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 Love is whatever you can still betray - Hawthorn

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Robin Hammond
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Message#Sujet: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeLun 20 Sep - 22:27

❝Hawthorn & Robin ❞Love is whatever you can still betrayPerdue dans ses propres malheurs, il a fallu un moment pour que Robin se rende compte que Hawthorn lui faisait tout simplement la gueule. Il faut dire que les dernières semaines ont été mouvementées. Si pour beaucoup, le superbe mois d’août qu’ils viennent de passer rimait avec sortie au soleil et bon temps c’était loin d’être le cas pour la jeune femme. En réalité, elle serait bien en peine d’expliquer à quoi elle a passé son mois. Depuis que Rafa est parti en claquant la porte du Chaudron Baveur, elle a l’impression que le monde qui l’entoure est morose. En ce moment, son sourire a quelque chose de faux. Elle y met du sien, parce qu’elle ne veut pas donner à son père plus de raisons qu’il n’en a déjà de fouiller dans ses affaires, mais prétendre est profondément pénible pour elle.

La dissimulation ? Elle laisse ça aux Serpentard. Elle, ce n’est pas les valeurs qui lui ont été enseignées. Robin a toujours préféré la franche honnêteté si bien que c’est une torture de ne pas pouvoir afficher clairement ce qu’elle ressent. Encore maintenant, elle se demande si elle n’aurait pas mieux fait de tout avouer à son père lorsqu’elle l’a croisé en ville au bras de Rafael. La jeune femme est persuadée qu’il n’est pas dupe. Setor Hammond n’est pas né de la dernière pluie et il doit se douter que les deux jeunes gens étaient un peu plus que ce qu’ils n’y paraissent. Néanmoins, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir cette impression désagréable, voire la certitude que celui-ci aurait désapprouvé sa relation.

Depuis le mariage de sa sœur, son père a changé. Ca s’est fait subtilement pendant qu’elle était absente, mais il y a quelque chose qui n’est plus pareil. L’amour qu’ils se portent et l'entente qu’il y a entre eux n’est pas feinte, loin de là, mais Setor a des plans et Robin en fait partie qu’elle le veuille ou non. La juriste en a conscience et une partie d’elle refuse d’y croire tandis que l’autre se dit que ce n’est pas pour tout de suite et qu’il sera toujours bien temps de gérer la chose le moment venu.

Sauf que ça a fini par lui coûter une relation et pas n’importe laquelle. Pour Robin, Rafa était un peu cet idéal masculin fantasmé et inatteignable. Le fait d’avoir vu ce fantasme se réaliser et d’avoir tout gâcher rend les choses particulièrement amères. Ils étaient bien ensemble, la jeune femme en est persuadée, et s’ils ont des torts tout les deux, ça ne lui semblait pas irréparable. Elle lui a envoyé un courrier, un peu par désespoir, sachant bien qu’il n’y répondrait probablement pas, mais ça ne l’empêche pas d’être déçue à chaque fois qu’un hibou se pose sur son bureau et qu’elle constate que ce n’est pas le sien.

O’Riordan n’est pas le seul à lui battre froid. Thorn fait de même, mais pour des raisons que Robbie a bien du mal à comprendre. Dans le fond, si quelqu’un doit en vouloir à l’autre, c’est bien elle pour la scène qu’il a fait au restaurant en compagnie de Gwen, Glynnis et Rudolf. De son côté, peu rancunière, voilà un moment qu’elle lui a pardonné si bien qu’elle ne comprend pas ce qui lui vaut ce traitement.

Au début, elle n’y a pas vraiment fait attention. Ses invitations à manger ou boire un café étaient poliment déclinées, ce sont des choses qui arrivent. Le travail n’attend pas et avec la sortie de leurs nouveaux modèles, Thorn n’en manque pas. Néanmoins, plus de nouvelles, pas de tentatives de communication et cette impression qu’il l’évite à chaque fois qu’il la croise au détour d’un couloir. Finalement, après plusieurs semaines, il a bien fallu se rendre à l’évidence, Thorn lui fait la tête.

S’il lui est impossible de résoudre les choses avec Rafa frontalement, elle ne compte pas laisser son ami s’en tirer aussi facilement. Robin, avec une sournoiserie qui ne lui ressemble pas, s’est renseignée et elle a attendu un vendredi après-midi où tout le monde est parti profiter du dernier week-end d’août pour retourner au bureau sachant que Hawthorn y serait seul en train de faire des heures supplémentaires.

Pour la forme, elle toque à la porte et ouvre celle-ci. Avec un sourire, elle entre dans le bureau et referme la porte derrière elle. Armée de deux cafés, elle en pose un avec autorité sur le bureau de Thorn et d’un air dégagé déclare :

- Comme tu es bourré de travail et qu’on ne se voit plus beaucoup, je me suis dit que j'allais venir à toi et te forcer à faire une petite pause. J’ai même apporté le café, tu n’as aucune excuse.

Elle laisse un moment le silence s’installer et ajoute :

- Tu allais en trouver une, non ?

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Hawthorn Avery
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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeDim 26 Sep - 18:59



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Si on cherchait à décrire objectivement ce que Hawthorn a fait, on pourrait dire qu’il s’est replié sur lui-même comme une huitre. Autant en colère contre lui-même que jaloux de Rafael O’Riordan, il a aussi l’impression que Robin lui en veut même si elle a passé l’éponge pour le scandale du restaurant et dans tous les cas, il a eu l’impression détestable qu’il l’agaçait et qu’elle ne voulait plus le voir. Qu’il la dérangeait, comme les autres. Additionné au fait qu’il n’a toujours aucune solution pour le chantage que lui fait Jedusor, sauf à plier, ni pour protéger sa mère, et c’est la même sauce, son humeur, qui tend déjà naturellement à la déprime, s’est faite sombre et irascible, au point même de ne plus vraiment maintenir l’illusion d’un collègue sympathique et aimable chez H&A.

De fait, il a passé beaucoup de temps sur les toits, où il se réfugie lorsqu’il veut être tranquille pour dessiner, ou réfléchir, ou encore, comme là, être seul. On l’a globalement laissé en paix et mis ça sur le compte de sa rupture avec Gwendolyn Morgan, dont tout le monde ou presque a entendu parler – une calamité, ont répété les deux autres ingénieurs du département, il ne méritait pas ça, mais il faut dire qu’avec une telle furie…et en public, en plus, comme si ça ne suffisait pas. A vrai dire, Gwen est peut-être même l’une des seules personnes avec qui Hawthorn ait encore envie de parler en ce moment, si on excepte sa mère et Reha, mais le prétexte lui va bien. Il aboie plus qu’il ne parle, en ce moment, dès que la tête de son interlocuteur ne lui revient pas. Il n’a pas revu d’huissier depuis celui qu’il a menacé. Il ne sait pas trop si c’est par ce que ça a porté ses fruits ou qu’il n’a plus dettes à payer dans l’immédiat, mais ce qui est sûr, c’est que le prochain se prendra son poing dans la figure, si prochain il y a, si ce n’est plus parce qu’il commence à en avoir assez que tout le monde lui demande des comptes, et que, à tout prendre, c’est un bon moyen d’évacuer sa frustration.

