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 Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)

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Abby Hornby
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Message#Sujet: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMar 13 Oct - 21:56

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Les maigres économies qu'elle avait rassemblées étaient encore insuffisantes, mais Abby ne perdait pas espoir. L'avantage de vivre encore chez ses parents (même si le gros désavantage de l'affaire était... ses parents, justement, qu'elle supportait de moins en moins depuis le décès d'Oly), c'était que ses dépenses personnelles étaient moindres, et puisque ses géniteurs ignoraient qu'elle avait trouvé un boulot (qui était payé une misère), elle continuait de percevoir son argent de poche. Si elle se débrouillait bien, elle devrait avoir rassemblé un petit pécule d'ici la rentrée de l'année scolaire à venir pour intégrer l'Académie d'Art dramatique des Sorciers. Elle pourrait payer les frais d'inscription et d'internat et s'émanciper une bonne fois pour toutes de sa famille.

Sur le papier, ça vendait du rêve, et le plan ne paraissait pas souffrir la moindre anicroche... Mais il restait des parts d'incertitude très grandes qu'elle faisait sciemment le choix d'ignorer tout en sachant sa démarche plutôt naïve. Par exemple, il faudrait que personne n'ait vent de ses activités au sein de la RITM, ce qui était mal barré, et il faudrait aussi qu'elle échappe aux griffes d'Abbott, que ses parents voulaient lui coller entre les pattes. Que Mr et Mrs Hornby aient si peu de décence qu'ils étaient prêts à marier leur fille à un de leurs amis de leur âge ne devrait pas la surprendre... mais tout de même, elle ne s'était pas imaginée qu'ils iraient jusque-là...

Mais elle positivait malgré tout. Dans le pire des cas, elle prendrait la fuite. Elle n'avait pas envie d'en arriver là, mais si c'était le seul choix qui devait lui rester, alors elle n'hésiterait pas, elle n'hésiterait plus. En attendant, elle préférait se focaliser sur du plus joyeux (il y en avait), notamment en se focalisant sur son rendez-vous du jour. Elle allait revoir son ancien professeur de botanique, qu'elle considérait surtout comme son mentor... pas en matière d'herbologie mais de théâtre. Le club d'art dramatique de Poudlard avait été un fiasco, mais ça avait quand même conforté Abby dans sa volonté de devenir comédienne, et elle prenait les conseils d'Herbert Beery avec une attention proche de religieuse.

Ils s'étaient donné rendez-vous aux Trois Balais. Quand elle arriva sur place, il était déjà là. Elle le salua chaleureusement en s'installant à sa table.


"Bonsoir Herbert ! Tu vas bien ? Désolée, je suis un peu en retard, j'avais pas vu l'air. Tu ne m'as pas attendue pour commander, j'espère ?"
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Herbert Beery
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeSam 17 Oct - 15:22

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

Si Herbert en avait les moyens et l'influence, il paierait de sa poche les études d'Abby Hornby pour qu'elle rentre à l'AADS, et sans la moindre hésitation, sans jamais le sentiment de jeter son argent par les fenêtres, loin de là. Dès qu'il avait créé son club de théâtre, il avait compté après des jeunes plus ou moins motivés, mais certains avaient retenu son attention plus que d'autres, et Abby était définitivement l'élève qui lui avait fait la plus forte impression. Et il y avait de quoi. Elle était passionnée, elle était maline, elle était volontaire... capable de bosser des heures et des heures d'affilée, et surtout, elle avait un talent inné pour le théâtre. Car c'était bien beau que de vouloir monter sur les planches, ce n'était pas pour autant qu'on disposait du talent nécessaire.

Mais Abby avait un don, un don qu'Herbert aurait voulu cultiver... seulement, ses projets avaient été tués dans l'oeuf, et Herbert, par-dessus le marché, avait été viré de Poudlard. Maintenant, il avait trouvé sa voie, il avait dépassé l'écueil du "Ceux qui ne savent pas enseignent" et apprécier de pouvoir divulguer ses connaissances en matière de théâtre et de danse à ceux qui étaient les plus intéressés. Il a continué de correspondre avec son ancienne élève, l'une des seules avec qui il ait gardé contact. En même temps, l'une des seules qui ne lui donne pas de Poudlard un mauvais souvenir.

Il admirait sa motivation. En dépit de la volonté de ses parents, elle voulait avancer, tracer sa propre voie, décider de son propre chemin. Elle voulait intégrer l'AADS, elle avait trouvé un stage à la RITM, elle mettait de l'argent de côté, le tout dans le dos de ses parents. C'était vraiment quelque chose d'exceptionnel. Alors il voulait l'aider. Mais pour l'instant, la seule chose qu'il pouvait lui apporter, c'était ses encouragements, et il y mettait grand soin. Comme celui d'être présent au rendez-vous alors qu'ils avaient décidé de se retrouver aux Trois-Balais.

