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 [FB - 11 juillet 1948] Dommages Collatéraux || Rafael

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HYDRE
Xena Hart
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Message#Sujet: [FB - 11 juillet 1948] Dommages Collatéraux || Rafael   [FB - 11 juillet 1948] Dommages Collatéraux || Rafael Icon_minitimeVen 14 Mai - 19:00

Dommages Collatéraux
ft. Rafael O'Riordan
L’entrevue que Xena avait eu avec Eve l’avait calmée, au moins un temps. Même si la communication avait été plus que compliquée, les deux jeunes femmes avaient fini par s’écouter, plus ou moins, et par se comprendre, à peu près. Malgré tout, la jeune femme avait conservé un goût amer de cet entretien, amertume qui n’avait fait qu’augmenter au fil des jours. Un temps, Xena avait envisagé de retourner voir Eve, mais pour quoi faire ? Pour lui dire quoi ? Faire quoi ? Non, mieux valait ne pas y retourner. Toute cette histoire la touchait déjà beaucoup plus qu’elle ne le devrait, inutile de s’impliquer davantage.

Et pourtant, impliquée, Xena l’était déjà, et pas qu’un peu, en témoignait son exaspération constante. Elle ne pouvait s’empêcher de penser que, outre ces types qui avaient tabassé Eve, il y avait un autre coupable. La jeune femme n’avait toujours pas pardonné à Finn l’humiliation et la brutale sensation d’abandon qu’il lui avait infligé au Cohan mais refusait de se l’admettre. Elle se répétait sans cesse qu’elle était passée à autre chose, que ce n’était qu’un connard fini qui l’avait dupé mais que maintenant, c’était terminé, elle ne se laisserait plus avoir. A vrai dire, Xena y pensait encore, et beaucoup trop pour pouvoir prétendre être passée à autre chose.

Et ce jour-là, c’était encore pire que d’habitude. Assise à une table au Chaudron Baveur, Xena tentait de noyer ses pensées dans la foule et le fond de sa tasse de café, ne supportant plus le silence de sa grande maison. Mais, de toute évidence, c’était une mauvaise idée de venir ici. Tout lui rappelait les instants insouciants qu’elle avait passé avec le mafieux, profitant d’une sorte de pause dans sa vie tourmentée, avant que tout ne s’écroule à nouveau. Et ça ne cessait de faire monter en elle une colère qui ne demandait qu’à être libérée.

Et quoi ? Aller trouver Finn, lui demander des comptes ? Lui demander s’il se rendait compte de ce qu’il avait causé ? Lui qui avait connu l’abandon, comme avait-il pu laisser Eve subir tout cela toute seule ? C’était ce qu’il comptait faire, répéter les erreurs qui avaient jalonnées sa vie ? Comment avait-il pu laisser faire ça ? C’était donc ça, l’aide dont Eve lui avait parlé ? Juste attendre et ne rien faire ?! Par Merlin, ne comprenait-il rien ?! La décision qu’avait pris Eve était une décision difficile qui aurait mérité un soutien constant, soutien que Xena avait été incapable de lui donner, mais Finn, lui, aurait dû être présent, assumer les conséquences de ses actes et… Merde, comment avait-il pu laisser ça arriver ?!

Le feu qui la consumait depuis plusieurs jours prit un nouvel élan et terrassa tout ce qui restait de retenue à Xena. La jeune femme jeta une pièce sur la table et quitta le Chaudron Baveur, passant la porte qui menait au côté moldu. Elle pénétra ensuite dans une ruelle et transplana juste à côté du Cohan. A la simple vue de la devanture du bar, le sang de la jeune femme ne fit qu’un tour. S’il n’avait pas été capable de faire ce qu’il fallait, elle lui ferait comprendre son erreur.

Alors, comme dans ces cauchemars où le corps avance tandis que l’esprit recule, Xena poussa la porte d’entrée et descendit dans le Cohan. En arrivant en bas, elle balaya la pièce du regard. Finn n’était nulle part mais les autres, tous les habitués étaient là et de nombreux yeux se tournèrent vers elle, la faisant presque hésiter un instant. Mais, alors, elle remarqua dans un coin de la pièce un visage qui, s’il n’était pas familier, ne lui était quand même pas inconnu.

D’un pas rageur, la jeune femme traversa la pièce et se planta devant la table du second de Finn. Ses mains tremblaient et, dans sa tête, le visage abîmé d’Eve ne voulait pas partir.

- Toi. T'es le second de Callahan, c’est ça ? Où est-ce qu'il se planque ?

Autour d’elle, la tension se dit soudain plus intense. Peut-être personne ici n’avait l’habitude d’entendre parler du grand manitou en ces termes, mais Xena ne comptait prendre aucun gant. A cause de lui, Eve avait été passée à tabac. Elle avait perdu son enfant, et elle n’avait pas pu avoir le choix. A cause de Finn, Eve avait perdu son libre arbitre.

