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 No communication, no relation - Finn

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Eve Talbot
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Message#Sujet: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeDim 2 Jan - 22:25

❝ Finn & Eve ❞No communication, no relationOn est dimanche matin et le lit dans lequel Eve se réveille n’est pas le sien. En ouvrant les yeux, elle reconnaît la penderie à sa droite ainsi que la commode aux tiroirs mal refermée en face du lit. Dessus, elle discerne de vieux clichés dans un cadre dont elle sait, même s’ils n’en ont jamais parlé, qu’une partie des personnes photographiées faisant partie de l’IRA. A ses côtés, elle entend le souffle régulier de Callahan. Délicatement, elle se redresse dans le lit, les genoux ramenés contre sa poitrine. Son regard s’attarde sur son amant et elle esquisse un sourire affectueux avant d’ouvrir le tiroir dans lequel se trouve sa baguette. Sur le sol, elle ramasse une chemise et l’enfile, se dirigeant dans le salon dans lequel un Shane déjà réveillé n’attend que caresse et nourriture pour bien commencer sa journée.

D’un sort, elle lance le feu, non sans constater avec une certaine tristesse qu’elle a fini par se réhabituer à utiliser de nouveau la magie pour des petites choses du quotidien. Dans la cuisine, elle remplit la patine de Shane qu’elle caresse distraitement avant de lancer son propre café. Elle ouvre le frigo, mais renonce finalement à essayer de cuisiner quoique ce soit. La dernière fois, elle a cramé une poêle et décidé sagement qu’il y avait des gens qui n’étaient pas fait pour la cuisine et qu’elle en faisait partie.

De retour dans le salon où le feu a commencé à réchauffer la pièce, elle pose sa tasse de café sur la table basse et s’enroule dans un plaid en piochant au hasard un livre dans la bibliothèque de Finn. Le soleil n’est pas encore levé si bien que tout est calme autour d’elle. On entend juste le bruit des bûches qui crépitent dans l’âtre et Shane qui fait un sort à sa nourriture dans la cuisine. Tout en feuilletant le livre qu’elle a en main, Eve songe que l’on s’habitue rapidement aux changements. Voilà trois jours qu’elle n’a pas quitté l’appartement de Callahan et ça lui semble presque naturel. Habituée de l’endroit, elle a déjà ses repères si bien qu’elle fait presque comme chez elle.

Jeudi, alors que Rafa les laissait seul dans le bureau de Finn après le plongeon forcé de son patron dans le lac de Nikolaï, Eve n’a pas eu le cœur de refuser de rester. Décidant qu’ils avaient assez donné de leur personne pour aujourd’hui, ils sont vite partis, se retrouvant chez Callahan. Toute possibilité de discussion a disparu avec leurs vêtements. Qui, de elle ou Finn, a mis le holà en premier, la jeune femme ne saurait le dire. Toujours est-il qu’un deux à finalement repousser l’autre, arguant que ce n’était pas la meilleure idée du monde.

En effet, si Eve veut un enfant, Finn n’est toujours pas spécialement partant. Sans compter que ni l’un ni l’autre n’ont réfléchi à comment faire pour ne pas que la situation de cet été se reproduise. D’un commun accord, ils n’en ont pas vraiment parlé, chacun rangeant sagement sa frustration dans un coin. Le premier soir, elle s’est endormie un peu par accident dans la fauteuil, fatiguée par les événements de la journée. Elle s’est réveillée dans le lit à côté de Finn et s’est blottie dans ses bras avant de se rendormir. Les jours se sont enchaînés sans vraiment qu’ils en parlent si bien qu' en ce dimanche matin, elle est toujours là, à s’étonner de ne pas avoir encore eu envie de mettre les voiles.

Le bruit d’une porte qui s’ouvre lui fait lever les yeux de son livre. Quelques secondes plus tard, Finn l’air encore un peu endormi passe la tête dans le salon. Posant le livre, elle désigne sa tasse :

- Café ? Il y en a encore dans la cuisine. Je n’ai pas osé faire à manger.


Une façon détournée de dire qu’elle n’a pas osé cramer sa cuisine. Il y a un silence, puis finalement de but en blanc, elle déclare :

- On devrait parler, non ? Ça fait des jours qu’on évite le sujet.

D’habitude, Eve n’est pas celle qui initie le dialogue, mais pour une fois, elle se dit qu’ils ne pourront pas faire sans.
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Dernière édition par Eve Talbot le Mar 1 Fév - 20:21, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeMer 5 Jan - 1:12



No communication no relation
Eve & Finn
Eve n’est nulle part à portée de vue lorsque Finn ouvre les yeux, et ce constat lui cause une légère déception. Pas trop longue, cependant. Il a entendu la porte de la cuisine et du salon s’ouvrir dans un demi-sommeil, et lorsque que le mafieux se penche par dessus le lit pour récupérer sa chemise, abandonnée par terre la veille, près du poêle où le feu finit de mourir, elle non plus n’est nulle part en vue. Un sourire se fait alors jour sur son visage, pour ne plus disparaitre.

Il enfile un pantalon et un cardigan par-dessus son maillot de corps pour espérer combattre l’atmosphère un peu frisquette du mois de septembre anglais, encore rêveur. Elle n’est donc toujours pas partie. Trois jours. Ça fait trois jours que Eve est avec lui. C’est trop court pour que Finn cesse de s’en émerveiller et de s’étonner chaque matin de la retrouver là, mais il sait déjà qu’il éprouvera un léger pincement au cœur lorsque l’idée de repartir la prendra. C’est que le mafieux s’habituerait vite à avoir la jeune femme chez lui, même s’il n’avait aucune idée – à vrai dire, ils n’en ont même pas parlé, ça c’est simplement fait comme ça – que Eve s’installerait comme ça en repartant du Cohan jeudi. Comme quoi il aura résulté de bonnes choses de ce foutu plongeon et des manœuvres délirantes de Chouvalov, même s’il n’irait pas jusqu’à remercier l’oncle de la jeune femme. Callahan y a brièvement songé jeudi soir, juste après avoir mis la rousse au lit, alors qu’il la regardait paisiblement dormir. Si seulement ça pouvait durer toute la vie comme ça, a-t-il conclu, somnolent, lorsqu’elle est venue se nicher dans ses bras dans la nuit...

Ça, c’est peut-être exagéré, même si c’est l’amour qu’il lui porte qui parle. Même si a priori, Chouvalov devrait à peu près les laisser tranquille, Eve le lui a assuré, reste qu’il faut qu’ils parlent. Finn le sait bien, même s’il repousse l’échéance, laissant son cerveau faire des nœuds et tricoter lorsqu’il peine à trouver le sommeil, sans parvenir à une réelle réponse. Ou plutôt sans réussir à vraiment à s’avouer ce qu’il veut, du moins que l’idée d’avoir un enfant le tente, mais qu’il ne voit pas comment faire. Rafa le tuerait probablement s’il entendait ça, Chouvalov aussi. Il n’y a bien que Eve qui serait contente, mais pour le moment, c’est un peu la dernière personne avec qui il se sent capable d’en parler. Pourtant, donc, il va bien falloir. Jeudi, ils ont été près de franchir la limite. Chaque fois qu’ils sont trop proches, la frustration et l’envie qu’il ressent se réveillent, tenaces et intenables. Callahan sait bien que du côté de la jeune femme, c’est pareil, et que viendra un moment où ils céderont. Or à défaut de savoir s’ils auront un enfant ou non, il faudrait au moins éviter d’en avoir un sans en avoir parlé…Il faudrait qu’il parle à un pharmacien, ou à Matthews. Ou même à un guérisseur sorcier. On fait feu de tout bois dans ces cas là, et il est trop incompétent en la matière pour faire le difficile, malgré sa méfiance envers les sorciers qui le fait renâcler à l’idée.

Mais bon, il est trop tôt pour penser à ça. Il faudrait trouver comment aborder le sujet avec Eve, de toute façon, et Finn ne sait même pas par où commencer. Il réfléchira à ça plus tard, se dit-il pour la énième fois, en s’aspergeant le visage d’eau pour achever de se réveiller. Se mettant finalement en quête de son amante, il la trouve en meilleure forme que lui dans le salon, confortablement installée, ce qui lui tire un sourire entre deux bâillements. Le mafieux aime définitivement qu’elle fasse partie du décor et qu’elle s’approprie les lieux.

« Déjà réveillée ? Il est tôt, pour un dimanche. » Il s’approche ensuite et s’accoude au dos du sofa pour se pencher au-dessus d’elle et lui voler un baiser : « Bonjour, aussi. » De fort bonne humeur, il accueille avec reconnaissance l’idée d’un café, en bon lève-tard qu’il est : « Je prends, merci. Si je fais des toasts, tu en veux ? » Pas question se laisser mourir de faim ou de laisser Eve dépérir. Si Finn a la délicatesse de ne pas se moquer – il a déjà pu rire tout ce qu’il voulait en essayant d’éteindre une de ses poêles, halluciné qu’on puisse bruler ce genre de choses, souvenir qui le fait cependant ricaner sous cape à l’instant où il parle – il s’interroge tout de même un peu. Comment est-ce qu’elle mange, quand il n’est pas là ? Elle qui est si menue, elle le ferait presque devenir comme Santina – ses propres origines italiennes, sans doute – par inquiétude.

Avec sollicitude, il va pour lui lancer que sa proposition de lui apprendre vaut toujours si elle veut et qu’elle n’est peut-être pas si nulle que ça, mais trop tard : Eve a déjà repris la parole. Le sourire de Finn s’efface de surprise et, il faut le dire, d’un brin de contrariété. C’est qu’il est coincé, à présent, et qu’il ne peut pas vraiment dire non sans lancer de dispute, ce qu’il ne veut pas. « Je suppose que oui. » Murmure-t-il donc d’un un peu hésitant, à mi-voix, mais sans se dérober. Elle fait tout de même un pas, et il ne peut pas s’empêcher d’être touché par l’initiative, parce que quoiqu’il en pense, il sait que ça lui coute et que ça ne lui est pas naturel. Qu’elle le fasse pour lui prouve que ça lui tient à cœur, même si Finn n’est pas tellement certain de savoir s’il doit s’en réjouir ou non.

