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 Discussion that can't be avoided + Eve

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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeLun 30 Mai - 23:52



Discussion that can't be avoided
Eve & Finn
« Au fait, Patron.  » Finn cligne des yeux et se redresse sur la banquette arrière lorsqu’il entend la voix de Rafa l’interpeller. Incapable de conduire à cause de sa main c’est son second qui le reconduit jusqu’à chez lui. Il est relativement tard, comme le lui confirme la lumière brumeuse des lampadaires que l’irlandais entrevoit à travers le smog automnal qui recouvre la nuit londonienne. Passer à tabac les gens, ça prend du temps, surtout quand on doit se faire soigner et reprendre des forces derrière parce qu’on s’est blessé connement pendant ces représailles.

Mais dans l’ensemble c’était une bonne soirée. L’histoire a fait sensation, ils se sont bien marrés en la racontant, Florence a bu une pinte avec eux en leur disant que quand même, ils faisaient bien la paire, tous les deux, en blessés de guerre. Ça fait rire Callahan, qui a redit à la jeune femme qu’elle méritait elle aussi des excuses. Ils ont conclu en imaginant Monk ramper pour se faire pardonner, à moins que ce soit à cause de la colique, Finn ne sait plus trop.

Maintenant que tout est fini, cependant, c’est la fatigue qui l’emporte et l’acteur n’a qu’une envie : rentrer se coucher et retrouver Eve. Se concentrer sur la voix de son second lui coute donc et le mafieux doit faire un effort pour répondre : « Hmm ? J’dormais pas, c’est faux. Tu voulais me dire quoi ? » Il allume une cigarette tant bien que mal, légèrement handicapé par son bandage. « Eve…elle m’a dit que vous étiez d’accord pour qu’elle parte avec moi à LA. Elle veut s’assurer que le gamin soit pas dangereux pour son oncle. C’était prévu, ça ? » Bien réveillé, cette fois, Callahan en reste pourtant muet. Voilà une nouvelle histoire qu’il n’avait pas prévu. L’irlandais se frotte péniblement les yeux : « Pardon ? Non. Je ne sais pas ce qu’elle a compris…oh. » Comment est-ce qu’elle s’est fichue ça dans le crâne, encore, sa petite Ivy ? Finn ne veut pas l’imaginer mentir éhontément à Rafa en se servant de lui comme caution. Soudainement, l’acteur se souvient du moment où ils en ont parlé – du seul moment, avant de passer à des choses bien plus intéressantes et intimes, dans tous les sens du terme. A la lumière du jour, O’Riordan le verrait rougir et regarder ailleurs, aussi gêné qu’un adolescent, alors qu'il repense à ce moment où ils ont été si inconséquents.

Avec un raclement de gorge un peu embarrassé, le mafieux finit par s’expliquer d’un ton qui se veut dégagé : « Je pense que je sais…on s’est mal compris, elle et moi. On est d’accord sur le plan, en tout cas. Tu prends le gamin, tu ramènes le gamin ici, Chouvalov s’en occupes. Ça, c’est mes consignes, d’accord ? Le reste, j’en discuterai avec elle et je te dirai.  » Comme ça, au moins, Rafa aura entendu de vive voix ce sur sur quoi Callahan ne veut pas négocier. On ne bute pas le gosse. Son second acquiesce, alors que Finn lui-même continue pensivement, pesant le pour et le contre de l’entreprise :  « Vous serez peut-être pas trop de deux. Comme ça tu pourras garder un œil sur elle, aussi. Et ça lui fera peut-être pas de mal. Ça la distraira. » De Londres, de ce pharmacien à la con, et puis de Avery, aussi. C’est valable pour Rafa d’ailleurs. Oui, ça se défend. Mais en même temps, laisser partir Eve aussi loin et aussi longtemps…s’il est honnête, ça le terrifie.

Il va falloir qu’ils en parlent, songe-t-il en claquant la portière avant de saluer O’Riordan, dans un échange de râleries et provocations classiques entre eux. En fait, il y a beaucoup de choses dont il devrait parler à Eve, à commencer par ses propres questions et conditions concernant l’enfant qu’ils ont prévu d’avoir – quel projet étrange, quand Finn y pense. Va-t-il s’en remettre un jour ? - que Eve semble fuir. Ce n'est pas comme s'il n'avait pas essayé, pourtant, mais tout prétexte est bon pour lui glisser entre les doigts comme une anguille, ce qui le frustre. Si en plus elle part à LA, cela devient inévitable et il va falloir qu'il devienne plus intransigeant, même si ça ne lui fait pas plaisir. Callahan voudrait éviter de prendre la rousse en tenaille, parce qu'il sait bien pourquoi elle fuit et que la brusquer ne produira rien de bon pour elle. Il ne veut pas non plus d'une dispute, encore moins sur ça, mais il ne sait pas bien quel autre choix il a...

En montant les escaliers qui mènent à son appartement, il songe que toutes ces choses contrariantes pourront bien attendre demain. Comme l’explication que l’acteur va devoir donner sur le plateau de tournage de Holmes. D'ailleurs il faut qu'il appelle pour essayer de négocier une journée de repos. Avec sa main en vrac, il ne se sent pas de reprendre le tournage à huit heures trente comme prévu...Tu n’as qu’à dire que tu voulais ouvrir des huitres pour ta petite amie, a aimablement suggéré Florence, toujours à propos. Rafa lui-même a abondé : les couteaux à huitres, c’est au moins aussi dangereux que les vitrines brisées, c’est connu.

Voilà qui est réglé, décide Callahan en ouvrant la porte d’entrée, n’ayant plus qu’une hâte : retrouver son amante et dormir ensuite. L’appartement est plongé dans le noir, d’ailleurs, et seule la fête que lui fait Shane lui apprend que celle-ci est bien rentrée. Avec le plus de discrétion possible, le mafieux s’aventure jusqu’à la salle de bain pour essayer de nettoyer ce qu’il peut du sang – le sien et celui de Monk - qui l’a éclaboussé de long en large, même si changer de costume au Cohan a un peu amélioré les choses.

C’est donc les cheveux humides et en caleçon qu’il se glisse dans le lit aux cotés de Eve, ramenant avec lui l’une des petites boites en fer raflées chez Monk pour la déposer sur sa table de nuit. Sa compagne se retourne vers lui dans un mouvement un peu ensommeillé, comme si elle s’était endormie en l’attendant : « Bonsoir, toi. Je te réveille pas, au moins ? Tu m'attendais ? » Finn l’attire dans ses bras pour l’embrasser tendrement, tout à son bonheur de la retrouver : « Désolé de rentrer aussi tard. On est allé rendre une petite visite à Monk pour lui apprendre la vie et je me suis amoché la main. Il a fallu recoudre… » Avec une grimace, Callahan montre sa main blessée en guise de preuve, avant de serrer un peu plus fort la jeune femme contre lui : « En tout cas, c’est réglé. J’ai ce que tu voulais et il ne t’emmerdera plus. Il te présentera même des excuses, si tu veux. Ce connard n’aurait jamais dû te parler comme ça. Jamais. Ça va, toi, d’ailleurs ? » Maintenant que Monk a eu la leçon qu’il mérite, savoir à quel point tout ça a affecté Eve, qu’il sait plus fragile qu’elle ne l’admettra d’elle-même, est la seule vraie préoccupation du mafieux...pour le moment.
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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeMer 1 Juin - 16:26

❝ Finn & Eve❞Discussion that can't be avoidedIl aura fallu un long moment à Eve pour se calmer. Encore que “calme” soit un grand mot. Au stade où elle en est, la jeune femme parlerait plutôt de fureur contrôlée plutôt que de calme. En réalité, comment lui en vouloir de ne pas décolérer ? A sa place, n’importe qui se sentirait dans un état de fureur justifiée. Et il y a de quoi ! Jamais, depuis qu’elle a vécu l’occupation en France, on ne lui a parlé avec sur ce ton. Il y avait dans la voix et les propos du pharmacien tant de dédain et de mépris, pour elle et ses consœurs, qu’Eve en a été soufflée. Comment peut-on, lorsqu’on est humain, décider délibérément, sans raison valable, de mettre en difficulté l’autre ? La réponse à cette question n’a rien de satisfaisant. Monk fait partie de ce qu’on fait de moins bien en terme d’humain. Le genre de petite raclure, heureuse de la domination masculine sur la moitié de l’humanité et ravie de le rappeler. Car s’il n’est pas le patron du quartier, il semble tenir à cœur qu’on comprenne que c’est lui le patron de l’officine. Un rôle qui lui convient à merveille puisqu’en refusant de délivrer ou non certaines choses, il peut rendre la vie des habitants de Kilburn particulièrement difficile, voire provoquer la mort de l’un d’eux.

Au début de sa formation au S.O.E. , on lui avait dit : méfie-toi plus vite des petits gradés que des hauts placés. C’est ceux qui ont le moins de pouvoir, mais qui rêvent d’en avoir qui peuvent être le plus vicieux et qui chercheront à l’exercer coûte que coûte. Ceux qui en ont et se sentent légitimes le savent, ils n’ont pas besoin de le montrer. Étrangement, ce constat s'est avéré, la plupart du temps, d’une justesse étonnante. Monk n’est finalement qu’un ersatz de ce qu’elle a déjà connu. Rien qui ne puisse lui faire peur, mais la situation est différente puisqu’elle n’a pas les coudées franches.

C’est finalement pour ça qu’elle a été trouver Rafa. Il lui fallait un exutoire. Parler à quelqu’un. Un ami qui comprendrait ce qu’elle vivait et l’état dans lequel elle se trouvait. Heureusement pour elle, son ancien camarade est une oreille attentive. Trouvant la situation aussi révoltante qu’elle, il lui a assuré que lui et Finn irait s’occuper du malotru. Connaissant son public, elle n’en doutait pas, mais il est toujours agréable d’être rassuré. Enfin, elle est contente d’avoir pu parler à Rafa plutôt qu’à Callahan. Il y a des choses qu’elle a du mal à exprimer. De sa vie intime, elle n’aime pas parler. Très anglaise finalement, Eve est profondément pudique. Elle préfère éviter toutes conversations relevant de près ou de loin de sa vie sexuelle. Elle et Finn se comprennent et n’est-ce pas tout ce qui compte ?

