de penser à la jeune femme, distraitement, dans les rares moments d’accalmie et d’intimité qu’ils partagent encore ; il en a eu honte, après coup, mais c’était une pensée tellement tentante et séduisante…Quand il y réfléchit plus posément, ça rend Nobby un peu triste. Ils se font manifestement du mal l’un à l’autre. A quoi ça rime, de rester ainsi, alors que Jill ne le comprend plus ? Il n’est d’ailleurs pas sûr de savoir encore ce qu’elle veut elle, ce qu’ils voulaient eux. Il hésite, de plus en plus. Sa femme compte tellement dans sa vie que d’un côté, il aimerait bien retrouver ce qu’ils avaient. Mais que leur manque-il pour cela ? Un autre enfant, peut-être. Mais d’un autre côté, Leach en doute vraiment. Peut-être est-ce simplement fini. Il faudrait qu’il lui en parle, mais il a des scrupules à l’idée de lui faire mal, et jamais, jamais la bonne occasion…

Alors il multiplie les soirées travails, ou passe du temps à l’Emerald. C’est là que Nobby a rendez-vous, ce soir, avec Reha Shafiq. Voilà quelqu'un qui pourrait être intéressée par les histoires en rapport avec les Callahan, tiens. Et du moins, quelqu'un avec qui il pourra se plaindre, sans trop y penser à condition d'accepter d'entendre la réciproque et d'être l'objet de celles de la jeune femme.

La guérisseuse est déjà là quand il entre dans le bar et il se laisse tomber devant elle avec un air soulagé. « Si j’ai le droit au moindre reproche ou à la moindre question visant à ce que je te rende des comptes avant que j’ai eu une bière, je te préviens, je hurle. » Menace-t-il avec un amusement dissimulé sous un air bougon. Il hèle un serveur, et ajoute ensuite : « J’ai trop de boulot, je ne sais même plus si c’est moi qui t’ai invité ou si c’est toi. » Une pause, où il la regarde amicalement. Reha a un sale caractère et leur relation amicale se compose essentiellement de vacheries et d’insultes, mais elle a l’air aussi épuisé que lui – du moins Nobby se l’imagine-t-il – et au fond il n’a rien contre elle, hormis donc sa propension à le contrarier pour un oui ou pour un non : « Quoi de neuf de ton côté ? Tu as une mine à peine moins crevée que moi, j’ai l’impression, ça va comme tu veux ? » Et puis, parce que ça joue forcément :  « Ta future belle sœur, je suppose ? » Évidemment, il n’y a sans doute pas que ça, mais eh, Leach dirait qu’il n’est pas psychiatre et qu’il ne peut pas s’en douter.
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Dernière édition par Nobby Leach le Mer 4 Aoû - 21:52, édité 1 fois
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Reha Shafiq
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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeMar 27 Juil - 17:36

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkPour ne pas changer, l’Emerald’s est rempli. Pourtant, comme par miracle, quand Reha rentre dans le bar, on se précipite pour lui trouver une table. Elle était réservée ? Qu’importe ! Pour une raison qu’elle ignore, Reha n’a jamais dû attendre à l’Emerald’s - une des raison pour laquelle elle apprécie particulièrement l’endroit - et elle en profite sans vergogne. Evidemment, elle ne se doute pas que le propriétaire de l’endroit, Rory Callahan, mangemort de son état, a les yeux rivés sur elle depuis qu’elle l’a écarté de son chemin en le menaçant de lui casser un bras. Désormais, il voue une admiration sans faille à celle qui oublie son existence régulièrement, ce qui lui permet de bénéficier d’un traitement de faveur au sein de l’établissement.

Une fois installée, elle commande à boire sans tarder. Reha attend Nobby et connaissant son ami, nul ne sait avec quel retard il arrivera. Si elle est bien déterminée à l’attendre, elle ne le fera pas le gosier sec pour autant. Une drôle d’amitié qu’est la leur puisque, à priori, tout les oppose si ce n’est leur goût en matière d’alcool. Pourtant, malgré les disputes, leur relation fonctionne. Mieux que son couple, ce qui en dit long sur le gouffre qui sépare Nobby de son épouse.

Quoiqu’elle ait toujours apprécié sa collègue pour son franc parlé et son côté direct sans fioriture qui a su gagner les faveurs de l’ancienne gryffondor, elle doit admettre que celle-ci met désormais ses nerfs à rude épreuve. Les récriminations passagères se sont transformées en crise de larmes à répétition, couplée à une mauvaise humeur que Reha elle-même trouve excessive. Ajoutons à ça que son inquiétude pour sa belle-sœur, l’histoire Colton incriminant sa cousine et vous trouvez une médicomage peut encline à écouter les jérémiades d’une femme potentiellement trompée.

Elle n’a pas le temps d’y songer beaucoup plus puisque l’homme qui a tout les tords  la rejoint enfin à sa table. Comme elle, il a l’air fatigué, un peu comme si le poids du monde pesait sur ses épaules. Peut-être est-ce le cas d’ailleurs, Nobby ayant clairement le syndrome du chevalier blanc, elle ne doute pas un seul instant qu’il soit incapable de mettre ses émotions de côté lorsqu’il ne s'agit pas de sa vie privée. Encore un point qui les différencie. D’un sourire, elle lui fait signe de s’installer et lève les mains en signe de paix.

- Tout doux bijoux, même moi je suis assez civilisée pour attendre que tu ais un verre en main avant d’attaquer les hostilités, mais rassure-toi, je ne suis pas là pour faire la messagère de ta femme et je me trouve déjà bien trop présente dans votre couple à mon goût. J’ai l’impression d’être un gosse pris en otage.

Quoiqu’elle en rit, Reha est réellement exaspérée par Jill et si elle a bien quelques questions à poser à Nobby, celle-ci sont de l’ordre de la curiosité personnelle. De son côté, sur un sujet aussi épineux, elle tente bien autant que possible de ne pas se mêler de cette histoire et toute confidence que Nobby lui ferait resterait entre eux.

- Je pense que c’est toi, répond-elle après le départ du serveur. Peu importe, j’ai mon lot de jérémiades à écouler donc ça peut être tout aussi bien moi qui paie.

Il faut dire que Nobby a raison, elle est crevée. Ces derniers mois ont été éprouvant pour un nombre incalculables de raison, la disparition de Gaïa étant la cerise sur le gâteau. Il y a des choses dont elle peut parler et d’autres qu’elle doit taire. En particulier si ça concerne Harfang et pourtant le sujet ne cesse de la travailler. Pour se donner une contenance, elle hausse les épaules d’un air détendu et approuve :

- Ca et le reste. On ne peut pas dire que les derniers mois aient été de tout repos et sans inquiétude. Entre les détraqueurs sortis d’Azkaban, l’enlèvement de Gaïa, les accusations contre Octavia … Je te laisse imaginer.

Le dernier point, la jeune femme estime qu’il est en partie responsable, mais la soirée est trop avancée pour en parler et se faire des reproches n’aiderait en rien sa cousine. Or, depuis que Reha sait que celle-ci travaille sur ordre du Maître, elle est encore plus encline à assurer sa protection. Du reste, cette histoire de détraqueurs prête à sourire quand on sait qu’elle fait partie des responsables.

- Ajoute à ça quelques sangsues du genre Rowle et ça fait mon bonheur. Tu n’auras pas un petit mandat d’arrêt contre lui par hasard ? Quelque chose pour du harcèlement, juste pour lui apprendre la leçon. Voit ça comme une faveur !

Gaby est le meilleur ami de son frère. Oui, et alors ? Dans le fond, elle a beau l'apprécier - à une certaine distance - elle reste persuadée qu’un petit coup de pied au cul ne lui fera aucun mal. Et puis dans le fond, c’est le jeu.
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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeMar 10 Aoû - 22:53



Too much to think, too much to talk
Reha & Nobby
« Bijou ?  Sérieusement ? » S’indigne Nobby avec une mine outrée, sans négliger de s’assoir tout de même. Reha et lui ne font pas dans l’affection et les sarcasmes leur tiennent lieu de déclaration sincère d’amitié, et toute parole dérogeant à cette règle lui parait donc suspecte, sans compter le caractère un peu ridicule du surnom – à tout prendre c’est peut-être moqueur, et ça le rassurerait presque. Ce qui ne le rassure pas, en revanche, c’est ce qu’il croit comprendre lorsqu’elle évoque Jill. Ce n’est pas comme s’il avait suffisamment de problème comme ça, pas vrai ? Pas comme s’ils n’en avaient pas assez tous les deux, non plus, d’ailleurs, comme si ce n’était pas, en fait, ce qui le préoccupe le plus parce que quoiqu’il en dise, Jill a été importante et que sans elle, il ne sait pas trop ce qu’il deviendra, ni leur fille, non, il faut en plus qu’elle amène Reha dans l’histoire. Pas étonnant que la médicomage se plaigne. « Eh, ce n’est pas comme si je le faisais exprès. Je te rassure, elle se dispense très bien de messagers.  » Ce pic de mauvaise humeur soudain, qui n’est pas vraiment dirigé contre Reha, quoique la jeune femme pourrait légitimement se vexer d’avoir affaire à un ours, montre bien qu’il y a quelque chose, dont le directeur de la police magique n’a pas vraiment envie de parler. Ou plutôt si, au fond, parce qu’il ne sait pas très bien où il en est. Mais s’il se doute que Reha l’écouterait, il ne sait pas trop comment aborder le sujet. Déjà que la moitié de l’Emerald’s doit être au courant qu’il a ramené Dosia ici et en boire du petit lait, et que Jill se plaint, il a un peu honte. Il ne veut pas passer pour le connard de service ; il ne pense d’ailleurs pas l’être ; il est juste perdu. Alors, parce qu’il n’a pas vraiment le cœur à se battre avec la guérisseuse et à lui faire payer ses soucis, il secoue la tête : « Non laisse, je prends, me semble que je monopolise un peu trop la mauvaise humeur et la faculté de me plaindre. Sauf si ça me concerne directement, je refuse de payer pour que tu te plaignes de moi, ne rêves pas. »

Pour autant, Leach est curieux de savoir ce qui pourrait emmerder Reha. Quoiqu’elle paraisse fondée sur des chamailleries et des querelles constantes, leur relation est sans doute plus équilibrée qu’elle n’y parait. S’ils ne sont pas souvent d’accord, ils s’écoutent pourtant et ils se tolèrent mieux que le mépris de classe que leurs principes ne devraient leur dicter l’un envers l’autre. D’où sa question. Il ne dirait sans doute pas qu’il se soucie d’elle : mais le fait est que c’est le cas. « Ouais. J’ai à peu près la même de mon côté, si tu comptes Orpheus Beurk en plus, je vois l’idée. » Il hoche la tête, signalant d’un signe de connivence un peu bourru qu’il comprend, même si là encore, ils ne jouent pas vraiment dans le même camp. Pourtant, le chef de la police magique a du mal à voir la jeune femme comme une adversaire. En un sens, il comprend sa logique même s’il n’est pas d’accord avec, et son attitude, celle de quelqu’un qui s’inquiète pour les siens, quoiqu’ils aient fait – n’a-t-il pas le même réflexe et les mêmes scrupules, les mêmes tendances à les justifier, de son côté ? Alors il ajoute, presque sans bougonner : « Et je vais anticiper ta question, non, ça n’avance pas, ça stagne. S’il y avait un concours international de dissimulation de preuves, je pense qu’on pourrait y inscrire tous les protagonistes de toutes mes foutues enquêtes. » Ce qui est pour le moins frustrant, évidemment, car ce qu’il pense des gens, au fond, ne rentre pas en ligne de compte. Il aimerait bien que tous comprennent – Reha, Bob, les Yaxley et les autres – que justement, il essaie de traiter tout le monde de la même manière, parce qu’il n’y a pas de bons meurtres ou de bonnes agressions, ni de victimes plus digne de valeur ou d’attention que les autres. Il n’est pas plus satisfait de l’agression de Gaia Yaxley, en ce sens, que de celle de Joan Greene-Colton.