"Bonsoir Herbert ! Tu vas bien ? Désolée, je suis un peu en retard, j'avais pas vu l'air. Tu ne m'as pas attendue pour commander, j'espère ?"

"Bonsoir Abby. Je viens d'arriver aussi, ne t'en fais pas."
Il lui sourit. "Je vais bien, j'aurais mis le temps mais je pense vraiment que j'ai trouvé la bonne méthode d'enseignement. Et toi ? Tout se passe bien ? Pas trop débordée ?"

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Abby Hornby
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMer 21 Oct - 20:49

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

La réponse d'Herbert soulagea un peu Abby. Elle était parfois sans-gêne, mais elle n'aimait pas contrarier les personnes qu'elle appréciait, et avec Herbert, c'était d'autant plus le cas que, même s'ils étaient des amis, qu'ils se tutoyaient et avaient déjà eu des conversations très personnelles ensemble, il lui arrivait parfois d'avoir du mal à oublier que son interlocuteur avait été son professeur, et donc, elle avait un peu tendance à se considérer comme son ancienne élève que comme son amie... Même si elle avait dans tous les cas toujours été dissipée, même quand elle était encore à Poudlard à Poufsouffle.

La conversation pouvait donc commencer, et elle commença sur les chapeaux de roue. Herbert allait bien et ça se sentait. Abby était heureuse pour lui. Elle avait un peu redouté qu'il ne sombre dans une certaine forme de dépression, à une période, tant il semblait démotivée par tout, y compris par son propre milieu. C'était comme s'il n'était plus vraiment à même d'apprécier ses compétences.

Pourtant, pour l'avoir vu à l'oeuvre, Abby savait que c'était un très bon comédien. Mais il avait fini par se remettre de son renvoi et par apprécier son nouveau poste. Professeur dans l'école qu'Abby espérait bien intégrer un jour. Et ça se voyait qu'il s'y épanouissait. Chaque fois qu'elle le voyait, elle avait le sentiment qu'il était plus heureux et plus ouvert que la fois précédente, ça faisait plaisir à voir, vraiment.


"Oh si, complètement"
, confirma Abby quand Herbert suggéra qu'elle pouvait être débordée. "Et ça devient de plus en plus compliqué d'inventer des excuses pour endormir mes vieux, surtout maintenant qu'ils se sont mis en tête de me fiancer à un de leurs potes aussi défraîchi qu'eux." Elle exagérait, l'homme à qui ils voulaient la fiancer était pas mal conservé, mais il n'en était pas moins beaucoup plus vieux, et surtout l'ami de ses parents. "A la RITM, ça se passe bien, même si on ne me laisse pas faire grand-chose, mais ça finira par venir. L'autre jour, j'ai laissé "malencontreusement" traîné le texte d'une rubrique sur laquelle j'ai travaillé. Avec un peu de chances, un membre de l'équipe va la lire et la trouver absolument hilarante, on sait jamais.", ajouta-t-elle en haussant les épaules.
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Herbert Beery
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeSam 31 Oct - 18:16

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

"Oh si, complètement. Et ça devient de plus en plus compliqué d'inventer des excuses pour endormir mes vieux, surtout maintenant qu'ils se sont mis en tête de me fiancer à un de leurs potes aussi défraîchi qu'eux."


Entendre qu'Abby était complètement débordée n'étonnait pas du tout Herbert. C'était complètement dans le caractère de la jeune femme. Elle vivait à cent à l'heure et ne s'accordait que très peu de répit. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce qu'elle se laisse parfois déborder par ses propres ambitions, ses propres projets ou son propre enthousiasme. C'était un trait de caractère assez attachant chez elle, pour tout dire, même si ça devait en agacer plus d'un, sans doute, parce que résultat des courses, la jeune femme ne tenait tout simplement pas en place.

Pour ce qui est de la nouvelle qu'elle lui annonça, Herbert, sans tomber des nues, en fut décontenancé et navré pour Abby. Herbert était un sang mêlé, personne n'envisagerait de le marier à qui que ce soit si ce n'est lui-même, et certainement pas ses parents, et Abby était si éloignée du cliché classique des sangs purs qu'il oubliait parfois qu'elle en était effectivement une, mais c'était bien le cas, et donc on avait décidé de la fiancer... Herbert grimaça.