Son silence commence cependant à devenir louche, et il s’aperçoit qu’il est resté un peu trop longtemps les bras ballants. Prenant finalement une décision, l’irlandais finit par demander : « Je ferai les toasts plus tard, mais ça te dérange si je me sers un café avant ? » Manifestement pas. Il file à la cuisine, et se verse une tasse. Puis, l’estomac un peu noué à cause du trac, Finn revient lentement au salon.

Un instant, son regard s’attarde sur Eve. Eve qui porte une de ses chemises. Qui est enroulée dans un de ses plaids. Sur son canapé, dans son salon. Un sentiment assez doux le gagne, et lui donne du courage. Lorsqu’il s’installe à côté d’elle, il est moins hésitant, quoiqu’il cherche encore ses mots. « Tu sais, je voulais te dire que j’ai pas demandé à Rafa de te convaincre que c’était une mauvaise idée. J’avais juste besoin d’en parler et d’avoir l’avis de quelqu’un d’autre. Je voyais pas à qui sinon à lui. » Ça, Finn avait besoin de le dire. Ce n’était pas contre elle. C’est simplement qu’il est perdu et que Rafa est son meilleur ami : il est forcément bien placé pour répondre et avoir un avis. Si Eve tombait enceinte, ce serait probablement la première personne à laquelle il le dirait, comme futur parrain.

Chose étrange, Callahan se surprend, alors qu’il se justifie sur ce point, à penser « quand tu seras enceinte… », preuve qu’il évolue. Pour le moment, il voudrait surtout que la conversation, qui a tout d’un volcan risquant de rentrer en éruption, ne le devienne pas, alors il tente de faire un effort, et de parler. Finalement sans qu’il s’en aperçoive, les mots viennent tous seuls pour expliquer les pensées un peu contradictoires qui l’animent. « Je ne repousse pas la conversation juste pour le plaisir non plus. Je sais que tu vois ça dans quelques années, en tout cas plus tard, mais si on en parle pas avant, je pense que je vais finir par faire un ulcère. Je sais que ça parait paradoxal vu qu’on n’en a rien dit depuis l’autre fois. Mais c’est juste…je ne sais pas trop quoi te dire. Peu importe le bout par lequel je prends les choses, je finis par angoisser, je crois. »

Il pose sa tasse de café sur la table, et puis sa tête sur l’épaule de la jeune femme, mais même comme ça, il n’est pas à l’aise, rendu nerveux par ses propres paroles, alors il change encore de position et finit par poser la tête sur les genoux de Eve et par s’allonger dans le sofa. « Je ne sais pas comment tu arrives à être aussi sereine à propos de ça. Ce n’est pas une critique, d’ailleurs, ne va pas le prendre mal. Je crois que je t’admire, en fait. Comment tu fais, dis ? » Ajoute-t-il avec un petit rire. De fait, il est tout bonnement admiratif lorsqu’il souffle ces quelques mots. Ce calme, qui contraste avec ce qu'ils ont vécu au début de l'été, a quelque chose d’attirant et lui donne envie de céder, en réalité.

Il y a ensuite un nouveau silence, et puis Callahan conclut : « Je ne sais pas si je pourrais te donner une réponse aujourd’hui. Mais, si tu veux, je peux au moins essayer de t’expliquer pourquoi…pourquoi ça me fait peur. Ce que je n’ai pas réussi à te dire la dernière fois. D’accord ?  » Elle a fait un pas, après tout. Il peut en faire un aussi à son tour.
(C) CANTARELLA.

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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeMer 5 Jan - 21:07

❝ Finn & Eve ❞No communication, no relationContrairement à elle, Finn est loin d’être un lève-tôt. Ils n’ont jamais vraiment vécu ensemble, Eve passant la nuit ( et pas plus !) au gré de ses envies - ses caprices, dirait Finn. Toujours un peu sur le départ, elle n’a jamais eu l’occasion de vraiment analyser les habitudes de son amant. En le voyant ce matin, sa tête fatiguée lui tire un sourire amusé qu’elle cache à moitié derrière son livre. Le café fait l’unanimité et elle se retient de lui expliquer qu’un sort le tient au chaud pour lui depuis son réveil . Quoiqu’il ait fait son deuil de la voir sortir du monde sorcier pour le moment, il n'est pas toujours à l’aise avec la magie et il ne peut pas cacher sa crispation quand elle l’utilise devant lui. Nul doute que si elle venait à lui dire, il réfléchirait à deux fois avant de boire le café.

- Ça ne change pas grand-chose le dimanche pour moi tu sais, répond-elle avant de se laisser embrasser. Je veux bien un toast si tu en fais.

Le jour du Seigneur est loin d’être sacré pour la jeune femme et le travail n’a pas d’horaire dans son cas. Il y a toujours quelque chose à faire, Eve ayant pour habitude de s’occuper à la fois parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’autre, mais aussi parce que ça lui évite de regarder le vide auquel sa vie ressemble. Depuis le retour de Finn dans sa vie, elle s'aperçoit qu’elle a un peu de mal à tout gérer comme avant. Difficile de faire ce qu’elle fait quand il faut se soucier d’autrui et de leur planning. Cet espèce de week-end qu’elle s’est accordé est un des premiers qu’elle s’autorise depuis la guerre. La sensation est étrange, elle ne se rappelle pas avoir été accompagnée depuis la mort de ses parents si bien qu’elle avait oublié qu’il était parfois agréable de ne rien faire puisque c’est la compagnie de l’autre qui rend le moment agréable. Evidemment, elle s’est bien gardée de le dire à Finn. Elle le sait prompt à s’emballer quand elle fait des remarques de ce genre et ça la gêne parfois, comme si elle voulait nier qu’elle tient à lui à ce point. Il faut dire que de son point de vue, ça reste une faiblesse et Dieu sait qu’elle est la première à voir comment on peut exploiter ça.

Finalement, c’est aussi bien pour se protéger que protéger Finn qu’elle préfère garder une distance. Mais est-ce vraiment faisable ou raisonnable alors que l’envie de fonder une famille, toute dysfonctionnelle qu’elle soit, la taraude à ce point ? Eve ne s’était jamais aperçu à quel point ça lui manquait et à quel point elle le voulait avant d’être confronté à la perte de son enfant en devenir. Callahan comme Rafa n’ont pas tort quand ils lui font remarquer qu’elle ne peut pas tout avoir. Il faut pouvoir choisir et peut-elle vraiment accomplir la mission qu’elle s’est engagée à compléter alors qu’elle veut un enfant ? La réponse est sans doute non. Alors quel choix fait-elle ? Ça ne dépend pas que d’elle, encore faut-il que le père potentiel soit d’accord. La question est restée en suspens, mais l’intervention de son oncle et leur réticence à s’engager dans une activité plus physique nécessite une discussion. Son absence d’enthousiasme est évident. Pour peu, elle aurait pitié, mais ils ne peuvent pas éviter la conversation éternellement, même elle le sait.

Une fois de retour, sa tasse de café à la main, elle le regarde s’installer à côté d’elle. Comme lui, elle ne sait pas vraiment par quoi commencer si bien que, un peu lâchement, elle le laisse faire le premier pas.

- Je sais bien. Enfin, je me doutais bien que tu irais lui en parler, mais tu sais comment est Rafa, il dramatise tout. Ça ne serait pas si terrible que ça, si ? Il a même fini par se ranger à mon avis.


Nul doute que l’intéressé serait offusqué devant l’absence d’honnêteté de son amie en cet instant. Cela dit, il n’est pas là, ce qui laisse à Eve la liberté de réécrire l’histoire comme elle l’entend. Or, même s’il était très alcoolisé, Rafa a tout de même admis qu’elle était en droit d’avoir un enfant, tout comme il a admis que Finn lui brossait un tableau peut-être un peu plus dramatique que la réalité. Ca ne veut pas dire que le second est à bord pour autant, mais la journaliste estime que la décision ne regarde qu’eux quand bien même O’Riordan est un dommage collatéral.

De son côté, elle l’écoute, sans l’interrompre, essayant de comprendre son état d’esprit. Machinalement, sa main se perd dans ses cheveux, et commente :

- Je ne sais pas si sereine est le mot. Je me pose des questions, j’ai des doutes aussi. C’est juste que je suis certaine de ce que c’est quelque chose que je veux. Je n’y pensais pas jusqu'à ce que ça arrive et je ne l’aurais probablement pas réalisé sans ça, mais j’en ai envie. Je sais bien que ça demande des sacrifices et qu’il faut que la question de savoir si on est prêt à les faire doit être posée, mais je n’ai pas l’impression que ça serait la chose la plus dure qu’on aurait eu à faire ces dernières années.


Merlin sait que Finn, comme elle, a dû prendre des décisions difficiles dernièrement et celle-ci ne semble pas la pire. Jouant sur la fibre un peu sensible de son amant, elle continue :

- Je comprends que tu aies des réserves et je ne les dénigre pas, mais c’est normal. Je veux dire, ça reste une décision importante. N’importe qui en aurait. Mais est-ce que ça serait si terrible d’avoir un enfant avec moi ? Est-ce que c’est parce que c’est moi ou en général ?

Sans le regarder, elle ajoute :

- Aussi étrange que ça puisse paraître, je ne me vois pas en avoir un avec quelqu’un d’autre que toi, pour peu que ton consente à ne plus jamais mettre de manteau de fourrure, conclut-elle avec une touche d'humour.

