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 Now the song is nearly over || Eve, Robin

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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeLun 30 Mai - 14:14

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

-Il s’est ressoudé un peu de travers, non ?

Le petit miroir de Florence en main, Rafa examine son nez, tout juste débarrassé du plâtre par Matthews. Tout en remballant son matériel, le toubib confirme, et explique que les nez cassés, ce n’est pas une science exacte. Assez souvent, ça se soude comme ça veut, et là, ça voulait partir tordu. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Et Florence, appuyée sur l’épaule de Rafa, ajoute dans un murmure que ça lui va bien. Ça lui donne un air “mauvais garçon”, dit-elle, ce qui fait doucement poiler Rafa. Comme si un type aussi sérieux, aussi peu soupçonnable que Rafael O’Riordan, second d’un chef de clan mafieux de son état, pouvait avoir l’air d’un mauvais garçon, franchement. Matthews aussi se marre, avant d’ajouter, toujours professionnel :

-Les hématomes ont encore besoin de quelques jours pour se résorber. C’est que tu t’étais pas raté, mon gars. Mais le plus dur est fait, maintenant, et te vlà beau comme un camion, pas vrai Florence  ?

L’intéressée acquiesce, caressant du bout du doigt l’arête du nez du second, s’attardant sur la cassure. Il lui plaît drôlement, comme ça, le petit Rafa. Elle a toujours eu un faible pour les voyous, une chance quand on voit dans quel milieu elle gravite, et spécialement pour lui qu’elle a connu “tout môme”, qu’elle dit. Elle attend tout juste, l’effrontée, que le doc, ses honoraires en poche, ait quitté le bureau pour s’installer sur les genoux de Rafa, avec de toute évidence des projets précis, mais il douche impitoyablement ses espoirs :

-Pas maintenant, Flo… J’ai du travail. Faut que je laisse tout nickel pour le patron, je pars demain.
-Tu pars vraiment, alors ? Avec Eve ?
-Ouais.
-Je croyais que Finn était pas d’accord.
-Y a pas le choix, il le sait, et puis on fera gaffe.
-Tu pars combien de temps ?
-Je sais pas. Le moins longtemps possible.
-Tu vas faire quoi ?
-Service de Sa Majesté. Peux rien dire. Allez, sois chouette, faut vraiment que j’avance si je veux dormir cette nuit.

Elle se marre, mais n’insiste pas. C’est la première règle de prudence, dans leur milieu. Les gens curieux ne font pas de vieux os. Et pourtant, ça la tracasse, ce voyage de Rafa et Eve en Californie, à la rousse. Sans doute parce qu’ils partent juste tous les deux, sans le patron, et que ça a l’air suspect. D’ailleurs Finn est moyennement enthousiaste à l’idée de les laisser partir. Florence trouve tout ça bizarre, et puis elle s’inquiète, mais elle ne peut pas faire davantage. Elle ébouriffe les cheveux de Rafa, dépose sur son nez un baiser et quitte le bureau, le laissant aux prises avec des colonnes de chiffres qu’il est à peu près le seul à comprendre. Il a promis au patron, pour le convaincre de ne pas changer les plans à la dernière minute, de tout lui laisser en ordre ; Callahan n’aura rien à faire, ça roulera tout seul. Il a averti, durant sa tournée des popotes du lundi, que c’est Sean qui viendrait le lundi suivant ; les comptes sont faits, les ordres donnés, il peut partir tranquille.

Tranquille, ou presque. Mine de rien, et même si c’est lui qui s’est proposé, il n’est pas vraiment serein au moment de fermer sa porte, le lendemain matin. Il a déjà accompli des missions seul pour le compte de Callahan, mais là, c’est différent. C’est à l’autre bout du monde, et d’une. On cause du fils de Ludo Montenza, et de deux. Et il se retrouve avec Eve qui s’est imposée comme copilote, et de trois. Largement de quoi se faire de la bile.