Après avoir mangé la moitié des scones de Sean, une omelette et bu la moitié d’un thermo de café, la jeune femme a pris congé de son compagnon, lui signalant qu’elle serait chez Finn s’ils la cherchaient. En général, Eve ne précise pas où elle va passer ses nuits ou ses journées, elle-même ne le sachant pas d’avance. Néanmoins, depuis l’agression de Rafa par Avery, elle n’a plus mis les pieds sur l’Allée des Embrumes et s’est faite discrète de l’autre côté de la barrière. Préférant que le second évite une autre rencontre avec son encombrant voisin, elle préfère préciser qu’il n’y a pas besoin de la chercher de ce côté là.

La soirée est probablement chargée parce que quand Finn finit par rentrer, Eve est déjà dans les bras de Morphée depuis un moment. Fatiguée par cette journée haute en couleur, elle a commencé à ressentir les premiers signes de fatigue sur le coup de vingt heures, alors qu’elle tentait de rester concentrée sur un livre piqué dans la bibliothèque de Finn. Même le concert à la radio n’a pas réussi à la tenir éveillée, si bien qu’après avoir veillé à ce que Shane, cet estomac sur patte, ait de quoi manger, elle est allée se glisser dans les draps de la chambre.

C’est Finn qui la réveille en se glissant dans le lit, par instinct, elle se retourne ouvrant les yeux avec difficulté. Elle se laisse attirer dans ses bras et se blottit contre lui, toujours à moitié endormie. C’est la mention du pharmacien qui retient son attention et elle ouvre les yeux pour jeter un œil à la main de Finn.

- Ca a l’air bien amoché, murmure-t-elle d’une voix fatiguée

Rien d’étonnant. Finn n’est pas connu pour sa retenue et il a l’art de se blesser sur le terrain. Ils ont tous les deux vu pire, si bien qu’Eve ne s’inquiète pas outre mesure. Matthew est un habitué, nul doute qu’il a fait ça correctement. Non, désormais, c’est Monk qui occupe ses pensées et sur le ton de la conversation, Eve demande :

- Il est toujours vivant alors ? Je me demandais s’il allait y passer ou non.

Simple constat. Si c’est à Rafa qu’elle a parlé, elle savait tout de même que le mot serait passé à Finn et que celui-ci ne tolérait pas l’insulte. Dans le fond, elle est touchée qu’il s’en soit occupé tout de suite, même si elle aurait préféré qu’il n’ait pas à le faire. A la mention de la boite, elle lève les yeux pour jeter un œil à ce qu’il a ramené et son visage s’enflamme. Sans l’admettre, elle est affreusement gênée. Elle n’en a jamais utilisé et l’idée de devoir le faire la met affreusement mal à l’aise. Pour éviter le sujet, elle revient sur le pharmacien :

- Des excuses ? Oui, peut-être. Il faudra que j'y pense.

En réalité, elle a une idée bien précise de ce qu’elle compte faire. Si Finn et Rafa se sont chargés de la partie la plus physique de la punition, la jeune femme n’a pas l’intention d’en rester là. Heureusement, le pharmacien n’occupe pas son esprit très longtemps, furieuse pendant une bonne partie de la soirée, elle a décidé qu’il valait mieux qu’elle concentre son énergie sur autre chose que ce genre d’esprit chagrin et avec Finn contre elle, Eve a très précisément une idée de comment ils peuvent occuper leur temps.

- Personne ne devrait parler à comme ça à une femme, mais ne te tracasse pas, je vais bien. Mieux maintenant que je sais que vous y êtes aller.

Elle l’embrasse, amoureuse et heureuse de voir qu’il se soucie d’elle comme ça. Dans le monde qui est le leur, cet acte de violence est en réalité presque romantique. Nue, elle se colle contre lui et ses mains descendent enlever ce qu’il reste de sous-vêtement chez son amant. Après tout, il a pris ce qu’il faut, autant que ça serve à quelque chose, non ?

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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeDim 5 Juin - 0:30



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Eve & Finn
Après avoir rassuré Eve sur son état de santé – la plaie a beau être impressionnante, ce n’est tout de même rien d’aussi grave que lorsqu’elle a du le soigner, il n'a juste pas le droit de fumer – Finn entreprend de raconter plus en détail ce qu’ils ont fait à Monk, et conclut pour répondre à la question de sa compagne : « Il l’était quand on est parti. Je ne m’avancerai pas sur le fait que ça dure. » Ce type est un connard et une plaie pour le quartier : s’il n’est pas trop stupide, il partira de lui-même et en attendant il s’écrasera, alors c’est tout comme s’il était mort. Et si ça n’est pas le cas…eh bien, Callahan est tout à fait disposé à finir le boulot, plus que d’accord avec l’opinion de Eve sur la question : « Il ne devrait pouvoir parler à personne. Lui arracher la langue pour qu’il ne puisse plus jamais déblatérer ses saloperies sadiques m’a tenté, d’ailleurs. » Gronde-t-il, soudain presque aussi menaçant que lorsqu’ils ont cassé la gueule du pharmacien. Pour l’heure, cependant, c’est surtout sa compagne qui préoccupe Finn : comment pourrait-il en être autrement alors qu’elle s’est entendu dire que tout ça, c’était sa faute ? Mais ladite Eve semble particulièrement bien remise de la mésaventure et prête à en entreprendre d’autres, bien plus agréables et tentantes.  « Je vois ça. » Murmure donc le mafieux avec amusement, avant de l’embrasser à son tour avec passion.

Le fait qu’ils devaient avoir une conversation sérieuse ? Callahan l’oublie très vite. Après tout, ce qu’il a ramené est fait pour être utilisé…à condition de savoir faire. Finn a donc beau fanfaronner, rien n’est gagné : « T’inquiète pas, j’ai eu les explications en prime… ». Ce qui est vrai, même si Florence est aussi hilare – « mon pauvre patron, j’en reviens tout de même pas qu’un grand garçon comme toi n’ait jamais appris…ou aucune de tes copines n’était très dégourdie ? Bon alors… » - que lui était gêné. Le voilà qui peste de concert avec Eve - « …ça ne peut être pas si compliqué que ça… » - ou alors qu’il essaye de lire la notice, perplexe - « Enfilez comme un gant, mais ils ont déjà vu un gant dans leur vie ? ». Rien de très sexy, ce qui l’intimide et le fait redevenir comme un ado un peu gauche, inquiet de n’arriver à rien ou de gêner Eve : lui qui n’est pourtant pas farouche en la matière, au contraire, devrait justement pouvoir servir de guide. « C’est vrai que c’est censé être mis quand c’est levé… » Avoue-t-il à un moment, piteusement. Pas du genre à se décourager, Callahan repense finalement à un conseil de Florence et attire Eve sur lui : « Attends, j'ai une idée. Schh, on se laisse faire. » Si la vue est agréable, patron, ça aide : il n’y a que Flo’ qui peut se permettre ça. « Beaucoup mieux. » Grogne-t-il avec satisfaction. L’envie revenue, l’installation ne pose finalement pas trop de difficulté pourvu qu'il se concentre. Ce n’est qu’un pli à prendre – de toute façon ils n’ont pas le choix – ils s’habitueront. Et dès le matin suivant, Eve semblant décidée à remettre le couvert dès le réveil, ce qui n’est pas pour lui déplaire, ça va mieux.

Finalement, la question de leur conversation, elle, ne se pose quelques jours plus tard, un soir où Finn est rentré de tournage et est resté à discuter un moment avec Santina, un étage plus bas. Elle l’a retenu pour le café le temps de lui rappeler que tout de même, ils vivent dans le péché – son « mon plafond vibre drôlement la nuit, ces derniers temps, vois-tu » a valu à la vieille dame une toux gênée du mafieux- et qu’ils devraient se marier. Finn a fait la sourde-oreille, comme face à Gina avec qui il joue de nouveau et qui lui a demandé quand est-ce qu’il prévoit le mariage. Trouvant le premier prétexte pour fuir, il n’a pas pu échapper aux lasagnes que Santina a tout de même insisté pour lui donner, signe qu’elle ne lui en veut pas trop tout de même.

En bras de chemise, Callahan en est à réchauffer lesdites lasagnes quand on frappe finalement à la porte. A voir l’excitation de Shane, pas de doute, voilà finalement sa maitresse qui rentre, à l’heure qu’elle avait annoncé en partant, d’ailleurs. « J’en connais un qui est encore plus excité que moi de te voir. » Plaisante d’ailleurs le mafieux en l’embrassant. La discussion s’engage naturellement, comme s’ils commençaient tous les deux à s’habituer à leur routine sans se le dire. L’acteur pourrait probablement leur simplifier la vie en redonnant son double des clés à son amante, ce qu’il n’ose pourtant pas faire : ça lui rappelle, pour le moment, trop de mauvais souvenirs. « Alors, ta journée ? T’étais de l’autre coté ? » Finn raconte aussi la sienne, essayant de comprendre ce que la jeune femme lui explique. La plupart du temps, tout lui parait un peu confus, sans que le mafieux ne parvienne à déterminer si Eve ne raconte pas tout ou si sa méconnaissance du monde sorcier joue. Callahan sait pourtant que sa compagne fait des efforts. Il voit bien qu’elle prend sur elle pour ne pas totalement le laisser dans l’ignorance. Bien sûr, il y a aussi son métier. Le mafieux n’est pas idiot et se doute bien des exigences de celui-ci, mais s’ils doivent avoir un enfant, savoir ce qu’une espionne fiche dans le monde sorcier et évaluer en quoi ça pourrait leur poser problème, et donc ce qu’il faudrait faire en conséquence.

