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 Fin d'une illusion - Hawthorn

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Robin Hammond
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Message#Sujet: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeMer 14 Sep - 22:53

❝ Hawhtorn et Robin ❞Fin d'une illusionEn fait, c’est un peu comme si elle allait passer un examen. Le genre pour lequel elle n’est pas préparé et dont elle sait à l’avance que le résultat sera désastreux. Un sentiment horrible pour Robin qui est partagée, depuis hier soir, entre pur bonheur et angoisse. Il faut dire qu’elle flotte sur un petit nuage et seules les règles de la bienséance l’ont forcée à quitter Rafa hier soir. Peu adepte de la fuite, la jeune femme sait que sa journée va être désagréable. Rien d’étonnant puisqu’elle se l’est promis : aujourd’hui elle met fin à sa relation avec Hawthorn. Ce n’est pas tant pour Rafa que pour elle. Évidemment, il est un des éléments qui la confortent dans sa décision mais il n’est pas déterminant. Même sans son retour, elle aurait fini par le faire à la fois par respect pour elle, mais aussi pour Thorn. Indulgente, elle essaie d’oublier ce malheureux épisode à la mer et ce dit qu’il ne mérite pas ça. Après tout, il fait tout pour essayer de la rendre heureuse et ce n’est pas sa faute s’ils ne sont pas compatibles. Son compagnon n’est probablement pas du même avis, pourtant les signes sont là, elle leur rend service en pointant du doigt l’évidence. Ce n’est pas pour autant que le message sera reçu avec plaisir. C’est ce qui l’inquiète.

Loin de s’imaginer qu’il puisse réellement se mettre en colère ou être violent, la jeune femme souhaite tout de même éviter une esclandre. Quel meilleur moyen pour ça que de faire la chose en public ? Contrairement à hier, il ne pleut guère. Si le ciel est gris, comme souvent début novembre, aucun nuage ne semble annoncer une averse. L’air est doux, les températures clémentes, les arbres se sont parés de leurs plus belles couleurs automnales et ce sont toutes les nuances de jaune, d’ocre et de brun qui habillent leurs branches. Dans le parc, il y a encore un vendeur ambulant téméraire qui, aux côtés du popcorn à la citrouille et diverses sucreries sorcières, propose des glaces. En attendant Thorn, a qui elle a donné rendez-vous, elle en demande une au citron. Avec un soupir, elle s’assied sur un banc. Non loin d’elle, une mère avec ses deux enfants, deux petites sorcières de l’âge de ses nièces en train de jouer avec des feuilles mortes. La plus âgée, probablement précoce, commence à développer ses pouvoirs puisque de temps à autres, les feuilles changent brièvement de couleurs sous les yeux ravis et fiers de sa mère.

La scène fait sourire la jeune femme mais le tracas la rattrape bientôt. Même la glace, pourtant très bonne, ne suffit pas à faire taire ses inquiétudes. Son estomac ne cesse de se tordre et chaque fois qu’elle a l’impression d'apercevoir la silhouette de Hawthorn, c’est comme si elle recevait un coup dans le ventre. Pourtant, elle n’a rien à se reprocher - ou presque, songe-t-elle. On ne peut pas contrôler ses sentiments et on ne peut pas lui en vouloir d’être honnête. N’importe quelle personne sensée l’accepterait. Or, c’est mal connaître Avery. Dans le fond, peut-être l’ancienne Poufsouffle le soupçonne-t-elle et peut-être son angoisse découle-t-elle de cette certitude : ça va mal se passer.

Sa cuillère fait des va et vient dans son pot, elle prend une bouchée sans conviction quand, enfin, elle voit la silhouette de son ami approcher. Peut-être est-ce son imagination mais il semble différent. Son sourire, moins sincère, plus forcé, comme si quelque chose, lui aussi, le retenait. Sent-il son malaise et son embarras ? Certainement, Robin n’a jamais été de celles qui savent cacher leurs émotions sous un masque de mondanité. On lit en elle comme un livre ouvert. Or, dire qu’elle est à l’aise serait mentir. Ne sachant tout à fait que dire, elle l’embrasse. Plus par réflexe que par envie et fait ce qu’elle fait de mieux lorsqu’elle est sous pression : elle parle.

- J’ai pris une glace en t’attendant. Il fait encore beau, je me suis dis que c’était l’occasion d’en profiter. Bientôt, on ne boira plus que du chocolat chaud.

Il y a un silence et elle demande :

- Je t’en prends une ? Je sais que tu as la dent sucrée aussi.

Une faiblesse qu’ils partagent, pourtant, Hawthorn ne semble pas vraiment intéressée.

- Ça te dérange si on marche un peu ? Je voudrais bien discuter un peu.
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Hawthorn Avery
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Message#Sujet: Re: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeDim 25 Sep - 0:47



Fin d'une illusion
Robin & Hawthorn
« Écoute, c’est peut-être rien, mais moi, ta copine, je l’ai vu deux fois ici. Pas toute seule. Avec un type qui avait une dégaine de moldu. » Évidemment, ce n’est pas rien. Thorn a un peu l’impression de s’effondrer en lui-même en entendant Reed parler – alors qu’il aurait du s’en douter, ce n’était pas tellement une surprise, mais être acculé et ne plus pouvoir nier une possibilité qu’on a enterré tout au fond de son esprit, c’est parfois plus douloureux que de tomber des nues face à une trahison – et il ne même pas cherché à contredire son cousin. « Moi j’aurais juré que c’était ce type dont tu parlais la dernière fois. » Rafael O’Riordan. Oui. Thorn hoche la tête vaguement et commande d’un signe de tête un nouveau Pur-Feu, sans doute le premier d’une longue série, au barman du Emerald. Évidemment que c’est lui et qu’elle l’a revue. Par réflexe, il serre les poings sous la table, alors que la colère monte en lui, irrésistible. Il n’écoute plus vraiment son cousin, qui continue à déblatérer des tas de choses à propos du fait qu’il ne perd pas grand-chose, que Robin n’a vraiment pas de gout – en même temps, pourquoi elle voudrait de toi, a envie de répondre au jeune mangemort un Thorn se souvenant d’avoir du calmé les ardeurs de Reed, dans un mouvement un peu ironique, vu comme tu t’es comporté avec elle, cousin ? -  qu’il devrait se venger d’un tel affront - « vraiment, vas voir Callahan, tu sais, il t’aidera pour O’Riordan » et oui, peut-être qu’il le fera, il a dit qu'il allait le faire. Mais pour le moment l’ingénieur a juste envie de renverser cette putain de table, ça lui ferait du bien, de tout envoyer valser. Mais Reed continue déjà : « Tu sais, si ça n’est que pour l’héritage d’oncle Jeremy, ta place, on peut te la redonner, il y a plus court et plus facile que d’épouser une pimbêche sang mêlé. Si ça peut te rendre service, Setor Hammond, tu sais, on peut s’en débarrasser… »