Tout a été planifié pour le mieux : le patron est en tournage toute la matinée, il doit rentrer vers une heure, et puis ils partiront tous les trois à l’aéroport, d’où Rafa et Eve décollent à six heures. Callahan n’est pas rassuré et tenait à être présent pour “les mettre dans l’avion”. En attendant, il est convenu que Rafa aille chercher Eve chez elle, sur l’Allée des Embrumes, où elle a dû se résoudre à passer quelques jours ; à l’idée qu’elle puisse croiser Avery, le patron a commencé à avoir des sueurs froides, alors Rafa a grondé que lui, en revanche, n’avait rien contre une nouvelle rencontre avec le voisin d’Eve. Bon gré mal gré, Finn a fini par accepter l’arrangement ; de toute façon, en son absence, il est à peu près sûr que ces deux têtes de pioche n’en feront qu’à leur idée, ce qui n’est pas pour le rassurer.

Mais Hawthorn Avery n’est nulle part en vue quand Rafa monte d’un pas conquérant l’escalier qui mène chez Eve, et claironne en ouvrant la porte qu’elle a laissée entrouverte à son intention  :


-Debout là-dedans ! Regarde-moi un peu ça, c’est un Rafa tout beau tout neuf qui vient te chercher !

Évidemment, elle a quelques objections sur sa beauté, et ils commencent à se chamailler avant même d’être sortis de l’appartement. Ça se lance des piques une partie du trajet, et puis, à l’approche du monde moldu, ils redeviennent sérieux et se remettent à parler du voyage.

-C’est bon, t’as tout ? lance Rafa, rigolard, à la jeune femme en entrant au Chaudron Baveur pour récupérer la Bentley sur Charing Cross Road. Ton passeport, ton rouge à lèvres, une culotte propre, bref le minimum vital ?


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Eve Talbot
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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeLun 30 Mai - 23:06

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overLe grand jour est arrivé, ils vont partir aux Etats-Unis, Los Angeles plus précisément, or Eve ne sait pas vraiment ce qu’elle éprouve face à ce départ un peu inattendu. Evidemment, c’est elle qui a insisté pour y aller, mais c’est plus par nécessité que par curiosité. Rafa comme Finn pourraient lui reprocher de ne pas leur faire confiance et en un sens, ils n’auraient pas tort. Ça n'a rien de personnel, ils le comprennent aussi, à sa place, ils auraient eu la même réaction. L’affaire est sensible, on doit gérer la destinée d’un enfant avec le potentiel d’une bombe. Ca demande que toutes les parties soient présentes, considérant la manière dont la famille Montenza l’a lésée et la prise en charge que fera sa propre famille de l’enfant, Eve considère qu’elle a bien le droit d’être présente. En réalité, si elle n’avait pas insisté, son oncle aurait probablement envoyé un de ses hommes et pour la tranquillité de tous, mieux vaut que la jeune femme serve d’intermédiaire. Pour rire, Vasily, le second de Nikolaï, apprenant que son homologue Irlandais était du voyage, à proposé de l' accompagner, un sourire goguenard aux lèvres. Ca lui a valu un regard noir de la jeune femme, ponctué d’un rire de son oncle qui a clôturé le sujet en soulignant qu’il valait peut-être mieux que seule Eve soit de la partie.

En réalité, Nikolaï est un peu trop content au goût de sa nièce de la façon dont tourne les choses. Quand elle lui a annoncé qu’elle irait récupérer l’enfant en son nom avec Rafa, il n’a pas protesté. Pourtant, elle s’attendait à une opposition de sa part. A l’inverse, il semblait plutôt content, trop content. Il a fallu que Vasily lui dise que c’était la première fois qu’elle prenait une part active dans les affaires de la famille pour qu’elle comprenne où il voulait en venir. Après tout, ça fait un moment que le patriarche rêve de voir sa nièce quitté sa vie itinérante pour rentrer dans les rangs, un voeu pieu jusqu’à maintenant, mais depuis que Callahan est dans sa vie, il semblerait qu’elle revienne de plus en plus dans son giron. C’est sûrement pour ça, plus que pour le reste qu’il envisage de tenir sa promesse et ne pas castrer l’indigne qui refuse d’épouser sa Noushka.

En attendant, la décision est prise et elle s’y tient malgré une santé un peu défaillante depuis quelques jours. En effet, ça fait un petit moment qu’elle ne se sent pas tout à fait à son aise. Fort fatiguée, un peu dérangée, mais ce n’est pas la première fois et elle ne se tracasse pas plus que ça. Évidemment, elle s’est bien gardée d’en parler à Finn sachant que s’il voit le moindre argument susceptible de la faire rester, il l'utilisera sans vergogne.