Quant à Robin…Robin, en fait, Avery s’est tout simplement décidé à l’éviter. Dire qu’il a mal pris leur dernière rencontre serait un euphémisme. Peut-être avait-il ses torts. S’il est honnête, il sait qu’il en a. Il ne peut pas se plaindre qu’elle ne lui ait pas parlé de Rafael alors que lui ne lui a pas parlé exprès de Gwen. Ni qu’elle ait peu apprécié le scandale du restaurant, lui-même n’est pas très fier de cette idée qui lui semblait bonne en théorie mais qui en pratique s’est avérée tout aussi contre-productive qu’inutile. Mais alors qu’elle lui disait qu’elle avait passé l’éponge, Hawthorn a eu l’impression qu’il était de trop et qu’il la gênait. Il en a l’habitude, et il fait avec, d’ordinaire. Les gens n’aiment pas la pauvreté, méprisent cette branche de la famille Avery qui accumule les échecs. Mais Robin, c’est différent, voilà : Robin n’était pas les autres. Le reste du monde, il s’en moque, il a appris à faire le dos rond. Mais la jeune femme ne l’a jamais jugé : naïvement, il pensait qu’elle était sincère et qu’elle s’en moquait. Peut-être est-ce que pour cela, au-delà de la nostalgie et de l’affection fraternelle qu’il avait pour elle, qu’il s’est mis à l’aimer un peu plus que de raison. Sincèrement, et peut-être naïvement, il pensait qu’elle l’appréciait pour ce qu’il était, qu’elle le considérait comme son égal, et qu’elle se moquait de sa fortune, de ses échecs, et de son nom. Comme si l’histoire, ou la malédiction, qui unit leur deux familles, n’avait pas de prise sur elle. L’innocence et l’acharnement à la défendre qu’elle avait de quoi jouer en sa faveur. Mais il s’est trompé. Comme tous les autres, il n’est personne pour elle, pas suffisant en tout cas, et gênant à l’évidence. Pas le bienvenu.

Pour Hawthorn, il est devenu difficile de la voir, même de loin, lorsqu’il la croise dans les couloirs de H&A. Alors il s’est mis à l’éviter, même si ça le rend triste, tant il s’était habitué à leurs déjeuners et à leurs pauses ensemble. Il en vient même à regretter toutes ses manœuvres, réalisant qu’il aurait préféré se contenter de leur amitié. Mais à quoi bon ? Elle ne vaut pas mieux que les autres, et s’il n’est pas le bienvenu, il ne va pas s’acharner à rechercher sa compagnie si Robin ne veut pas de lui. Si bien qu’il ne comprend pas du tout pourquoi elle s’obstine à vouloir déjeuner avec lui, et qu’il est un peu perdu. Un remord ? C’est un peu tard pour ça. L’ennui ? Si c’est le cas, il n’est pas là pour l’occuper et lui servir de distraction, merci, il a encore sa fierté. Au début, il a donc poliment décliné – il ne peut pas se permettre de risquer de se mettre son père à dos – en espérant qu’elle comprendrait le message, et puis il a simplement fait le mort. Evidemment, le dessinateur n’a pas vu que la jeune femme ne comprenait pas pourquoi il était vexé, ni qu’elle ne lui en voulait pas, encore moins qu’elle ne s’était même pas rendu compte de l’avoir blessé, et surtout pas qu’elle va mal elle-même. Il serait sans doute moins dur s’il comprenait cette méprise, mais c’est une blessure d’orgueil, et comme tout égo qui se sent attaqué, encore plus par quelqu’un qui compte et par lequel il est déçu, Hawthorn ne raisonne plus très rationnellement, alors même que ce serait là sa chance, s’il le savait, de reconquérir Robin, puisqu’elle est seule.

En attendant, il goute la tranquillité d’un vendredi après-midi ensoleillé qui illumine les verrières de son bureau. Personne ne viendra le déranger aujourd’hui, puisque tout le monde ou presque a pris congé. Lui ayant vendu tous les siens, il ne peut guère se le permettre, mais il n’en souffre pas. En revanche, il ne s’attendait pas à ce qu’on vienne frapper à sa porte et encore moins ce que ce soit Robin qui entre.

Et définitivement pas à des reproches. « Je ne sais pas, à ton avis ?  » C’est la couleuvre de trop, et l’explosion n’est pas loin. Elle est imminente, même. Des reproches, alors que c’est elle qui ne voulait plus le voir ? Que malgré l’amitié dont elle a assuré, il est manifeste qu’il l’agace ? Mais à quoi est-ce qu’elle s’attendait. La dévisageant d’un œil sombre, Hawthorn croise les bras, sur la défensive, continuant à parler. Son ton s’est fait agressif, amer, mais on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas être sincère tant il ne comprend pas pourquoi elle joue ce jeu hypocrite, qui le blesse encore plus : « Je me suis dit que je n’allais pas te déranger et que tu avais sûrement mieux à faire, d’autres gens plus intéressants à voir. J’ai tort ? J’ai bien compris que j’étais de trop la dernière fois, tu n’as pas besoin de faire semblant. Ou alors ça ne te dérange plus de me fréquenter ? » Le ton monte progressivement sans qu’il ne s’en aperçoive, fruit d’une colère que Avery a de plus en plus de mal à contenir. « Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça. On n’est pas amis manifestement, alors pourquoi est-ce que tu continues ? Ça veut dire quoi, ce café ? Je ne suis pas à ta disposition quand ça t’arrange, moi, ni là pour te distraire quand il n’y a personne d’autres et encore moins juste bien pour t’amuser ! » Un peu trop violemment, il range une partie de ses affaires de dessins, et un tiroir claque brusquement, faisant tressauter le café sur la table. Sans plus s’occuper de Robin, Hawthorn conclut : « J’ai du travail. Je n’ai pas le temps pour ça, de toute façon, ça t’évitera d’avoir à faire semblant, comme ça personne n’aura à trouver d’excuses ou à se justifier inutilement. » Taillant une autre plume, il ne s’aperçoit pas de l’effet que son discours produit, sinon, il regretterait déjà son erreur.
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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeLun 27 Sep - 0:04

❝Hawthorn & Robin ❞Love is whatever you can still betrayThorn lui fait la tête. Une information qui n’a rien de neuf puisque Robin s’en est rendue compte il y a un moment. La question étant : pourquoi ? La jeune femme a beau tourner et retourner les choses dans sa tête, elle n’arrive pas à le comprendre. Ces dernières semaines, si on excepte l’altercation qu’ils ont eue aux restaurants, il n’y a pas eu d'événements notables nécessitant des excuses de part et d’autre. En réalité, la dernière fois qu’ils se sont vraiment parlé, c’est lorsqu’il a rencontré Rafael. Un peu gênée, Robin n’a pas vraiment su comment présenter son compagnon de l’époque, mais finalement, de son point de vue, tout s'est bien passé. Il faut dire que, naïve, la juriste n’a pas su percevoir la froideur et la jalousie régnant entre les deux hommes et elle s’est même réjouie de voir que les choses s’étaient plus ou moins bien passées. Si elle savait …

Mais justement, elle ne sait pas et c’est bien ça le problème. Si elle avait connaissance de la moitié de ce que Thorn pense, elle comprendrait mieux ses états d’âme et pourquoi il semble tant en colère lorsqu’elle dépose une simple tasse de café sur le coin de son bureau. De prime abord, elle le pense simplement de mauvaise humeur. Une journée pénible, ça arrive à tout le monde et Robbie se dit qu’elle arrivera bien à la dérider en faisant un peu d’effort. Elle est néanmoins surprise par le regard noir qu’il lui reproche et elle a à peine le temps de répondre un timide :

- Je ne sais, je crois …

Qu’elle se prend une volée de bois vert qu’elle n’a rien fait pour mériter. En réalité, elle ne se souvient pas d’avoir déjà vu son ami aussi furieux. De sa vie, jamais personne ne la regardée comme ça et elle se sent instantanément mal à l’aise. Il faut dire que Hawthorn en impose. Avec presque quinze centimètres de plus qu’elle, il la domine facilement de par sa taille mais aussi son physique peu propre à faire oublier que c’est un ancien batteur professionnel qu’elle a devant elle. Instinctivement, alors qu’il mord et que le ton monte, la main de Robin se crispe sur le bureau puis, elle recule comme effrayée par cet homme qu’elle connaît pourtant depuis qu’elle est née. Une espèce de peur mêlée de tristesse la prend au ventre et elle proteste, pleine d’incompréhension devant ce qu’on lui reproche :

- Mais enfin Thorn, ça ne m’a jamais dérangé de te voir. De quoi est-ce que tu parles ? Je ...