C’est finalement ce qui fait revenir le dessinateur à la réalité, émergeant de ses pensées où se mélangent colère et tristesse sans qu’il ne puisse bien déterminer ce qui domine. «  S’en débarrasser ? » Répète-t-il lentement, levant un regard qui n’annonce rien de bon vers Reed. « Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tu crois vraiment que c’est le moment, que c’est ça que je veux, que ça m’aide ? J’ai pas besoin de gérer tes conneries en plus, c’est assez compliqué comme ça. » Lorsqu’il se lève, se penchant un peu vers le jeune homme, il s’est fait aussi grondant que menaçant : « Tu lui fous la paix, tu m’entends, j’ai pas besoin de tes initiatives, c’est clair, Reed ? J’ai dit non. Tu comprends, ça, non ? Ou il faut que je t’explique autrement ? » Convaincu d’avoir eu le dernier mot et de bien s’être fait comprendre, Hawthorn vide son verre d’une traite sans prendre la peine de se rassoir. « Merci de m’avoir prévenu. Je te revaudrai ça, mais Merlin, arrête de prendre des initiatives. » Comme s’il avait besoin d’un gamin de vingt ans aux ambitions homicides pour gérer sa vie, ses relations amoureuses et ses ruptures… si ça doit être une catastrophe, Avery préfère encore en être entièrement responsable. Sans assassiner personne de préférence, pas même le père de Robin. Il ne peut pas le voir, parce qu’il est déjà parti, mais Reed, cependant, ne semble absolument pas décidé à tenir compte de cet avis.

De son côté, Thorn n’a plus qu’à rentrer chez lui, perdu et maussade. La colère masque bien la tristesse, à moins que ça ne soit la tristesse qui masque la colère. Il ne sait pas. L’ingénieur voudrait une explication, voudrait aussi parvenir à croire que Reed s’est planté, mais il n’y arrive pas. Comment est-ce qu’il pourrait faire confiance à Robin dans ces conditions là ? Tout se lie et s’enchaine dans son esprit, comme cette fois où il a cru la voir au Chaudron Baveur. Tout devient suspect, aussi. Il l’a perdue, réalise-t-il, c’est déjà fini. Une partie de lui trouve ça injuste et a le cœur brisé, parce qu’il l’aime, peu importe ce qu’il peut dire à côté, ou du moins il l’aimait. Mais est-ce qu’on peut se remettre de cette trahison, d’un coup de poignard dans le dos comme ça ? Probablement pas. C’est tellement dur, tellement injuste, dans l’esprit de Thorn, parce que lui n’aurait jamais fait ça, que c’est la colère qui l’emporte, plus que la tristesse d’être en train de perdre Robin. De toute façon, songe-t-il amèrement, pour la perdre, il faudrait qu’elle se soit jamais vraiment intéressée à lui, ce dont il doute à présent.

Et puis ce silence, à la fin ! Il n’est pas très étonnant qu’elle l’ignore, mais c’est pire que tout, parce que c’est aussi la confirmation qu’elle s’en moque. Puisque c’est ça, très bien. Il peut donc faire de même. Finalement, ce n’est qu’après l’épisode Agrippine – le second, mais après tout, il a le droit : ce n’est pas vraiment comme s’il trompait qui que ce soit, étant le premier à avoir eu des cornes – que Robin prend la peine de lui donner des nouvelles pour lui fixer un rendez-vous. Pourquoi faire, est tenté de répondre l’ingénieur. Rompre ? Il sait déjà que c’est fini. S’excuser ? Il s’en moque, il ne veut pas d’excuses. A vrai dire, il ne sait même pas très bien s’il a envie de voir Robin. Ou peut-être seulement pour lui dire ses quatre vérités. Personne n’aime être plaqué, il n’a pas envie de l’être non plus, et puisque ce n’est pas lui le fautif. Avery serait bien tenté de renverser les rôles ou du moins de les rééquilibrer. Si elle veut rompre, lui aussi, il s’en est convaincu. Ce n’est pas la même chose, du moins pour l’ego masculin. En tout cas, ça lui assure qu’il ne sera pas le seul à avoir mal, ce qui le satisfait de façon légèrement mesquine et injuste pour Robin. Mais il ne serait pas capable d’entendre qu’elle est au supplice et qu’elle essaye, précisément, de le blesser le moins possible, ni qu’elle tient encore à lui.

C’est d’ailleurs ce qui finit par le pousser à dire oui, et le voilà donc qui se dirige vers leur rendez-vous au parc. « Salut. » Pour un instant, alors qu’il la voit et qu’elle lui sourit – reste de l’illusion qu’il a eu - il pourrait encore tout oublier, tout pardonner, se laisser convaincre. Mais elle l’embrasse et paradoxalement, le geste lui semble hypocrite, ce qui le ramène à son amertume première. Tout ça n’est qu’un beau mensonge où il s’est plu, mais où elle l’a volontairement trompé, ce dont il ne la pensait pas capable – la peine l’empêchant d’admettre que ce n’est pas le genre de Robin et qu’il y a peut-être une autre explication.  Une glace ? Il cligne des yeux face à cette proposition si normale et si futile. « Hm ? Non. Non merci. Il fait trop froid. » C’est presque bizarre de parler si posément et si banalement sachant ce qui va suivre. Il accepte néanmoins de marcher un peu avec la jeune femme. « Si tu veux. » Ici ou ailleurs, puisqu’il s’agit de rompre, Hawthorn s’en moque, ça ne change rien, la conversation n’en sera pas plus facile ou agréable.