Il n’attaque pourtant pas frontalement l’échange, tenant à conserver quelques minutes de paix avant d’entamer cette conversation difficile, se contentant de se servir une bière et d’en proposer une à Eve. « J’allais manger, tu veux quelque chose ? Santina m’a donné des lasagnes, elles chauffent. » En fait, Finn cherche le meilleur moyen d’aborder le sujet de cette conversation qu’ils doivent avoir sans braquer sa compagne, sans trop y parvenir ni croiser son regard. C’est plus facile de se concentrer sur les lasagnes qui commencent à embaumer doucement la pièce, ce qui lui donne le courage de monter au créneau d’un ton incertain : « Au fait, j’aimerais bien qu’on parle un peu. » Il relève brièvement la tête de ses plats un instant pour lui adresser un sourire concerné, aussi inquiet de sa réaction que soucieux qu’elle le croit : « Ce n’est pas un traquenard, tu sais. Ce n’est pas pour te mettre en difficulté ou je ne sais quoi. C’est juste…enfin, je pense qu’il y a des choix dont on doit décider ensemble. Et puis Rafa m’a dit pour LA, alors je me dis que ça serait bien de le faire avant que vous ne partiez. »

Finn s’est donné le départ comme date butoir. S’il accepte de se faire mener en bateau et qu’il est d’une grande indulgence avec Eve pour éviter de la brusquer, il est aussi patient que déterminé, car il tient vraiment à cette conversation. Sans elle, pas d’enfant. Sur ça, Finn est ferme sur ses bases. Même s'il ne reprendra pas sa parole, il a besoin de réponses et de comprendre certaines choses. Mais il se tire sans doute une balle dans le pied en évoquant LA. C’est l’autre sujet qui fâche, même si c’est un bon moyen de la distraire de l’existence de Hawthorn Avery et de ses projets de revanche. Le mentionner, c’est aussi dire à la jeune femme que non, il n’a pas vraiment approuvé, ou que du moins, il veut parler de ça aussi. Mais en s’engageant volontairement dans cette voie, il donne un prétexte facile à Eve pour ne répondre qu’à ce qui l’intéresse.

Pourtant, sur ça non plus, Callahan ne veut pas d’un conflit, si bien qu’il explicite honnêtement, sans élever la voix ou s’opposer frontalement au départ de Eve : « Je pensais que c’était une idée en l’air. Je n’avais pas compris que tu voulais vraiment partir avec Rafa. Je crois que j’avais l’esprit un peu ailleurs quand on en a discuté. » Cette fois, Finn réussit à croiser le regard de son amante en se tournant vers elle un instant, un éclat amusé de connivence brillant au fond de ses yeux sombres. Evidemment qu’ils avaient tous les deux l’esprit ailleurs, à discuter de cet enfant qu’il a accepté qu’ils aient et à se retrouver avec une passion dont l’intensité le ferait presque rougir, chose peu commune chez lui. Si bien que tout le reste, à commencer par LA, paraissait lointain et accessoire ; aujourd’hui, c’est bien moins le cas. « Tu es sûre que c’est indispensable ? » Callahan a une confiance aveugle en la jeune femme et il a déjà été assez con pour eux deux. Il sait que Eve reviendra. Non, ce qui le terrorise, c’est qu’il arrive quelque chose à son amante ou que elle et Rafa aient besoin de lui et qu’il ne puisse rien faire. Quelque chose de grave. C’est cette angoisse sourde que Finn essaye de communiquer à Eve, même si pour lui non plus, s’ouvrir n’a rien d’inné. Alors même qu’il dépose les plats sur la table, il n’ose pas la regarder pour souffler, penaud : « Je sais que tu es prudente. Je n’aime pas l’idée de te savoir à huit mille kilomètres de moi, c’est tout… »
(C) CANTARELLA.

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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeSam 11 Juin - 21:54

❝ Finn & Eve❞Discussion that can't be avoidedVoilà l’exemple typique d’une situation qui met Eve mal à l’aise. Monk, un pharmacien sans grande ambition ni importance l’a insultée, rendant une situation déjà gênante carrément blessante. En temps normal, en grande fille qu’elle est, aurait gérer la situation seule. Or, dans ce cas de figure précis, même si elle aurait pu le faire, la jeune femme sait que ses actions peuvent porter préjudice à ceux auquel elle tient. La voilà donc, pleine de considération, retenir ses instincts primaires et déléguer la situation à un autre. Pour quelqu’un d’aussi solitaire qu’elle, il est contre-nature d’être dépendant des autres. Or, c’est bien ce qu’elle autorise Finn à faire en le laissant se venger à sa place. Bien entendu, on pourrait arguer qu’il a bien son mot à dire aussi. Après tout, il est partie prenante dans cette histoire et en l’insultant elle, on remet son autorité en cause. Néanmoins, ils savent tous les deux que c’est envers elle et ses consoeurs qu’étaient dirigées les insultes. Ce n’est donc pas pareil, et ils le savent.

Quand on y pense, quel chemin parcouru depuis leur début. Dans le fond, n’est-ce pas une preuve de confiance énorme que de laisser Finn gérer ce genre de situation à sa place. Si, évidemment. Une preuve d’amour même. Tout comme la violence exercée à l’égard du pharmacien en son nom en est une. Pas pour les gens normaux mais ils n’ont rien de conventionnel même eux doivent l’admettre. D’ailleurs, ça indiffère la jeune femme. Si elle avait voulu faire partie de la norme, voilà bien longtemps qu’elle aurait quitté le monde dans lequel elle évolue. Or, comme Finn et la plupart de ceux qui sont au Cohan, Eve aime flirter avec la légalité.

Dans le récit que Finn lui fait de la correction de Monk, Eve ne voit pas grand chose de choquant. Il l’a cherché, se dit-elle avec philosophie. Le seul inconvénient qu’elle voit, c’est qu’au vu de l’état de la main de Finn, les bonnes gens de Kilburn vont sûrement devoir aller se fournir ailleurs en médicament. Néanmoins, elle sait que personne ne râlera puisque comme eux, ils penseront que le pharmacien l’a bien cherché.

- Tu as bien fait de le garder en vie, s’entend-elle répondre d’une voix ensommeillée. C’est plus de tracas qu’il ne le mérite sinon.

Passons sur le fait qu’on ne tue pas des gens pour si peu, même quand on est habitué à faire disparaître des corps c’est du travail. Prendre le risque d’attirer l’attention d’un policier un peu trop zélé qui ne connaît pas bien le quartier juste pour le pharmacien ? Ca semble trop d’embarras pour un homme qui ne mérite pas plus de dix secondes de leur temps.

Eve n’a d’ailleurs plus vraiment envie d’en parler. Elle préfère oublier l’homme, sa pharmacie et l’humiliation. Pour ça, quel meilleur moyen que de se distraire justement avec ce que Finn a rapporté ? L’objet rend la jeune femme perplexe et Finn a beau lui assurer qu’il sait comment ça marche, ça donne lieu à une scène particulièrement comique sans affaiblir leurs ardeurs pour autant.

Quelques jours plus tard, alors que Shane lui fait la fête et que l’appartement embaume la cuisine de l’infatigable Satina, la conversation revient sur le tapis. Instantanément, elle se tend. Eve a beau savoir que l’envie de Finn est légitime, qu’il ne fait pas ça pour la mettre dos au mur, elle n’a pas envie de parler pour autant. Ce sont des choses qui doivent se passer naturellement. Faut-il vraiment pousser le vice à tout prévoir et tout réguler ? Dans le cas présent, il faudrait. La jeune femme le sait, ça la contrarie et ne la met pas dans les meilleures dispositions du monde.

- Non, rien maintenant, c’est gentil.

Manger et se disputer en même temps, très peu pour elle. Discuter se corrige-t-elle, pas se disputer. Ils ont tellement l’habitude que chaque conversations se terminent mal qu’elle anticipe qu’il en sera de même pour celle-ci.

- On avait déjà parlé de L.A., Finn. Je t’avais dis que j’irai. Chouvalov aurait envoyé un de ses hommes sinon. C’est moi ou eux et je crois qu’on sait tous les deux que même Rafa préféra que ça soit moi.

Il y a l’ombre d’un rire dans les paroles de la jeune femme. Nul doute que O’Riordan aurait préféré y aller seul et ne pas faire du “babysitting” comme il aime tant le dire. Du reste, la mention de leur nuit ce soir-là la met de meilleure humeur et elle sourit en retour, sans compter qu’il est plus facile de parler de L.A. que de parler d’enfant et ce que ça implique.

- Je sais que tu es inquiet, mais vraiment, tu n’as rien à craindre. J’en ai vu d’autres et Rafa aussi. Je n’en aurais que pour quelques jours.

Elle s’approche de lui, ses bras s’enroulant autour de sa taille. Elle l’embrasse avec douceur et se serre contre lui.

- Tu te tracasses trop. Avec un sourire mutin, elle ajoute : et je suis sûre que je peux faire quelque chose pour ça si tu veux.

Elle joue avec son pantalon, mais voit bien qu’il n’est guère réceptif. Elle s’arrête et recule contrariée.

- J’imagine que tu préfères parler donc.

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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeMar 14 Juin - 0:48



Discussion that can't be avoided
Eve & Finn
« Certaine ? » Finn ne s’aperçoit guère de la perception que Eve a de leur conversation ; il serait d’ailleurs probablement un peu vexé s’il savait qu’elle pense qu’ils ne sont pas capables de faire autrement que de finir par se remettre à hurler. Non, sourcils froncés, le mafieux se remémore que sa compagne n’était pas très bien quelques jours avant, lorsqu’ils ont vu Robert au Cohan, et il se dit que si ça dure peut-être qu’une visite chez le médecin sera nécessaire. « Pas faim ? Ou ça ne te tente pas ? Je peux te faire autre chose, si tu veux. » Demande donc Callahan, prévenant. Comme ça ne parait pas grave, le mafieux embraye donc sur la discussion elle-même en commençant, peut-être pas la meilleure idée du monde, par Los Angeles. Dans la voix de Eve, l’irlandais perçoit un rire, qui le détend légèrement. Ça se passe mieux que prévu, songe Finn avec soulagement. Au moins, elle ne le rembarre pas tout à fait, semblant comprendre, voire être attendrie par, son inquiétude. « Hmm. » Se contente-t-il donc de grogner plus ou moins de bonne grâce lorsque son amante remarque que c’est soit elle soit les russes. Arguer que contrairement à ce qu’elle prétend, ils n’ont jamais parlé de cette alternative serait ridicule. Ça tient de l’évidence puisque Chouvalov récupérera le gosse et ce serait mentir que de dire que Finn n’a pas tiré de lui-même les conclusions qui s’imposaient. Au choix, même si c’est parce qu’il préfère ne pas voir qu’elle serait capable de le faire, il a tout de même plus confiance dans la capacité de Eve à épargner Tonio Montenza qu’en celle des hommes de son oncle. Et puis, touillant ses lasagnes, même lui ne peut s’empêcher de rire en s’imaginant Rafa en goguette à LA, flanqué de la mine de revêche de Vitaly. Or l’acteur a suffisamment d’estime de pitié et d’estime pour son second pour accepter de lui épargner ça. Même si Rafa trouvera peut-être que Eve non plus n’est pas un cadeau, mais ça, c’est leurs chamailleries habituelles.