Elle n’a pas le temps de finir qu’elle est coupée en plein milieu de sa phrase par un Thorn depuis de plus en plus en colère. Par Merlin, les bureaux sont vides à cette heure-ci si bien que personne n’assiste à l’éclat de voix de l’ingénieur. Robin par contre devient de plus en plus blanche, si tant est que ça soit possible. Sa bouche forme un plis et ses yeux verts mangent son visage, remplis d’horreur et de tristesse.

- Je ne me suis jamais servie de toi, Hawthorn, murmure-t-elle d’une voix blanche.

Elle a beau chercher, elle ne voit pas de quoi il veut parler. Les seules personnes avec qui elle se souvient de l'avoir croisé, c’est Rudolf et Glynnis et puis ensuite Rafa ou était-ce avant ? Tout semble un peu flou et elle perd la notion du temps et des évènements. Blessée par les accusations qui lui sont lancées, elle tente de se défendre comme elle peut :

- Tu as tout faux et puis ce n’est pas moi qui suis arrivée au restaurant au bras de ma copine tout en donnant des conseils sur la façon dont je devrais gérer mes relations.

Elle ne voit décidément que ça tant elle a l’impression que la rencontre avec Rafa s'est bien passée. Pourtant, en y réfléchissant c’est ridicule, ils ont discuté et Robin a passé l’éponge. Thorn est bien placé pour savoir qu’elle n’est pas du genre à garder rancune à qui que ce soit. Encore moins pour un motif aussi trivial que celui-là. La jeune femme n’a pas le temps d’y songer plus qu’elle sursaute, surprise par la violence des mouvements de Thorn, le café se renverse presque à terre et elle s’écarte, craignant presque un mouvement un peu brusque.

C’est un peu trop pour Robin. Ces dernières semaines ont été pénibles. Beaucoup de gens jugeraient qu’elle en fait beaucoup pas grand chose, elle en est consciente, mais il n’empêche que, pour elle, tout ça s’apparente à une tragédie. Perdre la personne dont elle est amoureuse et un ami qui lui est aussi précieux qu’un frère sur le même mois lui semble insupportable. Si elle comprend vaguement d’où vient le départ de O’Riordan, elle ne voit aucune raison valable à la l’ire de Avery. Frustrée de ne pas comprendre et blessée, elle sent les larmes qui coulent dangereusement le long de ses joues. En temps normal, nul doute qu’elle protesterait, défendant son point de vue avec vigueur, mais voilà Robin est déprimée et la colère de son ami est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, alors elle baisse les yeux au sol pour ne pas qu’il voit ses larmes et se résigne. D’une voix cassée, elle finit par dire :

- Désolé, je ne voulais pas te faire perdre ton temps. Tu te trompes vraiment, mais je vais te laisser, je ne voulais pas …

Elle ne finit pas sa phrase et, les épaules basses, se retourne pour se diriger vers la sortie, encore plus mal que quand elle est arrivée.

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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeMar 28 Sep - 23:03



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Quiproquo : se dit d’une erreur qui consiste à prendre une personne, une chose pour une autre ; malentendu qui en résulte. D’ordinaire, il s’agit d’un ressort comique des vaudevilles. Ici, c’est exactement ce qu’il est en train de se produire entre Hawthorn et Robin. D’ordinaire également, ce genre de méprise se dissipe facilement. Mais pas ici. Une large part de l’incompréhension qui se joue est due aux frustrations et plans que le mangemort ne peut certainement pas avouer et il y a une grande part d’irrationalité dans la colère qui vient de le prendre. Le voudrait-il qu’il n’arriverait pas à écouter la jeune femme tant il s’est persuadé qu’elle se moque de lui. Parviendrait-elle à s’expliquer correctement qu’il ne croirait pas un mot de ce qu’elle raconte. En fait, les explications qu’elle bégaye ne font même qu’aggraver les choses. Il semble au dessinateur qu’elle le prend d’abord pour un idiot, ce qui le conduit à répliquer d’un ton acerbe et dur, qui ne lui ressemble pas : « Oh, ne fais pas semblant de ne pas comprendre, par pitié ! »  Et puis, il y a de nouveaux reproches et c’est un ricanement, surpris, qui sort de sa bouche, un vrai rire jaune et bilieux, incrédule et outré de l’audace de celle qu’il pensait être son amie : « Parce que ça va être de ma faute ? Alors que je me suis excusé, moi ? Alors que je m’en voulais ?Tu retournes la situation, Robin ! » A-t-il envie de s’expliquer ? Non, même pas. Elle fait semblant de ne pas comprendre, et elle le prend pour un abruti, pourquoi perdrait-il son temps ? Non, ce n’est pas la peine, ça n’en vaut pas la peine. Il a dit ce qu’il avait à dire, et il lui a fait comprendre qu’il l’avait démasquée, et à présent, il veut juste qu’elle s’en aille.

Se rend-il compte qu’il la terrorise ? Absolument pas. A l’instant où il parle et où il reporte son attention sur son travail – sans succès tant il bout de colère et tant ses mains tremblent – ne souhaite qu’une chose, que Robin disparaisse et s’en aille pour être en paix. Il n’a pas conscience de jusqu’où sa colère l’a entrainé. A vrai dire, il n’est pas colérique à proprement parler. Gueulard, il peut l’être, comme tous les Gryffondors, mais il n’est pas prompt à s’emporter. Il faut dire qu’il a pris tellement de coups dans la vie que Thorn s’est résigné à faire profil bas. Il a plutôt, habituellement, le profil d’un ours débonnaire : il aimait chahuter, le combat, le duel, mais il n’est pas violent à proprement parler. C’est dire s’il en faut pour le faire sortir de ses gonds, et à quel point il est atteint. Mais face à l’injustice, ou ce qu’il considère comme tel, en bon rouge et or, il ne peut s’empêcher de se sentir révolté. Peut-être Robin paye-t-elle ainsi pour tous les autres. Cependant, sa colère se limite aux objets et ne s’étend pas aux gens. Quoiqu’il aurait envie de secouer la jeune femme pour lui faire prendre conscience et lui rendre le mal qu’elle lui a fait, l’idée reste au stade de l’inconscient. Il est furieux, blessé et triste, mais reste un vieux fond de principes hérités de l’éducation de ses parents et d’honnêteté, aussi paradoxal que ce soit lorsqu’on connait les stratagèmes qu’il est capable d’imaginer pour tout un tas de choses, lui interdit de lever la main sur quiconque – c’est d’ailleurs ce qui fait de lui un si mauvais mangemorts. Même si la digue n’est pas loin de céder, en témoigne la brutalité de chaque geste, cassant et coupant au possible, comme si son bureau, sa chaise, le pupitre ou il dessine, l’avaient insulté aussi personnellement que Robin. Aussi ne se rend-il pas compte de l’effet qu’il produit et du fait que s’il se décide à l’ouvrir, il peut être terrifiant, surtout que Robin n’a rien à voir avec l’intégralité des personnes qui essayent habituellement de l’emmerder.