Visage fermé, c’est d’ailleurs lui qui lance les hostilités : « De quoi tu veux parler, de lui ? Ou du fait que c’est fini, peut-être. » Il s’arrête pour jeter un regard froid à Robin, moitié pour étudier sa réaction, moitié parce qu’il espère que ce sera de la honte et de la surprise d’avoir été prise en flagrant délit de tromperie. Assez tourné autour du pot, pour lui, il n’a pas la patience d’attendre ou de se perdre en circonvolutions inutiles. Le moins de temps ils y passent, le mieux ce sera, tant il n’a pas envie d’être là. « Ne te fatigue pas, je vais te faciliter la tâche. Je sais que tu l’a revu. D’ailleurs j’aimerai bien comprendre ce que tu essayes de faire, là. Ça rime à quoi, tout ça, quoi. » Il désigne d’un geste vague et las le parc autour d’eux, mais ça vaut aussi pour la ballade, cette glace, ce baiser, et tout le reste.  Parce que Hawthorn ne comprend vraiment pas ce qui lui vaut autant de formes, d’égards et de précautions alors que ça ne la gêne pas de le trahir à côté. « Tu te figures vraiment que je vais le prendre bien et qu’on va rester amis ? » Si c’est ça, elle est bien naïve. Il n’y a pas moyen qu’il lui pardonne. Elle s’en tirera bien s’il ne hurle pas de frustration, déjà. « Je ne vais pas te retenir ni faire de scandale, si c’est ça qui t’inquiète. Mais j’avoue que j’aimerais bien comprendre. J’étais assez bien quand il t’a plaquée et maintenant qu’il s’est réveillé, non, c’est fini, je ne te sers plus à rien, je comprends bien. » Pour la première fois, sa voix se fait triste : « Ce n’est pas juste. Je ne crois pas que je méritais ça. » De son point de vue, il a été patient, gentil et conciliant. Il a fait tout ce qu’il pouvait, parce qu’il était amoureux, pensant la connaitre et la croyant sincère, pas simplement être un lot de consolation. Et puis quoi, elle va retourner voire l’autre con, se faire jeter encore une fois, parce que rien ne dit que ce n’est pas ce que fera O’Riordan, c’est bien ce genre de type, pour revenir le voir lui. Si c’est ça le plan, non merci, il ne signe pas une nouvelle fois. Ici, Avery est extrêmement indulgent envers lui-même, occultant ses propres fautes. Mais ça ne compte pas, c’était avant, quand il n’était pas encore amoureux d’elle, avant qu’ils n’entament cette relation aussi. Quitte à accuser, il en rajoute donc une couche, persifleur : « Ou peut-être que si ? Mais alors si oui, Robin, j’aimerai bien que tu me dises ce que j’ai fait de mal, justement. » A peu près tout, mais ça non plus, Hawthorn ne s’en rend pas compte.
(C) CANTARELLA.

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Message#Sujet: Re: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeMer 28 Sep - 18:04

❝ Hawhtorn et Robin ❞Fin d'une illusionSans surprise, Hawthorn n’a pas l’air de bonne humeur. Comment le pourrait-il, songe-t-elle. Voilà un moment qu’elle lui bat froid sans lui donner autre chose que des explications évasives. Il tient à elle, la jeune femme en est persuadée, si bien qu’elle s’imagine le blesser par son attitude et cette pensée lui retourne l’estomac à chaque fois qu’elle a le malheur d’y penser. En un sens, ce n’est pas très loin de la réalité : Hawthorn tient à elle. On peut même dire que, d’une certaine manière, il l’aime. Mal et pour de mauvaises raisons, certes mais ça n’enlève rien à l’intention initiale. Ca n’excuse pas non plus les débordements. Robin, façonnée par son époque et handicapée par sa jeunesse et son innocence, ne comprend pas réellement la violence morale - et physique - qu’il y avait derrière ce qui s’est passé durant leur séjour à la mer. Elle évite d’ailleurs d’y penser, honteuse de son attitude, tant il semble impossible, à ses yeux, que Hawthorn ait pu faire quelque chose de mal.

En attendant, l’ensemble de ces événements ont mené à ce qui devait arriver : une rupture. Setor, tout inquiet qu’il est, s’il en avait connaissance, serait aux anges. Avery, n’est pas un homme pour sa fille. Ce n’est pas un mauvais garçon, a-t-il toujours songé, mais il a hérité des mêmes défauts que feu son père. Impossible de lui faire confiance, impossible de lui confier l’avenir de l’entreprise et encore moins celui d’une de ses filles tout sang pur qu’il soit. Setor a bien des défauts, le premier étant de vouloir se servir du mariage de ses filles comme ascenseur social, il n’empêche que jamais il ne les forcerait à entrer dans une union qui ne les rendrait pas heureuses. Paradoxe d’un père qui lui aussi, aime mais aime mal.

A peine arrivé, elle babille devant lui, incapable d’entamer une discussion déplaisante sans échanger des banalités. De toute façon, comment commence-t-on une discussion de la sorte ? Il n’y a pas de protocole, pas de bonne façon de faire, alors Robin fait comme elle peut, l’invitant à marcher, comme pour les occuper et les forcer à ne pas se regarder dans le blanc des yeux. Ce n’est pas l’intention de son ami en tout cas. Elle a à peine le temps de sentir le courage lui manquer qu’il rentre dans le vif du sujet sans prendre de gants. Le ton est amer, agressif, semblable à celui qu’il a employé le jour où ils se sont disputés. Surprise, Robin s’arrête le souffle un peu coupé. Lui, il ne peut vouloir parler que de Rafa. Comment a-t-il pu le savoir ? Robin ne l’a vu que deux fois, la première par hasard, pourtant entre son parrain et Thorn, il lui semble qu’un nombre un peu trop grand de gens s’intéressent à sa vie privée. Ne voulant pas lui faire l’insulte de ne pas comprendre où il veut en venir, elle ne peut donc qu’approuver à voix basse :

- Oui, c’est fini. Je suis désolée, Hawthorn.