Reste que Finn angoisse tout de même à l’idée qu’ils partent, d’où la question, malgré tout, de la nécessité de la participation de Eve à l’expédition. L’irlandais a beau savoir que c’est irrationnel, il ne peut s’empêcher de gamberger, quoiqu’elle lui dise et même s’il s’y emploie de son mieux. « Je sais bien, oui. Mais je ne peux pas te dire que j’arrive à m’ôter ça de l’idée. Ce n’est pas tellement vous qui m’inquiétez, plutôt tout le reste… » Bien sûr que Callahan sait que Eve et Rafa savent se défendre, quoique de son point de vue, la rousse est toujours plus fragile que ce qu’elle ne parait. Mais il connait aussi LA. Entre le Chicanos et les ritals qui seront là-bas, qui sait ce qu’il pourrait se passer ? Finn se prendrait presque à souhaiter qu’ils n’aient jamais entendu parler de ce gosse. « Tu te souviens de la fois où je t’ai dis que je t’emmènerai visiter les USA ? » Il a un demi-sourire, en le disant, se souvenant de cette sortie au théâtre, de leurs péripéties désastreuses et de comment cela a finalement bien fini. « J’aurais préféré que ça se passe comme ça. » Bougonne-t-il pour conclure.

De fait, Finn se prendrait à y croire quand Eve l’enlace. Ça va bien se passer, allez. Il se laisse embrasser avec un sourire, un peu rassénéré et admet finalement : « Peut-être. Promets-moi juste que tu seras prudente. » Cependant, la jeune femme semble avoir la tête à d’autres plans. Plans par lesquels Callahan se laisserait bien tenter, d’ailleurs, parce qu’ils le sont tentants. Mais il tient à l’autre partie de la conversation, et il commence à être un peu suspicieux. C’est que Finn connait son monde et qu’il a bien compris la répulsion qu’exerce sur elle les questions qu’il veut lui poser, même s’il ne comprend pas bien pourquoi, parce qu’il ne compte sincèrement pas lui tendre de piège.

Pour autant, l’acteur est tout de même attristé de la voir s’éloigner alors qu’il s’apprêtait à promettre « plus tard ». Revoilà le spectre de l’engueulade, alors qu’il observe, impuissant, Eve croiser les bras d’un air revêche. Moins agacé que désolé, contrairement à son habitude quand elle adopte cette attitude, il souffle : « Le prends pas comme ça…s’il te plait, quoi. » Au lieu de ça, Callahan préférerait la convaincre de dialoguer avec lui, et la seule solution qu’il voit, c’est de faire rire Eve pour lui montrer que l’enjeu n’est pas dramatique, voire agréable :  « C’est vrai, je pourrais tout aussi bien vouloir parler des prénoms qu’on pourrait donner à ce bébé que tu me recevrais pareil. Et c’est une question crédible, hein, il va bien falloir que tu te la poses un jour avec moi, ou je te jure que tu vas te retrouver avec une fille qui s’appellera Saoirse sans que tu ne te rende compte de rien, madame la loyaliste de Derry ! » Très lui-même, Finn se marre, content de son coup. N’empêche que c’est une vraie question, une concrète, incontournable, qu’il ne pensait pas envisager un jour dans sa vie. Donner un prénom à un môme. A son môme. Celui qu’il aura un jour avec Eve. C’est fort, tout de même, ça claque. Et ce qui est sûr, c’est qu’elle ne pourra pas fuir la conversation, pour ce sujet là – même si Callahan ne compte pas vraiment choisir ce prénom indépendantiste qu’est Saoirse, même pour ennuyer la rousse.

A la place, toujours sur le même ton, qui essaye de rester léger, Finnegan continue de dédramatiser, essayant de comprendre, mine de rien : « Qu’est-ce qui t’ennuie autant dans cette discussion ? Que je te pique le rôle de la personne raisonnable ? » C’est vrai que c’est inhabituel, il veut bien l’admettre. Néanmoins, la question est sérieuse. Le mafieux a beau savoir que parler d’elle est difficile pour Eve, il reste un peu perplexe dans la mesure où elle devait quand même s’attendre à ce qu’il tente de poser ses questions, qu’il avait légitimement annoncé. Il voudrait donc la pousser à essayer de lui expliquer, qu’il comprenne au moins ce qui la gêne – un bon début, car dans ses exigences, il y a aussi une meilleure communication. Doucement, il tente un pas vers elle, réduisant l’écart entre eux : « Non, c’est vrai. Dis-moi franchement ce qui t’ennuies. Je pensais que tu étais d’accord. C’est pas toi qui a dit “tout ce que tu veux” ? » Rappelle-t-il d'ailleurs, toujours avec une pointe d'étonnement dans la voix. Un nouveau pas. Dans un mouvement similaire à celui qu’a fait sa compagne plus tôt, il passe ses bras autour de sa taille et l’attire contre lui, constatant avec soulagement qu’elle ne résiste pas. Posant son front contre le sien, il conclut avec sérieux : « Tu sais que je ne reprendrais jamais ma parole. Mais j’ai besoin de savoir comment on va faire. Où on va. Et pour ça j’ai besoin de réponses, et qu’on discute. Après, tout ce que tu voudras, si tu as un doute sur mes préférences. »

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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeVen 17 Juin - 14:52

❝ Finn & Eve❞Discussion that can't be avoidedNon, Eve n’a pas envie de manger. Elle n’a pas faim et le plat de pâte, même s’il s’en dégage une odeur appétissante, lui semble lourd, gras et pesant sur l’estomac. Rien qui ne lui fasse envie en cet instant. Non en réalité, la seule chose qui lui fait envie, c’est se déshabiller, mettre des vêtements confortables et s’allonger sur le divan en écoutant Finn lui raconter sa journée. Pas qu’elle soit réellement intéressée par ses histoires de tournage, c’est un monde qui ne l’attire pas, mais elle aime le son de sa voix. Incroyablement fatiguée, elle ne se sent pas l’énergie de faire grand chose d’autre que de l’écouter ou se traîner au lit ; une information qu’elle refuse de donner à son compagnon puisqu’il est plus inquiet qu’une mère poule quand il s’agit de sa santé. A la place, elle blague et désigne son estomac :

- Non, rien pour le moment, je tiens à ma ligne. Tu devrais prendre exemple, tu vas finir par prendre du ventre avec tout ce que Santina te donne à manger.


Nul doute que ça ne vient pas d’elle. Comme tout le monde, elle apprécie un bon plat, mais elle est elle-même une piètre cuisinière ; sans compter que pour elle la nourriture, peu importe sa forme, sert avant tout à se sustenter. Une philosophie qui n’a pas l’air d’être partagée par Santina. La vielile femme fait un peu office d’intendante pour Finn. Eve la trouve un peu envahissante et n’apprécie pas réellement d’avoir une femme qu’elle ne connaît pas mettre le nez comme ça dans leur vie privée, mais puisque Finn semble particulièrement l’apprécier, elle garde ses commentaires pour elle.

L.A. revient rapidement sur le tapis. Si Eve comprend l’inquiétude de Finn, elle n’y voit pas un frein à leur projet. Le danger fait partie de leur quotidien et faire comme s’il y avait moyen de l’éviter est utopiste. Pas à moins de changer de mode de vie, ce qu'aucun des deux ne serait capable de faire. Elle tranche donc la question sans laisser place au débat. Oui, elle ira aux USA et il y a de très bonnes raisons pour ça. Ce n’est pas obligé de plaire à Finn, mais ce n’est pas sujet à discussion. Il le sait puisqu’il abandonne très vite la partie, se contentant de lui faire part de ses inquiétudes. Elle sourit, non pas moqueuse, mais finalement touchée par ce qu’il a à dire, mais elle ne peut pas faire grand chose de plus pour le rassurer. Ça serait mentir.

- Finn, tu devais bien t’attendre que, avec ce qu’on fait, il y a des moments plus dangereux d’autres. Je ne crois pas qu’on risque quoique ce soit et puis ce n’est pas très différent de ce que je fais d’habitude. Ca t’arrive de ne pas savoir où je suis ni pourquoi je suis partie et je ne pose pas de questions sur ce que tu fais. C’est comme ça qu’on marche.

Il y a un moment de silence et elle ajoute :

- Si ça peut te rassurer, je ne pars vraiment que parce que c’est nécessaire. Je suis certaine que je détesterai les USA.


C’est d’ailleurs probable vu son amour des américains. Pas encore arrivée, déjà biaisée de son approche du pays, elle espère y rester le moins longtemps possible et retourner à son île pluvieuse. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit bientôt contre Finn, enlacée, lui promettant qu’elle sera prudente. De fil en aiguille, la voilà un peu réveillée et prête à faire quelque chose d’agréable qui inclut un lit ou n’importe quel lieu un peu confortable où l’on peut jouir de son intimité. Finn, avec une fermeté qui ne lui ressemble pas ,la repousse ; la vexant dans la foulée. Elle recule, mettant une distance entre eux. Déjà prête à sortir les crocs, il faut toute l’attitude conciliante de Finn pour qu’elle daigne être calme à son tour.

- Tu admettras que ce n’est pas très agréable quand même.

Non, personne n’aime être repoussé et elle pourrait d’ailleurs arguer que Finn a déjà eu des réactions moins gracieuse que la sienne à ce propos. Néanmoins, elle n’est pas mesquine et laisse donc le passé là où il est. L’allusion du prénom fait sourire Eve, elle se détend un peu, juste pour grommeler un :

- C’est imprononçable, même pour un irlandais, hors de question.

Néanmoins, tout n’est pas gagné et il le sait :

- Non, ce n’est pas ça. J’ai dit tout ce que tu veux, je sais, mais je ne vois pas ce qui presse. Et puis, il y a des évidences, non ? Des choses qui n’ont pas besoin d’être dites. Parfois, tu voudrais j’ai l’impression que tout soit dit avec précision, comme si ça devait être gravé et moi, je ne sais pas faire. C’est inconfortable.