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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeDim 9 Jan - 1:38



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Eve & Finn
Est-ce que ce serait si terrible ? Bonne question, mais vertigineuse, que Finn n’est pas sûr d’aimer parce qu’elle sous entend un peu que ça lui coute, ou qu’il ne fait pas d’effort, ou, pire, qu’il n’aime pas assez Eve pour lui dire oui. Ça effacerait presque le soulagement qu’il ressent lorsqu’il comprend que la jeune femme ne lui en veut pas d’avoir parlé à Rafa, parce que même si c’est un peu injuste pour son second, qui est bien plus pragmatique que lui qui angoisse à l’idée même de vouloir cet enfant, ou de ne pas vouloir, et qui ne sait plus trop où il en est. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas à cause d’Eve, et qu’il ne veut pas qu’elle le croit. Cette seconde question, que l’acteur se souvient d’avoir déjà entendu la première qu’ils ont parlé de cette envie qu’elle a, et à laquelle il n’a pas répondu parce qu’il pensait avoir été suffisamment clair en lui disant qu’il l’aimait, lui fait froncer les sourcils lorsqu’il la regarde, à l’envers, la tête toujours posée sur ses genoux. Est-ce qu’elle le pense vraiment ou qu’elle le dit pour le faire céder ? Incapable de vraiment imaginer que Eve puisse jouer volontairement de ses sentiments, Callahan culpabilise vraiment à l’idée d’avoir pu laisser croire cela à son amante – ce qui lui semble d’autant plus crédible qu’elle insiste. Il se redresse donc sur un coude pour la regarder et déclarer avec détermination : « Ne dis pas ça. Tu sais bien que je t’aime. Evidemment que ce n’est pas toi. Ne crois pas que je dise non, ou que j’ai besoin de réfléchir parce qu’il faut que je prenne le temps de trouver une prétexte pour ne pas te dire que je refuse parce que je ne t’aime pas assez, ou quelque chose du genre. Je t’aime, pour de bon. »

Il pose une main sur sa joue et l’embrasse, comme s’il essayait de lui prouver physiquement la valeur de cette affirmation et la défier de la mettre en doute. A vrai dire, il faudrait être de particulièrement mauvaise foi pour affirmer qu’il n’est pas évident que Finn soit profondément amoureux de la jeune femme. Il suffit de voir les sourire qu’il a eu, ces derniers jours, en la découvrant dans son lit au réveil, ou ce matin en passant la tête dans son salon pour l’y découvrir en train de lire. Bien moins sûr de lui, cependant, qu’il n’y parait, Finn ne s’avise pas de croiser trop longtemps le regard de la rousse et finit par se rallonger dans le canapé, avant de commenter en fixant le plafond, bien plus facile à regarder :  « C’est juste…tellement énorme, comme projet, comme choix de vie. En d’autres circonstances, je ne sais pas…peut-être que je t’aurais déjà dit oui. Mais ce n’est pas exactement de ce que je veux moi, c’est ce qu’on peut faire, ce qui se passera après…»

C’est vrai, après tout. Comment est-ce qu’ils peuvent envisager ça, alors que de son côté, il hésite même à lui demander quand est-ce qu’elle repart, de peur qu’elle lui dise « immédiatement » ? Ça lui semble fou. Il ne s’est jamais vu ainsi, comme certains gars du clans, bien rangés, finalement, avec femme et enfants à la maison. C’est tellement éloigné de sa vie de barreau de chaise, toujours parti en soirée, à casser la gueule de gens, à fuir les autorités, ou, en tournage qu’il a du mal à se projeter, ce qui accentue son angoisse. Et puis comment ils feraient ? Qui s’en occuperait, de ce bébé, avec la vie qu’ils mènent ? Et s’il finissait en prison ? Et quel exemple il donnerait ? Et surtout, comment il s’en sortirait ? Ça reste le principal élément d’inquiétude de Finn. Rory. On en revient toujours à lui, et à sa propre enfance. Pourtant, ce que lui dit Eve le rassure. Ça fait du bien, de ne pas être le seul à avoir des doutes et qu’elle admette que c’est compliqué. Ça e touche aussi. Malgré tout, le mafieux écoute ce que dit sa compagne. Ses arguments se frayent un chemin jusqu’à lui, comme lorsqu’elle répète qu’elle ne peut imaginer ça qu’avec lui, et c’est vrai que c’est tentant, et le fait même d’être tenté effraie un peu Finn. « Si je pouvais, je… »« Dirais oui ? » Même admettre cela, c’est beaucoup et ça lui coute, alors que ce n’est pas une explication. Mais ce serait le début de la fin, avouer qu’il commence à céder et il sait bien qu’il ne faudrait pas grand-chose, à partir de là, pour qu’il dise que c’est ce qu’il voudrait. Heureusement, la plaisanterie de Eve fait diversion et Callahan proteste en se redressant à nouveau, faussement indigné par sa remarque : « Eh, arrête avec ça, ils sont très bien, mes manteaux. Et puis regarde, c’est de mauvais gout, la manière dont je suis habillé, là ? Un gilet et un pantalon gris, tu ne vas pas me dire, quand même…»

Il y a un instant de flottement, où Callahan en profite pour se redresser et boire une gorgée de son café pour essayer de s’éclaircir la gorge. Il allume une cigarette, machinalement, et en propose une à Eve, puis finalement, confesse : « J’ai jamais vraiment réfléchi à tout ça, avant cet été, tu sais. A avoir une famille, je veux dire, qui soit à moi. A nous. » Brièvement, il serre sa main dans la sienne. Nous, songe-t-il. C’est plutôt chouette de se dire ça. Nous. Ça sonne bien. Il tire pensivement une bouffée de tabac, et continue toujours un peu hésitant. « Maintenant…maintenant je me pose la question. Parce que c’est toi, justement, et que si je devais avoir un enfant, je crois que je ne voudrais l’envisager avec personne d’autre. Mais je…ce n’est pas la question de ce que je veux. »

Finalement, voilà qu'il a avoué sans s'en rendre qu'il a déjà évolué par rapport à leur dernière conversation. C'est au fond, c’est terriblement attirant. Callahan a toujours eu de l’imagination. Oui, l’idée d’avoir quelque chose à eux lui plait. Quelque chose qui marcherait. Il n’irait pas jusqu’à revendiquer qu’ils auraient une famille fonctionnelle, même lui est assez lucide pour reconnaitre qu’ils sont tout sauf fonctionnels. Non, Finn pense à autre chose. Une famille où ils seraient heureux, où on trouverait ce truc si niais qu’on nomme l’amour. Il y a une part de son esprit qui se projette très bien et qui visualise Eve, de nouveau enceinte, radieuse à son bras, et lui fier comme un pape, un môme qu’il emmènerait jouer au foot avec les gars et voir des chevaux, et une maison à eux…Et tout ce qu’il n’a pas eu en somme. Le constat fait brusquement revenir Finn à la réalité, et il aperçoit le regard un peu interrogateur de Eve : il faut que son discours était un peu mystérieux. Il tire encore une bouffée de tabac, cherchant ses mots.

« Rory me battait. » C’est tout ce que Finn parvient à dire dans un premier temps, mais c’est déjà beaucoup. De fait il n’en a jamais parlé aussi directement à quiconque, à part Rafa, dont il connait les traumatismes, et Benson.« Quand j’ai eu quatorze ans, il a voulu me tuer. Pas d’un sort, pas d’un truc propre. Il a juste sorti un ceinturon et il s’est mis à me cogner. A la moldu, tu comprends. Parce que je méritais pas mieux dans son esprit. Les cicatrices que j’ai dans le dos, t’as déjà du les voir…c’est ça. J’avais jamais réussi à me rebeller jusqu’à cette fois là. Je me suis défendu parce que je savais que ce serait lui ou moi. Et puis je suis parti, je savais que c’était fini, que je ne pouvais pas rester. »

Ses épaules se sont affaissées, comme s’il était écrasé par le poids de ce qu’il dit. Lui reviennent en mémoire les coups et les moqueries, la douleur et la peine. L’incompréhension, aussi. Rien n'a changé depuis son enfance, et c’est comme s’il y était de nouveau. « Mon père n’a jamais levé la main sur moi. » Pour sa mère, c’était une autre histoire, et Finn se déteste aussi de ne pas l’avoir protégé ou maintenu le contact. Mais on ne part, chez les travellers, et dans les familles italiennes catholiques non plus. « Mais c’est comme si…comme si j’avais été mort du jour où il a su que je ne serai pas un sorcier.  Quand il a découvert que j’étais un cracmol, je crois qu’il a dit qu’on aurait mieux fait de me noyer. Comme les chats, tu sais, pour éviter qu’ils souffrent. » Sa cigarette s’éteint lentement entre ses doigts, sans qu’il ne s’en occupe. Il raconte, pensif, avec une indifférence presque gênante la froideur de son père et ses menaces : Callahan n’a d’ailleurs sans doute jamais fait le lien entre sa peur de l’eau et ces dernières. Benson aurait beaucoup à dire là-dessus, comme sur le fait qu’il confie tout ça sans ambages à Eve, preuve qu’il lui fait confiance comme à personne d’autre, et qu’il a sans doute progressé et s’est habitué à l’idée de reconnaitre que ce n’était pas lui qui avait commis une faute.

Mais le masque se fissure de plus en plus. Plus il y pense, moins Finn arrive à mettre de distance entre ce qu’il raconte, sa terreur et sa peine. Et lorsqu’il tourne les yeux vers elle, un peu hanté, il n’y a guère qu’un petit garçon, qui tente de contenir des sanglots mal contrôlés : « J’avais rien fait de mal, Eve, rien, je te jure… » Il enfouit la tête dans le cou de la jeune femme, se raccrochant à elle de toutes ses forces, luttant contre l'envie de pleurer contre l'injustice qu'il a subi et refoulant du mieux possible tout le traumatisme. Elle est là, maintenant, c’est ça qui compte, le présent qu’ils vivent et cette discussion qu’ils ont.

Il lui faut un peu de temps, mais l’acteur finit par arriver à bout de ce qu’il veut dire, débitant son discours d’une voix précipitée, comme s’il avait peur de ne pas être capable de le finir : « Si c’était seulement nous, et même tous les trucs avec ton oncle, ou tes chefs…je sais qu’on réglerait ces problèmes là et qu’on y arriverait. Mais qu’est-ce qu’il se passera si je deviens comme eux ? Je sais que ce n’est pas de ma faute, mais on ne peut pas exclure l’option. Je ne veux pas être ce père là, je ne pourrai pas me le pardonner. Je ne veux pas de ça pour mon enfant, et je ne veux pas de ça pour toi non plus. Je refuse de répéter la même chose, que ce putain de cycle recommence encore. Tu comprends ? » Il faut qu’elle comprenne, absolument. Il voudrait lui dire à quel point c’est important pour lui, et à quel point il doute, mais cette fois c’est fini, il n’arrive plus à parler.
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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeDim 16 Jan - 22:34

❝ Finn & Eve ❞No communication, no relationPeu habituée aux démonstrations d’affection, en public comme en privé, Eve songe qu’elle n’aimerait pas qu’on la surprenne dans cette position. C’est dire l’intimité qu’elle partage avec Callahan que pour se laisser aller à des démonstrations comme celles-ci. On pourrait croire que la scène est anodine et c’est probablement le cas pour le commun des mortels, mais Eve est désespérement anglaise. De son père, elle a gardé une aversion pour le sentimentalisme excessif. Elle n’a pas les origines plus latines de Finn pour lui permettre d’assumer cette familiarité qu’il a avec chacun.