-Je regrette de l'apprendre. Comment s'appelle-t-il, ce fiancé défraîchi ? Il n'y a aucun moyen d'empêcher ça ?


Il brassait sûrement du vide en posant la question, mais si Abby en parlait, c'est que cela devait la travailler, et il avait toujours été présent pour lui prêter une oreille attentive quand elle éprouvait le besoin de s'épancher sur ses problèmes.

"A la RITM, ça se passe bien, même si on ne me laisse pas faire grand-chose, mais ça finira par venir. L'autre jour, j'ai laissé "malencontreusement" traîné le texte d'une rubrique sur laquelle j'ai travaillé. Avec un peu de chances, un membre de l'équipe va la lire et la trouver absolument hilarante, on sait jamais."


-Tu as raison, souvent, la meilleure solution, c'est d'y aller au culot,
confirma Herbert avec un sourire. Tu voudrais peut-être me le faire lire, ce texte ? Je pourrais te donner mon avis. Pas que je sois un expert en la matière, mais...

Mais il était supposé s'y connaître au moins un peu, après tout, et c'était l'occasion de rendre ses talents utiles à quelque chose.

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Abby Hornby
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeLun 9 Nov - 22:07

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Abby savait qu'Herbert était sincère en disant être navré d'apprendre que ses parents avaient décidé de lier son destin à un type plus âgé et à qui elle ne voulait pas avoir affaire. Il pourrait s'en moquer, ou estimer qu'elle faisait un caprice. Abby savait que c'était ce que beaucoup de gens pensaient d'elle. Mais Herbert avait toujours encouragé ses caprices, que ce soit son désir d'entrer à l'AADS, son emploi secret à la RITM, ou n'importe lequel des choix fantasques que ses parents refuseraient à coup sûr. C'était sûrement pour ça, d'ailleurs, qu'ils s'entendaient si bien, parce qu'ils étaient des rêveurs qui décidaient d'envoyer paître les conventions sociales qui essayaient de les clouer à leur juste place. Bon, par la même occasion, ils ne brillaient pas forcément par leur succès et étaient aussi deux heureux loosers, mais ça...

"Je sais pas trop, il va bien falloir qu'il y en ait un, de moyen, parce qu'il est hors de question que ça arrive", répondit Abby en essayant de se montrer plus confiante qu'elle ne l'était.

Elle n'était pas sûr d'avoir vraiment tant que ça le pouvoir de décider de son avenir marital. Jusqu'ici, elle s'en sortait bien parce qu'elle faisait profil bas, mais ça ne pouvait bien sûr pas durer éternellement.


"Jason Abbot, ça te dit quelque chose ?"


Il y avait peu de chances, même Herbert n'était pas de sa génération. Sérieusement, ce type pourrait être son père, pour de vrai, c'était pathétique. Et après quoi ? Elle s'appellerait Abby Abbot ? Est-ce qu'on pouvait faire plus ridicule ? Non, plus elle y pensait, et plus ça la révulsait. Jason lui-même, d'ailleurs, devrait en être répugné. Mais apparemment, ça ne lui posait pas tant de souci que ça.


"Et tu sais quoi ? J'adorerais avoir ton avis sur ce texte. T'es peut-être pas un expert, mais tu l'es toujours plus que moi. J'ai besoin d'un avis objectif. T'es capable d'être objectif, pas vrai ?" Elle le charriait. Il l'avait toujours été avec elle, capable de critiquer son jeu quand il l'estimait trop extravagant... et ça arrivait souvent. "Je l'ai pas sur moi, mais je te le ramène la prochaine fois qu'on se voit, ça te va ?"
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Herbert Beery
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMer 18 Nov - 14:48

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

"Je sais pas trop, il va bien falloir qu'il y en ait un, de moyen, parce qu'il est hors de question que ça arrive."


Herbert espérait de tout coeur que ces paroles se concrétiseraient et ne seraient pas juste jetées en l'air. Malheureusement, lui-même ne savait pas réellement ce qu'il pourrait bien faire pour que aider son interlocutrice. Toutes ces histoires de mariages arrangés entre familles de sang pur, ça dépassait très largement son champ de compétence. Lui, il pouvait l'aiguiller dans sa passion, l'aider dans sa carrière, c'était le mieux qu'il pouvait faire pour elle, mais tout ce qui dépassait ce champ d'expertise était en revanche éloigné de ses compétences. Mais il savait aussi qu'elle ne lui en demandait pas tant non plus. Elle voulait surtout se changer les idées avec lui et partager ce qu'il y avait de plus positif. Et sur ce point, il ne pensait pas être le pire interlocuteur qu'on puisse imaginer.