Il serait donc surpris s’il comprenait qu’il la terrifie et à quel point elle est triste et blessée elle-même. En fait, il manque de ne pas le voir. C’est l’absence de réaction qui le pousse à lever les yeux de sa feuille blanche, sur laquelle il n’arrivait de toute façon pas à se concentrer. Thorn s’attendait à une réaction indignée, à de la colère, pour le moins : après tout, puisqu’elle est démasquée, plus besoin de jouer, non ? Mais rien de tout cela ne vient, et c’est cet étrange silence qui le pousse à relever les yeux.

Elle pleure. Éberlué, le mangemort regarde la jeune femme sans rien dire. Bien que Robin cherche à le dissimuler, il a eu le temps de voir ses larmes et sa voix cassée ne lui laisse guère de doute. C’est la dernière chose à laquelle Avery s’attendait, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle le remue : « Oh, mais… » Souffle-t-il. Il se lève, veut tendre la main pour la toucher, mais trop tard : elle a déjà tourné les talons pour s’enfuir. « Merde… » Les entrailles de Thorn se tordent soudainement dans un nœud de culpabilité qui apparait aussi vite que sa fureur retombe. En un instant, il n’en reste plus rien, ou presque. Car il est soudainement mortifié. Tu te trompes, a-t-elle dit, et il veut bien la croire, réalisant enfin l’ampleur de la méprise. Pétrifié, l’ingénieur reste un instant immobile, debout, avec ce café qui traine sur son bureau, goutant un peu dans les soucoupes qui supportent les tasses.

Elle n’a pas la moindre idée de ce dont il a bien pu lui parler. Ça, il ne faut pas être grand clerc pour le voir. Probablement ne s’est-elle-même pas rendu compte qu’elle le blessait. Il faut dire qu’une grande part de la frustration de Hawthorn ne venait pas vraiment du comportement de Robin : il a extrapolé, s’est enflammé, et puis il y avait la jalousie, celle de la voir avec un autre, qui n’est évidemment pas lui, au-delà même de l’échec complet de son plan. Elle ne le détestait pas, réalise-t-il cruellement, parce que quelque part, il est tout de même content de savoir qu’il n’avait pas rêvé l’existence de cette fille droite et honnête qui l’aimait pour ce qu’il était, qu’il connaissait réellement, loin de là, et il l’a fui et il l’a terrorisée pour rien. Maintenant, il le voit, et il voudrait se gifler devant sa bêtise et l’irrationalité dont il a fait preuve. Si Robin ne le haïssait pas avant, maintenant, il aura de la chance si ça n’est pas le cas.

Il n’y a qu’une chose à faire, s’il le peut : la rattraper et s’excuser. Avery a tous les défauts du monde, dont celui de ne pas bien savoir parler, fruit d’une éducation sang pure tout de même un peu strict, et de se croire vite rejeté et abandonné (mais pour sa défense et à sa décharge, c’est arrivé souvent). Mais on ne peut pas détester l’injustice et ne pas avoir l’honnêteté de reconnaitre quand on a eu tort soi même et qu’on s’est montré injuste. Et là, il l’a été.

Mal lui a pris, cependant, de prendre ce moment de réflexion. Lorsqu’il se précipite hors de son bureau, tout le département est vide et la jeune femme n’est nulle part à portée de vue. Il finit par la rattraper alors qu’elle a presque atteint la sortie du département Recherche et Développement. « Robin ! » L’interpelle-t-il, mais elle ne s’arrête pas. « Robin, attends, attends ! S’il te plait ! » Thorn accélère le pas pour la rattraper et la dépasse pour bloquer la porte. « S’il te plait. » Elle a vraiment l’air défait et d’avoir fondu en larmes. Sans réfléchir plus avant, il l’attrape et la serre dans ses bras :  « Ne pleure pas, ne pleure pas. Je ne crierai plus. Promis. » Murmure-t-il d’un ton précipité. « Je suis désolé. Je ne voulais pas…je suis désolé. » Posant une main dans son dos, il la sent agitée de sanglots et son cœur se serre à nouveau. Il n’y a pas beaucoup qu’il puisse dire, alors il se contente de la serrer dans ses bras et de continuer à enchainer les excuses : « Je te demande pardon. Je n’aurais pas du te crier dessus comme ça. J’ai été injuste. Est-ce que ça va ? »


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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeMer 29 Sep - 22:18

❝Hawthorn & Robin ❞Love is whatever you can still betrayChez Robin, le choc est total. A mesure que Hawthorn parle, c’est sa mémoire qu’elle retourne de fond en comble à la recherche du moindre détail qui pourrait expliquer ou justifier le comportement de son ami. Chaque parole prononcée par l’ingénieur rend la situation encore plus nébuleuse aux yeux de la jeune femme. Elle fait le tour des évènements de ces dernières semaines, mais rien ne lui vient, rien ne l’aide et finalement, elle se retrouve perdue face à la colère homérique de son ami.

- Mais je ne comprends pas,
proteste-t-elle encore une fois.

Qu’importe ce qu’elle dit, elle pourrait bien parler à un sourd. Thorn n’est pas en état de l’écouter. En réalité, Robbie a l’impression qu’il refuse de le faire. Un peu comme s’il avait atteint un point de rupture. Finalement, tout ce qu’elle dit semble être transformé et pris du mauvais côté. Rien ne le satisfait, tout l’irrite et chaque remarque de Robin augmente son ire si bien que son attitude en devient menaçante, crispant la jeune femme et la mettant progressivement mal à l’aise.

- Arrête ça, je ne t’ai pas accusé Thorn.

Les mots se meurent sur le bout de ses lèvres et son énergie aussi. Elle est effrayée par cette facette de lui qu’elle ne connaissait pas. Courageuse, elle l’est, mais inconsciente, non et soudain, Thorn lui semble affreusement menaçant. Ce constat lui retourne l’estomac. Pour elle, il faisait autant figure d’ami que de famille et l’idée qu’il puisse se comporter en ennemi la laisse finalement démunie. Que faire alors qu’elle ne comprend pas ce qu’on lui reproche et qu’elle n’a plus l’énergie nécessaire pour tenter d’éclaircir ce mystère.

De toute façon, elle est lasse. Au fond d’elle-même, Robin en a marre. Pour la première fois de sa vie, baisser les bras lui semble une option acceptable. Sans vouloir jouer les adolescentes en manque de reconnaissance, elle a l’impression que tout le monde se ligue contre elle. Que ce soit son père, Hawthorn ou Rafa, ils ont tous des reproches à lui faire, de façon silencieuse ou non. Elle n’est pas assez honnête, pas assez conciliante, pas assez X ou Y, elle peine à se rappeler ce qu’on lui reproche tant ceux-ci sont nombreux en ce moment, mais une chose est certaine, rien dans son attitude ne va.

Si c’est le cas, pourquoi devrait-elle s'obstiner à faire des efforts puisque personne n’est jamais content. Tant qu’à s’acharner sur elle, ne peut-on pas la laisser tranquille à son chagrin ? Les larmes commencent à couler le long de ses joues et ses mains sont prises d’un tremblement qu’elle contrôle comme elle peut, mais soudainement, tout ce qu’elle veut, c’est mettre le plus de distance possible entre elle et Avery.