Assise confortablement dans le divan, la tête de Finn sur les genoux, sa main se perd distraitement dans ses cheveux pendant qu’ils discutent. Le sujet qu’ils abordent à beau être sérieux, le ton n’est pas encore monté. En réalité, de part et d’autre, on sent une envie que le dialogue se passe bien. Pour une fois, le mafieux comme l’espionne pèsent leurs mots et font attention à ce qu’ils disent de peur de vexer l’autre et d’éclater cette espèce de bulle de félicitée qui est la leur depuis quelques jours.

- Est-ce que je le sais vraiment ?, taquine-t-elle son amant lorsqu’il lui affirme qu’il l’aime.

En réalité, le doute n’est pas vraiment permis, mais Eve n’est pas sûre d’elle. Comme Finn, elle a ses insécurités. Novice en ce qui concerne les relations amoureuses, elle est totalement imperméable aux signes que n’importe qui reconnaîtrait du premier coup d'œil. Pourtant, Finn est sincère, elle le sait. Mettre ses angoisses de côté n’est pas facile, mais comment douter quand il envisage de céder à sa demande ?

- Je sais, se contente-t-elle de répondre lorsqu’il lui fait remarquer que c’est un choix de vie particulier.

Toutes ses objections, elle les connaît. Rafa lui en a fait la liste et elle-même, si elle est honnête avec elle-même, sait très bien que ce choix n’est pas compatible avec leur vie actuelle. Elle retorquerait que c’est pour ça que ça s’appelle un choix. Pour obtenir ce qu’elle veut, il faut modifier des choses, en abandonner d’autres. Est-ce un sacrifice qu’elle pourrait consentir à faire ? Un an plus tôt, elle aurait rit et refusé d’envisager la chose, aujourd’hui, elle se sent prête à le faire. De son côté, elle est presque sûre que Finn n’est pas loin de penser la même chose qu’elle. L’idée le séduit, la jeune femme le connait assez pour en avoir la certitude. Il suffirait de peu pour qu’il cède, elle s’en rend compte. Pourtant, Eve ne dit rien de plus. Elle veut que l’envie vienne de lui et qu’il le reconnaisse de lui-même sans quoi ça n'en vaut pas la peine. Alors se contente de rire avec lui :

- Ca va mieux et c’est parce que tu prends mes commentaires et ceux de Rafa en compte. Je me souviens encore de cet horrible manteau avec un col de fourrure quand tu as absolument voulu qu’on aille au restaurant. Très américain, précise-t-elle soulignant par là sa désapprobation pour le style un peu outrancier de leurs cousins d’Outre-Atlantique.

Le laissant parler jusqu’au moment où ils en viennent aux confidences, Eve ne bouge pas si ce n’est pour allumer une cigarette ou poser une main réconfortante sur le bras de Finn. Comme elle, il a un passé au mieux compliqué au pire traumatique. Des maltraitances, elle en a subie, mais ce ne fut jamais interne à sa famille, des gens qui ont - normalement - le rôle de protecteur plutôt que de bourreau. Dans les attaques et agressions qu’elle a subi, il n’y avait jamais rien de personnel. L’ennemi était l’Etat et ils n’en étaient que les pions. Le reste tenait de son état de femme et de l’incapacité de certains hommes à refreiner leurs pulsions les plus malsaines. Sans minimiser ce qu’elle-même a subi, Eve dirait que c’est peut-être plus facile parce que moins personnel. Chez Finn, les choses ne sont pas pareilles. Son dos, orné de cicatrices, tel un tableau macabre, est une bonne illustration de tout ce qu’on ne devrait jamais faire subir à ses proches.

Que faire devant ce genre de récit ? Comment réagir quand on sent l’autre sur le point de craquer ? D’abord un peu raide, Eve se détend, serrant Finn dans ses bras sans un mot. La vulnérabilité, ce n’est pas leur fond de commerce, pourtant de temps en temps, ils craquent comme n’importe qui. Eux aussi sont humains. Heureusement, ils sont là l’un pour l’autre telle une bouée de secours à laquelle ils peuvent s’accrocher. Finalement, elle se décide à parler, pas tant pour le convaincre que pour le rassurer : elle connaît son frère et il est différent.

- Je sais que tu n’as rien fait de mal. Ca ne serait pas pareil de toute façon. Ce n’est pas génétique. Tu n’es pas Rory, tu n’es pas ton père. Je ne serais pas là si c’était le cas. C’est justement parce que tu sais ce que c’est de subir ça que tu ne le ferais jamais. Et puis, sorcier ou non, tu sais que ça n’a aucune importance pour moi. Pour nous. Mieux vaudrait qu’il ne le soit pas de toute façon. Comme ça, il ne devra pas choisir entre deux mondes.


Elle lui sourit et avec la délicatesse qui la caractérise conclut :

- Et de toute façon, si tu ne me crois pas quand je dis que tu ne deviendras jamais comme ça, tu peux me croire quand je te dis que je ne te laisserai jamais faire.

Peut-être pas la façon la plus délicate de dire les choses, mais du point de vue d’Eve, c’est une façon de le rassurer sur sa propre capacité à le gérer s’il devenait difficile.

- Je ne te force à rien, même si tu as pu le croire, mais disons que pour moi, ce sont des inquiétudes qui n’ont pas lieu d’être. Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de notre vie et de nos occupations qui sont peu adaptées à un enfant, mais de toi en tant que père je ne doute pas.

Se penchant, elle écrase sa cigarette dans le cendrier sans en reprendre une autre et repousse gentiment Shane venu quémander des caresses. Peu habitués à être ignorés de la sorte, l’animal tente de nouveau sa chance, mais voyant que sa maîtresse semble sérieuse, il pousse un gémissement avant de se coucher sagement au pied du fauteuil.

- Pour être honnête, je me suis toujours demandé si tu n’avais pas un ou deux bâtards cachés quelque part. Je veux dire, je connais le milieu, ça ne serait pas inhabituel. Ton cousin en avait sûrement aussi. Enfin, j’imagine que tu t’en es occupé,
conclut-elle distraitement sans penser que Finn n’a pas envisagé une seule seconde cette possibilité.

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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeJeu 20 Jan - 1:26



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« C’est que tu exigerais des garanties, dis moi. » Avec amusement, il vole un baiser à Eve, et puis ajoute gentiment : « Il va falloir que je te le prouve, alors. » A malin, malin et demi, et le mafieux refuse d’être en reste si sa compagne se met à le taquiner, sans fermer la possibilité à une réponse, sachant très bien que Eve a une assez bonne idée de la manière dont pourrait et devrait prouver qu’il l’aime : il s’attend même déjà à la réponse, qui constitue le cœur de cette conversation. Ils sont semblables sur ce plan, têtus et du genre à vouloir avoir le dernier mot. Mais l’intention du mafieux est pour une fois sincère, en témoigne le sérieux avec lequel il a répondu en premier lieu. Bien sûr que Finn aime Eve et des preuves, il en a déjà donné beaucoup. D’une certaine manière, toutes leurs disputes homériques, et finalement, les blessures qu’il lui a infligé en sont aussi : elles sont à la hauteur et à l’aune de l’amour chaotique qu’ils éprouvent l’un comme l’autre. S’il plaisante, Callahan n’est pas idiot pour autant : il devine une certaine inquiétude, un peu latente, chez Eve, et que la question de la jeune femme est plus sérieuse qu’elle ne veut bien l’admettre. Ça fait partie des choses qu’elle ne sait pas dire, a-t-il compris à force de la côtoyer, qu’elle doute, qu’elle s’inquiète, ou même ce qu’elle veut ou ce qu’elle ressent. Il comprend entre les lignes, et peu à peu, il apprend à apprécier les signes qu’elle envoie et à voir lorsqu’elle doute, et ce qui la blesse. Peut-être est-ce aussi pour cela qu’il s’essaye au dialogue sans repousser frontalement l’idée de fonder une famille, cette fois. Plus il y réfléchit, plus il voit qu’elle le vit comme un rejet, alors même que ça n’a rien à voir avec elle.

C’est en partie ce qui motive Finn et ce qui le pousse à essayer d’expliquer ses propres doutes, que ce soit sur le projet lui-même ou ce qui lui fait réellement peur dans toutes cette aventure, c’est à dire lui et pas elle, pour qu’elle finisse de comprendre que c’est justement parce qu’il l’aime qu’il hésite à risquer de lui, ou de leur, infliger ça. L’autre raison pour laquelle il accepte le dialogue c’est que sans le dire vraiment, il flirte tout de même avec l’idée de dire oui, ou même d’avouer que lui aussi aimerait bien avoir un enfant avec elle. A la manière dont il présente les choses, nul doute que la moitié du chemin est déjà fait, et qu’il a surtout besoin d’être rassuré sur le fait qu’ils y arriveront, qu’il ne fera pas tout foirer encore une fois, ce genre de chose, parce qu’il est terriblement angoissé à l’idée de vouloir et de faire quelque chose qu’il n’a pas les capacités d’assumer et de faire du mal à Eve, encore.