Pour Eve, mettre des mots sur des émotions, sur des sensations, c’est dur. Elle n’est pas très démonstrative tout l’inverse. Avec Finn, tel un chat sauvage, elle apprend, mais on ne perd pas ses habitudes de vie en si peu de temps. Finalement, elle se laisse enlacer et son corps se décrispe dans un soupir qui ressemble à du soulagement. Elle aime l’odeur de Finn, son corps a quelque chose de familier et réconfortant. Elle n’aime pas se disputer avec lui, peu importe à quel point ils le font souvent. Sa vie est déjà assez épuisante sans y ajouter ça.

- Comment, ce qu’on va faire ? Tu ne voulais pas te marier et moi non plus, on était plutôt clair la dessus. Elle est perplexe. Qu’est-ce que tu as tant besoin de savoir ?


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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeMer 22 Juin - 0:10



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Eve & Finn
Eve se moque, c’est donc que ça va. Ronchonnant qu’il n’est pas gros, Finn passe à autre chose et embraye bien vite sur LA. Ça ne le rassure qu’à moitié quand sa compagne dit qu’ils fonctionnent sans toujours savoir ce qu’ils font. D’un côté, c’est vrai. Callahan ne peut pas le nier : il est sans doute dans le noir concernant son statut d’espionne, condamné à formuler seul les questions et les réponses, mais la jeune femme ne sait pas tout ce que le clan fait non plus. D’un autre côté, l’entendre affirmer que c’est comme ça qu’ils fonctionnent le gêne sans que le mafieux ne puisse dire pourquoi. Peut-être parce que Eve prend pour un accord tacite un simple état de fait qui s’est imposé – certes rationnellement – à eux. Le genre de chose que Finn voudrait précisément mettre au clair avant qu’ils aient un enfant : ne pas savoir est une sauvegarde dans leur milieu, sauf précisément pour ce genre de projet, qui nécessite de la préparation. Ça n’enthousiasme pas Eve, l’acteur s’en rend bien compte, comme il voit qu’il la blesse en la repoussant, même gentiment. Evidemment, Callahan ne peut pas l’en blâmer, lui qui vit si mal chaque acte qu’il prend, à tort ou à raison, pour un rejet de la part de la rousse. Mais une partie de lui, la plus agacée des tergiversations qu’elle lui a servi, a fortement envie de lui rétorquer que c’est aussi vexant qu’elle évite à ce point le sujet, comme si elle regrettait de lui avoir dit oui ou qu’il demandait quelque chose d’impossible. Il faut une patience miraculeuse à Callahan pour retenir le sarcasme qui lui brule les lèvres, preuve s’il en fallait une de l’importance de la conversation, et de Eve, à ses yeux. Jamais quiconque n’avait suscité autant de constance chez lui, si prompt à la colère, qui fonctionne en suivant méticuleusement chacune de ses envies et qui abandonne aussitôt celles qui sont inaccessibles.

Finalement, c’est d’un sourire contrit que Finn se fend, presque joueur, mais toujours sincère : « Est-ce que j’ai une chance de me faire pardonner plus tard ? » Constatant avec plaisir qu’il a réussi à susciter une réponse, il s’esclaffe : « Ah, tu vois, je savais que tu aurais un avis. D’accord. Pas Saoirse. » Sa joie est de courte durée, cependant, et toute animosité qui avait pu agiter le mafieux disparait. « Eh… » Il n’achève pas. Elle le perçoit vraiment comme une épreuve, comprend-il. A lui de lui faire comprendre que si les enjeux comptent, celle-ci est surmontable. Le temps viendra de lui répondre. Pour le moment, il faut déjà convaincre Eve d’accepter de dialoguer et que celui-ci vise essentiellement des questions concrètes qui ne l’obligeront pas – pas totalement en tout cas, Finn veut bien le concéder – à se dévoiler. Heureusement, lorsqu’il la prend dans ses bras, elle semble plus détendue et avoir accepté de faire un pas. Rieur, l’irlandais rétorque donc : « Ce qu’on va dire à ton oncle, justement. J’ai moyennement envie qu’il tente de me noyer une seconde fois le jour où on l'aura, cet enfant, tu vois, déjà ! »

Profitant de l’ouverture – qui sait si l’attitude conciliante de Eve durera – Finn décide de tenter quelque chose. Éteignant la cuisinière à bois, il commente d’un ton guilleret : « Bon tu sais quoi, je mangerais plus tard. En attendant, j’ai une autre idée. Tiens, viens par là. » Sans prévenir, il l’attrape par la taille et la soulève pour la charger et la porter sur son épaule, indifférent à toute forme de protestation, et l’embarque dans le salon, hilare : « Suffit, je te libérerai tout à l’heure. » De fait, se laissant tomber sur le canapé, Callahan libère assez vite son amante, l’incitant à s’allonger et à poser la tête sur ses genoux. Caressant affectueusement ses cheveux, le mafieux s’amuse avec un sourire : « Alors, on est si mal installée que ça ? »

Reste qu’il faut bien commencer la conversation. Le fait qu’il y a beaucoup à dire, au-delà du cas de Chouvalov. Tout décidé qu’il est, Finnegan lui-même a une hésitation et reste un temps plongé dans le silence. Par quoi commencer ? Il y a tellement à dire qu’il ne sait même plus bien. Le plus simple sera le mieux, conclut l’acteur. Tant pis pour les formes. C’est donc de but en blanc que le mafieux lance : « Je suis toujours un mafieux et un ancien de l’IRA. Et tu es toujours une espionne pour la Couronne britannique. Ça reste compliqué. » Certes, Eve ne peut pas tout lui dire. Lui, par contre, peut donner des gages, même s’ils ont imprécis, parce que c’est la vérité. Il confesse donc sans ambages : « J’ai coupé les ponts avec les gars depuis longtemps, tu sais. » Depuis qu’une partie de l’IRA a viré nazi. De toute façon, c’était une belle aventure, mais Callahan, s’il est résolument indépendantiste, n’a pas d’affection particulière pour l’Irlande, parce que la République le rend bien aux travellers comme lui. « Mais je ne crois pas que ça change quelque chose pour les gens de ta hiérarchie. Ils m’enverront en taule. Donc je vois pas comment on peut faire ça si t’arrête pas. » Voilà pour le concret. Ils n’en ont jamais reparlé et Finn a acté que Eve ne lui ferait jamais de mal. Il ne veut d'ailleurs pas la mettre au pied du mur, juste lui faire prendre conscience de certaines réalités qu'elle refuse de voir.  Car sa hiérarchie, c’est autre chose, surtout qu’il sait qu’elle ne renoncera pas et que c’est pour cela qu’elle parlait aussi de cet enfant comme d’un projet lointain, ce qui lui fait remarquer : « C’est pour ça que tu veux attendre, non ? Que tu parlais de faire ça dans quelques années. Le temps de finir ta mission de l’autre côté ? » A force de gamberger, il en est venu à la conclusion que les moldus avait appris pour les sorciers et que le gouvernement s’inquiétait d’une attaque. A raison quant on voit les mangemorts. Ça fait une bonne raison de s’impliquer et d’envoyer un agent double dans la résistance. Bien sûr, ce ne sont que des suppositions, mais l’acteur choisit de prendre le silence de la rousse pour une confirmation. Il sait qu’elle ne répondra pas à ses questions, alors il se dit que s’il monologue en se contentant d’une absence de contradiction ce sera plus facile pour elle. Ce qu’il signale d’ailleurs avec un nouveau sourire : « T’inquiète pas, c’est pas une question sur ce que tu fais. Je ne suis pas sûr de vouloir savoir le détail. Même si je n’aime pas l’idée de ne pas pouvoir t’aider si tu as un pépin… » Finn ne peut rien faire du côté du monde sorcier. Pire, il mettrait sans doute Eve en danger en essayant de l’aider. Il le sait, elle n’a pas besoin d’un boulet – ce qu’il serait, sans pouvoir – dans ses pattes. Mais il n’empêche. L’angoisse qu’un jour Eve soit en difficulté, ou pire, de l’autre côté, sans qu’il ne l’ait jamais revu ni savoir ce qu’elle est devenue n'a beau n’avoir aucune réalité, elle tétanise Callahan – et si Eve n’arrive pas à parler de certaines choses, il se sent incapable, lui, de parler de cela sans avoir l’air ridicule. Mieux vaut revenir à des choses terre à terre. Son refus d’être un jour un père qu’on vient voir au parloir l’est, et Finn bougonne donc en conclusion : « Enfin voilà. Je veux juste m’assurer qu’on soit d’accord sur la manière dont ça se passera, et je pense qu’on l’est. Non ? » De toute façon, pour lui, c’est non négociable. C’est précisément ce qu’il entendait par « condition », même.

Pourtant Finn n’en a pas terminé. Doucement, il reprend : « Pour ce qui est de parler, tu sais, c’est juste je trouve qu’on s’en sort mieux quand on communique. J’aimerais bien qu’on continue à essayer. » Cela lui permet enfin d’apporter la contradiction qu’il envisageait plus tôt lorsque Eve disait qu’il avait besoin de tout verbaliser. « Tu vois, quand tu dis qu’il y a des choses évidentes…la plupart du temps je devine. Mais parfois je suis perdu, je ne comprends plus. » Il hausse les épaules en manière d’excuses, comme pour dire qu’il est désolé de ne pas savoir faire mieux, d’être humain et d’avoir besoin de mots. « Je ne veux pas te forcer à aller contre toi. Juste que tu me dises quand ça ne va pas. Ce que tu m’as dit tout à l’heure, ça me suffit, par exemple. Je n’ai pas besoin de justifications. Je crois juste qu’on s’engueule parce qu’on n’est pas toujours d’accord sur ce qui est évident ou non, justement. » Se penchant un peu vers la jeune femme, il dépose un baiser sur le dos de sa main, lui adressant un sourire de biais, un peu penaud cependant : « J’apprends encore à te lire. Il faut m’aider un peu. Après, j’ai tendance à croire que tu n’aimes plus, sinon… »  

Il n’a plus qu’un point à aborder, et pas des moindres, mais Finn hésite un peu sur la manière de le dire, ne voulant pas mettre de nouveau le feu aux poudres. « Et puis pour le reste, je voudrais… Je sais pas trop comment le dire. Je voudrais juste…je ne sais pas, parce qu’on a fait des efforts, déjà. Tu crois qu’on pourrait…juste assumer qu’on est un couple, et arrêter de se chercher et de nier ? » S’il a du mal à le formuler, c’est parce que le mafieux ne voudrait pas que Eve le prenne mal ni exiger trop d’elle, pas plus qu’il ne veut être injuste. C’est encore trop neuf pour qu’il s’y habitue ou qu’il soit certain que ça durera. « Je crois que je voudrais qu’on fasse ça. Juste être sûr de te retrouver, sans que tu disparaisses des radars et que je me demande quand tu vas réapparaitre, et qu’on fasse des choses ensemble. » Ça n’est pas si compliqué ni aberrant, si, comme seconde condition ? Bien sûr, ils ne sont pas comme tout le monde et quand on les connait, si, ce serait un changement majeur. Mais un enfant aussi c’est un changement majeur, et Callahan a du mal à voir comment ils géreraient ensemble s’ils ne sont même pas capable d’admettre ce qu’ils sont, ce qui est un peu différent de le savoir. On en revient aux évidences : mais il y a du tacite qu’il faut formuler, qui rend réel et clair ce qui risque à tout instant de devenir un qui pro quo parce que chacun pensera avoir conclu un accord différent avec l’autre. Règle de base des négociations de la mafia, que Finnegan ne fait que transposer ici à ses affaires de cœur, et ce faisant, il lui semble avoir fait le tour de ses propres exigences. A voir si la rousse en a.