"Jason Abbot, ça te dit quelque chose ?"

Herbert fit non de la tête. Le nom de "Abbot" en lui-même lui disait vaguement quelque chose. Mais ce Jason en particulier, pas vraiment. En même temps, il ne savait pas forcément grand-chose des sorciers qui n'étaient pas de sa génération. Jason Abbot, du coup, ce nom ne lui évoquait rien, mais il se renseignerait. Et surtout, s'il pouvait faire quelque chose pour le dissuader de jouer à ce jeu sordide, il le ferait. Mais il y avait tout de même de bien meilleures chances que, non, il ne puisse rien faire.

"Et tu sais quoi ? J'adorerais avoir ton avis sur ce texte. T'es peut-être pas un expert, mais tu l'es toujours plus que moi. J'ai besoin d'un avis objectif. T'es capable d'être objectif, pas vrai ? Je l'ai pas sur moi, mais je te le ramène la prochaine fois qu'on se voit, ça te va ?"

Son enthousiasme lui faisait toujours le plus grand bien. Qu'elle parvienne à rester positive, même dans ces circonstances, était la preuve de sa grande force de caractère. Bon, Herbert ne garantissait pas d'être aussi objectif qu'Abby voudrait qu'il le soit, mais il ne pensait pas avoir besoin de mentir outre mesure. Il avait sincèrement foi dans le talent de la jeune femme. Il était sûr et certain qu'elle irait loin, vraiment très loin. Et il se ferait un plaisir de la guider le plus loin possible.

-Oui, pas de souci. Mais en attendant, tu peux peut-être me le résumer ? De quoi il parle, ton texte ?

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Abby Hornby
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMer 9 Déc - 22:14

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Herbert ne connaissait pas le nom de Jason Abbot... Abby avait envie de dire qu'il avait une sacrée vaine, elle aussi aurait aimé ne rien savoir du tout de ce type. Bon, c'était un peu le cas puisque, au final, elle ne connaissait jamais que son nom, et c'est tout, et le fait que ses parents et lui étaient comme cul et chemise. Elle aurait aimé évoluer dans le monde qui était celui d'Herbert.

Elle savait que ce n'était pas facile tous les jours et qu'il avait parfois du mal à arrondir ses fins de mois, mais au moins, il était libre de toutes ces absurdités que les sangs purs faisaient subir à leur caste sous le prétexte de préserver le sang pur... Elle pourrait insister, râler encore davantage au sujet de ce fiancé dont elle ne voulait pas, mais inutile d'incommoder Herbert avec toutes ces histoires. Ce n'était pas plus mal de discuter de tout ce qui n'avait pas un rapport avec ce dont on l'assommait en temps normal : responsabilités stupides liées à son rang et dont elle n'avait rien à fiche. Avec Herbert, elle pouvait parler d'art, de théâtre, de la vraie vie, en somme, et ça lui faisait du bien. Un bien fou, même.


"Hum... c'est un peu long à résumer... en fait, c'est plus simple si je te le récite, attends."

Parce qu'elle le connaissait par coeur, évidemment. Alors elle le récite, sans aucune hésitation et avec beaucoup de maîtrise et d'assurance. S'exprimer publiquement et avec emphase n'a jamais été un souci pour elle, c'est pour cette raison qu'elle adore le théâtre, c'est pour cette raison qu'elle estime qu'elle est faite pour ça, chose dont elle ne démordra pas quoi qu'on puisse lui dire, peu importe les contre-arguments qu'on pourra éventuellement lui soumettre.

Elle vit et respire pour et par le théâtre. Son texte s'inspire de son expérience et décrit en détails et avec cynisme une des soirées collets-montées auxquelles elle a insisté. Il y a de l'humour et de l'irrévérence, mais aussi quelques longueurs et maladresses, mais dans l'ensemble, Abby est plutôt fière du rendu final.


"Alors, tu en penses quoi ?"
demanda-t-elle avec impatience.
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeSam 19 Déc - 14:50

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

"Hum... c'est un peu long à résumer... en fait, c'est plus simple si je te le récite, attends."

Abby n'avait peur de rien. De ce point de vue-là, elle était très différente de lui. Même si le rêve d'Herbert avait toujours été de monter sur les planches, même s'il lui arrivait de se produire sur scène, même s'il devait s'exprimer devant une classe tous les jours, Herbert était loin d'avoir la confiance que montrait son interlocutrice et constituait la preuve, aux yeux du professeur d'art dramatique, qu'elle serait vraiment capable d'aller loin, d'aller aussi loin qu'elle le voudrait. Elle avait la gnaque, la volonté, et le talent. La manière dont elle était capable de déclamer son texte sans aucune gêne et avec beaucoup d'aplomb le prouvait bien.