Alors une fois n’est pas coutume, Finn raconte. Et c’est certainement, s’il en faut une, la preuve d’amour la plus sincère qu’il pouvait donner à Eve, une preuve de confiance, aussi. Vouloir communiquer est une chose, mais se mettre à nu comme ça, il ne sait pas faire. C’est dangereux, lui souffle une partie de lui-même. Tu donnes trop à voir, c’est une faiblesse, une faille qu’on peut exploiter. Mais Eve ne ferait jamais ça, songe-t-il. C’est pour ça qu’il consent à expliquer et à lui donner ce pouvoir là sur lui. De toute façon, il faut qu’elle comprenne, qu’elle sache, qu’elle soit prévenue. Ça ne rend pas les choses plus facile : au-delà du fait qu’on ne se confie pas, dans son milieu, parce que ça donne un pouvoir aux gens qui vous conduit à vous exposer et à risquer de chuter, Callahan a honte. Honte d’en être presque à pleurer. Honte d’avoir peur. Honte de culpabiliser. Honte de risquer de ne pas être l’homme que Eve pense qu’il est. Quant il termine de parler de Rory, il ne reste pas grand-chose de la fierté et du panache qu’il a habituellement, d’ailleurs. Parce qu’il a peur, oui, vraiment, qu’elle l’approuve et s’en aille, et puis de lui-même, de son ombre, et de Rory. Comme toujours, y penser le met dans un état misérable, et il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Il faut les bras de la jeune femme, refermés autour de lui dans une étreinte rassurante, pour qu’il revienne à la réalité. Le mafieux cligne des yeux, surpris,  mais il l’écoute pourtant sans rien dire. Il voudrait croire que Eve a raison ; il essaie même de s’en convaincre de toutes ses forces, fermant les yeux en se disant que la terreur va bien finir par refluer, respirant son parfum au creux de son cou, odeur familière et rassurante, comme les mots qu’elle prononce. Tu dis ça parce que tu m’aimes, songe-t-il, mais toi non plus tu n'en sais rien.

Mais quoiqu’il en dise, il avait désespérément besoin d’entendre ça, qu’il n’est pas comme Rory, et qu’elle le rassure, et ça lui fait du bien.  Finalement, c’est une plaisanterie un peu va-t-en-guerre, très elle, qui finit de le remettre d’aplomb et qui lui tire un rire qui montre que le choc est passé : « Ah ! le contraire m’eut étonné. Quelque chose me disait que je pourrais compter sur toi pour ça. » Oui, d’une certaine manière, ça rassure Callahan, que sa compagne soit capable de se défendre. Et c’est avec un sourire un peu incertain, comme s’il n’allait pas tarder à replonger dans l’inquiétude et la tristesse qu’il redresse la tête. Comment ne pas aimer une fille qui pense ça de moi, se dit-il, qui place autant de confiance en lui. Comment ne pas vouloir de cet enfant, ni ne pas croire, comme Eve, que ça se passera bien, et que oui, peu importe ce que sera cet enfant, il n’échouera pas, ils n’échoueront pas ? Il est fier, même, en fait, qu’elle pense ça de lui. Qu’il puisse faire un bon père. Il serre un instant sa main dans la sienne avec gratitude, et déclare  :  « Je te remercie de le penser. Ça compte pour moi que tu dises ça. Vraiment. » Il l’embrasse ensuite furtivement, avant de détourner le regard, soudainement conscient d’à quel point il s’est montré vulnérable et qu’il s’est donné en spectacle :  « Je suis désolé pour…enfin, ça. Je ne suis pas sûr d’aimer en parler. D’ailleurs je ne le fais pas souvent. Je sais qu’il y a une partie d’irrationnel. Mais ça revient et je ne peux pas vraiment m’empêcher de le ressasser. Tu me jures que tu ne me laisseras pas devenir comme ça ? » La boule qu’il s’était coincée au fond de sa gorge est partie cependant, et le nœud qui oppressait sa poitrine se détend.

En fait, Finn se sent même étrangement serein. Il finit son café, désormais froid, sans rallumer lui non plus de cigarette, un peu méditatif. Ce serait peut-être le bon moment, songe-t-il en caressant Shane distraitement, pour mettre les choses au clair. Il pourrait lui dire qu’elle ne le force pas, parce qu’il le veut aussi : la perche est tendue et facile à saisir. Mais Eve a déjà rebondi sur un autre sujet. Callahan la regarde avec surprise, choqué au premier abord par l’idée de s’imaginer déjà père de famille : « Moi ? Non, pas que je sache, en tout cas. Personne n’est jamais venu me demander, en tout cas. Sinon j’aurai essayé d’assumer. Je pense que je ne suis jamais resté avec quelqu’un assez longtemps pour que la question vienne à se poser ou que j’ai envie de me la poser de façon volontaire, en fait. A part avec toi. » Manière de dire, au passage, parce qu’il entend une pointe de jalousie et d’incertitude dans la voix de Eve, qu’elle est la première et la seule qui compte, et au passage, son discours tourne une nouvelle fois autour d’un accord, sans l’expliciter. Le ton est un peu méditatif - évidemment, on ne peut jamais être sûr à cent pour cent – mais serein. Tout est sincère :  avant Eve, il ne s’était réellement jamais posé la question, et n’avait eu à rendre des comptes à personnes.  On ne peut pas être responsable de ce qu’on ignore, de toute façon.

En revanche, ce qu’il n’ignore pas, c’est qu’il faut qu’il s’occupe du cas des enfants potentiels de Montenza. Ça le contrarie, un peu, sans savoir pourquoi : il aimerait bien ne pas être au courant, en fait. « Pour Ludovico…il faudrait que je me demande à Santina, elle saurait peut-être, mais tu as vu dans quel état ça la mise quand on a parlé de sa mort… Ou que j’envoie quelqu’un enquêter un peu, ici et aux USA. » Et puis, fronçant les sourcils, Finn comprend soudainement ce que la résistante a dit, vers la fin.  « Une minute, qu’est-ce que tu entends par s’en occuper ? Rassure-moi, tu ne veux pas que je le fasse tuer ? » Sa voix se fait indignée, alors qu’il se raidit sur son siège :  « Je bute pas de momes, moi. »  Encore moins de sa famille. Même s’il faut faire quelque chose. Ceci dit, maintenant qu’elle en parle, Callahan se demande si Eve n’a pas commencé les recherches sans lui. Incapable d’imaginer qu’elle ait pu décider sans lui en parler, ou qu’elle soit capable de tuer des enfants, il se décide finalement pour une question prudente : « Tu as une assez bonne idée de ce qu’il en est, pas vrai ? » Elle a les moyens de le savoir, il faut l’admettre. Un sujet avec lequel Finn n’est pas plus à l’aise que la solution qu’il faut trouver. « Qu’est-ce que tu veux en faire ? Je sais que c’est une bombe à retardement. Mais on ne va pas le tuer, quand même…c’est un mome ou une mome, d’ailleurs ? » Ce qu’il fait qu’il n’est pas non plus capable qu’elle a pu l’amener à dire cela pour lui faire comprendre à quel point il est différent de Rory.

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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeVen 21 Jan - 19:34

❝ Finn & Eve ❞No communication, no relationDes garanties ? Oui, Eve en aimerait bien. Comme tout le monde en réalité. Si elle sait et ne doute pas que Finn l’aime en cet instant, comment s’assurer que ça sera toujours le cas ? Il y a, dans les relations amoureuses, comme un besoin d’éternité qui n’a rien de rationnel. Le monde change, les gens avec si bien qu’il n’y a aucune raison que ça ne soit pas le cas des sentiments. Pourtant, on aime s’imaginer que les choses sont différentes et que, si ça arrive aux autres, en tout cas, eux ne sont pas pareil. Elle entendrait presque la voix de Rafa, voix si désagréable de la raison lui dire que, en un sens, au vu de leur espérance de vie respective, ils n’auront pas le temps de voir leurs sentiments changer. Il n’a pas tort. De façon réaliste, Eve sait qu’ils font tous les deux un métier dangereux, le sien ayant pour ambition de rendre le monde plus sûr justement pour cet enfant qu’elle voudrait avoir. Néanmoins, comme lui a dit Henry il n’y a pas si longtemps, elle n’a pas à porter le poids du monde seule sur ses épaules.

Elle n’est plus seule, Callahan non plus. Un changement salutaire pour elle. On pourrait arguer qu’elle avait Nikolaï et qu’il avait Rafa, mais il y a des choses qu’on ne peut pas confier, même à ses proches. Des choses tellement intimes qu’il est possible de les dire. Un peu comme si, malgré une volonté de parler, de partager et se soulager, les mots restaient inévitablement coincé au fond de la gorge, incapable de trouver leur chemin. Un phénomène qu’Eve connaît bien. Si elle n’est pas bavarde, ce n’est pas pour autant qu’elle n’épprouve pas parfois le besoin de se confier à autrui. Une tâche difficile quand rien ne vous prédispose à le faire. Ni le caractère et encore moins l’éducation.

L’abandon de Finn, malgré ses origines plus exotiques, est donc d’autant plus choquant mais également touchant. Eve sait à quel point il est difficile de s’ouvrir aux autres. Même à elle. Du reste, elle ne le juge pas, ses blessures, quoique différentes des siennes, sont tout aussi traumatisantes et elle comprend les réticences qui l’animent. Pourtant, si elle le comprend, avec l’aplomb de ceux qui savent ce qu’ils veulent et feront ce qui est en leur pouvoir pour l’obtenir, Eve ne peut que tenter de le convaincre qu’ils sauront gérer la situation qui se présente à eux quoiqu’il arrive.

- Tu sais que tu peux compter sur moi, lui assure-t-elle avec sérieux.

Il faut dire que ce ne sont pas des paroles en l’air et Eve le pense. Finn peut compter sur elle, quoi qu'il arrive et elle reste persuadée qu’il n’est en rien comme son frère. Elle a assez fréquenté l’aîné des Callahan pour voir la différence. Du reste, elle n’a aucun doute sur ses propres capacités, neutraliser Finn ne serait pas facile, mais elle en est largement capable, l’inverse étant tout aussi vrai. Une promesse donc, qui a l’air de rassurer l’acteur, une preuve parmi d’autres qu’ils ne sont définitivement pas un couple comme les autres.

- Personne n’aime parler de ce genre de choses, répond-elle en haussant les épaules lorsqu’il s’excuse

Elle-même à ses démons. Des choses dont elles ne parlent pas ou peu, préférant les laisser enfouies sans leur laisser l’occasion de refaire surface. Le rassurant encore une fois, elle serre sa main dans la sienne avec force, peut-être un peu trop fort, comme pour lui faire comprendre qu’elle ne flancherait pas si le moment devait arriver.