En attendant, ça ne lui en apprend pas plus sur les malheurs de Reha, qui est restée bien évasive – encore que ça se suffise en soi – sur ses propres ennuis. Et Leach cligne des yeux d’incompréhension lorsqu’elle finit par se plaindre d’un type qu’il peine à remettre. « Qui ça ? Le journaliste, tu veux dire ? » Il est vrai que Gabriel Rowle est un sacré vautour, mais c’est le cas de beaucoup de journalistes à sensation, qui trainent en meute dans toutes les affaires criminelles et donc souvent à Sainte-Mangouste, et Nobby se demande pour quoi c’est sur lui en particulier que ça tombe : « Je ne peux pas mettre en prison tous les gens dont la tête ne te revient pas, tu sais, et je suis sûr que tu peux te défendre toute seule. » Lance-t-il, amusé, en écartant les bras avec un signe d’impuissance. Puis, curieux de savoir ce qui vaut à Rowle tant d’acrimonie, mais presque sérieux : « Pourquoi est-ce qu’il te harcèle, dis voir ? Que je vois si je peux faire quelque chose. » Un peu d’esbroufe ou une plaque montrée ne devrait pas être trop problématique au regard du règlement si besoin, mais Leach aimerait d’abord comprendre ce qu’il se passe. « Laisse-moi deviner, un autre de tes soupirants ? Tu n’as pas assez à faire marner ce pauvre Callahan ? Il passe son temps à soupirer après toi, le grand méchant mafieux. » Il pointe d’un signe de tête le patron du bar, qu’il a salué en entrant, et qui semble mystérieusement être apparu en apprenant que Reha était là. Nobby jurerait même qu’un serveur l’a envoyé cherché, ce qui le fait beaucoup rire. Evidemment, dans son propos, il n’y a aucune intention mauvaise. Avoir Rory Callahan comme prétendant est une gageure en soi et il comprendrait si Reha l’ignorait volontairement. L’histoire le fait simplement rire, comme le cas de Rowle, sans qu’il ne s’en rende compte qu’il peut être lourd par accident.

D’ailleurs, sans plus y penser, il enchaine sur une nouvelle qui devrait réjouir la jeune femme : « Tiens, d’ailleurs, si tu veux une bonne nouvelle, je pense que celle-ci devrait te faire plaisir, à propos des Callahan et consorts. Son frangin – celui qui a emmerdé Xena – a apparemment passé l’arme à gauche. Règlement de compte, parait-il, j’en sais pas plus, c’est chez les moldus. Mais si tu veux mon avis, c’est pas un mal. Je l’ai eu dans deux salles affaires avec deux gamines différentes. Bon débarras. On trinque à ça ? » Nobby Leach n’est pas homme à célébrer et à se réjouir de la mort des gens, mais il considère qu’il y a des salauds qui méritent moins d’être pleurer que les autres.

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeJeu 12 Aoû - 23:46

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkL’indignation de Nobby est toujours passagère. Il faut dire que Reha a appris à ne plus y faire attention, probablement parce que la majorité de ce qu’elle dit est déstiné à indigner le Chef de la Police Magique et qu’elle s’en amuse énormément. C’est l’avantage de ceux qui défendent la veuve et l’orphelin, ils ne manquent jamais de cause dans lesquelles se lancer corps et âme. L’indignation leur vient facilement. Un trait de caractère, que, malgré sa maison à Poudlard, et sa proximité familiale avec Tibérius et Gaïa, elle ne partage pas ! Néanmoins, pour ce soir au moins, Reha est prête à être moins moqueuse qu’à l’accoutumée. Si elle a dû subir les jérémiades de Jill, nul doute que son mari en a eu pour son argent aussi. Certaines diraient qu’elles sont méritées et Reha ne les contredira pas. Du peu qu’elle a compris, Nobby n’est pas tout blanc dans cette histoire et tant qu’à en entendre parler tous les jours, Reha serait presque curieuse d’en savoir un peu plus. Pourtant, elle n’est pas juge et si elle est curieuse de connaître les faits, elle laisse les autres passer leur sentence. La justice, chez elle, a quelque chose de très personnel et subjectif. Un fait qu’elle assume parfaitement et qui, pour une fois, devrait arranger Leach.

- Oh j’imagine bien qu’elle vocalise ses critiques de façon fréquente. Enfin, quand elle arrive à te trouver. La rumeur dit que même pour dormir et manger, tu n’es pas toujours à ton domicile. Pas que je te blâme, qui aurait envie de rentrer chez soi en étant sûr de trouver plus de disputes que sur son lieu de travail ?

Pragmatique, Reha peut comprendre pourquoi Nobby évite de rentrer chez lui et surtout pourquoi il pourrait envisager de le faire volontairement. Des propos qui ne plairaient pas à Jill si elle les entendait. Heureusement, même si la médicomage manque singulièrement de tact, elle connaît les limites des personnes à qui elle parle. Or, elle tient à passer des journées de travail plus ou moins paisibles, énoncer des propros déplaisants à une collègue déjà sur les nerfs ne fait donc pas partie de son plan.

- Si tu insistes, répond-elle lorsqu’il propose de payer le verre. Je n’ai jamais été du genre à refuser un verre, ou plusieurs. Après, tu sais que je vais finir par me plaindre de toi. C’est le jeu non ?, lui demande-t-elle avec un sourire taquin. Je me plains, tu me trouves insupportable, je souligne que je n’ai jamais vu un gryffondor aussi idiot et que, pourtant, il y a de concurrence, on se quitte et on recommence. Non ?

La question ne mérite pas vraiment de réponse. Il faut dire que Reha la connaît, c’est leur routine et dans la catégorie qui aime bien châtie bien, la jeune femme a fait ses preuves depuis longtemps.

- Orpheus ? Qu’est-ce qu’il t’a encore fait ? C’est lui qui est à plaindre en ce moment de mon point de vue.

Il ne faut pas longtemps pour que la médicomage regrette d’avoir engagé le sujet. Comme souvent, dès que l’on touche au sang pur, ils ne s’entendent plus. Nobby n’a jamais compris leur façon de vivre et les règles qui étaient les leurs. Il les juge démodées voire inhumaines, quand elles sont naturelles à leurs yeux. L’histoire d’Orpheus est de son fils est un parfait exemple et nul doute que Leach ne saura jamais voir au-delà de ses préjugés.
Finalement, elle préfère parler de ses enquêtes. Quoique le sujet soit aussi frustrant pour elle que pour lui. Ils ne savent toujours pas qui a kidnappé sa belle-soeur et Octavia est toujours suspectée pour l’agression de Joan. Si elle ne s’inquiète pas trop pour sa cadette - il n’y a pas assez de preuves - elle brûle de venger la femme de son frère.

- Toujours pas de nouvelles pour Gaïa je suppose ? Tu as des idées de suspects ?

Bien entendu, il y a 80% de chance que Nobby se contente d’éluder le sujet, il n’a pas assez bu pour ça, mais qui ne tente rien n’a rien et Reha tente toujours sa chance. Elle proposerait bien d’aider à casser quelques jambes pour encourager les témoins récalcitrants à parler, mais étrangement, elle sent que sa proposition ne serait pas appréciée à sa juste valeur aussi préfère-t-elle se taire. Changeant de sujet, elle s’offusque :

- Rowle ? Un soupirant ? Plutôt coucher avec un nid de vipère, l’effet serait plus agréable, grimace-t-elle avec un frisson. Vraiment, tu ne vois pas qui c’est ? Quelle chance tu as ! C’est le meilleur ami de mon frère. Il était à Serpentard, je n’ai jamais compris ce que Ryiadh trouvait à la fréquentation des serpents, mais que veux-tu, on n’a pas la fratrie qu’on mérite, commente-t-elle avec un sourire affectueux. Quoiqu’il en soit, ce type est pire qu’une sangsue et il a décidé que j’étais sa source privilégiée à Sainte-Mangouste. Je suppose qu’il est tombé sur Xena en essayant de grappiller des nouvelles au deuxième. Elle l’aura sûrement remballé avec délicatesse. Parce que crois-moi, il est venu.

Elle jette un coup d’oeil à Rory et lève un sourcil interrogateur :

- Qui ça ? Callahan ? Je ne lui ai jamais adressé la parole, pourquoi veux tu qu’il soupire après moi. Par contre, tu me dirais bien comment ça se fait que tu es assez intime avec lui que pour imaginer ça.

En réalité, il a fallu quelques secondes à Reha pour se rappeler qui était Callahan. Mangemort lui aussi, ils ont déjà dû se croiser plusieurs fois, mais la jeune femme n’a jamais travaillé avec lui si bien qu’elle ne se rappelle pas lui avoir adresser une seule fois la parole. Il faut dire que s’ils servent tous les deux le Lord, ils n’ont pas le même statut si bien qu’à ses goûts vestimentaires douteux, s’ajoute une autre raison de ne pas se fréquenter. Cela dit, parler du propriétaire de l’établissement lui rappelle qu’elle est la seule autour de cette table à être servie. Prenant pitié du policier, elle hèle un serveur pour qu’ils viennent prendre leur commande, il lui faut donc un moment pour intégrer ce que Leach lui annonce.

- Parce que en plus cet imbécile est le frangin de Rory … Merlin, il y en a qui ne sont vraiment pas gâtés, un cracmol … Deux gamines ? Elle soupire. Comment est-ce qu’il peut bien faire pour les embobiner ? Enfin, s’il est canné, tant mieux, je propose qu’on fête ça, enfin si le serveur daigne prendre ta commande un jour.



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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeLun 16 Aoû - 0:35



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Non, il ne veut pas rentrer chez lui. De moins en moins, en tout cas. Répondre semble sur ce point plus que dispensable à Nobby ; Reha le sait très bien. Si elle ne sait pas tout, et il ne compte pas lui faciliter la tâche, car de toute façon, il n’y comprend pas grand-chose lui-même, elle parait presque en avance sur lui sur ce point. Pas étonnant quand on sait qu’elle lui avait déjà prédit qu’il n’avait pas le courage de s’interroger quant à son départ.

Au fond, ils se connaissent mieux qu’ils ne l’avouent tous les deux, et ils se comprennent sûrement chacun mieux qu’ils ne le disent. Alors oui, là aussi, elle a raison, c’est le jeu : peut-être est-il bien l’idiot du siècle – j’ai de la concurrence et j’ai pas besoin de chercher bien loin, qu’il grommelle – et peut-être bien qu’il la trouve insupportable – tu l’es, je fais pas les règles – ou peut-être pas tant que ça. Mais il est plus facile de payer un verre ou une tournée pour l’autre, voire de s’inquiéter mutuellement de l’état de fatigue de chacun, que de sortir des postures où ils sont tous les deux. En témoigne l’incompréhension qui traverse son regard à la mention de Orpheus Beurk. Le plaindre ? Il ne manquerait plus que ça. « A moi, rien. A son fils, oui. Ça tombe sous le coup de la loi, c’est tout. » Il hausse les épaules, considérant qu’il ne peut pas plaindre quelqu’un qui est responsable de son propre malheur et qui a fait tant de mal aux autres. Ou peut-être que si, dans la mesure où tous ces gens s’imposent des contraintes délirantes et rendent leur famille malheureuse, quand ils ne la détruisent pas, pour à peu près rien. Tous privilèges dont ils bénéficient, au vu du carcan qu’ils se coltinent, monté et imposé par leur seul esprit tordu – ou la peur irrationnelle que le monde s’effondre s’ils ne font pas comme ils ont toujours fait, Nobby ne les envie pas. Pire, au final, les sang purs lui inspireraient presque de la pitié dans leur mépris. Il garde cependant cette opinion pour lui, comme celle sur Orpheus. Il y a des combats perdus d’avance et celui-ci en est un. Comme il sait qu’il ne convaincra pas Reha – pas plus qu’elle ne pourrait le convaincre – par accord tacite, il préfère revenir à un sujet presque plus neutre et se remet à parler de ses enquêtes. « Oh, si. Des suspects, j’en ai. Mais comme je te disais, il n’y a pas de preuves. Et même si tu vas sans doute me trouver un peu trop procédurier, j’arrête pas les gens sans ça. » Il sourit en le disant, impassible, mais ne s’aventure pas plus avant. Il sait ce que recouvre l’expression de « justice selon Reha Shafiq ». Tant pour lui éviter des ennuis que pour s’épargner de compliquer une enquête déjà difficile, il reste donc muet comme une carpe et ne rajoute rien.