En plus d'avoir des talents affirmés d'oratrice, Abby avait une plume plutôt aiguisées. Tout n'était pas parfait, bien sûr, il y avait quelques blagues un peu lourdes, pas assez subtiles, et quelques longueurs également, mais rien de franchement alarmant. Elle avait le contenu, et elle avait la diction. Elle pouvait être fière d'elle. Si elle avait le cadre adéquat, elle pourrait réellement réussir. Quel dommage pour elle d'évoluer dans un milieu aussi répressif que celui où elle se retrouvait engoncée.

La manière dont elle parlait de toutes ces soirées de sang pur en disait long, d'ailleurs. Tout ça, ça avait tout l'air d'être l'enfer sur terre. Par moments, il regrettait d'avoir manqué de privilèges, il se disait que la vie aurait été plus simple, et à d'autres, il était bien heureux d'avoir mené une vie certes modeste, mais aux antipodes de toutes ces considérations incessantes. Entre le milieu fait d'apparences où elle avait grandi, la restriction de ses libertés, le décès de sa soeur, le mariage qu'on cherchait à lui arranger... Il faudrait bien idiot pour vouloir vraiment se projeter à sa place.

"Alors, tu en penses quoi ?"


Il lui adressa un sourire avant de répondre.

-J'en pense que tu as définitivement ta place à l'AADS.
Il marqua une pause. Il aimerait avoir le pouvoir de tirer les ficelles nécessaires afin de l'aider, malheureusement, il n'avait pas tant de pouvoirs que cela. Il y a deux ou trois longueurs, quelques hésitations ou facilités sur lesquelles on pourrait travailler, mais dans l'ensemble, c'est vraiment bon.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMar 19 Jan - 23:36

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

La réponse d'Herbert décocha un immense sourire à Abby. Elle se demandait parfois si son ancien professeur était vraiment très objectif avec elle. D'un autre côté, elle estimait que s'il avait décidé de l'encourager dans sa carrière artistique pour commencer, c'était qu'il avait cerné chez elle un vrai potentiel, et ce potentiel, elle ne demandait qu'à le développer, à l'entretenir.

Pour cette raison, il était vraiment important, essentiel à ses yeux d'intégrer l'AADS, c'était la condition à son épanouissement. Mais pour le moment, les circonstances ne jouaient pas en sa faveur du tout... C'était à elle de bouleverser les choses, de faire en sorte que ça change... Elle faisait de son mieux. Avec son stage à la RITM, avec son implication au sein de la Résistance. Mais sur de nombreux points, certaines choses n'avaient pas évolué dans le bon sens.

Abby fut convaincue qu'Herbert ne la brossait pas dans le sens du poil quand il se permit de souligner quand même les aspects qu'elle devrait corriger dans sa petite représentation improvisée. Abby était susceptible, elle acceptait mal la critique, mais elle savait qu'elle en avait besoin pour progresser, malgré tout. Alors il fallait qu'elle fasse un effort, c'était évident. Et cet effort, elle allait le faire, effectivement. Parce qu'elle savait que c'était pour son bien.

Et elle avait encore beaucoup de progrès à faire, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'elle voulait rejoindre une école d'art dramatique, pour s'améliorer, pour devenir légitime en montant sur les planches. Mais ce rêve paraissait si irréaliste et si irréalisable, et il s'éloigne à mesure que ses parents jouent au plus con, à mesure que la situation s'envenimait pour elle. Cela plus la surprise que son très cher frère lui avait faite en lui faisant de révélations choc sur la mort de son frère. Elle n'était pas sortie de l'auberge.

"Merci, je sais bien qu'il faut que je travaille encore, c'est pour ça que j'ai besoin des meilleurs profs."

Bien sûr qu'elle disait ça pour flatter son interlocuteur, mais après tout, elle estimait qu'il n'y avait pas de mal à ça, même pas du tout.

"Enfin, si j'arrive vraiment à intégrer l'AADS sans être reniée sur dix générations."

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeMar 26 Jan - 8:37

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

"Merci, je sais bien qu'il faut que je travaille encore, c'est pour ça que j'ai besoin des meilleurs profs."


Herbert connaissait la susceptibilité de son amie (il n'en était pas exempt non plus, d'ailleurs). Il savait qu'elle prenait sur elle pour accueillir ses critiques aussi bien qu'elle était capable d'entendre ses compliments. C'était compréhensible. Ce genre de choses n'était jamais bien agréable à entendre, cela va sans dire, mais il allait falloir qu'elle dépasse cette dépréciation de la critique, il le fallait quand on se lançait dans une carrière artistique : qu'on le veuille ou non, on se heurtait toujours à des détracteurs.