- Je te le promets. J’ai confiance en toi, je sais qu’on n’en arrivera pas là, mais si ça devrait être le cas … Dans l’éventualité où ça devrait être le cas … Elle sourit tentant de le dérider un peu, tu ne vas quand même pas me faire dire que je te logerai une balle, si ?

Préférant parler d’autres choses que de la perspective de devoir tuer Finn, Eve se tourne vers un sujet qui, à défaut de la tracasser, l’intéresse tout de même. La surprise de son amant lui indique que s’il est père, personne n’est jamais venu lui demander de reconnaître l’enfant pour autant. Sa tête fait presque rire Eve qui tente de le cacher derrière sa main, mais y parviens fort mal. Néanmoins, elle lit ce qu’il dit entre les lignes et se sent un peu rassénée.

Ramenant ses genoux contre elle, la journaliste voit bien que l’irlandais est contrarié à la mention des enfants de Montenza. De son côté, elle a bien du mal à comprendre pourquoi. Pragmatique, elle sait que si l’acte est cruel, il est moins que l’alternative. A quoi bon laisser vivre un danger potentiel qui finira tout de même par se retourner pour tenter de vous tuer. Le résultat, selon elle, est le même mais la décision vient plus tard. Les classiques l’ont montré et Eve, qui a eu une éducation classique, rappellerait volontiers à Finn que Brutus et Mordred ont été fatals à leur famille.

Un peu boudeuse devant les réticences de Finn à comprendre ce qui est bon pour lui et surtout pour eux, Eve lève les yeux au ciel sans faire de commentaire, mais finit finalement par admettre que, en effet, elle en sait plus que lui.

- Ce n’était pas dur à trouver,
explique-t-elle. C’est un môme. Il avait une fille, mais elle est morte en bas âge. Deux ou trois ans je crois. Je ne sais pas de quoi, mais en tout cas, il n’a jamais reconnu aucun des deux légalement. Le gamin est plus âgé. Onze ans.

Sérieuse, elle prend la main de Finn une nouvelle fois et tranche :

- Je ne laisse pas de menace potentielle en vie, Finn. C’est comme ça qu’on se fait tuer dans mon métier et le tiens aussi si je peux me permettre. J’ai descendu son père et pour un môme qu’importe que c’était justifié ou non. La justice n’a pas sa place quand on parle de famille. N’importe qui serait d’accord avec moi. Et si ce n’était pas Montenza, tu le serais aussi.

Après une courte pause, elle reprend :

- Il est déjà trop vieux pour qu’on puisse imaginer qu’il ne se souvient pas de son père et que quelqu’un puisse faire une figure de substitution. Ludovico était un connard, mais je ne pense pas que ça soit pour ça qu’il n’a pas reconnu les gosses. Tu sais comme moi que ce sont des cibles et qu'ils valaient mieux que le moins de personnes possibles connaissent leur existence.

En particulier aux Etats-Unis où les guerres entre bandes rivales ne prennent pas la même ampleur qu’ici.

- Tu ne peux pas le prendre avec toi, tu le sais. Ca serait pointer un revolver contre ta tempe sans savoir s’il est chargé.


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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeMer 26 Jan - 0:20

[quote="Finn Callahan"]

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Non, personne n’aime parler de ça, mais au fond, Finn est content d’avoir parlé. Il se sent un peu plus léger à l’idée que Eve comprenne pourquoi il doute, malgré tout. L’un comme l’autre, ils découvrent que ça fait du bien, de ne pas être seul. Et lorsque son amante dit lui faire confiance, le mafieux se fend d’un sourire sincère, essuyant ses yeux d’un revers de main. Quand on connait le rapport qu’ils ont tous les deux à ce concept qui les met aussi mal à l’aise l’un que l’autre,  on ne peut douter de la sincérité de ses mots. Une vague d’affection et de reconnaissance envers la jeune femme le prend soudainement, face à celle qu’elle lui accorde et la croyance et l’espoir qu’elle place en lui – celle qu’il fera ce qu’il faut, qu’il sera différent. Un truc qu’il a besoin d’entendre et qu’il lui fait du bien, et lui donnerait presque envie de croire, à son tour, que tout ça est possible.

Pour autant, Callahan a quand même besoin d’une réponse à sa question, alors quand Eve promet, ça le rassénère.  Il en vient presque à rire à son tour : « C’est vrai qu’on a connu mieux dans le genre des déclarations d’amour. » Oui, c’est absurde et tordu. Aussi tordu qu’ils sont cassés et cabossés de toute part, ne pouvant compter que l’un sur l’autre. Leur couple est définitivement à part, et n’importe qui entendant cette conversation la trouverait – peut-être à raison – toxique et dérangeante. Callahan s’en moque. Les standards ne sont pas pour lui : chez eux ça fait sens et c’est tout ce qui compte. Pour autant, un peu de normalité, serait la bienvenue, comme il le remarque ensuite : « Au choix, je préférerais ne pas trop la jouer Roméo et Juliette. C’est bien au théâtre, mais j’en ai pas la moindre envie dans ma vie. » Il l’embrasse donc gentiment, essayant de la faire rire à son tour : « Je vais essayer de faire en sorte de ne pas donner plus de prétextes pour avoir envie de te débarrasser de moi. Tu en as déjà bien assez comme ça. »

Non, il n’a définitivement pas envie que Eve lui mette une balle, ni que ça se finisse comme ça – ce serait vraiment un sale coup à lui faire et il sait bien que ça lui ferait du mal. Et puis ui qui se moque bien des convenances se prendrait à rêver que les choses soient simples, pour une fois, et qu’ils puissent faire comme tous les autres couples. Il trouve ces gens rangés barbant, mais cette fois, il envie un peu ces gens qui n’ont besoin de se poser aucune question et peuvent avoir un enfant sans conséquence et sans se soucier de leur histoire familiale. Ça ne tient qu’à vous, dirait Benson. Finn aimerait bien croire au fait que ce n’est pas inexorable. Mais est-ce qu’il peut changer l’histoire familiale ? Rory non plus n’a pas toujours été un sale type. Et lui, est-ce qu’il ne lui a pas déjà fait du mal ? Si bien sûr. Pourtant, il y a une part de lui qui espère. Elle te connait mieux que toi, lui souffle son esprit, crois-là.

En plein doute, à essayer de s’imaginer réussir, le mafieux hésite à reprendre la parole alors que ce serait pourtant le bon moment pour dire qu’il a encore besoin de réfléchir mais qu’il est proche de lui donner une réponse.  Il a envie de tenter le coup et de se lancer ce défi depuis plus longtemps qu’il ne le pense en fait, sans doute depuis le moment où Eve lui a dit qu’elle était enceinte. L’idée ne lui avait pas plus traverser l’esprit qu’à elle, mais maintenant que c’est possible, comment ne pas l’imaginer, lui qui a passé sa vie a essayé de faire mentir son histoire familiale et de prouver qu’il pouvait sans sortir, en construisant quelque chose qui lui appartiendrait en propre ?

La question le laisse pantois autant qu’elle interrompt sa rêverie et les plans qu’il se fait. Lui, déjà père ? Inimaginable, impossible, mais i l se reprend à refaire le film de toute sa vie en se demandant s’il a laissé une pauvre fille dans le besoin sans s’occuper d’elle en étant un salaud malgré lui. Manifestement, sa mine stupéfaite et incertaine fait beaucoup rire Eve, qui peine à le dissimuler. De bien meilleure humeur, il lui lance, faussement boudeur : « Oh, ça te fait rire ? Viens un peu par là pour voir ! » L’attirant contre lui, il chahute avec elle un moment dans une fausse lutte sans réel enjeu sinon celui de parvenir à l’embrasser, redevenu rieur à son tour. Il n’empêche que Finn est sérieux lorsqu’il dit qu’elle est la seule avec lequel il pourrait avoir envie que ce soit un projet, et qu’il voit bien que ça la rassure. A force, il commence à savoir quand quelque chose inquiète Eve : elle ne dit rien, ou toujours sans en avoir l’air. Il ne faudrait pas que ça ait l’air d’être important ou qu’elle soit jalouse. Pourtant, il n’y a vraiment pas de raison pour. Eve est vraiment à part, même si Finn a parfois été paumé sur les conséquences à tirer de ce qui est pourtant une évidence. Au fond, ils en sont exactement au même point sur ce plan là : c’est simplement que Callahan fait beaucoup d’efforts pour essayer de nier ses propres envies, ce qui marche de moins en moins.

La suite de la conversation, elle, lui déplait de plus en plus. Plus Eve parle des gamins de Ludovico, plus sa bouche se tord dans un pli amer. La nouvelle du décès de cette gamine qu’il ne connait pourtant pas a un gout bilieux. Un instant, il se prend de pitié, et puis une forme de colère revient. Ça aurait du le faire réfléchir, Montenza, il aurait du savoir ce qu’il faisait en tuant son môme, à lui…et puis il y a ce gamin. Sa famille, son sang. Et un pauvre gosse sans père. Mais est-ce qu’il s’en est soucié, hein, l’autre crevard, de tout ça ? Non, évidemment pas. Y a bien que lui pour le faire, crétin qu’il est.

Quant à Eve, elle a raison, bien sûr, et il ne lui en veut même pas de ne pas le comprendre : au vu de ce qu’elle a subi de la part de Ludovico, il ne peut pas le lui demander. Mais lui…est-ce qu’il peut faire ça ? Elle lit dans ses pensées en les contrecarrant avant même qu’il ne les formule. « Non, je sais. » Réplique sourdement le mafieux, sans libérer sa main,  lorsqu’elle lui dit qu’il ne peut pas s’occuper du gosse. Même lui ne peut pas répliquer ni défendre une telle idée. Finn est lucide : un jour, ce gosse finira peut-être par vouloir le tuer, et ils ne peuvent pas rester sans rien faire. C’est la radicalité de la solution qui le dérange. Peut-être le détachement avec lequel sa compagne parle, aussi, parce qu’il lui fait de la peine. Il sait d’expérience quels malheurs vous rendent comme ça et il aurait aimé que cette indifférence ne gagne pas Eve.