Au lieu de ça, il préfère la charrier sur le journaliste qui la harcèle. Se frottant le menton pensivement, il rétorque finalement : « Hmm, je vois. Et ton frère, il peut pas lui en toucher un mot ? Ça m’éviterait de faire prendre une ordonnance d’éloignement. En revanche tu peux te servir de la perspective et de mon nom s’il recommence, ça devrait suffire si tu le mets dans la balance. » Non qu’il ne soit pas légèrement agacé des journalistes à scandale mais il soupçonne légèrement Reha d’exagérer pour l’apitoyer, ce qui ne marche pas vraiment. Le chef de la police garde la solution à l’esprit, au cas où, mais bientôt, il revient à leur passe-temps favori : agacer l’autre et la personne de Rory Callahan est assez hilarante pour le faire. Elle offre même un potentiel illimité pour ça. « Non, ne me dis pas que tu as jamais remarqué ? Il n’arrête pas de parler de toi. Rien que là, je le vois te regarder avec de grands yeux énamourés. C’est assez comique quand tu sais qui c’est. » Il est presque étonné que Reha lui dise cela tant c’est frappant. « Et en ce qui me concerne, il parait que parfois savoir jouer aux cartes et avoir ses entrées dans le milieu peut être utile à l’occasion quand on s’occupe de criminalité, comme moi. »

La conversation glisse finalement sur un autre Callahan. S’abstenant – encore – de relever l’allusion aux cracmols, Leach lève les yeux au ciel :  « Ne m’en parles pas. J’ai vu tellement de victimes défendre leur agresseur que ça ne devrait pas m’étonner, mais c’est tout de même navrant. Je suppose que c’est facile quand ce sont des filles un peu fragiles. Peut-être que c’était son cas aussi quand on voit comment Rory en parle. Enfin, peu importe ça fait un problème de moins, oui. » Il ne veut pas trop parler de Eve, cependant – ce ne serait pas bien – et trinquer à la mort de Finn lui suffit, mais effectivement, encore faudrait-il être servi.  « Oh, attends, on va demander au patron, il devrait bien pouvoir m’aider. » Il y voit là l’occasion de montrer à Reha l’ampleur des ravages qu’elle fait et c’est avec un grand sourire qu’il fait signe au patron, qui les lorgnait depuis le comptoir depuis un moment. « ‘soir Nobby. C’est quoi le problème ? » Mais bien vite, triturant sa moustache d’un air important, le voilà qui se tourne vers la médicomage : « Reha, un plaisir de te revoir ici, ça fait longtemps qu’on s’était pas vus. Particulièrement jolie, ce soir… » Hilare, Leach a du mal à retenir un gros rire devant la tentative désespérée de Rory de paraitre sous son meilleur jour et en même temps, de faire comme si la jeune femme était familière ou même simplement amie avec lui. Il doit presque en mordre son poing, et regrette définitivement de ne pas pouvoir plonger dans un de ces grands bocks de bière qu’on les autres clients. « La table te va ? On la garde au cas où, hein. Si jamais tu veux meilleure compagnie, hem, je reste au bar, j’ai des affaires à traiter, mais je suis toujours à ta disposition. Serviteur. »

Et il s’éloigne comme il est venu, sans doute convaincu d’être passé pour ce qu’il n’est pas : un gentleman. Car d’ordinaire, le connaissant, Rory Callahan ne s’embarrasse pas de politesse ou de techniques raffinées pour séduire – cela est réservé aux officiels. Ici il parait presque intimidé et Leach n’en peut plus de rire, si bien qu’il met un peu de temps à le rappeler. « Eh, Rory, m’oublie pas. Si ça te fait rien, j’aimerai bien qu’on m’apporte ma bière avant la fin de la soirée. » Il a peine droit à un signe, mais un serveur revient le voir juste après. Essuyant des larmes de lire sou le regard d’une Reha qui le fusille du regard, il essaye de reprendre : « Alors, tu me crois, maintenant, quand je disais qu’il était sur le point de défaillir dès qu’il te voyait ? Je ne sais pas ce que tu lui as fait si tu ne lui a jamais parlé, mais je ne l’ai jamais vu aussi aimable. Je crois même que je l’ai vu rougir, et ça, je crois que je vais pas m’en remettre. » Après tout, tant qu’à passer pour insupportable, autant qu’il y ait une raison pour.

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 23:15

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkParler avec Nobby, c’est un peu comme marcher sur une fine couche de glace. A chaque sujet un peu délicat - et Merlin sait qu’il y en a - elle sent la glace se craqueler un peu plus. Sagement, à moins qu’ils n’aient trop bu, un d’eux décide généralement de courber l’échine en premier change de sujet avant que les choses ne s’échauffent de trop. C’est un espèce d’accord tacite qui, pour le moment, porte ses fruits. C’est d’ailleurs pour ça que leur dernière rencontre remonte à quelque temps déjà. Outre leur planning chargé, ils savent tous les deux que les affaires en cours de Nobby concernent Reha en grande partie. Impossible donc d’esquiver totalement la conversation et au plus fort de la disparition de Gaïa, la médicomage ne se sentait pas de voir le Chef de la Police Magique sans lui hurler dessus pour évacuer sa frustration. Une méthode qui n’aurait probablement pas aidé à l’enquête et qui ne lui aurait valu la gratitude de quiconque si ce n’est Tibérius qui devait rêver d’en faire autant. Reste qu’à terme, même s’ils évitent au mieux les sujets qui fâchent, la glace continue de se craqueler et peut-être sont-ils conscients que cette amitié qu’ils entretiennent ne tiendra pas éternellement.

Reha n’est pas du genre à se poser autant de questions. Tout ça, elle s’en doute. Elle le sait, mais de façon pragmatique, elle préfère profiter du présent plutôt que de s’inquiéter du futur. Oui, un jour, elle devrait rompre avec sa vie d’avant. Celle qu’elle avait avant de prêter allégeance au Lord. A un moment, la vie qu’elle prétend avoir éclatera et il faudra faire une croix sur le passé et les gens qu’il contient. Nobby sera en première ligne, elle le sait, mais c’est le choix qu’elle a fait et elle n’est pas le genre de femme qui regrette ses décisions, aussi difficiles soient-elles. Il faut parfois tout sacrifier pour obtenir ce que l’on désire.

- Tu sais, déclare-t-elle d’un ton tranquille, j’ai toujours pensé que des choses comme la présomption d’innocence c’était pour les moldus. Est-ce que ce n’est pas pour ça qu’ils sont restés en guerre aussi longtemps ? Faire confiance aux mauvaises personnes, ne pas réagir à temps … Enfin, j’imagine que tu me trouveras trop expéditive, conclut-elle avec un sourire qui ne doit pas avoir grand chose de rassurant.

Le reste de la discussion est plus léger. La jeune femme n’a jamais été une comédienne talentueuse, elle laisse ça à d’autres. Ce n’est donc pas étonnant que Leach n’ait pas l’air de s’apitoyer sur son sort lorsqu’elle lui raconte ses déboires avec Gabby. Il faut être honnête, Rowle n’est peut-être pas aussi exaspérant que ça. Ils se connaissent bien et depuis longtemps. Si l’ami de frère a tendance à lui taper sur le système, elle peut tout de même lui reconnaître quelques qualités. Pourtant, elle ne peut pas nier qu’elle a été particulièrement exaspérée de le voir se servir de leur relation pour tenter d’arriver à ses fins. Un comportement trop Serpentard à son goût, ce qu’elle ne manque pas de faire remarquer à son compagnon :

- Oh, tu vois, mon frère n’a jamais été du genre à se mouiller et puis honnêtement, je l’avoue, j’exagère un peu, mais il est juste trop serpentard pour moi. Tu sais comment c’est, rare sont ceux qu’on pouvait piffer à Poudlard.

Parce que sang pur ou pas sang pur, s’il y a bien quelque chose capable de rassembler les gens au-delà de la distinction du sang et de la famille, c’est la maison à Poudlard. Or, Nobby comme Reha ont fait leur classe à Gryffondor. L’air de rien, ça compte, assez en tout cas pour qu’ils se soient toujours senti proches, même s’ils n’ont pas fréquenter l’école au même moment. Proches ou pas, ça ne les empêche pas de s’emmerder mutuellement à la moindre occasion. C’est précisément ce que Leach est en train de faire à l’instant et autant dire que la jeune femme n’apprécie que moyennement. Plus le sourire de Nobby s’élargit, plus celui de Reha se rétrécit. Sa bouche aborde une moue indignée que Gaïa elle-même ne renierait pas tandis qu’elle proteste.

- Tu es ridicule ! De toute façon, ce n’est pas comme si je prêtais attention aux personnels, conclut-elle avec un air de dédain qui signifie qu’elle est bien au-dessus de ça.

De tous les sang purs, Reha n’est clairement pas la plus snob. Loin de là, elle a d’ailleurs toujours entretenu de bonnes relations avec les sang-mêlé, mais Rory, c’est trop. Sans compter que si Leach le connaît, c’est qu’il le surveille. Une information inquiétante dont la jeune femme devra faire part sans tarder. Que Rory fantasme sur elle si ça lui fait plaisir, il ne sera ni le premier, ni le dernier, mais qu’il garde ça pour lui. Non seulement elle n’est pas intéressée, mais en plus de ça, il risque bien de mettre leur couverture à tous en péril. Oui, la médicomage ne se souvient pas lui avoir adressé plus de trois mots en dehors du nécessaire dit aux réunions et lors de diverses opérations, mais ils se connaissent, un peu mieux que ce qu’elle prétend devant Nobby. Merlin soit loué, celui-ci est trop occupé à en rire pour vraiment y prêter attention.

L’annonce de la mort de l’agresseur de Xena est une occasion pour lever son verre à autre chose que ces bêtises, mais encore faudrait-il qu’il en ait un. L’occasion de remettre Rory sur le tapis. Reha voit bien qu’il prend un malin plaisir à la contrarier et pour peu c’est son verre à elle qui viendrait lui titiller le gosier d’une manière peu agréable. C’est d’ailleurs le patron en question qui se ramène à leur table et Reha ne peut que prendre son air le plus désagréable pour lâcher du bout des lèvres :

- Jolie ? Vraiment ? Si tes serveurs servaient les verres aussi vite que tu m’infliges tes platitudes, je serais peut-être contente.

Loin de se vexer, Rory semble plutôt heureux qu’elle daigne lui adresser la parole et la suite du discours est aussi insultant qu’il est obséquieux. Même Reha, qui n’est pourtant pas à court d’audace, en reste pantoise. Une courbette plus tard, il leur tourne le dos tandis que Nobby essuie quelques larmes. Du coin de l’œil, la jeune femme voit deux serveurs se faire vertement réprimander et étrangement, la bière de Nobby ne tarde pas à arriver avec les excuses et les compliments du patron (sans qu’ils sachent dans quel ordre les prendre).

- Ris autant que tu veux. Il peut bien courir après autant qu’il veut. Il n’obtiendra rien d'autre qu'une gifle s’il m’irrite de trop. Pour qui est-ce qu’il se prend ?

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeDim 22 Aoû - 19:14



Too much to think, too much to talk
Reha & Nobby
Un instant, le visage de Nobby se ferme en entendant parler de la seconde guerre mondiale. Nombreux sont les londoniens à pleurer un ou des parents depuis la fin de celle-ci. Lui y a perdu les siens – personne n’a vraiment pu échapper au Blitz – et parfois il lui semble que son frère ne sera plus jamais le même. Evidemment, tout cela, Reha n’en a aucune idée, et ce n’est pas sa faute. Il n’est pas certain qu’elle ferait la même comparaison si elle savait. Toute orageuse, basée sur les moqueries et les sarcasmes que leur relation soit, il décide que non, ça n’inclut pas d’appuyer là où ça fait vraiment mal en utilisant le deuil pour ce faire, et que ça ne vaut pas la peine de se mettre en colère. Il se contente donc de répliquer d’un ton plat et neutre : « Ne me lance pas sur ce sujet. Je pense, non, à vrai dire, je suis certain, que tu n’aimerais pas les explications que je te donnerais. » De son point de vue, elle parle ici avec l’arrogance des sangs purs qui croient vraiment tout connaitre alors qu’ils n’ont pas vu grand-chose de leur vie, et qui prétendent savoir comment les gens raisonnent et agissent – et qui se sentent parfois supérieur pour cela. Il ne comprend ni n’envie leur vie pour sa part, à la différence qu’il n’essaye pas – même si Reha lui dirait le contraire, de faire la leçon aux autres là-dessus. Pourtant, ici, ce serait facile, pour le chef de la police. Le parallèle entre Hitler et la pureté de la race allemande et les théories des sang purs est presque trop évident. Pourquoi en épargner à la médicomage, alors ? Parce que c’est plus bête que méchant, et bourré de préjugés, sans doute. Parce que Reha n’est pas une extrémiste – du moins le croit-il – et que ça n’en vaut pas la peine. Juste quelqu’un qui ne sait pas de quoi elle parle et qui tente de faire un bon mot. Il y a des sujets sur lesquels ils ne s’entendront jamais et pour lesquels Nobby a donc abandonné l’idée de la convaincre. Pourtant, il a toujours été du genre à dire les choses. Contradictoire ? Oui, sans doute. Lui dirait qu’il faut savoir choisir ses combats – ironique là encore venant d’un homme qui a tendance à les choisir tous. On peut simplement dire qu’il sait quand elle détourne le sujet pour essayer d’avoir l’avantage dans leurs disputes. « Et je ne crois pas que tu sois expéditive. Je crois que toi, mais comme le reste de ta famille, aimez les principes à géométrie variable et que vous ne les appliquez que lorsqu’ils vous servent. Vous seriez les premiers à hurler si je ne l’appliquais pas à Octavia Yaxley. J’ai tort ? Bon. Tu vois. » Il sourit amicalement, ce n’est ni une insulte ni une volonté de provoquer, juste un constat, qui n’appelle pas de commentaires particuliers. Oui, la présomption d’innocence ne lui facilite pas la tâche, surtout dans deux enquêtes comme celles-ci où il sait, littéralement, qui a fait le coup. Mais c’est comme ça. Sinon c’est le bordel. « Enfin, je suppose que je ne peux pas attendre de la part de quelqu’un de la famille d’une victime de ne pas vouloir une vengeance. Ne parle juste pas trop de ce genre d’idées illégales devant moi, je ne veux pas être au courant et devoir essayer de t'arrêter. » C’est le destin des flics, d’être détesté par les criminels et de subir le mécontentement des victimes, et ça n’est propre à Reha, ni aux sang purs. Bob en est d’ailleurs un très (trop ?) bon exemple, dont il s’abstient de parler tout de même.