L'art étant par essence subjectif, il pouvait plaire au plus grand nombre ou à un petit nombre d'initiés, mais il ne fallait pas s'attendre en revanche à ce qu'il plaise à tout le monde. Abby avait du talent, elle irait très loin, et le discours d'Herbert ne relevait pas tant de la critique que du conseil. Il voulait qu'elle aille loin, il voulait être celui qui aurait révélé ce talent et l'aurait aidé à se diffuser. Mais pour ça, bien sûr, il fallait qu'elle ne se laisse pas restreindre par le contexte social dans lequel elle évoluait. Il serait vraiment dommage qu'elle ne puisse pas faire ses classes à l'AADS. L'Académie d'art dramatique des sorciers passerait vraiment à côté de l'opportunité de voir fleurir un talent pur et dur.

"Enfin, si j'arrive vraiment à intégrer l'AADS sans être reniée sur dix générations."

-Peut-être... que c'est un risque à prendre ?
suggéra Herbert avec une certaine prudence, tout de même. Si tu ne te lances pas, tu sais que tu vas le regretter toute ta vie. Et si tu as peur de ne pas t'en sortir financièrement, je peux t'aider dans un premier temps, tu sais.

Il voulait encourager ce talent par les faibles moyens qu'il possédait. Bien sûr, il ne pouvait pas grand-chose pour Abby non plus. Il était tout sauf richissime de son côté, mais il pouvait au moins l'aider à payer ses études, à trouver un logement, à s'extirper du giron parental... mais ce n'était pas qu'une affaire de finances, c'était une affaire de famille... et même les familles les plus répressives n'en étaient pas moins difficiles à laisser derrière soi.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeDim 28 Fév - 22:40

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Abby était une boule de contradiction à elle toute seule. Elle s'estimait forte, indépendante, autonome, elle voulait croire n'avoir aucun problème quand il était question d'aller au front. Prendre des risques, ce n'était pas un souci quand elle devait défendre les intérêts de ses proches, quand il fallait sortir les griffes et venger l'honneur de sa soeur, quand il fallait monter sur scène et déclamer un texte, et pourtant, sa détermination et son courage étaient capable de fondre comme neige au soleil pour peu qu'on la mette dans des situations qui concernaient sa famille et la voie qu'on avait voulu tracer pour elle depuis sa naissance, voire même avant sa naissance, d'ailleurs.

Elle n'aimait pas se retrouver face à ses contradictions, mais en même temps, c'était une bonne chose qu'on les y confronte, c'était même une nécessité. Et quitte à ce que quelqu'un le fasse, elle préférait que ce soit Herbert, qui avait souvent le don pour trouver les mots justes, et qui surtout la connaissait mieux que beaucoup d'autres.

Herbert avait raison. C'était une certitude qu'elle ne pouvait nier. Elle le regretterait toute sa vie si elle devait ne pas trouver le courage de se lancer dans le grand bain... mais ça restait plus facile à dire qu'à faire malgré tout. Cela demandait de rassembler un courage et une détermination, autant de qualité qu'elle n'était pas entièrement certaine d'avoir en elle. Elle devrait certainement... se lancer, décider d'envoyer tout balader, dire à ses parents tout le mal qu'elle pensait d'eux, envoyer chier son fiancé à la con et juste... se jeter à corps perdu dans ses études. Clyde ne serait plus le vilain petit canard de la famille, ce serait elle, mais après tout... elle était prête à l'assumer, vraiment.


"Oh non... c'est gentil, Herbert, mais surtout pas"
, répondit Abby quand son interlocuteur lui promit un soutien financier.

Le pire, c'est qu'elle était convaincue qu'il était parfaitement sincère dans sa démarche, mais elle savait bien qu'Herbert ne roulait pas sur l'or, et quitte à gagner son indépendance financière, elle ne voulait pas que ce soit pour dépendre finalement de son interlocuteur. Ce ne serait pas juste, pas juste du tout, même.


"Si je dois vraiment prendre mon indépendance, il faut que je la gagne par mes propres moyens, sinon ça ne servira à rien. Mais merci, l'attention me touche, vraiment."