Il y a une pause, où il allume une cigarette, réfléchissant à toute allure. Evidemment que c’est une bombe à retardement, mais la perspective de le tuer…non, il ne peut pas s’y résoudre. « Je refuse de faire ça. Et je ne le dis parce que c’est le sien ou qu’il est de ma famille. Si c’était celui de quelqu’un d’autre, je voudrais encore moins. Je le dis parce que c’est un môme et qu’à onze ans on n’est pas une menace. S’il était adulte, ce serait différent. Mais je ne tue pas de gosses, moi. Rory le ferait. Ludovico l’aurait fait. Pas moi. » Il ne changera pas d'avis, cela se devine à sa mine têtu. Et il y a indubitablement une part de lui qui serait très déçue si Eve passait outre cette opposition. Toi non plus, semble-t-il dire, on vaut mieux que ça tous les deux, même s'il sait bien qu'elle pourrait le faire.  Idée avec laquelle il n'est pas plus à l'aise que ses capacités à retrouver des gens dont elle n'avait pas idée de l'existence quelques mois plus tôt.

Pour autant ne faut pas prendre Finn Callahan pour un enfant de chœur. Il raisonne certainement à l’affect et à l’instinct, mais s’il a survécu jusqu’à là, c’est parce qu’il sait qu’il y a des sacrifices nécessaires et que parfois, l’élimination est la seule solution, comme quand on sort un pion d’un échiquier. Le fils Montenza serait adulte, ce serait différent. Douloureux, sans doute, mais il n’hésiterait pas. Finalement, il grogne d’un ton bourru, sans tout à fait donner raison à la jeune femme : « Je sais bien que ça ne peut pas rester comme ça. » Ignorer le problème ne ferait qu’envenimer les choses, et le mafieux le sait : à trop attendre, ils se retrouveront dans peu de temps avec un adolescent devenu homme qui viendra demander des comptes. « On ne peut pas lui effacer la mémoire ? Les sorciers savent faire ça, non ? Mon père le faisait aux gens qui l’emmerdaient trop. » Hasarde-t-il finalement en tirant sur sa cigarette. Il n’a guère envie de parler de Gaia Yaxley – il se dit, parfois, qu’il faudrait avouer ça à Eve, mais il n’est pas sûr d’être prêt pour cette conversation – et au demeurant, ce n’est pas un mensonge.

Mais conscient que ni lui, ni Rafa, ni la jeune femme, ne sauront faire, il faut bien trouver une solution à propos de ce gamin dont il ne sait pas grand-chose. « Il est où, d’ailleurs, ce gamin ? Aux USA, ou ici ? Si on le faisait venir ici, on pourrait le surveiller, au moins de loin, non ? Il faudrait juste trouver quelqu’un à qui le confier. » Reste à trouver à qui, puisque lui ne le fera pas, ce dont semble douter Eve. Ecartant les mains en signe de protestation, Finn reprend fermement :  « Je n’ai pas dit que j’allais m’en occuper directement, ne me regarde pas comme ça. Et si quand il devient adulte il déconne…on avisera. » Et il ne faiblira pas. Pour lui, c’est respecter ses principes, le peu qu’il en ait, en restant pragmatique et en se protégeant,  même si Eve semble en douter. « Quoi ? Ça me semble être un bon compromis, non ? Qu’est-ce que je tu veux que je dise ou je fasse de plus ? Ça te contrarie encore ? »


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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeJeu 27 Jan - 1:10

❝ Finn & Eve ❞No communication, no relationSa main s’attarde sur la peau de la main de Finn. Songeuse, elle se dit que personne ne prévoit de finir comme Roméo et Juliette. Dans leur cas, on risquerait plus vite de voir les autres le décider à leur place que l’inverse. Avant Finn, Eve avait tendance à voir la vie comme une succession d'événements dont elle s’étonnait toujours de sortir vivante. Il faut dire que sa vie adulte s’est principalement passée à lutter pour ne pas crever si bien que c’est un état qui lui semble presque naturel. Quelle surprise quand on s’aperçoit que pour la plupart des gens, on ne se pose même pas la question. Il s’agit juste de poser un pas devant l’autre et d’attendre que demain arrive avec cette certitude presque insolente qu’il ne peut pas être pire qu’hier. Une certitude qu’elle était bien incapable d’avoir de son côté. Il était d’ailleurs préférable de ne pas essayer. A quoi bon se convaincre que tout ira bien quand on sait pertinemment que l’on va au devant des ennuis ? Loin de se plaindre, la jeune femme a toujours trouvé que c’était un parfait reflet de sa réalité. Une réalité dont elle ne s’est jamais plainte. Choisie en âme et conscience, personne ne lui a jamais imposé ses choix de vie si bien qu’elle ne peut en vouloir qu’à elle-même.

Chose étonnante, elle n’aurait jamais pensé remettre son style de vie en question et pourtant ! Depuis que Callahan est entré - de façon plutôt fracassante, il faut le dire - dans sa vie, Eve se plaît à imaginer un lendemain où la question de sa survie ne serait pas une incertitude. Soudainement, elle n’a plus besoin du danger pour compenser l’absence ou le refus d’affronter son deuil. Faire des projets lui semble moins effrayant, voir même attrayant. Le quotidien ne se résume plus à ses missions et se maintenir en vie. Timidement, ses envies se manifestent, parfois au grand désespoir de l’Irlandais.

Bruyant, fantasque, capricieux, généreux, fidèle, Finn est un tourbillon d’émotions pour Eve. Il est tout ce qu’elle n’est pas et la jeune femme se demande parfois comment il arrive à donner autant de lui-même sans se poser de questions. Ca semble si simple pour lui et ce malgré les déconvenues qui ont émaillé son parcours. Elle en serait presque admirative si ce n’était pas à ce point à l’encontre de sa nature. Plus proche de Rafa, en termes de caractère, Eve n’aura jamais la facilité de Finn pour communiquer, ce qui ne veut pas dire qu’il ne l’a pas changé pour autant. Quoique subtiles, les altérations sont là. Désormais, le dialogue se fait et s’il est difficile, elle ne le fuit plus systématiquement. Progressivement, tel un chat sauvage, elle s’apprivoise, constatant que le confort d’une vie plus rangée n’est peut-être pas désagréable.

Eve change, pour le bonheur de ceux qui la connaissent. Moins triste, moins renfermée, elle s’ouvre aux autres, mais ça ne veut pas dire que le fond à changé. Elle peut être d’un pragmatisme effrayant, mettant toute compassion de côté pour arriver à ce qu’elle estime être la solution la plus sûre pour elle, pour les autres, en accomplissant ses objectifs. L’enfant de Montenza, tout innocent qu’il soit, est un obstacle. Ça n'a rien de personnel. Contrairement au cousin de Finn qui, elle en est certaine, a pris un certain plaisir à savoir leur enfant mort, Eve n’éprouve aucune satisfaction à l’idée de liquider la progéniture de son ancien ennemi. Sa haine est morte en même temps que le rital et elle n’est pas assez immature pour la rapporter sur un enfant. Pourtant, ils savent tous les deux que c’est une faiblesse qui ne manquera pas d’être exploitée. Le laisser aux USA ? C’est le risque que quelqu’un apprenne son existence et qu’on en fasse l’étendard d’une cause perdue d’avance. L’avoir trop près de Finn, c’est lui donner la tentation, un jour, de reprendre ce qui appartenait à son père. Non, la meilleure solution pour tous serait de mettre un terme à son existence. Une solution que Callahan ne veut pas envisager.

Dur ? Il l’est, comme eux tous. On n'arrive pas là où il est sans l’être, mais il a encore le respect de l’innocence tandis que la jeune femme est blasée, sachant très bien que c’est illusoire. Pourtant, preuve de l’amour qu’elle lui porte, elle répugne à lui dire frontalement quand bien même il sait ce qu’elle pense.

Elle se tait. Son regard se perd dans la bibliothèque bien fournie du salon et dans son silence obstiné, il y a tout ce qu’elle se refuse à dire se lit dans son regard et c’est finalement Finn qui craque en premier. Comme elle, il sait que ne rien faire n’est pas une solution. C’est dire à quel point il doit être désespéré pour envisager un recours à la magie. Une solution séduisante, mais impossible comme elle ne tarde pas à lui expliquer :

- Non. Rafa en serait incapable et si je suis honnête, moi aussi. Je ne me suis jamais vraiment entraînée en sortilège et ça demande une bonne maîtrise du sort. Ils ont un département spécial qui gère ça au Ministère. Ce n’est pas facile d’être un oubliator parce que qui sait ce que tu feras oublier aux gens sinon. Je ne jouerais pas avec ça si j’étais toi. La magie, ça finit toujours par te retomber dessus à part pour les petites choses simples du quotidien.

Allumer un feu, soigner des coupures, des os ou des brûlures. Pourquoi pas, on ne fait de mal à personne avec ça, mais dès qu’on rentre dans les potions, sortilèges et métamorphoses, Eve ne peut pas s’empêcher de se méfier. D’un signe de tête, elle indique à son amant que, en effet, l’enfant se trouve au USA? elle précise :

- Il est à L.A. où exactement je ne sais pas, mais ça ne doit pas être compliqué à trouver. Sa mère n’est plus dans le paysage, mais je n’ai pas cherché à savoir pourquoi. Le faire venir ne devrait pas être compliqué pour toi. Tu as toujours des contacts là-bas, non ?

S’en occuper ? Quelle idée ! En effet, ça ne peut pas être Finn. Elle fronce les sourcils quand il lui dit vouloir attendre jusqu’à l’âge adulte. Parce qu’elle ne veut pas de dispute, elle se garde bien de signifier que, pour elle, une fois adulte, tout ça sera trop tard, mais il la connaît bien et ne tarde pas à lui demander ce qui la contrarie. Incapable de tenir sa langue, elle finit par craquer :

- Je trouve que tu te soucies bien plus de l’enfant d’un autre que de celui qu’on pourrait avoir ensemble. Et si on en avait un et qu’il était une menace pour lui ? Tu y as pensé ?

Ils se regardent en chien de faïence un instant, aussi obstiné l’un que l’autre, convaincu d’avoir raison jusqu’à ce que Eve tranche d’une voix qui ne tolère pas de contradiction :

- Tu veux attendre ? Très bien, mais il ira chez Chouvalov. Etre au contact des Italiens ou des irlandais ? Trop dangereux. On ne sait jamais qu’il y en ait un qui se sente pousser des ailes et veuille réinstaurer la dynastie Montenza. Il sera bien traité, mais au moindre pas de travers, ça sera sans pitié. C’est le mieux que je peux te proposer.