Estimant le sujet clos, et n’ayant, même si ce n’était pas le cas pour la guérisseuse, aucune envie de s’y attarder, il préfère passer à autre chose, de moins conflictuel c’est possible. Un jour, il faudra qu’ils résolvent cette contradiction qui veut qu’ils se fréquentent en évoquant le moins possible leur nombreux sujets de désaccords. Autant dire que ce ne sera pas ce soir, ça gâcherait la bière, qu’on ne se décide, d’ailleurs, toujours pas à lui apporter. Au lieu de cela, Nobby compatit d’un signe de tête alors que la jeune femme continue à lui exposer le problème Rowle en long en large et en travers. « Le genre manipulateur, persifleur et arrogant ? Charmant. Je vois le tableau. Peut-être qu’une simple menace d’ordonnance d’éloignement… » Il hésite. Il est vrai qu’il ne peut pas piffrer les paparazzi, qui l’agacent suprêmement à porter une appréciation toujours déconnectée de la réalité sur son travail, et qu’il n’aime pas les fouineurs. Encore moins ceux de Serpentard, c’est vrai. Ce ne serait pas vraiment à titre de flic. Il n’utiliserait pas vraiment son titre, il ferait juste un peu d’esbrouffe. « Ne me regarde pas comme ça, ça fait juste longtemps que je n’ai pas remis un Serpentard à sa place, surtout un qui risque de causer un trouble à l’ordre public. Je ne le fais absolument pas parce que tu me le demandes. » Leur mauvaise foi et leur caractère respectivement bourru, quoiqu’à leur manière, très Gryffondor, ce qui explique sans doute malgré leurs différences comment ils parviennent à se supporter aussi bien, quoiqu’il n’avouerait jamais qu’il le fait uniquement pour lui filer un coup de main – question de principe et de fierté dont on ne sait pas si elle est plus masculine que rouge et or.

Au lieu de ça, il préfère se moquer gentiment d’elle à propos de Rory, qui éclipse bientôt presque entièrement le sujet de la mort de son frère, pourtant sujet plus sérieux et plus grave. « Moi, ridicule ? Ce n’est pas moi qui te regarderait avec des yeux énamourés si tu me collais une gifle. Lui…j’ai des doutes. » A croire qu’il a besoin, après toutes les semaines pourries qu’il a passé, de trouver un sujet pour décompresser, et il faut avouer que Rory et son amour pour Reha sont fort divertissants, même si c’est un peu aux dépens de la jeune femme. L’intégralité de la scène est un sketch et avec beaucoup d’honnêteté, s’il ne riait pas autant, il aurait un peu de compassion pour Reha, parce Rory n’est définitivement pas un cadeau. Mais c’est tellement irrésistible qu’il a du mal à ne pas s’étouffer de rire devant son air vexé – de manière un peu inconsciente, il veut bien l’avouer. A peine plus sérieusement, il enchaine avec l’œil qui frise : « Ben, il n’est pas précisément du personnel, comme tu dis, c’est le patron. Et il a beau ne pas avoir réussi à faire oublier que sa mère était une moldue, parmi les criminels, il est très influent. A force d’avoir tout ce qu’il veut, je suppose que ça lui est monté à la tête, même si clairement, il n’a pas appris les bonnes manières et la galanterie en même temps. » Il boit une gorgée de bière, note enfin la mine boudeuse de Reha, qui semble décidée à…bouder ? Oui, on dirait bien qu’elle boude. « On dirait que je vais m’en prendre une avant lui, à te regarder. Allez, ça va, je te charrie, c’est tout, pas besoin de faire cette tête. Reconnais que pour les histoires de cœur, tu as plus souvent l’occasion de te foutre de moi et de Jill que moi de te dire quoique ce soit sur quiconque. » C’est vrai, il ne l’a jamais vu avec personne. Sa vie sentimentale à lui ne ferait envie à personne tant son mariage semble (et, il faut l’admettre, est), en bout de course, mais il existe. Et d’ailleurs, parce qu’il se rend compte que sa crise de rire pourrait vraiment devenir vexante, il lui offre presque une porte de sortie en reparlant de Jill, quand bien même le sujet lui déplait souverainement – mais ce serait un juste retour de bâton d’une certaine manière. Reha, il ne l’a jamais ne serait-ce qu’entendu parler de quelqu’un avec elle vivrait, ou au moins sortirait. Peut-être n’est-il simplement pas le bon interlocuteur. Il est plus vieux qu’elle et quand même largement étranger et hermétique à la logique qui régit les relations amoureuses, si on peut parler ainsi, entre les sang purs. Mais ça l’intrigue et l’attriste un peu, ce qui doit se voir un instant à la moue de compassion qu’il laisse transparaitre : dans ces conditions, qu’il ne s’explique pas vraiment – il n'est pas sûr non plus de savoir comment poser la question – pas étonnant qu’elle ne trouve pas flatteur d’avoir un admirateur que Rory Callahan. Ni qu’elle soit vexée, si en se moquant, Leach retourne le couteau dans la plaie. Revenant à des chamailleries plus habituelles chez eux, le policier lance avec un sourire : « Bon, on trinque, puisque j’ai enfin un verre ? Ou c’est déjà le moment où tu boudes et où tu te plains ? » Manière d’excuses ? Peut-être. Elle n’aura certainement pas mieux de sa part, en tout cas.
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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeDim 22 Aoû - 22:47

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkLa guerre moldue. Un point sensible pour nombre de sorciers ayant encore leurs racines dans le monde d’à côté. Du conflit, la jeune femme ne sait pas grand chose. De sa propre expérience, elle dirait même qu’elle en sait déjà trop. Cette funeste journée où elle a été coincée sous les bombardements moldus l’ont marquée à vie. Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’elle n’en a jamais parlé à des gens extérieurs à sa famille que c’est oublié. Tout l’inverse. Encore aujourd’hui, cet événement a un impact sur la façon dont elle mène sa vie. Pire, il a déterminé le chemin qu’elle a pris et ce n’est pas pour rien qu’elle s’est, peu après, enrôlée auprès du Lord lui offrant ses compétences et sa loyauté. En un sens, peut-être déteste-t-elle aussi le monde moldu pour ça. Elle le trouve trop grand, trop effrayant mais lui en veut également d’avoir déterminé sa façon de vivre. Tel un serpent qui se mord la queue, elle ne peut pas arrêter cette relation malsaine qui la lie aux moldus. Plutôt que d’assumer son problème, ne vaut-il mieux pas l’éradiquer ou au moins le contrôler ? Le monde sorcier doit rester ce qu’il est et pour ça, leurs valeurs doivent être à tout pris défendue.

Pendant un moment, l’idée d’argumenter avec Nobby la prend. Elle hésite. Laissez le dernier mot ? Pas son genre. Ça la démange, mais sagement, elle laisse tomber. Reha n’est pas venue ici pour se disputer avec Nobby. De toute façon, les occasions ne manquent et nul doute qu’un autre sujet les mènera vers leurs disputes habituelles, mais il est trop tôt dans la soirée pour ça. Ils sont trop sobres aussi se font-ils la grâce mutuelle de ne pas insister sur ce sujet trop douloureux pour eux deux.

D’un haussement d’épaules, elle ne va pas plus loin concernant Octavia et Gaïa. Pour une fois, la médicomage est largement d’accord avec le Chef de la Police Magique. Tant qu’à prévoir quelque chose d’illégal, autant ne pas en parler de vive voix. A l’heure actuelle, c’est loin d’être le cas, mais nul doute que si Octavia devait être considérée coupable où que si le kidnappeur de Gaïa n’était pas attrapé dans un délai raisonnable, son frère et elle s'occuperaient de faire justice eux-même. Des choses que Nobby n’a pas besoin de savoir aussi obéit-elle (une première) sans protester.

A la place, elle dresse un portrait pour le moins peu flatteur de Gaby. Leach a beau se faire le défenseur de la veuve et de l’orphelin, son amie sait que même lui ne peut pas résister à médire sur les Serpentards. Ils ont beau prétendre être adulte et ne plus se soucier des maisons, chacun sait que ce n’est qu’une façade. Des années après, ce genre de chose à encore de l’importance. Le sourire qu’elle affiche derrière son verre ne trompe personne. Bonne joueuse, elle lui accorde tout de même un :

- Si tu le dis, je te crois. Je n’oserai pas contrarier le grand manitou de la Police Magique.


Un ricanement plus tard, c’est elle qui se retrouve le dindon de la farce. Un changement de cible qui ne l’enchante que peu, en particulier quand le sujet de la blague s’avère être Rory Callahan. De sa vie, jamais Reha n’a pensé à un homme comme lui plus de deux minutes. Le dédain qu’elle éprouve envers lui n’est pas lié à son sang mais simplement à sa personne. S’il y a bien une chose dont Shafiq ne manque pas, c’est de l’égo. Or, la simple idée que quelqu’un comme Rory puisse se juger assez bien pour poser les yeux sur elle l’offense au plus haut point. Son caractère mis à part, il suffit d’ailleurs de voir les vêtements qu’il ose afficher pour estimer que l’homme est une insulte au bon goût. Son apparence est-elle influencée par le style moldu ? La jeune femme n’en sait rien, mais nul doute que si c’est le cas, les sorciers n’ont pas perdus au change en refusant de se “moderniser” comme le disent les sang mêlés.

- Crois-moi, si c’était toi qui me regardais comme ça, je ne me sentirais pas à moitié aussi insultée que je le suis maintenant. Même si on ne vient pas du même milieu et que nos opinions se rejoignent rarement, tu es intelligent et j’irai même jusqu’à dire pas désagréable à regarder si tu n’avais pas l’air au bout de ta vie à chaque fois que je te voyais.

Malgré ses propos moqueurs, c’est probablement un des rares compliments que la jeune femme a jamais adressé à Nobby. Frotter les manches, ce n’est pas son genre et elle est tellement sans filtre qu’elle n'éprouve pas le besoin de verbaliser ce qu’elle pense tant c’est généralement évident.

- Influent,
crache-t-elle avec un certain mépris. La pègre sorcière ne doit pas valoir grand chose si c’est le cas. Je suis probablement dix fois la duelliste qu’il est. Sa galanterie, je m’en fous, ce n’est pas ça qui fait un homme, mais lui manque juste de tout.

Pour une fois, la fierté de la jeune femme n’est pas mal placée. A sa sortie de Poudlard, le Ministère lui tendait les bras et elle aurait pu faire partie des tireurs d’élite si on l’avait laissée faire. Seulement, ses parents, déjà irrités par l’idée même qu’elle puisse faire des études, ont mis un terme à ses envies rapidement. Un métier, oui, mais de femme. Or, l’unique fille de Sarang Shafiq était bien trop précieuse pour qu’on lui permette de se lancer dans un métier aussi dangereux. De son côté, Nobby ne doit y voir que de la vantardise mal placée, mais Reha n’a jamais cessé de s’entraîner et ses compétences en duel dépassent de loin celles qu’elle peut avoir en soin.

Un peu vexée, elle fait la tête, mais Reha est une femme impulsive et sa mauvaise humeur ne met pas longtemps à disparaître lorsqu’ils trinquent. Elle boit une gorgée de son verre et garde le silence, acceptant les presque excuses de son compagnon. Puis, finalement, l’air de rien, elle demande :

- Du coup, tu me la racontes ta version ? Puisque je suis obligée d’écouter des jérémiades, autant que j’ai les deux, non ?

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeMer 25 Aoû - 22:06



Too much to think, too much to talk
Reha & Nobby
« Menteuse, c’est ton passe-temps préféré. » Balaie Nobby avec un sourire goguenard, refermant ainsi le sujet Gabriel Rowle. Oui, on ne peut pas nier, ils aiment se contrarier l’un et l’autre. Une relation, finalement, typiquement Gryffondor, compte tenu de leurs différences d’origines et de leurs parcours personnels, quoiqu’un peu gamine. A peine sont-ils assez adultes pour savoir s’arrêter quand ils touchent un point sensible ou qu’ils se rendent compte qu’ils deviennent vraiment blessants, ce qui n’est, en tout cas du côté de Leach, pas le but. Mais peut-être est-ce pour cela que cette relation, faites de jugements et de préjugés, et d’une drôle de manière d’écouter l’autre, comme un contrat tacite passé entre eux – si tu geins, je vais geindre aussi et gare à toi si tu oses l’ouvrir – ou plutôt un pacte implicite de non-agression.