Contre toute logique, elle est réellement désolée. Pas que ça fasse une différence pour l’ingénieur. Il est distant et furieux. La colère couve, il suffirait d’un mauvais geste, d’un mot de trop pour faire tout exploser. Robin, avec sa franchise aussi rafraichissante qu’agaçante n’est probablement pas la mieux armée pour gérer cette discussion. Autour d’eux, les passants, principalement des familles avec leurs enfants, regardent ce couple qui se sépare d’un air curieux mais personne ne s’attarde, laissant les anciens amants dans un calme relatif.

Il n’y a rien de juste dans une rupture, proteste-t-elle. Evidemment que tu ne le méritais pas, tente-t-elle d’expliquer malgré la violence des propos qu’elle reçoit. Ca n’a rien avoir avec Rafael, ajoute-t-elle, pourtant convaincue qu’il ne la croira pas. On s’est croisé par hasard au Chaudron Baveur mais ça n’a pas de rapport avec nous.
Ses mains se tordent, signe de stress, elle n’aime pas devoir se justifier de la sorte. C’est comme passer sur le banc des accusés, sauf qu’à l’attitude de Thorn, il n’est pas difficile de deviner que le verdict est déjà posé. Pourtant, elle refuse de ne pas s’expliquer, pensant que son attitude est aussi due à la colère mais que quand il sera calmé, il préféra sûrement savoir que finalement ce n’était pas lui le fautif.

- Je pense que tu étais au bon moment au bon endroit. On a toujours été proche et j’ai toujours été à l’aise avec toi. Je pense que j’ai confondu l’affection que je te porte avec de l’amour, je voulais vraiment que ça soit ça je pense mais ça ne l’est pas et je m’en suis rendue compte. Je ne veux pas te mentir et qu’on reste ensemble parce que j’ai peur de te blesser. Je sais que je te fais de la peine mais tu ne penses pas que ça serait encore plus malhonnête de ma part de faire semblant ? Si c’est pour être malheureux à la fin, ça ne vaut pas la peine.


Bien sûr, pour elle, ses arguments ont du sens. N’importe qui le verrait. Thorn, par contre, n’est pas en état de le voir et c’est ce qui risque de rendre cette discussion si difficile.

- Je me doute que tu vas m’en vouloir et c’est ce qui rend les choses si difficiles, je tiens à toi, vraiment et c’est pour ça que je pense qu’il faut stopper ça maintenant.
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Message#Sujet: Re: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeLun 10 Oct - 0:32



Fin d'une illusion
Robin & Hawthorn
C’est fini. Je suis désolée. Si Robin se mettait en tête de lui donner un coup de poing dans l’estomac - à condition qu’elle en ait la force - Hawthorn n’en aurait pas moins mal qu’en entendant ces mots là, qui ne lui parviennent que de façon très lointaine, pourtant, même pas en entier. Il s’était pourtant juré en venant que ça ne lui ferait rien, qu’il ne tremblerait pas, qu’il s’en moquait. Après tout, il sait que c’est fini et ce n’est pas une surprise. Mais c’est une chose de savoir, ou de croire savoir, et une autre d’entendre la blonde verbaliser ce constat. Ça rend les choses réelles ; il ne peut plus y échapper. Un genre de vertige le saisit, croisement entre l’envie de pleurer et celle de frapper quelque chose, ou de s’arracher les cheveux, par détresse. Ça l’oblige à se pencher sur le fait qu’il a mal et qu’il est triste, ce que la colère masque habilement, quoiqu’il en dise, même s’il ne joue pas la fureur. L’ingénieur se contente de l’entretenir, parce qu’il est hors de question qu’il soit le seul à souffrir, surtout quand rien n’est de sa faute. C'est facile, ainsi, de s’absoudre par avance, ça coupe court à toute remise en question, mais après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi même. Pire, même si ce n’est pas un sentiment très noble, il a même vraiment envie de rendre à Robin la monnaie de sa pièce. Elle l’a pris trop longtemps pour un idiot, maintenant c’est son tour. Alors il ne se gêne pas pour enfoncer le clou. Voyant un reproche - ce serait osé - dans la manière dont elle le regarde, suspicieuse et semblant contrariée, lorsqu’il l’informe qu’il sait qu’elle a revu O’Riordan, il siffle : “Oh, pas besoin de me lancer ce regard là. Je ne t’ai pas fait suivre, ça n’aurait aucun sens.” Quel genre de type ferait ça à sa petite amie ? Pas lui, en tout cas. Moi, je te faisais confiance, a-t-il envie de dire, et c’est comme ça que je me suis fait avoir, et je n’aurais pas dû. “Mais vous n’avez pas été particulièrement discrets...les gens voient ce qu’il se passe.” D’aucun diraient que c’est minable, mesquin, mais il n’empêche que c’est vrai et que ça lui fait du bien de le dire. Tu m’as pris pour un con et tu pensais que je ne le verrai pas. Pas de bol ma fille, si, je l’ai vu.

Et ce n’est pas juste. C’est ce qui ressort, revient en boucle. “Oui, bien sûr. C’est juste un hasard si ça te vient à l’esprit maintenant que tu l’as revu.” Gronde Thorn, sévère, sans se préoccuper de savoir si Robin est déjà mal à l’aise ou du fait qu’elle puisse être sincère ou non. C’est ce qu’il aimerait bien se convaincre que c’est la faute de O’Riordan. Ce serait une explication confortable. Il pourrait lui remettre tout sur le dos, et ça épargnerait Robin, en évitant de lui donner le mauvais rôle. Alors il pourrait s’imaginer la convaincre, et recommencer. Quoiqu'il en dise, il y a indubitablement une toute petite part de lui qui refuse de la perdre et qui veut encore y croire, contre tout, même l’évidence, et qui se dit qu’il y a encore un espoir. Surtout, continuer à croire cela l’épargnerait lui. Il pourrait se dire que s’il n’y avait pas ce connard, son arrogance et son flingue, ça aurait pu continuer. Mais tout est dans “de toute façon” muet que Robin ne prononce pas et que Hawthorn ne veut pas entendre de toute manière. Ca l’obligerait à se rendre compte que le problème c’est eux (lui ?) et pas un tiers qui fait un bon épouvantail.