Nouveau silence. Croyant que Eve attend qu’il continue, Finn explique d’un ton joyeux, content d’avoir synthétisé assez brièvement ses demandes et espérant avoir montré à sa compagne que ce n’était pas si terrible. « C’est tout, j’ai fini. Qu’est-ce que t’en pen… » Il ne finit pas. S’étant un peu redressée, Eve a l’air plus que fatiguée, voire franchement malade, comme si elle allait s’évanouir ou vomir. « Ok. On verra plus tard pour les réponses. Ça va ? Tu n’as pas l’air bien du tout. Qu’est-ce qui t’arrive ? C’est la fatigue ? Ou tu n’es pas bien ? C’est pour ça que tu ne voulais pas manger ? Je vais aller te chercher une bassine et de l’eau, si tu veux. Reste tranquille. »


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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeDim 26 Juin - 22:45

❝ Finn & Eve❞Discussion that can't be avoidedDieu que cette discussion est difficile et désagréable pour elle. Il ne faut pas être Merlin ou même les Fondateurs pour comprendre qu’elle est essentielle pour Finn. Il en a besoin, elle le voit mais ça ne rend pas les choses plus plaisantes pour elle pour autant. C’est peut-être même l’inverse. Il semble tellement avoir besoin de réponses précises qu’elle se renferme sur elle-même se braque et il lui faut une bonne dose d’énergie pour essayer de mettre des mots sur ce qui la gêne. Evidemment, ce que Finn ne comprend pas, c’est qu’on ne peut pas - pendant dix ans - avoir fait de la suppression de ses états d’âme une profession et du jour au lendemain partager ce qu’on vous encouragé à considérer comme superflus. Du reste, elle est tellement habituée à ne pas savoir de quoi sera fait le lendemain qu’elle n’arrive pas à vraiment faire de plan sur le long terme même si elle comprend les arguments de son compagnon. La mention de son oncle l’étonne plus qu’elle ne l’agace. Il faut dire qu’elle n’y avait pas pensé. Eve ne rend de compte à personne, si ce n’est ses supérieurs hiérarchiques et on ne peut pas dire qu’elle les voit souvent.

- A mon oncle ? Qu’est-ce que tu veux lui dire ? Il va être grand-père, grand-oncle ou ce qu’il veut et s’il compte voir l’enfant me contrarier est probablement la dernière chose qu’il va faire. Elle hausse les épaules, pour elle, les choses sont réglées depuis le malheureux épisode du lac. Je crois qu’il a compris que je n’avais aucune intention de faire les choses correctement tu sais. C’est un idiot s’il pense pouvoir me faire changer d’avis.

Elle n’a pas le temps de terminer son argumentaire qu’il la soulève, la transportant dans le salon. Elle rit, râle, proteste, mais finit tout de même par se retrouver la tête sur ses genoux, une mine boudeuse affichée sur le visage.

- Je ne suis pas vraiment une espionne tu sais. C’était pendant la guerre au SOE avec Christopher . Je suis un agent de la couronne, mais je n’espionne pas. Notre rencontre, c’était un hasard, je n’ai jamais eu d'affaires en lien avec l’IRA et surtout je doute que tu sois encore un point d’intérêt pour la couronne.

Elle pousse un soupir et admet :

- Cela dit, nos deux occupations professionnelles ne vont pas ensemble, je te l’accorde, mais de nous deux, c’est toi est dans l’illégalité Finn. Je ne te demande pas d’arrêter ce que tu fais, mais il me semble que, à terme, l’histoire à prouvé que le danger venait plutôt de ton côté que du mien.

Du reste, Finn n’a pas un métier mais bien deux et contrairement à Eve, son second métier ne lui sert pas de couverture. Si la jeune femme est pigiste, c’est bien parce que ça lui permet d’accéder à un peu tout les milieux et que la flexibilité d’horaire lui permet de disparaître pendant certaines périodes sans que personne ne pose de question. Or, Finn, non content d’être un malfrat, n’a rien trouvé de mieux que d’afficher sa tête dans tout Londres en essayant de devenir une star. Un besoin d’être aimé pour quelqu’un qui ne l’était pas par sa propre famille.

-Je suis déléguée aux affaires sorcières,
finit-elle par dire. Chaque Premier Ministre est en contact dès son entrée en fonction avec le Ministre de la Magie. Et le reste, je t’en ai déjà parlé. Il y a des sorciers dont les idées auraient probablement bien plu à feu le Führer et ton frère fait partie de cette charmante petite bande.

Le but d’Eve ? Les neutraliser, qu’ils ne soient plus une menace pour le monde moldu et donc par extension pour les sorciers. Une tâche indispensable si leur enfant venait à naître puisqu’il ferait probablement, comme eux, partie des deux mondes.

- Tu en sais autant que les autres, répond-elle en haussant les épaules. Le reste, c’est du détail et ça ne t’avancera pas de le savoir. Et rassure-toi, même si je travaille beaucoup seule, je ne le suis pas. Si j’étais en difficulté, il y a des gens qui sont là pour assurer mes arrières.

Qui, évidemment, elle ne peut pas le dire. Pas même à Finn. Ce n’est pas une question de confiance, mais bien de prudence. Quand on fait partie de la résistance, moins les informations transites, moins on risque de détruire toute l’organisation en cas de fuite. Une méthode classique, mais qui a fait ses preuves. Or, Finn n’est pas à l’abri d’avoir de nouveau Rory au trousse et Merlin sait ce que cette enflure peut soutirer comme information à l’aide d’un sort ou l’autre.

- J’imagine oui.

Ils sont d’accord, du moins le pensent-ils, mais le seront-ils encore au moment où l’urgence de la situation leur sautera aux yeux ? Une question qu’aucun des deux n'envisage pour le moment tant ils s’imaginent que les choses ne deviendront pas concrètes avant plusieurs années.

- Je te dis quand ça ne va pas, répond-elle un peu perplexe.

Elle n’arrive pas à comprendre les inquiétudes de Finn et en réalité, c’est bien parce qu’ils n’accordent pas d’importance aux mêmes choses ce qu’elle ne manque pas de lui faire remarquer.

- Mais je ne nie pas qu’on est ensemble, Finn. Avant, ce n’était pas pareil. Ce n’était pas vraiment officiel, je ne voulais pas… Là je t’ai défendu devant mon oncle, si ce n’était pas une preuve, je ne vois pas ce qu’il faut de plus …


Sortant du même tonneau que Rafa, ça lui semble aberrant qu’il faille prononcer tout haut des choses aussi évidentes. Son étonnement n’est pas feint et c’est d’ailleurs pour ça qu’elle conclut par :

- Moi je sais que tu m’aimes. Je n’ai pas besoin que tu le dises pour en être persuadée, sinon je ne serais pas là.

Prise d’une inspiration soudaine, elle avise une grande feuille de papier d’un ancien scénario de Finn et un stylo qui traîne sur la table. La jeune femme tend la main et s’en empare. Elle plie la feuille et déchire un bout. Secouant le stylo pour mettre un peu d’encre dans la plume, elle cale le bout de papier sur son genoux et de sa plus belle écriture trace les mots suivants : Je t’aime. Elle souffle sur le papier pour faire sécher l’encre, referme le stylo qu’elle repose sur la table et tend le papier à Finn.

- Tiens, pour quand tu n’es pas sûr.

La conversation continue, mais Eve n’y participe plus réellement, elle ne saura pas vraiment dire pourquoi, mais soudainement, il y a une odeur dans l’air qui lui déplaît. Elle a du mal à se concentrer sur ce que Finn dit et même si elle comprend ce dont il veut lui parler, elle n’a pas la force de lui répondre. Elle commence à transpirer et l’appartement lui semble soudain incroyablement chaud. Son estomac se tord et quand Finn lui demande ce qui ne va pas, elle arrive juste à dire :

- Je pense que je vais vomir.

Elle se redresse comme elle peut pendant que Finn va chercher une bassine. Il arrive juste à temps pour qu’elle puisse déverser son repas. Au vomissement se mêlent les larmes que provoquent inévitablement un vomissement chez elle. Elle tend la main pour avoir une serviette et s’essuie tant bien que mal la bouche, dégoûtée du goût acide qui lui reste sur le palais. Elle relève ses longs cheveux roux, humide de transpiration, soulagée d’avoir un peu moins chaud. Bientôt, elle reprend des couleurs et respire normalement. Entre temps, Finn a été lui prendre un verre d’eau qu’elle boit avec reconnaissance.

- Merci. Mon repas avait un drôle de goût à midi, je crois que je n’aurais pas dû le finir.

Et c’est vrai, maintenant qu’elle y pense, le poulet avait une drôle d’odeur, mais elle avait faim et n’y a pas fait attention. Elle aurait probablement dû. Maintenant la voilà épuisée et elle ne se sent pas la force de continuer la discussion.

- Je me sens déjà beaucoup mieux, dit-elle en réponse au regard inquiet de Finn. Je crois que je vais prendre un bain et puis dormir ici si tu n’as rien contre.

Une question rhétorique puisqu’elle sait parfaitement bien que Finn préférait qu’elle dorme ici tous les soirs justement.