Voilà sans doute pourquoi il s’arrête quand il voit la mine que tire la jeune femme après l’épisode Rory et à quel point elle est vexée. Acceptant de bonne grâce les représailles et la laissant épancher son courroux, le directeur de la police se fend d’un sourire : « Est-ce que je rêve où est-ce que tu viens de me faire un compliment ? Tu sais que tu aurais tes chances si tu apprenais à en faire en bonne et due forme ? » Il ne prend pas le fond du discours au sérieux. Ce serait une vraie proposition qu’il ne la comprendrait pas vraiment ; Reha n’est pas comme ça de toute façon, alors venant d’elle, il n’y croirait même pas, jugeant impossible qu’elle fasse à ce point là un pas de côté concernant ses préjugés et qu’elle abandonne ses principes. Quelqu’un comme Dosia, c’est différent, elle n’a rien de la sang pure classique, même si elle a elle aussi des principes. Non, ce serait tout simplement, et peu importe combien son mariage va mal…incongru. Alors il réplique sur le même ton que d’habitude et t puis, avec une mine faussement boudeuse, ajoute : « Je ne suis pas au bout de ma vie. J’ai juste quarante-deux ans. Tu verras quand ça t’arrivera, gamine. » Non, c’est vrai, pas tant que ça, si ? Il ne s’est jamais posé la question, Leach. A peine sait-il, en fait, quel âge il a et s’il commence à rouiller. Il fait le taff, c’est tout. Personne ne le fera à sa place, et il ne peut pas se plaindre que les choses ne changent pas s’il ne fait pas sa part. Alors il fait ce qu’il doit, mais oui, le temps passe et il vieillit. Sans oublier de se battre. Il ne sait faire que ça, en bon Gryffondor. Et s’il ne sous-estimerait pas Rory autant que Reha, les déclarations de la jeune femme l’intéressent, alors il commente joyeusement : « Je serais ravi de te voir lui faire sa fête si ça te chante. Il m’est utile, mais c’est un abruti. Une leçon ne lui ferait pas de mal. Encore qu’il serait fichu d’aimer ça. » Il se marre encore, et conclut par une proposition supplémentaire : « Si tu veux d’autres adversaires à l’occasion, je ne serais pas contre faire quelques heures supplémentaires. Toujours aimé le duel. Surtout si on peut faire des paris dessus. »  Depuis que le vieux Northanger a pris sa retraite, il s’emmerde un peu. Il y a bien Fawley, mais Fawley est…ingérable. Alors – quoiqu’il se dise qu’il devrait gagner tout de même, forcément, égo masculin oblige – Leach se dit que tant qu’à faire, se battre avec Reha ne serait pas une mauvaise idée. Un peu plus ou un peu moins de toute façon, ça ne change pas grand-chose, et si ça leur évite de réellement se sauter à la gorge, ce qu’il aimerait éviter. Quitte à s’excuser sans en avoir l’air.

Ou à tendre le bâton pour se faire battre. C’est le jeu, et il faudrait être beau perdant, puisqu’il a lui-même de nouveau ramené la discussion à Jill. Mais à la vérité, Nobby n’a pas vraiment envie d’en parler, même si à tout bien y réfléchir, Reha n’a pas l’air si moqueuse que ça. Le souci, c’est qu’il ne sait pas par où commencer – ou peut-être qu’il culpabilise, ou les deux. Mal à l’aise, le policier tente une parade pour esquiver le sujet, mais qui, ne le convainquant pas lui-même, risque de ne pas mieux fonctionner concernant Reha. « Il n’y a rien à raconter. C’est juste…comme d’habitude. En pire... » Il est brutalement interrompu par Rory, qui semble à présent vouloir lui parler à lui : « Eh, au fait, Leach, je t’ai pas revu avec la brune de l’autre fois, tu sais, la petite Beurk, qu’est-ce qu’elle devient ? Elle avait l’air de te trouver à son gout, non ? Sacré charmeur, pour un flic, enfin, vrai que vous vous reproduisez entre vous. » L’envie soudaine de passer les menottes à Rory Callahan pour outrages à agents et d’essayer de l’envoyer en cabane pour quelques années. Chose rare chez lui, il doit être rouge d’embarras jusqu’aux oreilles, et c’est d’un air particulièrement revêche qu’il grommelle : « De quoi j’me mêle ? » La réponse manque de répartie et de mordant, et le mafieux y voit une certaine approbation, si bien qu’il finit par lui taper amicalement sur l’épaule et par s’éloigner en se marrant.

« Tocard… » siffle le chef de la police tout bas en le fusillant du regard. Il le suit des yeux quelques instants, avant de reporter son regard vers Reha qui sourit d’un air étrangement triomphant et qui ne lui plait pas du tout. « Arrête. Arrête immédiatement. Il ne s’est rien passé. » Problème, il ne peut plus éviter la conversation. « Oui, bon d’accord, je l’ai embrassée. » Il répugne vraiment à en parler. Non seulement pour ne pas mettre Dosia dans l’embarras, mais aussi parce qu’il n’en mène pas large vis-à-vis de Jill, et enfin parce que en plus, ça n’a même pas marché. « Et il ne s’est rien passé d’autres. C’est une fille intelligente, contrairement à moi. » L’époux désespéré de son mariage et qui n’arrive même pas à être infidèle. Quel sketch. Nobby se fait assez honte comme ça pour éviter d’en rajouter. Se frottant machinalement les yeux, il se met pourtant à parler : « Je ne sais pas trop où j’en suis. Jill devine, mais elle n’en sait rien. Je crois que c’est arrivé parce que c’est fini, pas que c’est en train de finir parce que c’est arrivé. Tu vois ce que je veux dire ? » Il ne parle pas de Grace : si la chanteuse a peut-être le déclic qui lui a permis de voir que ça n'allait pas, il n'a jamais eu de nouvelles et il est probable qu'elle ait oublié. Et lui aussi, peut-être parce qu'il pense un peu trop à comment ne pas vexer Jill, et surtout à Dosia. « Mais j’en sais rien, en fait, de si ça l’est. A un moment, c’est juste devenu plus insupportable que d’habitude. J’avais trop de boulot, et je me suis mis à ne plus vouloir rentrer. Et je ne peux pas dire que j’en ai vraiment envie, à part pour voir vraiment Rebecca. » Il ne sait pas trop ce qu’il raconter, mais il lui semble que ça lui fait un peu de bien, alors, il continue, divaguant un peu, sans se soucier d’être vraiment clair : « Ce n’est pas classe, je sais. Pas plus que de me laisser tenter comme ça. Je me suis accroché en me disant que c’était une mauvaise passe de plus, que ni Jill ni Rebecca ne méritaient ça, et puis…plus je réfléchis, plus je me demande si le divorce, ce ne serait pas plus honnête. » C’est bien la première fois que Leach l’avoue et le constat le surprend presque lui-même. Pourtant, c’est comme si on lui avait ôté un poids lorsqu’il a fait cet aveu, au point qu’il se sent capable de maugréer de nouveau : « Voilà, maintenant, fous toi de moi si tu veux. »
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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeLun 30 Aoû - 22:31

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkReha peut protester autant qu’elle veut, Nobby - pas plus que le reste du monde - ne pourrait gober un mensonge aussi flagrant que celui-là. Active voir même hyper-active auraient dit ses parents, si la notion avait atteint leur époque, elle n’a jamais su rester tranquille. Il lui faut toujours quelque chose à faire et, à défaut, quelqu’un à ennuyer. Leach remplit parfaitement cet office. La jeune femme dirait même qu’il est une cible facile tant il a tendance à tendre le bâton pour se faire battre. Des Gryffondors, elle dit souvent qu’il n’a pris que le côté martyrs et même lui serait bien en peine de la contredire. Il semble être né pour défendre la veuve et l’orphelin. Grosso modo, on pourrait donc qualifier Nobby de “type bien” si on enlève sa propension à faire passer sa vie de famille tellement sur le côté qu’elle en devient inexistante. Il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. C’est d’ailleurs le propre des hommes et, dans ce domaine, les sang purs ne sont parfois pas mieux. Néanmoins, les apparences sont tout pour les gens comme eux et peu importe les problèmes qu’une famille peut rencontrer, elle fera toujours front commun envers et contre tout. Quelque chose que Jill et Nobby ne peuvent pas comprendre. Ce n’est pas pour ça que l’homme est sans qualité, son physique en est une.

De dix ans son aîné, elle peut dire qu’il est bel homme. Pas vraiment ceux que Reha recherche, mais il y a un certain charme dans son visage. Nul doute qu’il serait mieux s’il daignait se raser et qu’il ne portait pas tout le temps cet air fatigué qui lui est si familier, mais ça serait probablement trop demander. Nobby est du genre à s’épuiser jusqu’à la moelle. On en revient encore une fois à la veuve et l’orphelin. Un sujet que la médicomage préfère ne pas aborder puisqu’elle sait déjà où cette conversation va les mener. A la place, elle répond sur le même ton :

- Un compliment ? N’exagérons rien. Je me contente d'énoncer un fait. Il y a des choses que même ma mauvaise foi ne peut pas nier. Et puis, soyons honnête, c’est uniquement pour ça que tu as réussi à attirer Jill. Ce n’est certainement pas ton caractère bougon qui l’a charmé et n’essaie pas de me faire croire qu’il y a un temps où tu ne passais pas la moitié de tes journées, je n’y croirais pas. Ce serait comme essayer de me faire croire que les loups-garous peuvent contrôler leurs instincts un soir de pleine lune.

Elle se moque et le ton n’est pas sérieux, mais Reha n’a probablement pas totalement tort. Nobby, tout méritant qu’il soit, vient d’une famille de moldus tandis que sa femme vient d’une famille certes de sang-mêlé, mais une vieille famille tout de même. Assez vieille pour que des sangs purs peu regardant aient accepté une alliance. Autant dire qu’ils ne partaient pas sur un pied d’égalité. Du reste, les réflexions du Chef de la Police Magique la font ricaner et elle répond, bon enfant :

- Mes chances ? Monsieur est trop bon ! J’imagine que je ne sais pas ce que je rate en refusant un tel parti. Tu m’excuseras si je ne tente pas ma chance. En dehors du fait que je pense qu’aucun de nous ne tiendrait plus de cinq minutes sans tenter d’étrangler l’autre, je m’en voudrais d’avoir ta femme sur le dos. Coucher avec des hommes mariés, pourquoi pas, mais pas quand je travaille avec leurs femmes.

Sauf Callidora. Même si techniquement, elles ne “travaillent” pas réellement ensemble. Néanmoins, ils leur arrivent de devoir collaborer. Se méprisant mutuellement, ce n’est jamais plaisant, mais elles savent mettre leur différend de côté le temps de servir leur maître. Du reste, le mépris d’une femme comme Callidora amuse Reha et elle lui rend son animosité au centuple.

- Gamine, s’offusque-t-elle. Pour rappel, au mieux, tu as l’âge d’être mon frère, je me demande d’ailleurs si tu n’as pas dû faire tes classes avec Chandra ou pas loin. Merlin, à t’entendre, on croirait que tu as déjà soixante ans. Enfin, avec les cernes que tu te paies, on en est peut-être pas loin.

Entre deux piques, Rory revient dans la conversation et le mépris de Reha est palpable lorsqu’elle affirme pouvoir le mettre au tapis si elle le désire. On pourrait penser à de la vantardise, mais c’est loin d’être le cas. S’il y a bien un domaine dans lequel la jeune femme excelle, c’est le duel. Néanmoins, il faut admettre que c’est une compétence qui n’a que peu d'utilité à l’hôpital où lors d’une soirée mondaine si bien qu’elle n’en fait pas souvent la démonstration. Mais si Leach est intéressé, ce n’est pas elle qui va le décourager et elle accepte la proposition avec enthousiasme.

- Ça te tente ? Avec plaisir? Je manque de partenaires en ce moment. Je serais ravie de te botter les fesses,
lance-t-elle avec un clin d'œil. Si tu as du temps la semaine prochaine, je suis ton homme.

Charitable, puisqu’il arrive à Nobby d’écouter ses propres problèmes, elle finit par lui demander pourquoi lui et Jill sont autant à couteau tiré en ce moment. Tant qu’à être coincée au milieu du couple, autant savoir pourquoi on lui brise les noix tous les matins. Nobby s’apprête à nier - ce qu’il fait souvent - avant d’être interrompu par Callahan qui se sent pousser des ailes. Intéressée, Reha écoute tandis qu’un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Quand l’importun débarrasse enfin le plancher, elle n’est pas loin de ricaner. En particulier en voyant l’air revêche de Nobby.

- Moi ? Mais je n’ai encore rien fait, s’entend-elle répondre d’un air doucereux.

Elle écoute ses explications le sourire toujours aux lèvres, mais tout de même un peu sceptique.

- Eh bien Nobby, je ne pensais pas que c’était ton genre ! La petite Beurk ! Merlin … et moi qui pensais que tu n’aimais pas les sang pur. Si son frère savait ça … Tu sais que c’est un de mes meilleurs amis ? Enfin bon, ce n’était pas comme s’il entretenait de bonnes relations avec sa sœur …

Une traite à son sang. Rien que ça. Et même si la situation l’amuse, Reha ne perd pas de vue que c’est une information qui risque d’intéresser Orpheus au plus haut point.