En attendant, il refuse de la regarder. S’il le faisait, peut-être se rendrait-il compte qu’elle est au supplice. Que plutôt que de lui avoir menti volontairement, Robin s’est surtout menti à elle même. Qu’elle s’en veut vraiment. Thorn n’est pas en état de s’en rendre compte. Peut-être ne veut-il pas s’en rendre compte, d’ailleurs, au même titre que si finir lui fait mal, comme toute rupture, il n’est pas tellement sûr que s’il avait l’opportunité, il voudrait recommencer, ni pardonner. Il est honnête quand il dit qu’il voit même pas comment faire. Parce qu’après tout, qu’est-ce que ça va donner ? Ils vont se séparer, et puis quoi ? Faire comme si de rien n’était ? Elle dit qu’elle tient à lui, mais comment est-ce qu’on redevient ami après ça ? A la vérité, il ne regrette pas une de ses paroles. L'ingénieur s’aperçoit qu’il ne croit pas vraiment la jeune femme, comme si ce premier mensonge, révélé, pourrissait tout. Plus prosaïquement, Avery cherche encore un dérivatif, trop en colère pour laisser place à la nuance et accepter ce que Robin dit, qu’elle puisse malgré tout tenir à lui : c’est tout blanc ou tout noir. Ou elle l’aime comme il l’a cru, ou il n’y a rien et il n’y aura plus rien entre eux. Distraitement, il écoute la juriste tenter de se justifier, sans trop y faire attention, à la recherche d’une cigarette. Son regard se perdant sur les passants, alors qu’il maudit ces gens qui s’obstinent à les regarder, qui ne sont pas en train de rompre, eux. A l'instant où il en fait le constat, le dessinateur se rend compte qu’il déteste la terre entière. C’est comme toutes les autres fois, celles d’avant, où ça finissait aussi. Où il tombait des nues parce qu’il ne s’en rendait pas compte et que la rupture le cueillait comme un uppercut. D’ordinaire il le prendrait bien, ou disons mieux que ça - vraiment - parce que c’est comme ça qu’est Hawthorn, du genre à faire le dos rond. Et puis l’instant d’après il se dit que non. Non, ce n’est pas comme les autres fois. Il pouvait identifier ses torts - ne pas s’être investi, avoir laissé les choses se déliter. Là, comme il le dit, il ne sait même pas ce qu’il a mal fait.

“Ce n’est pas comme si ça t’avait dérangée avant, pourtant.” Maugréé-t-il lorsqu’elle lui explique qu’elle ne veut pas continuer à lui mentir. S’il était capable d’être rationnel, ça se tiendrait. Il le sait. Mais l'ingénieur avait l’impression d’être heureux et qu’enfin les choses s’amélioraient, voilà sans doute ce qui met autant en colère Hawthorn. Comme à son habitude, il tirait déjà des projets sur la comète. Tout était prévu, puisqu’ils étaient heureux, les fiançailles, le mariage, et puis le reste. C’est peut-être ce reste, ce qu’il aurait eu à gagner, qui fait qu’il l’aime aussi mal, qu’il s’est autant accroché et qu’il a tellement de mal à ne pas être en colère, même s’il a envie de rejeter, loin, très loin, tout ce qui vient de la blonde. Le voilà renvoyé dans les cordes, et son plan si bien construit s'en trouve gâché. “Et donc c’est tout ce que je suis…tout ce que j’étais, pour toi ? Un lot de consolation ? C’est bien ce que je dis, tu t’es servie de moi et maintenant tu me jettes parce que tu n’as plus besoin de moi.”

Il y autant d’indignation que de fierté blessée chez Hawthorn - il a envie d’ajouter que lui, il est déjà malheureux, là, maintenant. C’est une question d’ego masculin. Aucun homme n’aimerait le concept de rebound guy, même si ce n’est pas totalement ce que Thorn est, car c’est plutôt lui qui a manipulé la jeune femme, quoiqu’il en dise. Il a aussi l’impression d’avoir été le caprice d’une petite fille riche, habituée à tout avoir si elle claque des doigts. L'ancien joueur de quidditch a envie de lui dire qu’il n’est pas à sa disposition, pas un truc qu’on peut prendre et mettre à la poubelle quand on en n’a plus besoin, une denrée périssable en somme. Ce qui augmente sa colère, c’est que tous ces reproches ne correspondent pas à la personne qu’il connait. C'est pire, parce qu'il tombe de haut une nouvelle fois. Robin n’était pas comme les autres, et voilà finalement qu’elle ne vaut pas mieux que le reste des Hammond.

Ça produit un regain de rage, chez lui, autant que cette solution raisonnable qu’elle propose, ce “ce n’est pas toi, c’est moi” et ce “c’est mieux pour tous le monde” si conventionnel le dégoutent au plus haut point, comme s’ils visaient à annuler d’avance tout réaction de colère - pourtant légitime - de sa part : “T’en vouloir ? Mais tu voudrais que je fasses quoi ? C’est censé être une faveur, ce que tu me fais là ? Je dois te remercier en plus ?” Le prendre stoïquement, sans hurler, dignement, sans faire d’esclandre ? Et puis quoi encore ? Hawthorn jette sa cigarette après seulement quelques bouffées de tabac, l’écrasant d’un coup de talon rageur. “Je ne sais pas si tu réalises bien à quel point c’est cruel de laisser les gens croire à quelque chose et de finalement les en priver en leur disant que rien n’a jamais été réel. Si tu tenais vraiment à moi, tu n’aurais pas fait ça en premier lieu. ”