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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeDim 3 Juil - 1:23



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Eve & Finn
Finalement, la discussion s’établit bien plus facilement que Finn ne le pensait. Il craignait que Eve ne fuit éternellement ; voilà qu’elle se décide à raconter ce qu’elle a fait, se livrant à un point qui est inédit chez elle et qu’il apprécie à sa juste valeur, confirmant ce qu’il avait déduit à propos de son rôle dans la résistance sorcière, et qui le rassurent pour partie quant au fait qu’elle ait un filet de sécurité. Ça ne fait que rendre plus amères les manipulations de Ludovico car il n’y a rien, finalement, qui ne le concerne, songe Callahan, juste des coïncidences, et donc rien qui ne valait la peine de partir et de gâcher tout ce qu’ils avaient. Pour un peu, il se trouverait même des intérêts communs avec la Couronne Britannique – dans le fait de voir Rory mort, par exemple – un comble !

Évidemment, cette réflexion tourne vite court, parce que le métier de Finn fait qu’une alliance ne sera jamais vraiment possible, comme le remarque Eve, ce en quoi il ne peut lui donner vraiment tort, et ce qui lui fait remarquer doucement : « J’arrêterais si tu me le demandais, tu sais. » Il faut noter l’importance du sacrifice : il ne le ferait pour personne d’autre. Quoiqu’il le nie, Finn ferait probablement pareil si la jeune femme se mettait réellement en tête de lui demander de cesser de bruler les planches. Callahan écoute Eve bien plus qu’il ne le montre, faisant preuve d’une patience inédite. C’est qu’il veut qu’elle soit heureuse : ça le rend même près à faire des concessions alors que le mafieux a fait une règle de vivre toujours strictement comme il l’entend Alors oui, il écoute, et il accepte d’argumenter, même si ça vire au pugilat, même si c’est loin d’être parfait. On ne se refait pas. Pas quand ils ont chacun leur propre mode de pensée.

Ici, il est prêt à un sacrifice, réellement, parce que ça lui semble logique si lui-même en demande. Cependant, celui-ci précisément semble inutile, autant parce qu’il n’y a pas de retraite dans la mafia – il suffit de voir ce qu’il arrive aux repentis pour s’en convaincre – que par ce que Finnegan est bien moins optimiste que Eve sur l’amnistie potentielle de la police britannique : « Le truc, c’est que je ne crois pas que ça changerait quoique ce soit. Ce n’est pas comme si c’était possible de vraiment se ranger, dans le milieu. Et puis je ne suis pas sûr d’être aussi optimiste que toi concernant l’IRA. Je vois mal la Couronne oublier le meurtre d’un gouverneur… » Il hausse les épaules. Ça ne l’affecte pas beaucoup, en ce qu’il n’en tire ni fierté ni regret. A l’époque c’était logique ; il le fallait. A présent, c’est tellement loin et cela parait tellement illusoire que Callahan ne sait plus quoi en penser, d’autant moins que la révolte irlandaise n’est plus rien pour lui. Néanmoins, Eve a fait un pas vers lui, alors le mafieux consent à expliquer à son tour : « Je ne sais pas vraiment quoi dire. C’était des amis de l’école d’art dramatique, à Dublin. Je voulais surtout avec eux, alors je me suis dit que je pouvais adhérer. La cause me semblait juste, à ce moment là, mais ce type là ne devait pas mourir. Ce n’était pas la bonne cible...c’est pour ça que je suis parti aux USA. Après, j’ai rompu les ponts avec eux. Ils ont perdu la carte, quand la guerre est arrivé, comme s’ils avaient oublié l’Espagne. Moi j’y suis allé. Je sais qu’il n’y a pas de cause qui justifie qu’on s’allie avec les fascistes. »

Lui ne pardonne rien, comme le montre sa mine sombre, qui laisse peu de place au doute sur ce que Finn pense d’eux. Mais c’est peut-être parce qu’il a toujours su que même dans l’IRA, on n’aimait pas les pavees, que l’Irlande jetterait l’IRA aux orties quand il y aurait une République devant s’acheter une responsabilité d’État raisonnable et que finalement, ledit État n’aurait rien à envier aux anglais…oui, Finn le sait, ça et plus encore, alors il a décidé de défendre la seule cause qui en vaille la peine : la sienne. C’est encore ce qu’il fait lorsqu’il discute ici avec Eve. Tout ceci n’a d’importance que par rapport à eux et l’enfant qu’ils veulent avoir un jour, et c’est qui le mène à hocher la tête, satisfait de sa réponse finale : « Je sais qu’on a le temps. On pourra en reparler. Mais je ne veux juste pas qu’on s’engueule le jour où on fera ça, alors je préfère prévoir. Je veux que ça se passe bien. On aura mieux à faire à ce moment là. » Parce qu’il veut quelque chose de joyeux, un moment où il n’aura à se préoccuper que de Eve et du bébé, pas d’autre chose, et surtout pas d’une dispute sur la manière dont ils voient les choses. Autant être à peu près raccord avant, même s’ils sont quelques années devant eux, du moins Callahan le pense-t-il, comme la rousse.

Ce n’est peut-être pas plus mal, d’ailleurs, qu’ils aient tout ce temps devant eux. Ils en sont encore à trouver leur équilibre, en témoigne la suite de la discussion, qui prouve que si leur capacité à communiquer sans ravager la pièce s’est améliorée, ils ont encore du chemin à faire. « So what ? On reste là à se regarder en chien de faïence tous les deux jusqu’à ce que mort s’ensuive parce qu’on sait tous les deux qu’on s’aime et sans rien se dire ? Je m’en voudrais de te contrarier ou de te faire perdre de ton temps si ça te déplait ou si tu n’en as besoin pour le savoir. »

Cela pourrait passer pour une provocation, mais ça ne l’est pas. Finn est moins agacé que perplexe, autant que Eve elle-même, ce dont il se rend compte. Au fond, ce n’est pas illogique. Il sait bien que Eve a pris sur elle, déjà, pour avoir cette conversation, et qu’il ne peut en demander trop : parler de ce qu'elle ressent lui sera sans doute toujours difficile. lui faire admettre cette difficulté aussi. L’apprivoiser prend du temps, même si là aussi, ils ont tous les deux fait des progrès. Il n'y a encore pas si longtemps, se rendre compte qu'elle était amoureuse aurait été impossible pour elle. Et ne parlons même pas de la réciproque, parce qu'il pourrait tout aussi bien lui rétorquer, mais ce serait peu charitable et surtout inélegant, qu'elle a mis du temps à se rendre compte de combien il l'aime lui.

Peut-être est-ce plus facile maintenant, pour la novice qu'elle était en matière de relations amoureuses, qu'elle semble l'avoir admis pour de bon, d'être si affirmative. Et puis les Talbot avaient l’air, du point de vue de l’irlandais, d’une famille aimante. Peut-être les choses sont elles effectivement plus évidentes lorsqu’on a été aimé plus jeune et qu’on l’a toujours su, peut être a-t-on moins besoin de l'exprimer et qu'il n'y a pas besoin de mots pour le rendre réel. Ce n’est pas le cas du mafieux, dont la famille était entièrement dysfonctionnelle : ce n’est même pas qu’on ne parlait pas de sentiments, c’est qu’il n'y en avait pas, si on exclut sa mère, qui était terrorisé par Eamon, et son oncle, dont ce n’était pas le genre. En fait, quand on y songe, Eve Talbot est peut être la première personne à avoir dit à Finnegan Callahan qu’elle l’aimait. Sans doute n’en a-t-elle aucune idée, mais c’est inédit pour lui, alors il n’arrive pas bien à le réaliser. Et c’est ce qu’il essaye d’expliquer maladroitement, penaud : « Sérieusement, ça ne compte pas au moins un peu, pour toi ? J’aime bien quand tu me dis que tu m’aimes, toi. » Et puis si c’est vrai, pourquoi ne pas le dire ? C’est peut-être que ça ne l’est pas et qu’elle ne veut pas lui mentir en lui disant trop souvent…

Évidemment, cette panique est ridicule, Finn le sait. Rationnellement, Eve a raison et quand il pense à froid il le reconnait lui-même. Si elle ne l’aimait pas, elle ne l’aurait pas repêché et défendu devant son oncle ; elle ne voudrait pas avoir un enfant avec lui. Mais le mafieux ne peut pas s’empêcher de gamberger, comme si Eve aussi allait partir et le détester comme tous ceux, ou presque, dont il a cherché l’amour. Heureusement, le mouvement qu’elle esquisse coupe sa réflexion : « Qu’est-ce que tu f… » Le mot qu’elle lui tend le laisse muet de surprise. « Oh... » Pour un peu, Finn en pleurerait, remué comme il ne saurait le dire, alors qu’un grand sourire éclaire son visage lorsqu’il contemple l’écriture de Eve : « Merci. Je ne sais pas quoi dire…  » Comment exprimer à quel point ça compte ? Il ne sait pas. Les mots lui manquent, parce qu'il ne faut pas oublier qu'en termes de communication, Finn n'est pas beaucoup plus doué que Eve : il a simplement plus de facilité à se lancer, même pour dire qu'il n'a pas les mots, justement.