- Quand on trompe sa femme, on évite de le faire dans ses lieux publics. Tututut, ne viens pas me dire que tu ne l’as pas trompé et qu’embrasser ce n’est pas couché. C’est l’excuse des gens qui se sentent coupables . Crois-moi, je m’y connais …

Elle se moque, mais dans le fond, elle plaint tout de même Nobby. Elle hausse les épaules et finalement, toute trace de moquerie disparue dans sa voix, elle dit :

- Tu sais, finalement, on en revient à ce que je te disais déjà il y a huit mois. Vous n’êtes pas sang pur, pourquoi vous vous obstinez à être malheureux quand vous avez un autre choix que nous ? Ce n’est pas comme si Jill était heureuse de son côté et que ta fille ne sentait pas que quelque chose cloche. Vos contraintes ne sont pas les nôtres et pourtant vous vous comportez comme si c’était le cas. Qu’est-ce que tu attends ? Que ça s’arrange miraculeusement ?


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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeLun 6 Sep - 0:00



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Reha & Nobby
Avant, c’était plus facile, a envie de répliquer le directeur de la police magique, pour qui est-ce qu’elle le prend ? Il n’a pas toujours été noyé sous les responsabilités, aussi inquiet, aussi absent, aussi bouffé par les soucis et le travail, quoiqu’il ne renoncerait jamais à ce qu’il fait – parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse, et puis de toute façon, sans doute parce que ça lui plait. Être optimiste et combattif en permanence, c’est difficile, mais il n’empêche. Il ne saurait pas vivre une vie où il ne serait pas utile aux autres, à tous les autres, et à ce qui est juste, quitte à sacrifier sa propre vie.

Alors évidemment, c’est peut-être bien pour ça qu’il n’aurait aucune chance avec Reha, Nobby le sait, et ne s’en plaint pas. Lui-même est conscient qu’au-delà des barrières tenant à leur statut du sang, ça ne marcherait pas. Que ce soit à cause de l’âge ou du caractère. Ils sont trop proches, paradoxalement, pour bien s’entendre – trop Gryffondors, en somme. Mais pour s’engueuler, ou se battre, comme il le propose, ce qui est en somme, la base de toute amitié digne de ce nom, ça peut encore aller, alors il se contente de marrer au reste, sans protester, et de répliquer avec autant de fougue qu’elle, pas impressionné pour deux sous : « Oh, je serais toi, je ne mettrai pas la charrue avant les hippogriffes. Il parait que je ne me défends encore pas trop mal, pour un bureaucrate. Va pour la semaine prochaine, si je survis d’ici là, on ne sait jamais. »

Ce qui n’est pas franchement gagné, vu la tournure que prend soudainement la conversation et la pagaille qu’y met Rory. Et le sourire de la guérisseuse, qui lui parait de fort mauvais augure, l’agace presque autant, du coup, que l’intervention du mangemort, et il ne peut s’empêcher de grogner en retour : « Non, mais je te connais, Merlin. Pourquoi a-t-il fallu que cet abruti s’en mêle… » Parce qu’il sait ce à quoi il va avoir droit ; certes, parler lui ferait du bien, mais en attendant il culpabilise et la mine réjouie de Reha, ravie d’avoir un autre prétexte pour se moquer de lui, ne l’aide pas, alors même qu’elle ne lui est pas fondamentalement hostile.

Et évidemment, aucune explication convaincante ne veut sortir, peut-être parce qu’il n’y en a pas. Alors le chef de la police en est réduit à protester avec indignation, mais en tombant à côté, en évitant le sujet qui fâche, étrangement vexé : « Je ne déteste pas les sang purs, sinon je ne trainerai pas avec toi… oh et puis merde, pourquoi je m’explique, comme si c’était le problème et que tu m’écoutais de toute façon. » Il voudrait plaider sa cause, oui, preuve de son sentiment de culpabilité, peut-être encore plus grand qu’il ne s’imagine, mais il n’y arrive pas, et puis à quoi bon quand Reha a très bien compris ce qu’il se passait, et qu’elle le déforme, de son point de vue, exprès ?

Il plonge le nez dans sa bière, boudeur, avant de relever brusquement la tête : une information importante vient de se faire jour dans son esprit et il n’en comprend qu’à présent que les implications. Écarquillant des yeux pleins d’horreur, le chef de la police magique entreprend de s’indigner : « Attends, comment ça, un de tes meilleurs amis ? » Sa mine paniquée doit être comique à observer de l’extérieur. « Tu ne vas pas aller lui raconter ça, quand même ? » Mais la vérité, c’est que Leach angoisse vraiment. Pas parce que Jill pourrait l’apprendre. Pas même parce qu’il subirait les quolibets de Orpheus Beurk. Non, toute cette histoire, et cette maladresse qu’il vient de commettre en racontant tout ça à Reha, un peu coincé par Rory cependant, pourrait non seulement lui couter son enquête, mais aussi sa carrière. Quelle bourde ! Souvent, il oublie presque Reha est aussi une sang pure, qu’elle les connait tous, et que sa loyauté va d’abord à eux, par amitié, mais cette fois, ça risque de lui couter cher. Non, se reprend-t-il. La première bourde, songe-t-il, c’est lui qui l’a commise en fricotant, littéralement, avec Theodosia. Non seulement par rapport à Jill, mais aussi et donc surtout professionnellement, vu sous cet angle. On ne fraternise pas, on ne pactise pas, avec les victimes, les suspects, ni leurs entourages. Même flics – mais c’est peut-être parce que Dosia l’est, justement, qu’il a oublié…

Maintenant, il faut en assumer les conséquences. Prévenir Theodosia, surtout, et à la possibilité de la revoir, le policier aurait presque un sourire attendri. Et c’est peut-être bien pour la défendre – ou protester, quand même, de sa relative intelligence, qu’il réplique d’un ton buté à la guérisseuse : « Il ne s’est rien passé en public, quand on est venu ici. On a parlé boulot. Quant au reste, c’est l’interprétation de Rory, et tu peux bien le raconter à Orpheus Beurk, je nierai catégoriquement jusqu’à l’existence même de la conversation qu’on est en train d’avoir. » Une chose en commun avec ses clients habituels, qu’il colle en garde à vue : Leach se dit d’ailleurs que c’est peut-être mauvais signe, si ses dénégations commencent à ressembler aux leurs. Méditatif, il songe cependant à un détail intéressant : « Remarque, je devrais peut-être t’interroger, quitte à ce que tout ça m’apporte des ennuis... » Sait-on jamais, ça ne lui apprendra peut-être rien, mais foutu pour foutu, il adorerait voir râler Reha pour ça. Et si ça pouvait la dissuader de parler à Beurk (il n’y croit guère), il serait (presque) prêt à envisager le chantage.

Ce n’est pas très juste, car quand il raconte finalement, il y a un vrai air de compassion sur le visage de la jeune femme. Pauvre petite fille riche, songe pourtant Nobby, un peu injuste, sans doute parce que Reha n’a pas entièrement tort quant au fait qu’il pourrait divorcer et que sa vie s’en trouverait nettement facilité. Mais il y a tout de même une sorte d’égoïsme qui l’agace, comme si, définitivement, sa vie a elle était pire que la sienne quand, de son point de vue, elle est surtout prisonnière de coutumes hors d’âges et inutile. Son « Tu veux dire les contraintes que vous vous imposez tous seuls en pensant que le monde cessera de tourner si vous ne le faites pas, alors que c’est manifestement faux ? » sort donc tout seul, sans même qu’il ne s’en rend compte, et ce n’est pas vraiment moins agressif que sa pensée initiale. Devinant l’éclat de colère, Leach lève une main en signe d’apaisement : « Pardon. C’était inutilement méchant. Laisse tomber, ce n’est pas vraiment comparable, de toute façon. » Il n’a pas les mots pour expliquer que ce n’est pas si simple que ça, justement, que même les gens « normaux », ont des contraintes, que l’amour, ça fait aussi ça, et que s’il n’est certainement pas coincé dans une relation de convenance, d’autres difficultés se présentent.

Se frottant les yeux, il soupire. Puis avance avec tristesse : « Quand je l’ai épousée, on était heureux. Alors, oui, peut-être qu’on a le choix. Peut-être que je le ferai, et ça vaudrait sans doute mieux. Je pourrais te dire que c’est mieux pour Rebecca, de rester ensemble, mais c’est pas pour ça, en vrai. C’est peut-être que c’est juste difficile de renoncer. Qu’est-ce qu’on est censés faire, une fois qu’on tourne le dos au projet de vie qu’on avait ? » Il y a une grande mélancolie dans son regard, perdue dans les souvenirs – les premiers pas de Rebecca, leur maison, au début, et puis Jill, dans sa robe de mariée, et puis le reste, tout le reste. Il se sent vide. S’il part, que restera-t-il ? Ce n’est pas seulement une question de réputation et d’ambition, du statut social qu’il a réussi à acquérir et du fait, que les divorcés ne sont pas mieux vu chez les moldus que les sorciers et que son sang ne change rien, parce qu’il est un officiel et qu’on lui cognera dessus. Il y a de ça, mais il y a surtout le vide. Ça fait tellement longtemps qu’il est avec Jill – 10 ans ? 12 ans ? – qu’il ne sait même plus ce que ça fait de vivre tout seul. Quoiqu’il en dise et peu importe le travail qu’il a, sa famille, c’est elle et Rebecca. Tous ses rêves et toute sa vie sont bâtis autour de ça. Comment continuer sans ? Il n’a pas la réponse, ce qu’il finit par avouer d’un ton piteux : « Moi, j’en sais rien. » Avant de sourire un peu tristement :  « Tu vois, ce n’est pas si facile. »

Il y a un long silence de sa part, et puis finalement, fronçant les sourcils, parce que plus il repense, moins il comprend, il finit par demander, intrigué : « Pourquoi tu dis que tu t’y connais ? Tu ne trompes personne avec personne, toi, si ? Notre ami Rory aurait fini par le savoir aussi, sinon. » Non qu’il veuille être intrusif ou détourner la conversation. Il est justement simplement curieux, car c’est le seul moment où Reha lui a parue étrangement…amère, au milieu des moqueries.

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeLun 20 Sep - 20:41

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkLa perspective d’un duel ne manque pas d’enthousiasmer Reha. La jeune femme a toujours eu une passion pour le sport et à défaut d’avoir pu continuer le Quidditch, elle s’est donnée corps et âme dans le duel. Elle a d’ailleurs longtemps fait partie d’un club jusqu’à ce que ses horaires de travail l’empêche d’assister de façon régulière aux séances d'entraînement. Désormais, il n’y a plus qu’avec des proches tel que Gwendall qu’elle a l’occasion de croiser la baguette. Des séances qu’elle apprécie, mais à force de s’entraîner avec les mêmes adversaires, les choses sont plus monotones tant ils se connaissent bien. L’excitation d’un partenaire étranger lui manque et Nobby est donc l’idéal puisque même s’ils sont amis, ils n’ont jamais eu l’occasion de pratiquer ensemble.

Un exercice probablement un peu dangereux quand on y pense. Reha, en tant que mangemort n’a pas vraiment d’intérêt à dévoiler tous ses talents. Elle sait que viendra un moment où leurs chemins se sépareront. Leurs opinions politiques, s’ils peuvent les mettre de côté le temps d’une soirée, sont trop dissemblables pour qu’ils soient autre chose que adversaires le moment venu. Elle est l’incarnation de tous les vices que le chef de la police magique voit dans la société sorcière, tandis que lui est le représentant d’une classe qui menace les fondations de leur pouvoir. Un constat peut-être triste, mais qui est inévitable pour qui ne veut pas se voiler la face.

- On verra, je te laisse le bénéfice du doute, mais ne te fais pas d’illusions, je veux bien plus en duel que je n’y paraît.

Autrement dit, hors de question de perdre. C’est sa réputation qui est en jeu. De quoi aurait-elle l’air si elle perdait face à un homme tel que Nobby ?

- Tu m’enverras un hibou pour me dire quand tu es disponible, je n’ai pas une semaine chargée donc ça devrait être simple pour moi.

Contrairement à son compagnon, les catastrophes ont arrêté de s’accumuler si bien qu’elle peut enfin souffler. Ce n’est de toute façon pas sur elle que l’attention se concentre, mais bien sur Nobby. Rory, qu’elle n’apprécie toujours pas plus, mais qui vient de gagner des points n’hésite d’ailleurs pas à en dire un peu trop sur les activités du policier ce qui ne manque pas d’embarrasser celui-ci.

- En même temps, si tu ne voulais pas qu’il s’en mêle, réplique-t-elle d’un air docte, il ne fallait pas venir dans un endroit que tu connais. C’est la première règle, quand tu fais quelque chose que tu ne veux pas qu’on sache, tu ne le fais pas en public. Et moi qui pensais que ça coulait de source pour un policier !