C’est injuste - en fait, aussi ironique et paradoxal que véritablement cruel et audacieux, quand on se souvient de leur séjour à la mer - de lui reprocher de ne pas avoir dit non dès le début, d’avoir été perdue. Le dessinateur le sait très bien, au fond de lui même, ayant été le premier à consoler Robin de son malheur et étant assez précisément du genre à faire des erreurs en cherchant à se consoler et à se rassurer avec d’autres lorsqu’il est en proie aux tourments amoureux. N’est-ce pas d’ailleurs ce qu’il a fait, encore une fois ? Mais qu’importe, ici ce n’est pas lui l’accusé ni lui qui a lancé les hostilités. “C’est tout ce que ça valait, pour toi ? Je…même maintenant, c’est ce que j’ai eu de mieux, nous. Et toi tu me dis que ça ne valait rien et que tout était faux ?” La tristesse revient, par afflux régulier. Ils n’avaient rien, et ça le détruit plus qu’il ne veut bien le montrer. Plus qu’il ne réalise lui même, tout à son indignation et à essayer de rendre à Robin la monnaie de sa pièce alors qu’elle ne l’accuse de rien. “Effectivement, si c’est le cas, ça n’en vaut pas la peine. ”  Il ferait mieux de partir, mais Thorn n’esquisse pas un geste en ce sens. Au lieu de ça, il siffle, décidant d’enfoncer un peu plus le clou : “Je ne te croyais pas comme ça.”
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Message#Sujet: Re: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeMar 18 Oct - 22:42

❝ Hawhtorn et Robin ❞Fin d'une illusionMerlin, c’est fait ! Cette fois-ci, elle n’a pas flanché. Les mots sont sortis tels qu’ils le devaient et Robin a enfin réussi à dire ce qu’elle avait sur le cœur. Une partie d’elle se sent soulagée. Voilà, elle ne ment plus, elle est honnête. L’autre continue à se serrer d’angoisse. Il ne faut pas être un grand clerc pour voir que son ancien compagnon est furieux et blessé. Un combo qui ne donne pas grand chose de bon chez Hawthorn comme elle a pu le constater. Néanmoins, songe-t-elle avec l’indulgence qui la caractérise, il est bien en droit d’être touché par la situation. Ce n’est pas tous les jours que l’on se fait larguer. Reste que si elle trouve sa colère légitime, elle l’estime motivée par de mauvaises raisons. Qu’il lui en veuille parce qu’elle les estime peu compatibles et qu’il pense, à l’inverse, qu’elle a tort, Robin peut l’entendre - même si elle reste persuadée qu’il se rangerait à son avis avec le temps - mais pas le reste.

- Les gens ? Mais quels gens ?, demande-t-elle interloquée. Ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à cacher, Hawthorn.

En effet, si Robin n’est pas très fière de ne pas avoir su se tenir jusqu’au bout et qu’elle a daigné embrasser Rafa une fois, elle a tout de même bien mis les limites tout en se fixant un ultimatum rapide pour ne pas laisser qui que ce soit dans une situation inconfortable. Elle a fait au mieux, se persuade-t-elle. On ne peut pas contrôler ses sentiments, ni qui on aime, la jeune femme en est persuadée. Rationnellement parlant, elle sait que Rafa n’a rien du gendre idéal comme dirait son oncle, pourtant elle ne parvient pas à s’imaginer sans lui.

- Non, ça ne m’est pas revenu à l’esprit juste maintenant mais qu’est-ce que tu voulais que je te dise ? Tiens, j’ai croisé Rafael au Chaudron Baveur ? Et encore une fois, ça n’a rien à voir avec toi.

Non, sur ce point, Robin est profondément honnête et c’est peut-être ce qui fait le plus mal. Dans le fond, ne serait-il pas confortable de se dire que c’est de la faute de Rafa ? Que, finalement, Hawthorn n’est pas fautif mais qu’il ne pouvait simplement pas dépasser le premier amour de Robin ? Probablement, ça lui éviterait de perdre la face, de sauvegarder sa dignité. Or, la jeune femme, parce qu’elle veut être juste et démontrer à tout prix que le problème c’était eux et non pas O’Riordan, insiste trop et l’empêche d’en garder l’illusion, attisant probablement encore plus sa colère.

Encore une fois, ils ne se comprennent pas. Robin est du genre bonne perdante, celle qui va, même dans l’émotion, essayer de faire de l’introspection, examiner ce que pourraient être ses propres torts. A l’inverse, Hawthorn a tellement eu l’habitude que l’on remette sur lui des problèmes dont il n’était pas responsable qu’il semble désormais s’estimer innocent de toute charge. La coupable, aujourd’hui, c’est elle. Or, si elle accepte de prendre une partie des torts, elle refuse de se faire accuser injustement pour autant.

- Merlin Thorn, je n’ai jamais dit ça. Tu déformes mes propos. Je tiens à te rappeler que c’est toi en premier qui a fait le premier pas et que je ne me serais jamais permise de la faire, justement parce que je n’étais pas dans l’optique de chercher un lot de consolation. Je veux bien prendre ma part des torts mais je refuse que tu refasses l’histoire.

C’est peine perdue. Elle devrait le comprendre. L’ingénieur n’est pas en état d’avoir un dialogue. Comme toute personne blessée, il cherche à faire mal à son tour et Robin est la cible toute trouvée. Gentille comme elle l’est, l’idée de lui faire mal intentionnellement est insupportable pour elle et dès lors qu’il enfonce le clou, il lui ferait monter les larmes aux yeux tant elle déteste la situation. Ce n’est pourtant pas le moment de pleurer et la jeune femme se refuse à le faire. A la place, elle continue d’argumenter sans se rendre compte qu’elle dialogue avec un mur.

- Je ne te jette pas. Je te dis juste qu’on est pas compatible et que je n’arrive pas à te rendre l’affection que tu as pour moi. Je comprends que tu sois blessé et vexé mais tu préférais que je fasse semblant et que j’entretienne une illusion. Tu préfères que je te mente plutôt que d’être honnête ?