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Message#Sujet: Re: No communication, no relation - Finn   No communication, no relation - Finn Icon_minitimeVen 28 Jan - 0:19



No communication no relation
Eve & Finn
Ils sont dangereusement proches de la dispute, Finn s’en rend compte. De façon étonnante, plus que lorsqu’ils ont parlé de cet enfant qu’ils pourraient – le terme exact commence à être « voudraient » – avoir tous les deux. Callahan ne sait pas trop s’il doit en rire ou en pleurer. Il ne veut pas de ça maintenant ni hausser le ton alors qu’il lui semble qu’ils progressent et qu’ils trouvent un équilibre. C’est reposant de ne pas hurler, surtout pour des choses qui comptent. Alors d’un côté, c’est positif. Mais de l’autre, il y a une part de lui qui cède à ses envies, et il sait autant que c’est cela qui rend le dialogue plus facile que cela lui fait peur. En tout cas, que la conversation tourne à la dispute l’emmerde. Mais c’est la faute de Montenza, tout ça. Il faut garder la tête froide, se dit le mafieux. Ne pas se laisser avoir. Mais n’empêche, toute cette histoire lui fait mal. A tout prendre, il aurait peut-être préféré ne pas savoir. Maintenant, il est pris d’une sorte de curiosité morbide envers ce gamin qu’il ne connait pas. L’envie de voir s’il est comme son père, peut-être, ou l’espoir que malgré tout il soit différent. Mais on est encore dans la logique de briser le cercle familial, de se retrouver une famille, de ne pas être seul.  Ne pas se poser la question d’éliminer ou pas ce môme et ne pas risquer de découvrir une facette de Eve qu’il n’aimerait pas non plus.

Ou peut-être est-ce une face de lui-même qu’il n’aime pas beaucoup. Pourtant, il sait bien qu’il y a des sacrifices à faire et l’acteur n’a jamais hésité à le faire. Mais il n’empêche. Evidemment, la nécessité, ça n’a jamais effacé la culpabilité ou le dégout – sinon il aurait oublié Marco Mancini depuis longtemps – mais après tout, n’est-ce pas ainsi que ça fonctionne ? N’est-ce pas pour cela qu’il est souvent parti ? Les scrupules ne l’ont pas étouffé non plus jusqu’à là. Il sait bien que l’hésitation tue et que ça résume souvent à « lui ou moi », et que parfois une mort propre, et une seule, même horrible, vaut mieux qu’une guerre totale. Il sait bien aussi que le gamin pourrait devenir un porte-étendard et rallier les mécontents. Mais voilà, Finn sait aussi que la débauche de violence est contre-productive. La valeur de l’exemple et le maintien de l’ordre par l’élimination totale des menaces ont deux limites. Tout ça doit être propre et invisible, souterrain, sans quoi on attire l’attention des mauvaises personnes. Et puis, il y a aussi l’image qu’on donne et le chef qu’on veut être. Régner par la terreur, c’est précaire. Les gens fuient dès que la pression se relâchent et parce qu’ils trouvent mieux ailleurs.

De toute façon, Callahan ne veut pas négocier sur ce point, justement parce que, comme il le dit à Eve, il ne veut pas être ce type là. Les menaces, oui, mais qui à part un dingue peut considérer qu’un gosse est une menace ? Plus tard peut-être. Il n’est pas fou. Mais là, à l’heure actuelle, il s’y refuse. Le voilà donc parti à rechercher des solutions alternatives, même si l’horizon est particulièrement bouché et les possibilités réduites, d’autant plus que Eve ne collabore pas beaucoup. Cependant,  même lui se méfie du monde sorcier : il ne ferait confiance qu’à Rafa ou Eve pour mettre un tel projet à exécution, tout désespéré qu’il soit, alors il se contente d’approuver la remarque de la jeune femme sans y apporter de contradiction, presque soulagé. A tout prendre, il préférerait régler ça d’une façon qu’il maitrise, ça l’emmerderait d’être dépendant de qui que ce soit pour gérer ses affaires.

Il lui semble donc que trouver quelqu’un pour s’occuper du gamin et le surveiller serait la meilleure solution. Sois proche de tes amis et encore plus de tes ennemis, dit le proverbe, et ça doit bien valoir pour les gamins qui risquent de le devenir. Reste juste à le trouver et à le rapatrier : depuis LA, ça devrait être plutôt facile. C’est toujours à lui, et sauf si les mexicains ou ceux de la côte est s’en mêlent, ça devrait se passer en douceur, s’il file ça au vieux Mike Maguire. Alors Finn se permet un sourire, cette fois un peu plus détendu. « C’est la famille, LA. Ça ne posera pas problème. » L’idée de parler de ses activités à cœur ouvert avec une flic reste étrange pour lui. Même si c’est Eve. Preuve qu’il vainc quand même ses réticences, le sous-entendu masque cette fois à peine le fait qu’il règne plus ou moins à distance sur le crime angeleno. Et comme sa connaissance du milieu mafieux américain n’est pas mauvaise, il ajoute un argument qu’il pense décisif : « Par contre, je serai moins sur pour les clans de la côte Est. Je ne sais pas trop quelle genre de relation Montenza avait avec eux. »  

Un moment, donc, Finn pense avoir convaincu Eve, mais peine perdue, et c’est à son tour de craquer : « Mais enfin mais c’est toi qui m’en a parlé, je te signale ! Avant ça j’ignorais jusqu’à sa putain de d’existence, moi ! » Il est dépassé, parce qu’il ne comprend pas l’accusation, et le voilà qui se retrouve à se justifier pour ne pas perdre la face. L’acteur se sent, de fait, un peu coupable et surtout vexé qu’elle puisse penser ça de lui, au point qu’il en viendrait presque à considérer pour acquis, lorsqu’il parle, l’existence de leur hypothétique futur enfant et qu’il ne s’avise même pas de reprendre sa compagne. « Pour qui tu me prends exactement ? Tu sais très bien que ce n’est pas vrai et que c’est injuste. Ne m’accuse pas de ça. Tu penses vraiment que je laisserai quelqu’un nous faire du mal ? Ou faire du mal à notre enfant ? » Piqué au vif, le voilà qui hausserait presque le ton à son tour. « C’est précisément pour ce genre de cas que je dis qu’on avisera s’il venait à le devenir. Est-ce que ce n’est pas suffisamment clair ? » Boudeur, l’acteur finit donc par conclure, lançant un regard plein de reproche à la rousse : « Merde, comme si je ne me torturais pas assez l’esprit comme ça… comme si je tenais plus à un gamin que je ne connais pas qu’à nous. Franchement, Eve…»  

Il y a un moment de silence où tout pourrait exploser, mais finalement – coup de chance, ou peut-être qu’aucun d’entre eux ne veut vraiment se battre avec l’autre alors qu’ils ont une porte de sortie – Eve cède du terrain. Les conditions qu’elle lui impose ne plaisent guère à Callahan, ce que son air renfrogné indique clairement, cependant : « Pff. En termes de menace envers ma personne, je ne suis pas sûr que ton oncle soit le plus indiqué. Tu voudrais qu’ils se liguent, tu ne t’y prendrais pas autrement. » Chouvalov, très peu pour lui. Mais il y a peut-être aussi une part d’humour dans la mention qu’il fait de l’oncle de la jeune femme et de la détestation qu’il entretient à son égard, autant qu’une tentative de dédramatiser puisqu’ils sont presque d’accord. Comme, même en criant, ça reste un pas vers lui, Finn finit par acquiescer doucement :   « D’accord. On fait ça. Tu n’auras qu’à me dire son nom. Je vais passer un ou deux coups de fils, et on fera passer le colis aux russes. Et au moindre faux pas, on s’en débarrassera. Ca ne deviendra pas une menace pour nous. »

Pour lui, ça clôt la discussion, même si c’est plutôt un mantra qu’une certitude. Décidant qu’il est temps de calmer le jeu, le mafieux finit par bondir sur ses pieds, suscitant d’un coup l’intérêt de Shane : « Bon. Je vais faire des toasts. Tu râles moins, quand je te fais à manger. » Et si Eve bougonne, il est déjà parti, le chien sur les talons, à rire sous cape du fait qu’il arrive à l’appâter et à la dérider à coup de nourriture.  

« Tiens. Shane, arrête, tu en as déjà eu…»
Le molosse reste quand même à leur pieds alors qu’il s’installe de nouveau à côté de la rousse. Il y a un moment où ils mangent en silence, avant que Finn ne finisse par dire franchement : « J’ai besoin de réfléchir encore un peu. Mais la prochaine fois qu’on se verra, je te promets d’essayer de donner une réponse claire. » S’imposer de réfléchir en donnant une date à Eve est pour lui un moyen de ne pas fuir éternellement le sujet tout en continuant à se torturer ad nauseam. C’est aussi une réponse implicite à ses reproches, qui l’ont plus touché qu’il ne veut bien l’admettre, et une tentative pour prouver qu’il fait des efforts.

Le silence retombe à nouveau, plus paisible cette fois, et finalement, Callahan se décide à affronter une autre question qui lui fait peur.  « Tu repars, ce soir ? » Il n’en a pas la moindre envie. Malgré ces – légères, quand on les connait – tensions, il ne se lasse pas d’avoir Eve en permanence avec lui. Il n’ose pas lui dire qu’il aimerait bien que ça devienne leur routine. Au lieu de ça, un peu provocateur, et pour voir si ça la touchera aussi, il ajoute avec un sourire, dévorant ses toasts comme si de rien n’était : « Je t’aurais bien gardée avec moi encore un peu. Enfin. Tu dines avec moi, jeudi ? » Et puis il l’embrasse avec un sourire allègre, et décide finalement d’un ton affirmatif :  « Je prends ça pour un oui, si tu ne réponds pas, tu sais. » Un jeu dangereux : elle aurait raison de lui rétorquer qu’elle pourrait faire la même chose. Mais peut-être qu’il aimerait ça, alors…



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