En réalité, elle est même étonnée que celui-ci ait été assez bête pour se faire pincer, mais nul doute que les choses n’étaient pas prévues. Nobby lui semble toujours avoir été un modèle de fidélité - comparé à elle - si bien qu’elle a du mal à l’imaginer trompé volontairement Jill. Mais dans le fond, pourquoi pas ? On ne connaît des gens (et même de ses amis) que ce qu’ils veulent bien nous montrer. Nul doute que même un homme aussi rigide que Leach a des vices cachés.

- Ne monte pas sur tes grands chevaux, je n’ai pas dis que tu nous détestais, juste que nous n’étions pas tes personnes favorites et je trouve que tu évites soigneusement le nœud du problème. Tu n'essaies pas un peu de noyer le poisson ?

Mi-rieuse, mi-moqueuse, elle regarde Nobby bouder dans son verre tandis qu’elle fait signe au serveur qu’elle apprécierait qu’on lui serve la même chose. L’espèce de panique dans la voix du directeur de la police magique lorsqu’il apprend qu’elle est proche d’Orpheus lui tire un éclat de rire qu’elle ne tente même pas de dissimuler.

- Merlin ! Si tu voyais ta tête Nobby. Évidemment qu’on est amis. On se connaît depuis longtemps et puis tu devrais le savoir, les vieilles familles se connaissent toutes entre elles. Rassure-toi, je n’irai pas lui raconter même si je ne peux pas nier que ça serait follement amusant. Ça ferait trop d’histoire et ce n’est pas le genre de publicité qu’on aime.

En réalité, même si Orpheus a renié sa sœur, la famille pour les sang pur restent la famille et nul doute que savoir que sa sœur fréquente un homme marié, né-moldu de surcroît ne ferait pas bonne presse aux Beurk. Non, décidément mieux vaut que tout ça reste secret. Après tout, ce n’est pas quelque chose de sérieux, du moins le croit-elle. Il faudrait être fou ou inconscient pour en faire quelque chose d’autre qu’une erreur de parcours. Néanmoins, il ne faut pas oublier que, comme elle, Leach est un gryffondor et que le sens commun tout comme la prudence ne sont pas toujours des qualités qu’ils possèdent.

- Tu sais que plus tu nies, moins tu es crédible ? Vraiment Leach, je pensais qu’à force de fréquenter des criminels, tes compétences se seraient améliorées. Tu n’as pas le profil de l’homme qui trompe sa femme alors arrête tes divagations maintenant. Je reconnais volontiers que Théodosia est une jeune femme charmante. Elle est jolie, astucieuse, ne manque pas d’intelligence, ni de répartie, si on enlève sa propension à tourner le dos à sa famille, on peut dire qu’elle a un profil parfait, mais elle a la moitié de ton âge ou presque et surtout, elle n’est pas pour toi. Tu le sais autant que moi.

Elle hausse un sourcil incrédule quand il parle de l'interroger et son ton se fait presque froid :

- Essaie donc. Sous quel prétexte exactement ? Association de malfaiteurs ? N’hésite pas à me dire si je dois prendre un avocat.

La blague, puisque s’en est une, reste de mauvais goût. Quoique indulgente pour beaucoup de choses, Reha n’apprécie pas l’idée que l’on puisse se servir de la relation informelle qu’ils entretiennent dans le cadre du travail. Elle n'a encore jamais franchi ce pas et nul doute que c’est une faute qu’elle ne pardonnerait pas. La jeune femme poursuit donc en lui jetant un regard noir :

- Je comprendrais que tu divorces de Jill parce que ça ne va pas. Tu en as la possibilité, mais te remettre avec quelqu’un. Tu ferais ça à ta fille ? Avec tout ce que ça implique ?

Parce que Théodosia n’est pas n’importe qui, parce que sa fille à lui en pâtirait et que si un jour la jeune femme devait vouloir des enfants, ils terniraient tous les deux une lignée de sang pur par leur agissement. Elle sait que son dernier argument n’est pas de nature à convaincre Nobby, tout l’inverse, mais la stigmatisation dont sa fille serait la victime est par contre une réalité qu’il ne peut nier. On peut hurler à la tolérance autant que l’on veut, les faits montrent que ce n’est qu’un désir illusoire et non pas une réalité. Avec un soupir, elle boit une gorgée de bière et hausse les épaules.

- Je me doute que ce n’est pas facile. Mais qu’est-ce que tu veux faire à part aller de l’avant et construire autre chose ? Ce n’est pas parce que ça ne correspond pas à ton plan initial que c’est mauvais pour autant.

Il faut bien qu’elle s’en convainque puisque sa vie à elle est loin de ressembler à ce qu’elle avait prévu de base. Fiancée à un jeune âge, elle aurait dû suivre le schéma classique de celle qui se marie juste après Poudlard. Une incompatibilité flagrante entre elle et son cousin a changé les choses et depuis rien ne s’enchaîne exactement comme elle l’aurait voulu. La jeune femme a du mal à trouver chaussure à son pied, désirant à la fois indépendance et maternité, les deux étant rarement compatibles avec le destin des femmes sang pur. Finalement, elle a fini par s’attacher à la mauvaise personne. Celle qui est indisponible et ne lui rendra jamais, elle le sait, l’affection qu’elle lui porte. Autant dire qu’en parler ne l’enthousiasme pas plus que ça, mais ce n’est pas un secret si bien qu’elle répond avec un air faussement détaché :

- Rory est un idiot qui ne gravite pas dans les mêmes sphères que moi et comme je te l’ai dis, quand tu fais ça, tu ne le fais pas en public. Enfin tu ne noteras que ce n’est pas un secret. Harfang a tellement de maîtresse que sa femme ne l’est plus que de nom depuis des années.


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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeVen 24 Sep - 0:06



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Pour un peu, ulcéré comme il est par les commentaires de Reha, Nobby se proposerait bien de ne pas retarder plus avant leur duel et de le commencer maintenant dans l’espoir vain de la faire taire. Manque de chance, il sait que la bienséance commande de ne pas se battre dans les bars, même si c’est assez relatif à l’Emerald’s du fait de son propriétaire, et peut-être aussi parce que la bienséance ou le bon sens, à voir, dont il a sacrément manqué en tout cas, auraient du commander qu’il ne vienne effectivement pas ici avec Théodosia. S’il fait le dos rond et se contente de bouder, c’est peut-être parce qu’il sait qu’il y a une part de vérité dans ce que Reha dit et qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Peut-être même est-ce pour cela qu’il est aussi vexé et qu’il ne songe même pas à protester ni à s’engager dans un débat qui ne menerait strictement nulle part sur les sang purs et les relations qu’il entretient avec eux. En revanche, il ne peut pas s’empêcher de paniquer, parce qu’il faut bien l’avouer, la situation est totalement effrayante et qu’il se sent perdre le contrôle de celle-ci, quitte à faire redoubler Reha d’hilarité. Le chef de la police magique pousse cependant un soupir de soulagement lorsqu’elle déclare finalement qu’elle ne dira rien. « Je suppose que je vais me taire sur le pourquoi du comment et t’en remercier platement. » Il aurait sans doute préféré que la guérisseuse lui dise que c’était par amitié pour lui et qu’il peut compter sur elle, mais il ne peut pas se permettre de faire la fine gueule et Leach se satisfait déjà de ce qu’il a – le moment où un instant, il a cru qu’il risquait bien de perdre son poste l’a chamboulé bien plus qu’il ne l’admet. Bizzaremment d’ailleurs, ce n’était pas seulement ça, mais aussi le fait d’avoir, un instant, cru qu’il s’était fourvoyé en faisant confiance à Reha. Leur amitié n’est certainement pas expansive et il suppose que de toute façon, elle passera toujours après la famille, mais il serait déçu, et probablement triste, de la perdre, quoiqu’il ne l’avouerait pas explicitement.

Preuve cependant qu’elle est sincère, le regard noir que Reha lui lance, quand, sans répondre aux remarques qu’elle fait sur Théodosia, quoique la tentation de défendre la jeune auror est forte, il s’interroge plutôt sur la possibilité de l’interroger. Bon, la blague est de mauvais gout, mais autant que la sienne et Leach, pour un instant, se met à rire : « Je parlais comme témoin, de quoi précisément veux-tu que je t’accuse, de toute façon, justement ? A part d’outrage à agent ? » Il sourit. « Je ne vais pas vraiment le faire, de toute façon, tu ne me dirais rien et je ne pourrais pas vraiment te le reprocher. C’est juste pour la frayeur de toute à l’heure. » Basse vengeance, il l’admet lui-même, mais il n’avait pas mieux en stock. Comme chef de la police, il sait que ce ne serait pas utile : il faut connaitre le profil et les raisons qui poussent les gens à agir, et il est évident que vu le mode de pensée de la jeune femme, elle ne dirait rien sur Orpheus. Et puis comme ami, il sait bien que ça ne fait pas. En bon Gryffondor, à moins qu’il ait vraiment quelque chose de sérieux contre Reha, une vraie accusation (quoique la qualification d’outrage à agent, elle, le tente vraiment, souvent), il trouverait ça parfaitement déloyal et s’y refuse un peu.

Il n’empêche, c’est quand même agaçant de la voir en voix de la raison – le contraire agacerait probablement tout autant la médicomage, d’ailleurs. Mais elle n’a pas tort. En fait, sa question est même rhétorique. Nobby se fiche éperdument des sang purs et si ça ne tenait qu’à Dosia et à lui, puisqu’elle s’est déjà rebellée contre eux, peut-être qu’il se passerait quelque chose. Mais Rebecca…non, c’est peut-être la seule chose qui le fait vraiment hésiter, par-dessus tout le reste. Mais il est surtout perdu. En fait, il n’y a peut-être pas de bonnes options tout court. Il finit lentement sa bière à longues gorgées, hochant distraitement la tête de temps en temps, avant de rebondir à propos de Dosia :  « Je sais tout ça. Elle aussi, je suppose. Comme je disais, elle est plus raisonnable que moi. Elle ne voulait pas que je divorce à cause d’elle, sans savoir si je voulais la voir parce que ça allait mal ou pour elle-même. Ça n’a mené à rien. Ça ne mènera à rien. C’est pour ça que je dis que ce n’est pas la peine qu’on en parle. » Pourtant, il faut bien, et puis il faudrait bien faire quelque chose : ça ne peut pas durer comme ça non plus. « Et construire quoi, si je ne peux pas fréquenter qui je veux ? » Il la regarde avec un brin d’amertume, pas vraiment dirigé contre Reha elle-même au demeurant. « C’est un genre d’impasse. » Dans tous les cas, il y a quelqu’un qui y perdra. Jill, Rebecca, Dosia, lui…bref. De toute façon, comme il l’a dit, ça ne mène nulle part et il ne se passera rien de plus, donc c’est un non-événement dont il ne devrait même pas parler – Godric maudisse Rory Callahan. Mais pour autant, ça traduit quelque chose d’autre, peut-être de plus effrayant. Que tout ce qu’il avait s’écroule, peut-être. « Je sais que tu as raison. Mais il n’empêche, je ne sais pas quoi faire. Tout reconstruire, peu importe quoi, je ne suis pas sûr de savoir faire, ni d’avoir l’énergie pour. »

Il fait un signe au serveur pour avoir une nouvelle bière, avant d’interroger Reha à son tour.

« Londubat ? » Il fronce les sourcils. Il ne connait pas, loin de là, tous les cousins de la jeune femme, et il se perd souvent parmi les sang purs, ne sachant plus qui est qui. Mais même lui sait, par Jill, plus que friande des ragots et de Sorcière Hebdo, que lui déteste, pour la réputation de Harfang Londubat. « Et tu le vois, toi ? » Il cligne des yeux, surpris, et ajoute franchement : « Pourquoi ? Je veux dire – ce n’est pas un jugement – mais s’il a autant de maitresses et qu’il ne te regarde pas juste toi, qu’est-ce que tu lui trouves ? Je ne vais pas redire ça souvent, mais il me semble que tu mérites mieux que ça, non ? » Et définitivement, ça, il ne comprend pas.

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeSam 25 Sep - 22:56

❝Nobby & Reha ❞Too much to think, to much to talkReha ne dira rien. Ça ne serait dans l’intérêt de personne. Ni le sien, ni celui d’Orpheus et encore moins celui de Nobby et Théodosia. Elle le fait autant par amitié que par intérêt, mais Reha étant Reha, elle préfère que son compagnon de boisson pense qu’elle agit uniquement par intérêt. Leur amitié a pris, au cours des années, un tour tellement particulier qu’elle trouve finalement plus facile de prétendre qu’il ne sont pas amis. Nobby doit penser pareil puisque c’est ce qui leur permet de mettre de la distance quand arrivent les sujets épineux ; Merlin sait qu’ils sont nombreux.