Oui. La réponse est probablement oui. Pour Hawthorn, nul doute que l’illusion est plus agréable que la réalité. Pour Robin, les choses sont différentes. Quand elle est avec Hawthorn, elle se sent désormais sur le qui vive, un peu comme s’il allait tenter à tout prix de refaire ce qu’ils ont fait à la mer. Prise au piège, elle se rend compte qu’elle n’a pas apprécié les choses comme elle aurait dû et que ça symbolise quelque chose même si elle ne sait pas très bien quoi.

- Tu ne vois que ton point de vue, ne peut-elle s’empêcher de souligner tant elle a l’impression qu’il ne l’écoute pas. Je comprends que tu sois furieux. Je n’attendais pas autre chose mais j’espère qu’avec le temps tu comprendras que je l’ai fait parce que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Je n’ai jamais dit que tout ce qu’on a vécu ensemble ne valait rien et que tout était faux, tu me connais mieux que ça. Je te dis juste qu’on ne ressent pas les mêmes choses. Peut-être qu’avec le temps, tu le comprendras.

Que peut-elle dire de plus alors que tout dialogue semble déboucher sur des reproches. Peut-être vaudrait-il mieux couper court à la discussion et le laisser digérer la nouvelle. Toujours indulgente, elle se dit qu’il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il soit rationnel tout de suite si bien qu’elle ajoute avec douceur :

- Je sais que tu ne vas plus vouloir me voir pendant un moment et je comprends mais je ne ferme pas la porte. Contrairement à ce que tu penses, j’ai énormément d’affection pour toi mais simplement plus comme celle que j’éprouvais pour Ashton.

Oui, finalement, Thorn a toujours été comme un frère et elle n’aurait jamais dû céder et tenter de voir s’il pouvait être autre chose. L’erreur est faite et il ne reste plus qu’à en payer le prix.
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Message#Sujet: Re: Fin d'une illusion - Hawthorn    Fin d'une illusion - Hawthorn  Icon_minitimeMer 2 Nov - 0:43



Fin d'une illusion
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Quels gens ? Ca n’a pas d’importance et Avery n’a pas envie de rendre des comptes en plus du reste, estimant qu’il n’en doit aucun à Robin. Alors Thorn hausse les épaules sans répondre. Ce n’est même pas spécialement pour protéger Reed, d’ailleurs. N’importe qui le verrait comme le nez en plein milieu de la figure, qu’elle est folle de ce type. La preuve, même Tom, du Chaudron Baveur, le lui a confirmé, lorsqu’il a demandé, mine de rien, s’il n’avait pas vu Robin. Peut-être bien qu’elle est la seule à ne pas se rendre compte, qu’elle affiche au su et vu de tous son amour pour O’Riordan. Peut-être que ça ne fait pas uniquement parce qu’elle le trompe, mais bien que le dessinateur se rend compte que la juriste ne l’a jamais regardé ainsi, lui. Peut-être.

Qu’est-ce qui est pire, d’ailleurs ? Ça ? Ou le fait qu’elle ne l’assume même pas et qu’elle persiste à dire que ce n’est pas lié, comme s’il racontait n’importe quoi et qu’il se trompait sur toute la ligne. En réalité, Avery n’a pas complémente tort – elle retrouvera bien Rafa après et les événements ne tarderont pas à le confirmer à Hawthorn – mais pas totalement raison non plus, dans le sens où il ne voit que les explications qui l’arrangent. Mais c’est qu’il lui semble que c’est de pire en pire et qu’à une rupture difficile, elle ajoute et multiplie les affronts, tout en persistant à prétendre que tout ça vaut mieux pour eux deux, alors qu’elle satisfait juste un désir égoïste. « Oui, et tu ne me plaques pas non plus pour te tirer avec lui. Est-ce que tu pourrais au moins avoir assez de décence et de respect pour moi pour cesser de me prendre pour un con et avoir l’honnêteté d’assumer ce que tu comptes faire, Robin ? » Le ton est de plus en plus amer, sans pourtant qu’il ne trouve les mots exacts pouvant la blesser, et pourtant Merlin sait que Thorn aimerait bien lui rendre la monnaie de sa pièce, incapable de voir que Robin serait encore capable de l’excuser. En fait, ça aussi, l’agace. Quitte à ce que ce soit difficile, il préférerait encore que ce soit violent, qu’elle se défende de façon plus virulente. Au moins, il pourrait s’expliquer, répondre, comprendre pourquoi c’est fini. Finalement, cette explication là, qu’elle ne l’a jamais aimé - malgré tous les efforts qu’il a fait, parce qu’il a fait de son mieux, même si c’était minable – est pire que tout, parce qu’elle ne laisse place à aucun ajout, aucune défense. Il ne peut même pas dire qu’elle serait mieux avec lui qu’avec Rafael. Ça ne changerait rien. Elle ne croirait pas, et lui non plus.

Quant au reste, alors qu’il essaye de lui faire comprendre pourquoi il lui en veut, voilà que la jeune femme retourne son argument. Ça agace encore plus Thorn, qui réplique d’un air pincé : « C’est toi qui déformes ce que je dis, et c’est jouer sur les mots. Que je sache, je ne t’ai pas privé de ton libre arbitre, si ? Tu n’étais pas obligé d’accepter. Ni de me laisser croire que ça pourrait marcher. » C’est injuste de sa part. Au fond l’ingénieur le sait, et à vrai dire, il s’en moque. De toute façon, ce sont des foutaises et des prétextes, puisqu’elle le plaque pour O’Riordan, comme il le fait remarquer d’un ton aigre : « Je ne comprends même pas ce que tu fais. La première fois ne t’a pas servi de leçon ? T’as toujours pas compris que c’était un sale type dont il faut se méfier ? Ne reviens pas te plaindre après. Moi je ne serais pas là. » Dire qu’il l’a consolée, épaulée...tout ça pour ça. Eh bien, qu’à cela ne tienne, on ne l’y reprendra plus.