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeJeu 11 Mar - 13:54

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★


C'était en toute sincérité et sans la moindre forme d'arrière-pensée qu'Herbert s'était proposé auprès d'Abby de l'aider financièrement. C'est sûr, il ne roulait pas sur l'or, loin de là, contrairement à la famille de la jeune femme, et il ne pourrait jamais l'aider que dans une moindre mesure, mais sa démarche n'en était pas moins désintéressée et sincère. Il ne voudrait pas voir son talent être gâché parce que personne ne lui aurait donné sa chance. S'il pouvait contribuer à la donner, cette chance, il se trouverait presque criminel de ne pas le faire.

"Oh non... c'est gentil, Herbert, mais surtout pas"


Mais le refus que lui opposa gentiment Abby ne surprit pas vraiment le professeur de l'AADS, c'était une chose à laquelle il s'était effectivement attendu. Abby était très fière et très indépendante, c'était à la fois sa force et son défaut. Cela pourrait très bien lui retomber dessus. Il n'avait pas l'intention de renouveler directement sa proposition, mais il ne comptait pas l'oublier pour autant... il trouverait bien une manière détournée de l'aider dans tous les cas. S'il ne pouvait pas se servir de ses réseaux pour l'aider et l'encourager, alors à quoi servirait-il.

"Si je dois vraiment prendre mon indépendance, il faut que je la gagne par mes propres moyens, sinon ça ne servira à rien. Mais merci, l'attention me touche, vraiment."

Il pouvait comprendre sa position. Elle avait besoin de mériter ce qu'elle gagnait, c'était un état d'esprit dans lequel il se reconnaissait bien. En revanche, il trouvait qu'elle commettait une erreur en confondant une main tendue avec un aveu de faiblesse. Mais il trouverait une occasion de lui faire changer d'avis.

-D'accord, d'accord. J'aurais essayé, au moins. Et si jamais tu changes d'avis, tu sais que tu pourras toujours te tourner vers moi.

C'était une chose qui ne changerait pas, il y comptait. Il y attachait naturellement de l'importance et il considérait déjà qu'il était important qu'elle sache qu'elle était soutenue, peu importe qu'elle finisse ou non par accepter cette aide.

-Mais tu as de la ressource, tu as raison, je suis assez convaincu que tu réussiras très bien à t'en sortir par tes propres moyens.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeLun 29 Mar - 23:40

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Abby hocha la tête, sourit aux lèvres, quand Herbert admit son échec à la convaincre d'accepter son aide financière. Il avait raison de ne pas insister. Il la connaissait tout de même assez pour savoir à quel point elle pouvait être une véritable tête de mule, il n'obtiendrait clairement rien de sa part de cette manière. Elle appréciait qu'il s'y risque, surtout parce qu'il lui prouvait qu'il se faisait du souci pour elle, et aussi qu'il croyait suffisamment dans son talent pour être prêt à mettre la main à la poche pour le financer, mais non, elle n'allait malgré tout pas en demander autant de sa part.

Elle avait besoin de s'en sortir par ses propres moyens, à ses yeux, c'était quelque chose d'important, de nécessaire, même. Un point qui n'était pas négligeable et sur lequel il était préférable de se montrer intransigeant. Elle était encore sous la coupe de beaucoup d'autorités auxquels elle se pliait. Si elle devait réussir à s'émanciper, il fallait qu'elle réussisse à faire tous ces efforts par elle-même. Bien sûr, Abby était encore jeune, il n'y avait rien de forcément honteux à se reposer sur les autres ou encore à réclamer de l'aide, loin de là, mais elle était d'un tempérament très fier.

Ce n'était pas une chose dont elle était très fière, on lui avait déjà fait remarquer que son caractère enflammé la perdrait peut-être, et elle ne pouvait pas donner tort à ceux qui envisageaient la chose ainsi. Mais en ce qui la concernait, elle était tout à fait certaine d'être dans son bon droit chaque fois qu'elle se laissait dominer par ce tempérament brûlant qui faisait qu'elle parlait parfois trop vite et que certaines personnes, à juste titre, avaient tendance à la trouver positivement insupportable. Ils avaient bien raison : insupportable, elle l'était effectivement, et elle ne faisait définitivement pas grand-chose pour corriger ce fichu caractère qu'était le sien.


"J'y compte bien. Faut juste que j'arrive à me donner le coup de pied au derrière qui va bien", confirma Abby avec un sourire au coin des lèvres. "En théorie, je sais très bien ce que je dois faire et comment je dois le faire, mais au moment de passer à l'action, ben y a plus personne, c'est dingue, quand même..."
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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeJeu 8 Avr - 16:18

★ Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. ★

"J'y compte bien. Faut juste que j'arrive à me donner le coup de pied au derrière qui va bien"

L'expression employée par Abby fit doucement sourire Herbert. La jeune femme avait toujours eu un vocabulaire assez fleuri, qui contrastait assez avec son éducation de parfaite petite sang-pur. Cela faisait partie de son tempérament et de ce qu'Herbert avait appris à apprécier chez elle, même si son côté "brute de décoffrage" pouvait quelques fois être relativement déstabilisant. Et encore, elle avait évité d'employer des mots trop grossiers, évidemment, mais l'expression en elle-même était déjà plus que parlante.