Il range le mot dans la poche de sa veste, aussi religieusement que s’il s’agissait d’un talisman et s’apprête à relancer la conversation. Mais l’heure n’est plus à discuter. Le mafieux lui-même juge que la dernière partie de la discussion n’est plus prioritaire, même s’il tient au fait qu’ils assument leur statut de couple, lorsqu’il revient, armé d’une bassine, juste à temps pour se rendre d’à quel point Eve est vraiment malade. Finn la sent trembler d’épuisement sous la main réconfortante qu’il a posé dans son dos. L’acteur écarte avec sollicitude les cheveux de sa compagne de l’autre, avant de lui passer la serviette et le verre qu’il est allé lui prendre, coulant sur elle un regard inquiet. L’explication lui parait crédible, mais impossible pour lui de s’empêcher de demander avec sollicitude : « Sûre ? Je peux t’appeler Matthews, si ça ne passe pas, d’accord ? » Il essuie ses larmes avec douceur, mais comme Eve a vraiment l’air d’aller mieux, Callahan finit par acquiescer sans protester, un peu rassuré. Finn contente donc de l’aider à se relever : « D’accord. Je te fais couler un bain. Par contre il faudra que tu chauffes l’eau. Je vais te préparer la chambre et manger pendant ce temps là, comme ça tu pourras te coucher directement après. » C’est qu’il n’a toujours pas l’eau chaude, alors l’acteur espère que la rousse sera en état d’utiliser la magie pour ce faire. Après l’avoir accompagnée à la salle de bain, le mafieux se met au reste. En un clin d’œil, Finn jette une bûche dans le poêle pour réchauffer la chambre et défait le lit, avant de s’occuper de la cuisine. La serviette jetée au sale dans la buanderie, il termine avec la bassine, qu’il hésite à rapporter dans la chambre, mais change finalement d’avis : il a bien dix minutes pour se poser et finalement réussir à manger. Affamé, Shane s’assied à ses pieds : « Quoi ? Ce n’est pas pour ton nez. A la limite, tu pourras dormir avec nous… Hmm… »

Abandonnant son assiette vide dans l’évier, Callahan retourne à la salle de bain pour demander à la rousse si le chien ne la dérange pas : « Eve, dis… » Mais le mafieux s’interrompt immédiatement alors qu’il trouve ladite Eve recroquevillée dans un coin de la pièce, agitée par de gros sanglots et perdue dans les vapeurs d’eau. Immédiatement, Callahan tombe à genoux à côté d’elle, son inquiétude remontant en flèche d’un coup : « Qu’est-ce qu’il se passe, tu es encore malade ? Tu as mal ? Dis moi… » Mais non, pourtant. Est-ce que ce serait simplement la fatigue ? Il réalise la petite mine qu’elle a et fronce les sourcils. C’est peut-être ça. L’acteur a envie de lui demander depuis combien de temps elle n’a pas dormi, mais il pense déjà connaitre la réponse tant il sait combien Eve a du mal à s’occuper d’elle-même : ce n’est pas de douleur qu’elle pleure, mais d’épuisement. « Le bain ? Mais on va remettre de l’eau froide, ce n’est pas grave, il ne faut pas se mettre dans des états pareils pour ça…Laisse moi t’aider à te déshabiller. Voilà…» Dédramatise-t-il avec un sourire, joignant le geste à la parole. Eve à l’eau, Callahan s’installe à côté de la baignoire, en bras de chemise. Le menton posé sur les bras, qu’il a croisé au dessus du rebord en faïence, il adresse un sourire à la jeune femme : « On reparlera de tout ça demain ou samedi avant que tu ne repartes de l’autre côté. On a le temps. Pour le moment, je crois que je vais te garder au lit et t’interdire d’en sortir avant que tu aies dormi une dizaines d’heures !  » On en revient à la patience. Si l’acteur se trompe lourdement sur l’urgence de la conversation, qui tient moins à LA qu’au fait que leur projet d’enfant, impossible de ne pas se rendre compte que personne n’a jamais eu droit, venant de lui, à autant de considérations, d’égard, et d’attention que Eve. Il suffit, pour s’en convaincre, de le voir lever une main pour caresser sa joue et lui demander doucement : « Ça va mieux ? »

(C) CANTARELLA.

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Dernière édition par Finn Callahan le Jeu 28 Juil - 12:24, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Discussion that can't be avoided + Eve    Discussion that can't be avoided + Eve  Icon_minitimeDim 3 Juil - 22:34

❝ Finn & Eve❞Discussion that can't be avoidedDe façon tout à fait étonnante, Eve ne doute pas de Finn quand il lui avoue qu’il arrêterait sa carrière de hors-la-loi si elle le lui demandait. Entre eux, pas de mensonges ni de faux semblant, c’est le seul moyen pour que leur histoire marche. Or, contre toute attention, maintenant que la jeune femme a admit qu’ils avaient une histoire, un futur commun, elle veut que ça marche. Callahan pense la même chose, peut-être même avec plus de force, tant il semble avoir peur qu’elle s’en aille à chaque instant. Un reste de ses traumatismes d’enfance. C’est ce qu’elle a toujours pensé. Ils n’en parlent pas, ce n’est pas le genre de la maison et Eve rentre rarement dans ce genre de discussion à moins d’y avoir été invitée. Selon elle, c’est quelque chose qui passera avec le temps ou dont il lui parlera quand il en aura envie. Pourtant, le fait qu’elle veuille un enfant de lui et soit prête à en discuter n’est-il pas la meilleure preuve qu’elle est bien décidée à rester ?

Du reste, Eve désire-t-elle vraiment que son compagnon se range ? Ca voudrait dire continuer sa carrière d’acteur, une orientation professionnelle qui lui déplaît. Sans compter qu’ils vivent depuis si longtemps en dehors des lois ou en tout cas en les contournant qu’elle ne sait pas s’ils seraient capables de retourner dans la légalité. Dans le fond, Eve l’admet sans rougir, elle aime être dans l’ombre, elle aime ne pas être comme les autres. La jeune femme a fini par se faire au statut particulier que son métier lui confère et elle doute pouvoir s’en défaire du jour au lendemain.

Reste le souci du gouvernement. Pour le moment, sa relation est passée sous les radars ou on la considère sans importance. Reste que même si Finn n’a rien avoir avec l’objectif principal de sa mission, sa présence même dans sa vie la met en conflit d’intérêt avec son employeur. Un jour elle risque de devoir choisir, or Eve n’a rien d’une Gryffondor et elle préfère ignorer ce détail autant que faire se peut. Du reste, Finn n’a pas tort, on efface pas l’IRA aussi simplement que ça. D’ailleurs, le simple fait qu’il en ait fait partie devrait être rédibitoire pour la jeune femme. L’Irlande a beau être aussi sa patrie, elle ne peut pas leur pardonner de ne pas s’être opposée aux nazis durant la guerre. Heureusement, Finn partage ses vues et c’est probablement ce qui la rapproche plus que ses crimes passés ne les éloignent.

La discussion continue et sans surprise, Finn lui fait part de son besoin de l’entendre dire des choses qui sont une évidence pour elle. Dans ce genre de moment, Rafa lui manque. Lui la comprendrait. Comme elle, il estime qu’il y a des choses que l’on a pas besoin de dire. Des choses qui tombent sous le sens et qui sont évidentes quand on sait qui on a en face de soi. Si Eve ne voulait pas de Finn, jamais elle ne serait restée. Elle aurait disparu des radars sans un mot et il n’aurait plus jamais entendu parler d’elle. Pourtant, même au plus fort de leur dispute, il a toujours su la trouver parce que Eve n’a jamais réussi à couper le cordon. Autant de signes qui, selon elle, montrent son attachement mais qui, pour Finn, sont finalement invisibles. Alors un peu par provocation, mais aussi pour que ça soit mis noir sur blanc, elle le lui écrit. Comme souvent, elle est surprise par sa réaction. Comment est-ce qu’un simple bout de papier arrive à lui procurer autant de joie ? Elle n’en a aucune idée et n’a de tout façon pas le temps de s’en préoccuper.

Coup de chaud, elle transpire, se sent mal et il ne faut que quelques secondes pour que l’envie de vomir arrive. Elle reconnaît cette bile et cette acidité caractéristique qui précèdent le vomissement. Son estomac se contracte douloureusement et Finn arrive juste à temps pour qu’elle puisse déverser les restes de son repas. Elle a toujours chaud et halète pendant que Finn écarte ses cheveux. Reconnaissante, il lui faut quelques minutes pour reprendre sa constance et enlever le goût désagréable de sa bouche. Néanmoins, maintenant qu’elle a vomis, elle se sent réellement mieux et elle écarte les inquiétudes de Callahan d’un sourire.

- Non vraiment. On ne va pas le déranger à chaque fois que j’ai une ingestion quand même.

Un bon bain chaud, voilà une riche idée. Eve sourit rien que d’y penser. La baignoire de Finn est grande et son seul défaut, c’est qu’il faut faire chauffer l’eau par magie. Néanmoins, Eve n’a pas vraiment de problème avec ça. Arrivée dans la salle de bain, elle ôte ses vêtements, ne gardant que ses dessous et fait couler l’eau. D’un sort, elle la fait chauffer , teste la température et se brûle. Elle a chauffé l’eau trop fort. Elle veut de nouveau lancer un sort, mais se trompe et relance le même. L’eau est maintenant brûlante. La vapeur a commencé à envahir la pièce et Eve à de nouveau chaud. Elle se sent fatiguée, mais surtout, elle ne comprend pas pourquoi son corps ne lui répond pas et pourquoi elle est incapable de lancer un sort correctement. Minable, voilà comment est-ce qu’elle se sent. Sans pouvoir se l’expliquer, les larmes lui montent aux yeux et elle se laisse tomber à terre, les genoux repliés contre sa poitrine tandis que coulent les larmes silencieuses.

C’est comme ça que Finn la trouve. D’abord incapable de s’expliquer, elle finit par dire en sanglotant :

- Je n’arrive plus à lancer un sort. Je suis devenue nulle, Finn.

Un nouveau sanglot et elle s’interrompt, son discours n’ayant de toute façon ni queue ni tête.

- Tu ne m’aimeras plus si je ne sais plus faire de la magie ?,
demande-t-elle soudain inquiète. Je n’arrive pas à refroidir l’eau. Je suis fatiguée, Finn. Juste fatiguée.

Finalement, il faut qu’il l’aide à se relever et à se déshabiller pour la faire entrer dans l’eau désormais à bonne température. Eve se glisse dans l’eau avec délice et met la tête sous l’eau avant de ressortir, ses longs cheveux roux étalés autour d’elle dans la baignoire. Finn n’est pas très loin, l’air un peu inquiet et Eve lui sourit, désormais presque de retour à la normale.

- Je ne sais pas ce qui m’a pris, murmure-t-elle, gênée par la scène qu’elle vient de faire. Je dois juste être fatiguée, mais tu sais, quitte à rester dans le lit, on pourrait se fatiguer autrement.

La fatigue semble presque accessoire désormais et Eve, sans se soucier d’avoir les mains mouillées, joue avec les boutons de la chemise de Callahan. Elle l’attire vers elle pour l’embrasser. Mutine, elle s’amuse presque de sa réticence.

- Tu sais, c’est un moyen comme un autre pour que je dorme bien. Et puis, on ne discute plus maintenant, tu as le temps.


Après tout, elle a fait des efforts, elle peut bien être récompensée, non ?
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