La question d’après le fait hésiter un instant, déstabilisatrice. Qu’est-ce qu’il aurait voulu à la place, c’est vrai, ça ? Qu’elle l’aime. Qu’elle comprenne que ce qu’il lui offrait était mieux que ce putain de malfrat qu’est O’Riordan avec ses armes de maboules et sa capacité à la rendre malheureuse. Mais ça n’est pas possible, alors à tout prendre, Hawthorn aurait préféré qu’elle lui dise clairement non dès le départ. « Non, j’aurais préféré que tu te réveilles plus tôt. » Traduction : bien sûr qu’il aurait préféré l’illusion, mais l’avouer…ce ne serait pas glorieux et de toute façon, il n’en a pas conscience lui-même, persuadé d’avoir raison, peu disposé à donner du crédit à Robin pour avoir fait au mieux, c’est-à-dire d’avoir essayé malgré tout et de lui avoir donné une chance. Manquerait plus qu’il doive être reconnaissant, tiens ! « Et appelle ça comme tu veux. A ma place, tu trouverais aussi qu’on te jette. » Gronde-t-il, ulcéré qu’elle ose lui faire des reproches parce qu’il proteste et qu’il est en colère, alors qu’elle concède elle-même qu’il n’a rien fait de mal.

Raison de plus pour refuser de se mettre à sa place, d’ailleurs, alors qu’elle le lui demande. « Et de quelle autre manière je pourrais le voir, dis-moi ? » Le ton de Thorn est surpris, parce qu’il ne croit pas, au fond, qu’on puisse adopter un autre point de vue que le sien sur le monde, les gens, ou les relations qu’on a avec eux. C’est comme dire à quelqu’un « tu m’aimes, mais à ta manière, et elle est mauvaise », ce qui est précisément son cas, ici, d’ailleurs. De quelle manière est-on supposé aimer quelqu’un sinon à sa propre manière ? Une autre serait hypocrite, malhonnête, et ce reproche, qui apparait en filigrane, à ce qui lui semble, est injuste. L’inconvénient de cette théorie, c’est qu’on pourrait dire la même chose à propos de Robin. Elle l’aime d’une autre manière, pas amoureuse, et il n'y a rien à y faire. On en revient au fait qu’il n’y a rien eu entre eux depuis le départ et que ça fait terriblement mal, autant que ça le décourage. C’est peut être la seule chose qui l’arrête vraiment quand le dessinateur a envie de se mettre à hurler, par cycle. Au fond, ça ne sert à rien de lutter. Il vaudrait mieux simplement partir, au lieu de continuer à écouter tout ça et de poursuivre cette conversation qui tourne en rond et qui lui fait un peu plus mal à chaque instant.

Car en réalité, même si Robin essaye de le convaincre qu’ils pourraient rester amis, Thorn n’y croit absolument pas. Le fait de savoir que tout n’était pas faux, juste qu’elle ne l’a pas perçu de la même manière pourrait être une consolation s’il pouvait prendre un peu de recul, mais en réalité ça ne l’apaise absolument pas, enfermé qu’il est dans sa thèse du mensonge. Pire, il croit même qu’elle se moque de lui et ça ne fait qu’augmenter son agacement et sa colère : « Arrête. Arrête. Cesse de prendre ce ton raisonnable avec moi comme si c’était juste une négociation autour d’un de tes contrats de sponsoring. C’est insupportable. Même toi tu ne crois pas à ce que tu dis. Ou alors si c’est le cas, c’est toi qui te berce d’illusions. » Elle est d’une naïveté, si c’est le cas, qu’il ne pensait pas avoir rencontré avant, et pourtant, Hawthorn s’y connait, à tel point que ça lui inspirerait presque du mépris.

Pour autant, ça ne dure pas. Avery a beau essayer de faire croire que non, cette mention de Ashton et du fait qu’elle ne le considérera jamais, lui, que comme un frère ainé, c’est un nouveau coup de poignard – bien involontaire, sans doute, mais ça non plus, il n’est pas en état de le voir – qui le crucifie sur place. Comme si, depuis tout ce temps, ils avaient fait du sur-place. Comme s’il était condamné à resté prisonnier de ce passé, qui est comme une malédiction, figée dans le temps, alors que lui voudrait en sortir. « Ouais, si tu le dis. » Ça n’est qu’un échec de plus, et quoiqu’il essaye de faire bonne figure et de faire celui qui n’est pas atteint, comme si ça n’avait aucune valeur, ça achève Hawthorn, qui pensait enfin avoir pu dépasser tout ça. « Pour être parfaitement honnête avec toi, je crois que je m’en cogne, sur le moment, Robin, tu vois. » Ment-il volontairement. Parce qu’il ne veut vraiment pas être ce frère de substitution, et qu’il ne veut plus de ce type d’affection. A tout prendre, il préfère ne rien avoir que des miettes. C’est ce qu’il le décide à bouger. « Laisse tomber, laisse tomber, ne te mets pas à pleurer ou quoi que ce soit en plus en me disant que je suis blessant. » Dit donc le mangemort, coupant court à toute possibilité de discussion d’un geste sec. « J’ai dit que je te simplifiais la vie, de toute façon, non, et puis rester là…ça ne sert à rien. Je m’en vais. » Mais il faut trouver quelque chose à dire, un dernier mot. Qu’est-ce qu’on dit, dans ce genre de cas, quand on s’en va après s’être fait larguer ? Il n’y a sans doute pas moyen de bien conclure une rupture. Du moins, dans le cas de Hawthorn, il n’a jamais su faire, et ici, rien ne lui vient. Une dernière insulte, quelque chose qui pourrait la vexer, peut-être ? Mais rien ne lui vient d’assez pertinent, ou plutôt il y a trop de choses à dire. Se contenter de tourner les talons en silence ? Ce serait tout de même bizarre. « Salut. » Dit-il donc, et ça lui semble minable, mais il faut bien dire quelque chose, et puis après tout, il s’en va, alors ça doit fonctionner, non ? Ouais, peut-être. Tout aura été foireux, même ça, songe-t-il alors qu’il s’éloigne, malheureux comme les pierres. Maintenant seul, Hawthorn réalise qu’il n’a plus rien, et soudainement, il comprend qu’il est encore sous le choc. Merde. C’est fini. Où aller maintenant ?

(C) CANTARELLA.

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