En tout cas, il ne s'en faisait pas pour son interlocutrice de ce point de vue. Il connaissait bien Abby, il savait que pour ce qui était de "se donner des coups de pied au derrière", elle n'était jamais la dernière, bien au contraire. Elle avait un tempérament de feu, c'est certain, mais surtout une immense force de volonté. Sans cela, elle n'aurait pas réussi à obtenir son poste à la RITM, et il voulait croire que pour le reste aussi, elle parviendrait à se distinguer et à faire la différence. Lui, pour sa part, ne pouvait qu'y aller de ses encouragements. Si cela pouvait la motiver, il aurait forcément l'impression de tout y avoir gagné.

"En théorie, je sais très bien ce que je dois faire et comment je dois le faire, mais au moment de passer à l'action, ben y a plus personne, c'est dingue, quand même..."

-Ce n'est pas totalement vrai,
se permit de pondérer Herbert qui ne se voyait pas laisser Abby se satisfaire d'une si piètre vision des choses, qui à ses yeux n'était pas vraiment raccord avec la réalité, avec les faits bruts. Tu as déjà fait beaucoup de choses par tes propres moyens. Je ne crois pas que tu aies eu besoin de qui que ce soit pour obtenir ton stage à la RITM. Il marqua une pause. Pour le reste, c'est toujours plus compliqué quand il est question de la famille, c'est sûr, mais je ne me fais vraiment aucune inquiétude pour toi. Je sais qu'au moment venu, tu sauras prendre la meilleure décision possible. Il marqua une pause. Et encore une fois, accepter l'aide de ceux qui veulent te la donner, c'est aussi une initiative louable, et ça n'a rien de honteux.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert)   Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. (Herbert) Icon_minitimeSam 24 Avr - 22:39

Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.

Dans la vie, il faudrait toujours s'entourer de personnes telles qu'Herbert Beery. Elle savait que ce n'était pas forcément une bonne chose que de se laisser complimenter quand ce n'était pas forcément mérité, mais elle avait tout de même un peu besoin que l'on flatte son ego, elle ne pouvait pas totalement s'en cacher, et les remarques comme celle-ci lui faisaient du bien, elles avaient le mérite de lui rendre l'espoir et l'énergie qu'elle pouvait perdre parfois quand elle avait le sentiment que rien n'abondait dans son sens, et l'impression certaine qu'elle ne pourrait en aucun cas s'en sortir, quoi qu'elle essaye, quoi qu'elle fasse.

Elle avait besoin, parfois, qu'on pointe du doigt ses efforts pour qu'elle se rappelle que oui, elle en avait tout de même faits. Elle n'était pas totalement restée passive face à son sort. C'était parfois très facile à oublier, mais c'était le cas, elle avait tout de même pris des initiatives et tenté de faire évoluer sa situation, pour le meilleur si possible.

Son stage à la RITM, en effet, elle l'avait obtenu par ses propres moyens, elle n'avait attendu après l'aide de personne pour l'avoir. En même temps, si elle avait dû compter sur l'aide de ses parents, rien ne se serait passé, c'était l'évidence même. C'était une chose qu'elle avait dû réussir par elle-même, avec toujours au coeur l'angoisse de finir par être repérée, ce qui arriverait peut-être très inévitablement. On ne peut pas se soustraire à ses décisions indéfiniment, et elle n'aurait sans doute pas d'autre choix que d'observer la vérité en face. Mais en attendant, oui, c'était un choix qu'elle avait fait par elle-même. Comme une grande. Une grande fille complètement apeurée.

"J'y penserai. Déjà, tu m'aides beaucoup, personne ne flatte mon ego mieux que toi. Mais je n'en attendais pas moins du meilleur prof du monde", dit-elle avec un grand sourire.

Il la brossait dans le sens du poil, elle faisait de même. C'était dans l'ordre des choses, quelque part, pas vrai ? La jeune femme adressa un large sourire à Herbert avant de zyeuter sa montre.

"A propos de parents intrusifs et de choix indécis, il faut que je rentre avant qu'ils se demandent où je suis passé." Elle se leva, déposa sur la table de quoi payer sa consommation. "Encore merci, cette conversation m'a fait du bien."
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