En colère, triste et fatiguée, elle furieuse contre elle-même et méprise sa lâcheté au moment où elle murmure qu’elle va le laisser tranquille avant de tourner les talons d’un pas vif pour fuir le bureau de l’ingénieur le plus vite possible. Sans courir, elle passe la porte du bureau et tente de calmer ses sanglots. Même si, à cette heure, les bureaux sont vides, elle ne voudrait pas qu’un collègue la surprenne en pleine crise de larmes. La chose ne manquerait pas de remonter à Setor et faire  le tour de H&A plus vite qu’on ne dit Quidditch et c’est bien la dernière chose que veut Robin.

Elle est presque sortie du département qu’elle entend que l’on prononce son prénom. Reconnaissant la voix qui l’appelle, elle accélère le pas. Non décidément, elle a eu son compte et il est hors de question qu’elle subisse de nouveau une séance de reproches non mérités. Qu’importe, on ne lui demande pas son avis et Thorn, plus grand, plus rapide, la rattrape en quelques foulées. Elle sursaute lorsqu’il bloque la porte, mais elle a encore assez de volonté pour exiger à travers ses larmes :

- Laisse-moi passer Thorn, je ne veux plus te parler.

Il refuse et elle répète une seconde fois :

- Bouge-toi, je veux passer.

Comme tout bon Gryffondor, il refuse de l’écouter et tant la main pour l’attraper; elle sursaute et se dérobe, mais il ne se laisse pas faire, il finit par la plaquer contre son torse, l’entourant de ses bras. Elle proteste, toujours mal à l’aise et effrayée par la violence qui se dégageait de lui quelques instants auparavant, mais rien n’y fait. Il est plus fort et persistant. Au bout d’un moment, elle comprend que sa colère est passée. Il semble être redevenu lui-même, mais l’impression qu’il lui a faite, elle est durable.

Les excuses ne suffisent pas et n’arrêtent pas ses sanglots pour autant. La lassitude fait son travail et les sanglots qu’elle retenait tant bien que mal deviennent incontrôlables. Blottie contre cet homme qu’elle connaît bien, elle pleure tout en frappant son torse avec colère, ne provoquant aucun dégât tant frapper Thorn s’apparente à frapper un mur en brique avec une branche.

- Non, ça ne va pas. Je ne comprends pas ce que je t’ai fais. Qu’est-ce qui t’a pris ? Je ne t’ai rien fais.

Un nouveau sanglot interrompt la jeune femme qui flirte entre la colère et la tristesse. Elle reprend d’une voix hachée :

- Je ne me suis jamais servie de toi, comment est-ce que tu peux croire ça ?

D’un coup sec, elle se dégage et toujours larmoyante exige qu’il la laisse passer :

- Laisse-moi passer maintenant. C’est moi qui ne veut plus te voir.

Pourtant, elle ne fait pas un geste et finalement se réfugie de nouveau dans les bras de l’ancien attrapeur qui ne demande pas mieux que de la consoler. Elle devrait lui en vouloir et elle lui en veut, mais Robin est fatiguée. Elle se sent seule, incomprise et profondément triste, elle ne peut pas perdre Thorn en plus du reste alors honteusement, elle profite de cette présence à la fois effrayante et chaleureuse parce que est-ce que ce n’est pas mieux que rien ?


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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeDim 3 Oct - 17:35



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Il y a, face à une injustice manifeste qui leur est faite, deux catégories de personnes. C’est d’abord ceux qui, indigné, décident de se défendre, et qui hurleront à leur tour si vous les accusez d’un méfait qu’ils n’ont pas commis, et avec qui la dispute, si leur interlocuteur est tout aussi sincère, peut durer des heures jusqu’à ce que l’un des deux se décide à s’expliquer, ou à poser des questions de façon plus constructive. Parmi les amis de Hawthorn, Reha fait certainement partie de la première catégorie, et à la réflexion, au vu de sa réaction, Avery lui-même pourrait être mis dans le même panier. Et puis, ensuite, il y a les gens qui, face à l’injustice, se mettent à pleurer et se détournent. Difficile alors, de ne pas comprendre, face à eux, qu’on s’est trompé, emporté pour rien, et de ne pas culpabiliser. L’avantage, c’est sans doute que cela dissipe plus vite les quiproquos et qu’on sait alors quoi faire, à savoir s’excuser. Le désavantage, c’est qu’on se sent tout petit, mesquin, ridicule, et surtout, un peu démuni face à tant de fragilité – monstrueux, en somme. Indubitablement, Robin fait partie de cette seconde catégorie, et quant à Hawthorn lui-même, il ne saurait pas lui dire à quel point il s’en veut, ne pouvant que se confondre encore et encore en excuses dont il sait bien qu’elles ne changent pas grand-chose.

Encore une fois, il s’est comporté comme un abruti, et les chances qu’il a de se rattraper sont bien maigres. S’il pouvait, il se donnerait des gifles tellement il se sent idiot et coupable. Mais malgré tout, il essaye, parce que Robin lui fait une sacrée peine et qu’il se refuse à la laisser comme ça, sans s’excuser, sans essayer de se rattraper ou de la consoler. Il subit donc sans broncher ordres et reproches, tous justifiés, et se contente de la bercer comme il peut : « Je sais. Je suis désolé. » Répète-t-il encore, et la détresse et l’incompréhension dans ses paroles lui fendent un peu plus le cœur. Il voudrait s’expliquer, lui dire qu’il s’est trompé, mais l’ingénieur sait bien que dans l’état où est la jeune femme, elle n’est pas capable de l’écouter, alors il se contente de souffler, essayant d’attraper ses mains pour la calmer un peu :  « Chut, arrête, Robin. Tu vas te faire mal, arrête. » Lui s’en sort assez bien, ce n’est même pas une gifle – qui serait beaucoup plus humiliante et attirerait peut-être plus l’attention du rare personnel de H&A n’ayant pas pris congé, ce dont il ne veut certainement pas. Hawthorn a vu pire et il ne sent même pas les coups, et il ne peut même pas dire qu’il en veut à Robin : en fait, à présent, la seule qui aurait des raisons d’être en colère, c’est elle.

Alors, quand elle se libère, Avery ne s’avise pas de faire un geste pour la retenir, si elle veut partir, Robin en a le droit. « D’accord. » Pourtant, c’est bien dans ses bras qu’elle finit par se réfugier de nouveau : signe qu’elle ne le déteste pas tant que ça, finalement ? Pour le moment, Thorn est loin de se douter que sa colère n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En attendant, sans trop d’arrières pensées, il voudrait simplement pouvoir la consoler au moins un peu de ses propres idioties : « Oh, Robbie…viens là. » Une main amicale posée dans son dos, il embrasse son front, avant d’essuyer délicatement ses larmes, qui ne cessent pourtant pas : « Je crois qu’on ferait mieux de s’assoir. Tu n’es pas en état de partir où que ce soit pour le moment. Viens. » Gentiment mais fermement, il l’entraine de nouveau vers son bureau à travers les couloirs qui sont toujours aussi vides.