Finalement, elle se contente donc de hausser les épaules, préférant s’indigner à l’idée que Nobby puisse profiter de son statut pour l'interroger. Évidemment, il ne le sait pas, mais il aurait tout intérêt à essayer de le faire puisqu’elle fait partie des responsables des différentes attaques ayant touché le monde sorcier ces derniers temps. Une révélation qui mettrait fin à leur amitié. Un événement qui ne manquera pas d’arriver tôt ou tard, mais dont la jeune femme retarde étrangement l’échéance.

- Tu adorerais m’accuser d’outrage à agent. Honnêtement, je sais que l’unique raison pour laquelle tu ne l’as pas encore fait, c’est parce que tu préfères que ça soit moi plutôt que Jill qui te soigne quand tu reviens de mission et que tu passes avant tout le monde.

Le fait qu’il préfère que ça soit une amie plutôt que sa propre femme qui le soigne en dit beaucoup sur l’état de leur relation. Sagement, Reha, pourtant connue pour sa brutale franchise, décide de ne rien dire d’autre. C’est une discussion qu’ils ont déjà eu mainte fois et elle sait qu’il est parfaitement conscient de ce qu’elle pense si bien qu’elle n’a pas besoin d’en dire plus.

- Si je ne te connaissais pas aussi bien, je jurerai que tu as des gènes de Serpentard. C’est mesquin de te venger comme ça alors que tu tends le bâton pour te faire battre !

Après tout, Nobby est fautif. La médicomage est formelle. Si Rory n’est qu’un imbécile qui ne mérite pas un dixième de l’attention qu’ils sont obligés de lui accorder, il n’empêche que même lui est assez intelligent pour voir qu’il y a quelque chose entre Leach et sa subordonnée. Autant dire que s’afficher en public dans un endroit aussi petit que Londres sorcier est une erreur de débutant.

Le policier en a bien conscience, elle le voit dans son attitude puisqu’il ne cherche même pas à essayer de la contredire comme il le ferait en temps normal. Elle explique ses explications avec attention et finalement reprend :

- Soyons clair, je ne te juge pas. Je serais vraiment mal placée pour le faire. Godric sait que je suis loin d’être un parangon de vertu moi-même et que je fais probablement tâche dans un plus d’un couple. L’avantage étant que je n’ai jamais prétendu l’être, mais c’est une autre histoire.


En réalité, il n’y a bien que dans le couple - si tant est qu’on puisse l'appeler comme ça - de Harfang et Callidora qu’elle fait tâche. Si elle a bien couché avec Tibérius alors qu’il était dans une relation sérieuse avec sa cousine Rose, elle s’estime parfaitement innocente puisqu’elle n’était pas au courant que les choses avaient changé aussi toute la responsabilité de cette affaire repose-t-elle sur son cousin et non sur elle.

- Elle est, en effet, plus raisonnable que toi malgré son âge. Je dois la féliciter au moins pour ça. Et puis, je ne peux pas lui donner tort. Sans vouloir te vexer, même si c’est une jolie fille, intelligente et de bonne famille, est-ce que c’est vraiment elle qui t’attire ou juste l’excitation de quelque chose qui te sort de ton quotidien ? C’est une vraie question qu’il faut se poser.

Ses protestations concernant leur différence de statut, elle l’écarte d’un revers de la main.

- Honnêtement, Nobby, en imaginant que tu ne sois pas un sorcier, mais un simple un moldu, tu vas honnêtement me faire croire que ces restrictions n’existent pas dans ton monde ? Sans être sorcier, c’est simplement humain. Je connais mal les moldus et je ne m’en porte pas plus mal, mais même moi je sais que vous avez une noblesse. C’est l’équivalent des sang pur ici, non ? Je serais étonnée si tu me disais que la différence de caste ne se marquait pas de ton côté. Oh, évidemment, tu vas me dire que certains n'en ont que faire et tu n’auras pas tort, mais c’est pareil ici, ça ne veut pas dire que c’est l’opinion de la majorité et c’est ça qui compte.

Pour peu, elle s’en voudrait presque d’enfoncer le clou. Nobby a l’air fatigué et blasé, plus que d’habitude. Pourtant, pour une fois, Reha ne cherche pas querelle, elle se contente d’énoncer la vérité froide et sans fard de sa situation ; quelque chose qu’on a pas toujours envie d’entendre, en particulier quand on est face à une situation difficile, mais Reha ne sait pas être autre chose que honnête dans ce genre de cas.

La discussion change de direction et c’est finalement elle qui est au centre. Elle se renfrogne quelque peu, mais ne se cache pas de ce qu’elle fait. Ce n’est pas un secret puisque depuis la naissance d’Augusta, Harfang a toujours eu à cœur d’éviter son devoir conjugal.

- C’est un ami de mon frère Chandra. C’est comme ça que je l’ai connu. Un serpentard, tu penses bien que je ne fréquentais pas ça, ajoute-t-elle avec humour. Elle hausse les épaules et continue : C’est devenu un ami et puis plus. J’ai toujours su à quoi m’en tenir. Harfang est l’homme de toutes les femmes sauf de la sienne.

Reha pourrait ajouter qu’elle le lui rend bien, la preuve en la personne du petit Algie qui vient de naître, mais elle n’en dit rien, elle l’a promis à Harfang et qu’elle soit damnée si elle trahit son secret. A la place, elle rit, presque gênée du compliment de Nobby.

- Quelle soirée, si tu te mets à me complimenter, je ne sais vraiment pas où va le monde. Mais je mérite sûrement mieux, tu as raison, approuve-t-elle.

Elle a assez d’estime d’elle-même pour savoir qu’elle mérite mieux qu’un homme qui ne la verra jamais que comme une amie proche, une parmi d'autres.

- Mais on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Lui a toujours été très clair sur ce qu’il avait à prendre et à donner dans cette relation. Si je veux plus, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

Il n’y a pas grand chose à dire de plus. Reha sait où elle se situe, ça ne l’a jamais empêché d’espérer plus, mais elle est assez réaliste pour savoir que ce qu’elle veut n’arrivera jamais et, dans le fond, peut-être n’est-ce pas plus mal. En attendant, mieux vaut se concentrer sur des choses plus concrètes comme la soirée qu’elle passe avec un ami et son verre qui se vide. Des plaisirs simples, mais sur lesquels elle a au moins un minimum de contrôle. .

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Message#Sujet: Re: Too much to think, too much to talk + Reha   Too much to think, too much to talk + Reha Icon_minitimeDim 26 Sep - 0:46



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A l’évidence, Reha mériterait totalement de se faire arrêter pour outrage à agent, mais de façon étonnante, Leach tolère chez elle bien plus de choses que chez la majorité des criminels auquel il a affaire. Mais curieusement, il ne dit que pour blaguer et ne compte définitivement pas le faire. Il y a bien des sang purs pour lesquels Nobby l’a vraiment envisagé, comme Orpheus Beurk ou Rose Ashford-Selwyn, mais la relation qu’il entretient avec la guérisseuse est autre. Bien plus cordiale, paradoxalement, qu’avec la plupart des sang purs, alors qu’il y a aussi bien plus d’insultes. Elles leur tiennent lieu d’affection, et sans doute de bouclier : ces vacheries sont le prix de la tranquillité, une apparence aussi, qui doit être maintenue bien qu’elle renvoie à une détestation de principe qui n’existe pas en réalité. Ce sont des codes. Détournés et déformés peut-être, mais personne ne peut vraiment s’en affranchir, et eux non plus : prendre un verre ensemble et parler de leurs problèmes personnels est déjà une entorse trop importante aux règles, une anomalie en soi.

Et le fait est que la conversation, si elle s’était fait rieuse de leurs protestations sur les potentialités d’arrestations, toutes fictives, de Reha, qu’il pourrait chercher à mettre en œuvre uniquement pour l’agacer – comme il ira menacer ce journaliste, d’ailleurs, qui l’ennuie, sans hésitation – redevient plus grave. « Je ne sais pas. Enfin, je ne sais plus trop. C’est possible. » Theodosia est définitivement plus raisonnable que lui. Nobby le sait, lui, est complètement perdu et au bout du rouleau. Pensif, il se frotte le menton sans rien ajouter de plus. Il réfléchit, mais ne trouve pas la réponse. Ça allait mal avant elle, mais est-ce sérieux pour autant ? « Elle me manque, je crois. J’aimais bien la voir, quand je pouvais. » Finit-il cependant par avouer sincèrement. Au moins peut-il remercier Orpheus Beurk pour ça, même si le professeur d’étude des moldus ne serait pas ravi de l’apprendre, et Reha non plus d’ailleurs. Il ne sait pas trop comment le formuler, ni quoi faire de ce constat timide qu’il dresse. Au fond ce n’est pas une bonne idée, il le sait. Comme ça ne mène nulle part, il est déjà prêt à tourner la page et à choisir la moins pire des solutions – du moins, essaiera-t-il – sachant que la question ne se pose pas, puisqu’ils ne se reverront pas avec Theodosia (un constat qui se veut ferme et pragmatique, mais qui est en fait surtout très idéaliste et naif). Reste la question du divorce et du point de vue des gens. « C’est vrai. Enfin, ça le serait si je n’étais pas déjà la cible des quolibets, je rappelle que vous me détestez déjà. Pas sûr que vous soyez la majorité, cependant, c’est un peu ennuyant sur le plan de la démocratie d’ailleurs, mais vu que l’establishment me déteste déjà et que je ne viens pas de la noblesse moldue… » Il est vrai cependant que le divorce, qui deviendra si commun par la suite, n’est pas entré dans les mœurs, côté sorcier comme moldu, où il faut demander l’autorisation du parlement pour le faire. Nobby doute sincèrement que les gens soient si choqués que ça. On ne divorce pas, ça ne se fait pas, mais on vit chacun de son côté et on ne se voit plus, quasiment même dans une maison différente, parfois avec un compagnon ou une compagne différente, alors est-ce que ce n’est pas la même chose ? Il y réfléchit, se dit qu’il se préoccupe surtout de ce que ça fera à Rebecca et à Jill, ce que ça ferait à Dosia s’il lui proposait de l’épouser, en tant que divorcé, mais il ment en disant que ça ne lui ferait rien. Lui-même, jusqu’à il y a peu était fier de la réussite de son mariage, parce que c’est une institution, un signe de réussite sociale à laquelle, malgré lui, il est attaché, parce qu’il voulait faire ses preuves. Mais ça ne peut pas rester comme ça, ni finir, ni…bref, il ne sait pas. Ce n’est pas ce soir qu’il décidera, d’autant qu’il a l’impression de ne rien pouvoir y faire, et qu’aucune solution n’est bonne.

Alors, par curiosité et parce qu’elle l’a tout de même écouté et accepté de l’aider, Nobby retourne la question à Reha. Il hoche la tête, parvenant à peu près à situer son frère et Harfang Londubat à Serpentard. « Jolie formule. Ça prouve que vous êtes doués pour l’hypocrisie, mais jolie formule. » Vrai, le divorce, non, mais tromper sa femme à tout bout de champ, oui ? A se demander pourquoi lui a des scrupules à le faire tant avoir une maitresse semble être un signe de réussite sociale. Comme il est un peu tard pour une analyse sociologique de la société et qu’il n’est peut-être pas le mieux placé, il faut l’avouer, pour cela, Nobby reprend la discussion, et finalement, il se sent un peu triste pour Reha. Quoiqu’il ne le redira sans doute pas, il l’estime réellement, même s’il évacue la remarque par une plaisanterie : « Oh, il court à sa perte, il ne faut pas faire attention. Et comme on dit, après moi le déluge, alors je peux bien être aimable de temps en temps. Encore que ça, pour le coup, je ne sais pas si ça rentre dans ce que tu mérites. » Il n’empêche qu’il est sincère et qu’il a un peu de compassion pour elle. Elle a beau dire qu’elle savait dans quoi elle s’engageait, le tout lui semble triste et il se sent un peu désolé pour elle, et encore plus du fait qu’elle se sente obligée de faire bonne figure. « Je suppose que je ne peux pas te contredire vu l’état de mon mariage et de mes relations amoureuses. » Il hausse les épaules, et conclut finalement, peu désireux de trop remuer le couteau dans la plaie :  « Arrange toi quand même pour ne pas finir comme moi, ce serait dommage de prendre exemple sur un né-moldu. Sinon, je connais un sang mêlé très intéressé… » Hilare, alors qu’elle le fusille du regard, il lève la main pour rappeler un serveur : « Et puis assez déprimé comme ça. Tu reprends un verre ? Il est pour moi. Par contre je te préviens, les prochains sont pour le perdant du duel de la semaine prochaine, je serais toi, je commencerais à économiser ! » La discussion se perd, reprend son cours normal de vacheries et de piques, soigneusement calibrées. Même s’il n’a pas plus de solution qu’avant, Nobby juge que ça lui a fait du bien de parler avec la guérisseuse. C’est déjà ça de pris.


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