Et à cause de lui, Xena n’arrivait plus à avancer, et ça, elle ne pouvait pas lui pardonner.
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SORCIER
Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: [FB - 11 juillet 1948] Dommages Collatéraux || Rafael   [FB - 11 juillet 1948] Dommages Collatéraux || Rafael Icon_minitimeLun 17 Mai - 21:28

Dommages collatérauxXena & Rafa

La petite fête en l’honneur du jeune Connell, menée par un Finn Callahan déchaîné, a tenu la fine équipe du Cohan une partie de la nuit. Pas très tard, mais suffisamment pour que Rafael oublie, momentanément, sa désastreuse entrevue avec Eve. Bien conscient d’avoir devant lui un second prêt à exploser, le patron n’a pas lésiné, tant sur les tournées que sur les promesses de faire bouffer à ces fumiers de Ritals leurs propres roubignolles en salade. Les gars ne demandent pas mieux, depuis que Connell a ouvert le bal, et chacun a quitté le pub rempli des meilleures intentions du monde - Rafa compris. La glace, l’aspirine et l’alcool aidant, il a fini par oublier le gnon que lui a collé l’ex-patronne, et il a fini par se marrer avec les autres, en picolant beaucoup plus qu’à son habitude.

Mauvaise idée, puisque le réveil, inhabituellement tardif, est aussi des plus laborieux. Rafa n’est pas un gros dormeur, en général ; il faut dire qu’avec la vie de con que lui fait mener Callahan, il a bien fallu qu’il s’adapte. Le soleil est déjà haut dans le ciel lorsque l’Irlandais émerge, avec un sale goût dans la bouche et un mal de crâne de tous les diables qui tambourine à l’endroit précis où Eve a frappé. Il faut à Rafa un petit moment pour comprendre qu’il se trouve au Cohan, à l’étage, et pas chez lui. Le patron, plus rompu que son second aux murges cosmiques, est déjà debout, et il se poile en voyant la gueule que tire O’Riordan. Il ne s’attarde pas, cependant ; il explique qu’il attendait juste de voir si Rafa survivait à leur java, et que maintenant qu’il est rassuré, il a à faire. Et il quitte les lieux, rigolard, non sans avoir conseillé un passage appuyé sous la pompe à flotte de la cour.

Rafa hésite un moment, puis se décide de suivre ce judicieux conseil qui, après tout, lui est donné par un professionnel. L’eau glacée le réveille un peu, en même temps qu’elle ravive sa légendaire humeur de chien du matin - disons jusqu’à dix-huit heures, après quoi on passe sur la mauvaise humeur du soir. Liam, qui connaît son monde, lui a préparé une table avec le nécessaire de survie ; du café, de l’aspirine, un petit déjeuner roboratif, ainsi qu’une inhabituelle carafe d’eau. Rafa s’attable, boit l’aspirine cul sec, attaque le café, pioche sans appétit dans ses oeufs brouillés ; machinalement, son esprit revient à l’altercation de la veille avec Eve - avec cette salope d’Eve, il peut bien se permettre de le penser à défaut de pouvoir le dire. Vu comme il a mal sous l’oeil, il devrait même être autorisé à le gueuler.

Autour de lui, le mouvement paisible du Cohan en journée le berce un peu. C’est l’heure tranquille des vieux du quartier, qui viennent lire dans le journal les résultats des courses de lévriers. L’un des gars du clan passe de temps à autre, sans déranger Rafa autrement que par un “salut !” distant. C’est que Monsieur a sa gueule des mauvais jours. Même Florence, pourtant plus curieuse qu’un pot de chambre, n’ose venir l’interroger sur ce cocard qui l’intrigue visiblement. C’est ça, foutez-moi tous bien la paix, songe Rafa en dormant à moitié sur ses toasts. Il lui faudra bien trois ou quatre heures de plus pour finir d’émerger, avec du café en perfusion et de l’aspirine à haute dose.

Malheureusement, les emmerdeurs n’étant pas une espèce en voie de disparition, il s’en pointe un, ou plutôt une, qui en veut à la tranquillité de Rafael. Une gonzesse, qui vient se planter devant sa table comme si elle avait des revendications, et s’adresse à lui sur un ton agressif. O’Riordan prend dix secondes pour faire le point, et reconnaît l’enquiquineuse. Xena Hart, une énième trouvaille improbable du patron, sorcière de son état. Rafa ne peut pas l’encadrer, d’une part pour la façon dédaigneuse qu’elle a de lui parler, et d’autre part parce qu’il est sûr de l’avoir déjà vue, il y a longtemps, à Poudlard. Quelques visages se sont gravés dans sa mémoire, et celui de Hart en fait partie. Elle ne lui a rien fait, mais il se souvient qu’elle l’a vu se faire emmerder par une bande de Serpentard, qu’elle a presque hésité à intervenir, et puis qu’elle est partie en faisant semblant de n’avoir rien remarqué. Il faut vraiment qu’il y ait un dieu de la poisse quelque part pour qu’il retombe sur elle à l’âge adulte, pour que le patron se toque de cette givrée, et pour qu’elle débaroule ce matin au Cohan, alors que Rafa n’aspire qu’au calme.

Bon, on roupillera plus tard. Les idées de l’Irlandais sont claires. Il estime qu’il aurait bien mérité un moment de répit un peu plus long, mais puisqu’on vient le chercher… Regardant autour de lui comme pour vérifier s’il y a quelqu’un d’autre, il réplique :

-Serait-ce à mon humble personne que Madame a la bonté de s’adresser ?

Une fois de plus, il se demande, en fixant le visage fermé de Xena, ce que le patron peut bien trouver à cette sauvage. Des dingos, y en a plein les asiles. Abandonnant d’un coup son ton obséquieux, Rafa reprend :

-Il est pas là, Callahan, et je peux te dire ni où il est, ni à quelle heure il rentre. Et même si je le savais, je te le dirais pas. Allez, salut.


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