Restant debout, il la laisse s’installer sur le tabouret haut qui lui sert de chaise lorsqu’il dessine au pupitre, l’observant à la dérobée pour voir si elle se calme, cherchant ce qui pourrait la réconforter. Le café traine toujours sur la table, refroidissant doucement, et lui rappelle honteusement son mouvement d’humeur. Hawthorn maugréé dans sa barbe : « Hm. Ça ne va pas aller. Voilà. C’est mieux. » D’un coup de baguette, il nettoie les tasses et réchauffe un peu le liquide, avant de lui en tendre une avec précaution. « Tiens. »

Il s’accoude au bureau, à côté d’elle, buvant silencieusement son café avec une pointe d’appréhension. Le mangemort sait bien qu’il va falloir qu’il s’explique, il en a envie, d’ailleurs, mais il ne sait pas par quel bout le prendre et par où commencer. La honte qu’il ressent n’arrange pas les choses, d’ailleurs – d’avoir été jaloux alors qu’il n’en avait aucun droit, d’avoir été irrationnel à ce point -pas plus que le fait qu’il y a des choses qu’il ne peut pas dire. Et puis une part de lui-même voudrait essayer de le tourner à son avantage – mais c’est une partie dont il a encore plus honte, tant à cause d’une audace profiteuse et très mal venue que parce qu’il sait que ce serait mal d’en profiter – tandis que l’autre répugne à s’enferrer un peu plus et à avouer l’étendue de son erreur. Pourtant, pourtant, il lui doit l’explication la plus honnête possible. Parce qu’il a été injuste, d’abord, et puis, peut-être parce que malgré tout, c’est le meilleur moyen qu’elle comprenne, au moins un peu.

Finalement, soufflant doucement sur sa tasse, et regardant le sol, Avery essaye de s’expliquer : « J’ai…j’avais l’impression de te déranger constamment, ces derniers temps. De mal tomber à chaque fois. Au départ, je me suis dit que c’était parce que je m’étais comporté comme un idiot – déjà – au restaurant, et puis après tu étais avec cet ami que tu m’as présenté. Rafael. » Est-ce qu’en filigrane, il avoue qu’il était jaloux ? Il faudrait être idiot, ou très naïf, pour ne pas le comprendre, mais Hawthorn n’échappe pas totalement aux défauts des sangs purs : il mettra plus facilement sous le tapis ses erreurs et ses émotions négatives que les sentiments les plus nobles qui l’animent. « Mais… » Il hésite. Il faut bien, pourtant, qu’il explique pourquoi il a été aussi irrationnel. Fronçant les sourcils, il reprend un peu précipitamment : « Mais j’ai eu l’impression que ça s’accumulait, en y repensant, que tu ne voulais pas me voir, et je comprenais pas pourquoi, ou que tu me fréquentais juste par obligation, ou parce que nos familles se connaissent depuis longtemps, ou je ne sais pas quoi, pour t’occuper, peut-être, et que j’étais bien comme ami jusqu’à ce que tu trouves mieux qu’un pauvre ingénieur qui n’a plus un rond et qui passe pour ridicule aux yeux de tout le monde, dont la famille fait pitié à tous… et puis… Je me disais que je pouvais le supporter chez les autres, parce que ça a toujours été comme ça, en fait, mais toi… »

C’est une drôle de confession. Par pudeur, Hawthorn évite d’évoquer ce sujet. Mais à la vérité, les abandons successifs, et la honte d’être pauvre, et les deux liés, et l’injustice que ça représente, ça fait vraiment mal, d’une façon tellement intériorisée qu’il ne s’en rend plus compte.  Pourtant son discours est sans fard, plus franc que tout ce qu’il a jamais pu dire à quiconque là-dessus. Il ne comprend même plus pourquoi il est tellement important que Robin accepte et comprenne son point de vue – parce que Amy, l’attitude de Setor, la famille qui lui tourne le dos, l’oncle Raymond, Reed, tout ça, il pensait s’y être habitué. Mais pas avec elle. Et c’est ce qu’il essaye de dire, dans un aveu qui le surprend et l’effraye peut-être un peu lui-même, comme s’il en prenait conscience en le disant – comme s’il découvrait, en fait, pourquoi il tient tant à elle, ce qu’il savait déjà. Il relève les yeux vers elle et souffle : « Tu es différente des autres. Parce que tu ne m’as jamais jugé pour ça – parce que tu t’en moques, en fait, je crois, de l’argent que j’ai ou non, et de tout ce qui va avec. Et je…la simple idée que tu sois comme eux, tu sais, ça faisait mal. Que je me sois trompé. » Il soupire et détourne le regard, conscient qu’elle ne lui doit rien non plus :  « C’était idiot, j’aurais du t’en parler, mais je me suis dit que si c’était ça, autant ne plus se voir et que ça faciliterait la vie à tout le monde, alors quand tu es venue, je n’ai pas compris pourquoi. Ni que tu n’avais aucune idée de pourquoi je t’en voulais. » Il faudrait, idéalement, s’arrêter là, mais il y a encore qu’il ajoute, cette fois un peu moins honnête : « Et puis on a rompu avec Gwen, la semaine dernière. Elle s’est…enfin, elle m’utilisait pour rendre jaloux Rudolf. Ce n’est pas une excuse mais je…ça n’a pas aidé. » A la vérité, c’est l’échec de son plan qui l’a déprimé, plus que cette rupture de pacotille, si bien que le fond du sentiment qu’il expose est vrai, ce sont simplement les circonstances qui différent – un mensonge semi-jésuitique, qui aide Hawthorn à s’illusionner et à se convaincre qu’il ne ment pas vraiment.

Il y a un nouveau silence, crispé, inquiet, pour sa part. Nerveusement, il songe qu’il fumerait bien une cigarette, mais hésite à en allumer une, alors l’ingénieur se contente d’avaler rapidement son café et de jouer avec le paquet, un peu hésitant. « Je suis désolé. » Dit-il enfin de nouveau, avant de s’informer prudemment : « Tu m’en veux beaucoup ? » Il tend la main pour prendre la sienne, mais s’arrête en croyant deviner un mouvement de recul, un peu hésitant. La culpabilité revient, encore plus forte. L’idée qu’elle le prenne pour un type violent lui donne la nausée. Sans pouvoir s’en empêcher, il ajoute : « Robbie, eh. Je voulais te faire réagir, ou partir, pas te faire peur. C’était parfaitement con et méchant, j’en ai bien conscience, mais je t’aurais fait de mal ou que ce soit. Jamais je ne ferai ça. Tu le sais, pas vrai ? »

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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeLun 11 Oct - 22:53

❝Hawthorn & Robin ❞Love is whatever you can still betrayEn réalité, ça fait un bien fou d’enfin tout laisser éclater. Depuis sa rupture avec Rafa, Robin est sous tension. Sa vie, pourtant réglée comme du papier à musique, sans aucun accroc, lui semble désormais dissonante. Quelque chose ne va pas, tout le monde le sait, personne n’en parle et c’est un silence malaisant qui finit par combler la distance entre elle et ses proches. C’est une situation qu’elle déteste. Robin n’aime pas la dissimulation, ce n’est pas dans sa nature et elle ne souhaite qu’une chose : crever les abcès. A commencer par celui qu’elle sent grandir entre Thorn et elle. Pour une fois, la volonté des autres ne l’intéresse pas et, égoïstement, elle refuse de perdre encore un ami. Elle pousse la porte, sachant qu’elle sera mal reçue, mais refusant de laisser tomber.

Il faut admettre qu’elle ne s’attendait pas à ça. De la mauvaise humeur, des grognements, peut-être même de l’hypocrisie, oui. L’explosion de violence dont Hawthorn a fait preuve, par contre, fut une surprise. Tétanisée et effrayée, la jeune femme a à peine reconnu son ami, ne se rendant pas compte qu’il aurait pu aller bien plus loin. Où est passé son ami ?, songe-t-elle en fuyant le bureau de l’ingénieur. Qu’est devenu ce grand-frère de substitution qui la consolait de ses chagrins du temps où ils n’étaient encore qu’une seule famille.

Alors elle craque, elle pleure et tant pis pour son image au travail. Tant pis si Setor en entend parler, trop, c’est trop. Il la rattrape et toute colère semble partie chez lui. A l’inverse, le voir augmente la sienne. Elle pleure à la fois de tristesse, mais aussi de rage, ses poings frappant vainement le torse de l’ancien joueur. Elle ne veut même pas lui faire mal, elle sait bien qu’elle n’y arrivera pas, mais il faut qu’elle exprime sa colère et, pour le moment, les mots sont insuffisants.

Il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle se retrouve dans ses bras, toujours larmoyante, la tête noyée dans le tissus de sa robe, ruinant probablement celle-ci définitivement, elle ne peut pas faire autre chose que acquiescer quand il l’entraîne dans son bureau pour la calmer, mais aussi éviter un scandale. Nul doute que si on voyait la fille du patron pleurer dans les robes d’un des ingénieurs, les rumeurs iraient de bon train. Quelque chose que Thorn préfère probablement éviter tant il a déjà d’ennuis qui lui colle aux pieds.

Telle une enfant, et c’est finalement un peu comme ça qu’elle se sent, elle s’installe sur le tabouret haut de l’ingénieur, n’oubliant pas de le fusiller au regard tandis qu’il nettoie et réchauffe le café. Ses larmes se sont taries, elle essuie distraitement ses yeux sans se rendre compte que le maquillage qu’elle porte à couler et qu’elle fait probablement pire que mieux. Prudemment, mais sans le lâcher du regard, elle souffle sur sa tasse avant de boire une gorgée de café. Le breuvage n’a pas de goût, mais qu’importe, c’est chaud et à le mérite d’occuper leurs mains. C’est Avery qui brise le silence en premier et Robin l’écoute un peu incrédule.

- Tu es ridicule, Thorn, commente-t-elle sans la moindre délicatesse.

En temps normal, elle aurait probablement pris la peine de formuler les choses autrement, y mettant un peu plus de forme, mais à ce stade, la jeune femme n’a pas du tout envie de prendre des gants. Tant pis pour l’ego de Hawthorn, il l’a tellement froissé qu’elle ne voit pas pourquoi elle aurait des égards pour le sien.

- Il n’y aucune logique dans ton raisonnement. A partir d’un ressenti négatif totalement subjectif, tu as monté tout une histoire et finalement fait une tempête dans un verre d’eau. A aucun moment tu ne t’es dis que tu pouvais simplement me poser la question ? Je ne t’ai jamais menti, pourquoi veux-tu que je commence maintenant ? Je t’aurais répondu et ce malentendu aurait été dissipé en l’espace de cinq minutes. Mais non, à la place, tu as préféré faire confiance à ton expertise et grâce à ton longue étude de mon caractère tu en as directement conclu que je ne pouvais que te snober.

Elle est amère et le ton est un peu sec, mais son compagnon a la décence d’avoir l’air contrit. Robin qui n’est pas du genre à être rancunière se radoucit un petit peu, mais sans baisser sa garde pour autant.

- Je suis la dernière personne au monde à juger les gens en me basant sur le statut social ou encore l’argent qu’ils gagnent. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que ça rentre dans votre crâne ?

Par vous, elle entend Rafa et les autres, mais surtout Rafa et ensuite Thorn. En ce moment, il n’y a que d’eux dont elle se soucie, quoique ni l’un, ni l’autre ne le méritent. L’allusion à Rafa, elle a fait semblant de ne pas l’entendre, c’est qu’elle n’a pas envie de parler de l’irlandais. A défaut de pouvoir l’oublier, elle aimerait qu’il ne soit pas présent dans ses conversations.

Oui il a été idiot et même s’il l’admet, ça ne suffit pas. Furieuse, elle perçoit tout de même les compliments qu’il lui fait, mais elle n’est pas en état de les recevoir comme il le faudrait. Il faut dire que l’accueil que lui a réservé son ami était plus que froid et que la jeune femme a du mal à se faire à l’idée qu’il a changé d’attitude du tout au tout. Certes, il est calme maintenant, contrit et désolé, mais qu’est-ce qui lui garantit que dans quelques minutes, il ne va pas de nouveau s'emporter sur elle ?

- Non ce n’est pas une excuse
, répond-elle un peu cruellement quand il évoque sa rupture avec Gwen.

En réalité, elle ressent une petite satisfaction mesquine à l’idée de savoir qu’ils se sont séparés. Robin a du mal avec l’ancienne Gryffondor. Elle n’aime pas son caractère, ni son côté tyrannique. Si elle peut parfaitement travailler avec elle, la jeune femme était mal à l’aise à l’idée de savoir Thorn en couple avec elle. Elle est donc à la fois soulagée, mais aussi, quelque part, un peu satisfaite de voir qu’elle n’est pas la seule à se morfondre. Sans excuser quoique ce soit, elle se radoucit tout de même un peu et commente encore une fois :

- Tu aurais dû venir m’en parler. Il n’y a rien qui ne se résout pas grâce au dialogue et moi, je ne pouvais pas savoir que quelque chose n’allait pas. Je n’ai pas le troisième œil Thorn.


Oui, elle lui en veut. A la fois pour ce qu’il pensait d’elle, mais également pour la peur qu’il lui a faite. Une peur qui n’est toujours pas partie si on en juge par la réaction presque épidermique qu’elle a lorsqu’il essaie de lui prendre la main. Elle se retient, mais la frayeur n’est pas encore totalement passé alors sans le regarder, elle répond :

- Oui je t’en veux. Tu m’as vraiment blessé et, dans ton cas, c’était volontaire.

Il y a un instant de silence et d’une voix plus douce, elle ajoute :

- Honnêtement, je n’aurais jamais pensé que tu puisses me faire mal jusqu’à maintenant, mais tu m’as vraiment fait peur. Je me suis dis que tu n’étais pas loin de me frapper. Je déteste penser ça de toi et je déteste l’idée que tu aurais pu le faire.

Comme souvent, Robin est brutalement honnête, mais au moins, on sait toujours à quoi s’attendre avec elle.

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Message#Sujet: Re: Love is whatever you can still betray - Hawthorn   Love is whatever you can still betray - Hawthorn Icon_minitimeHier à 0:21



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On est toujours ridicule quand on est amoureux, songe amèrement une part de Hawthorn, la plus lucide sur lui-même, au moins ça fait quelque chose de cohérent dans cette histoire. Mais il garde la remarque pour lui. D’abord parce que ce n’est clairement pas le moment de l’avouer, ce serait parfaitement malvenu. Le ton n’est pas à la légèreté, aux blagues, ou aux confessions romantiques, toutes sincères qu’elles soient. Ensuite parce que Avery a bien conscience qu’il n’est pas du tout en position de répliquer et qu’il a de toute façon bien assez parlé comme ça pour le moment, et que Robin a le droit de lui tenir tous les discours et tous les reproches qu’elle veut ?

Tête baissée sur la poitrine, l’ingénieur serre les dents sans rien dire. Il faut dire que si la jeune femme lui avait collé une gifle, qui aurait, au demeurant, été fort mérité, ça ne lui aurait pas fait plus mal. Ses mots claquent sèchement, ne rencontrent donc aucune réponse. Oui, il le sait, il a été ridicule. Et si le ridicule ne tue pas, certes,  le dessinateur sait d’une – très – longue expériences faites d’humiliations, d’échecs, et de manque de chances, qu’il peut faire très mal et ici, la douleur et la honte sont plus que cuisantes. Pourtant pour une fois, il ne se cherche pas d’excuses, et accepte remarques et reproches, sans rien dire.  Au moins Robin ne pleure-t-elle plus et à tout prendre c’est peut-être déjà ça de gagné, qu’elle ne soit plus agitée de sanglots ou terrorisée au point de vouloir le fuir. Certes, elle lui fait à peu près toujours autant de peine, avec ses yeux cernés de noir qui la font ressembler à un panda, mais elle lui parle et c’est déjà un progrès. Et puis comment faire autrement alors que Hawthorn sait parfaitement qu’il a eu tort, et qu’il n’a même pas assez de mots pour dire ses regrets ?

Sa contrition n’est donc pas feinte, pas plus que sa culpabilité. Un moment, il secoue la tête, cependant : « Ce n’est pas ça, je… » Mais ça ne sert à rien d’expliquer. Robin est sincère : maintenant qu’elle le lui dit, qu’il l’a en face, impossible de ne pas la croire, et de penser qu’elle aurait pu mentir ou le détester, ni même avoir honte de lui. Mais elle ne comprendrait pas ce qu’il veut dire ni comme il en est venu à croire ça. C’est moins contre elle que par habitude, mais comment lui expliquer ça, à elle, ce que ça coute de galérer pour trouver un emploi ou pour louer un appartement ? La pauvreté ne peut pas lui parler – et tant mieux, Hawthorn ne la souhaite à personne. Même si Robin essayait de se mettre à sa place ou de vivre le dixième des compromissions et privations qu’elle impose, elle ne comprendrait pas vraiment : il suffirait d’un hibou à son père et ce serait fini. Non, la honte de ne pas avoir un rond, d’être rejeté, exclu, privé de relation sociale, et la méfiance qu’elle entraine, généralisée, cruelle, presque paranoïaque, il faut l’avoir subi pour la comprendre et encore, ça ne la rend pas plus facile à expliquer. Alors il renonce à lui dire que ce n’est pas elle, enfin pas vraiment, juste l’envie de s’éviter, encore une fois, une trahison, par quelqu’un qu’il aime. Car dans un sens Robin n’a pas tout à fait tort non plus. Quoique Thorn en dise, il la connait bien, et si le contexte explique sans doute pourquoi il l’a fait – enfin, le contexte et ses propres initiatives malheureuses, soyons honnête jusqu’au bout, pour la détourner de Rudy – et cru qu’elle considérait en somme, qu’il valait moins bien qu’elle. Injuste, ridicule, et irrationnel peut-être, mais il ne peut pas l’expliquer autrement. Même s’il pourrait le résumer bien plus simplement en disant que s’il l’a pris aussi mal c’est qu’il l’aime et qu’au final, c’était surtout un chagrin d’amour. Mais là encore, ce n’est pas le bon moment.

Au lieu de ça, l’entendant pester sur les clichés qu’on peut avoir sur elle, le mangemort relève la tête en clignant des yeux pleins d’une incompréhension sincère et qui détonne dans le paysage : « Euh, pardon, qui ça, vous ? » De qui parle Robin parle-t-elle donc ? Il a manqué quelque chose et ses propos lui échappe, même si une part de Thorn note et se réjouit de voir que le ton semble un peu se radoucir à son écart. Alors il ne dit rien, n’en rajoute pas lorsqu’elle dit que sa rupture n’est pas une excuse. Mal à l’aise, il voudrait avoir quelque chose pour s’occuper, une plume et un carnet, parce que c’est ce qu’il fait toujours lorsqu’il l’est, mais ça aussi, c’est impossible : ça ferait celui qui s’en moque, et il ne s’en moque pas, même s’il lui arrive d’être tellement tête en l’air qu’il en oublie les conventions sociales les plus élémentaires qui disent qu’on ne fait pas autre chose quand on parle avec les gens.

En attendant, les reproches sont un peu moins durs, et il ne peut que acquiescer : « Je sais. Je crois que j’ai voulu, et puis…et puis j’ai eu peur de me tromper, ou d’aggraver les choses, ou d’être ridicule, dans un sens ou dans l’autre, alors je me suis dit que c’était mieux que je me taise. » En fait, il était sincèrement persuadé qu’elle ne viendrait pas : la violence qu’il a déployé était autant due à toute la rancœur et la tristesse qu’il avait accumulé qu’à la surprise. Pris de cours, il n’a pas su réagir autrement face à ce qu’il a pris pour une tentative d’humiliation – encore une.

Il n’empêche qu’il est allé trop loin et qu’il s’en veut, peut-être encore plus pour ça que pour les reproches qu’il a fait à Robin. La main qu’elle retire lui fait mal – une autre gifle, en somme. Les mots aussi. Thorn ne se reconnait pas dans ce qu’elle décrit et la honte le submerge de nouveau.  « Non. » Souffle-t-il sourdement en réponse. « Non, je n’aurais pas pu. » Il secoue la tête doucement, sans chercher à reprendre sa main : « Je suis beaucoup de choses et j’ai été un sale con sur ce coup là, mais ça…jamais. Jamais ça ne me serait venu à l’idée. » Et c’est vrai. Oh sur les terrains de Quidditch, il ne peut pas dire, il a enchainé les coups de battes et matchs violents. Mais c’est le Quidditch, pas la vie réelle. Et à Poudlard ? Les bagarres traditionnelles, Gryffondor contre Serpentard, ce genre de choses. Et il est vrai qu’il doit être impressionnant quand il hurle, maintenant que le dessinateur y réfléchit – ça explique peut-être son histoire d’huissier et le silence radio de celui-ci. Pas étonnant que Robin ait pu se méprendre, il faut l’avouer. « C’est comme les chiens, tu sais. J’aboie beaucoup, mais je ne mords pas. » Ajoute-t-il, dans l’espoir un peu vain de détendre un peu l’atmosphère.

Comme il se rend bien compte que ça ne marche pas, l’ingénieur se lève pour faire face à la jeune femme, posant une main sur sa joue pour qu’elle le regarde, un peu hésitant : « Regarde-moi. S’il te plait. Tu crois vraiment que j’aurais pu ? Moi ? » Le ton s’est fait suppliant. Il voudrait qu’elle le croit, plus que tout. Lui Hawthorn Avery, violent ? Lui, qu’elle connait depuis enfant, presque comme un frère, l’ancien fiancé de sa sœur ? Allons. Peut-être a-t-il un gabarit d’ours, mais non, il n’a pas un tempérament violent. Colérique ? même pas vraiment. Ses colères sont froides, venimeuses, et sans doute impressionnantes tant il renferme tout en lui, mais jamais il ne porterait la main sur quelqu’un, du moins le pense-t-il sincèrement. Mais il peut difficilement reprocher à Robin de douter de lui alors qu’il a douté d’elle et encore moins alors qu’il lui a donné un vrai motif de le faire. Alors reculant un peu, le mangemort renouvelle encore une fois ses excuses : « Je te demande pardon, encore une fois. D’avoir pensé ça de toi, c’était injuste et je n’en suis vraiment pas fier. Et je me déteste encore plus d’avoir pu te laisser penser que je pourrais te faire du mal. Pardon. » Si elle savait, oui, la nausée que ça lui colle, le dégout de lui-même…si seulement elle pouvait le croire.  Mais Hawthorn ne voit pas quoi dire d’autre, ce qu’il finit par avouer :  « Je ne sais pas quoi te dire, tu sais, je n’ai pas grand-chose pour ma défense, en fait. » Et comme il ne peut pas imposer à Robin de le fréquenter encore, il lui semble que le mieux est encore, avec le peu de dignité qu’il lui reste, de lui offrir une porte de sortie de façon un peu élégante : « Si…si tu voulais vraiment ne plus me voir…que je te laisse tranquille… cette fois, je comprendrais. »


(C) CANTARELLA.

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