La voilà donc dans son studio, occupée à empaqueter le nécessaire pour ce voyage en terre inconnue. Finn, inquiet pour sa sécurité, a insisté pour que ce soit Rafa qui vienne la chercher. L’idée ne lui semble pas des meilleures, il ne faudrait pas qu’ils risquent une rencontre avec son encombrant voisin. Heureusement tout se passe pour le mieux et quand Rafa vient la chercher, elle n’a pas vu trace de son voisin et son compagnon de voyage est d’excellente humeur, lui tirant une grimace avec ses fanfaronnades.

- Beau ? Mais tu t’es déjà regardé mon pauvre garçon ? Il n’y a que Florence pour y croire, répond-elle sur le même ton.

Eve referme sa petite valise qui contient le nécessaire et prend son sac avant de refermer la porte d’un sec, y ajoutant une fermeture magique pour faire bonne figure, tout en continuant de charier son compagnon.

- Laisse-moi parier, je la connais, elle t’a dit que ça te faisait une gueule de voyou et qu’elle trouvait ça irrésistible.

Eve et Florence, à la fois semblables et dissemblables. Parfois tellement que l’on pourrait penser qu’elles ont une parenté commune. Un fait qui n’est pas passé inaperçu auprès d’une Eve relativement jalouse dans ses débuts. Néanmoins, les deux femmes ont vite fait de dépasser leurs préjugés respectifs si bien qu’elles s’entendent désormais assez bien que pour parfois passer du temps ensemble. De Rafa, elles ont souvent discuté.Tout en admettant plutôt charismatique que beau, Eve n’a pas d’attirance pour son camarade aussi a-t-elle parfois du mal à comprendre celle de Florence. C’est probablement pour un mieux puisque la réciproque est vraie du côté de O’Riordan qui doit la juger tellement chiante qu’elle en devient peu attirante. De quoi rassurer Finn alors qu’il va les voir partir ensemble pour un City Trip.

Arrivé à hauteur du Chaudron Baveur, la discussion prend une autre direction et Eve acquiesce avec sérieux :

- Je pense. Tu es certain qu’on aura de quoi se fournir sur place pour les protections ? Je n’aime pas l’idée de partir sans rien. J’ai l’impression d’être nue.


Alors qu’elle finit sa phrase, elle tourne légèrement la tête, se sentant observée. C’est en effet le cas. A sa droite, une sorcière les regarde fixement sans prononcer un mot. Ses grands yeux verts et son visage très expressif, ne laissent aucun doute quant aux émotions qu’elle semble éprouver en cet instant et il ne faut pas longtemps pour comprendre que la jolie tête blonde n’est probablement pas inconnue d’O’Riordan. Elle se tourne vers le susnommé qui n’a pas l’air d’avoir remarqué ou fait très bien semblant :

- Rafa ? Tu la connais ?


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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMar 31 Mai - 11:09

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

Les gens, dans la rue, observent Rafa à la dérobée, sans qu’il sache si c’est son allure de Moldu ou son visage encore meurtri qui attire les regards. De l’autre côté, il n’y avait pas de doute ; les hématomes qui marbrent encore sa figure suscitent un peu de peur et beaucoup de curiosité. Le plâtre n’était guère mieux, et depuis une dizaine de jours, O’Riordan s’est habitué à ces regards en coin. Lui qui n’aime pas être au centre de l’attention était servi, avec cet attirail. Depuis que Matthews a retiré le plâtre, il se fait un peu moins remarquer ; c’est peut-être seulement son costume-cravate de coupe résolument moldue qui fait tourner la tête de tous ces cons, après tout. Il croise son reflet dans une vitrine et lance, narquois :

-Alors comme ça toi, tu me trouves pas irrésistible ? Bordel, je suis déçu. Avec le mal que je me suis donné. Heureusement qu’il me reste Florence, tiens.

On rigole, on rigole, mais le patron a toujours un air de deux airs quand Eve et Rafa plaisantent sur ce point. Il a confiance en eux, à raison ; O’Riordan s’estimerait le dernier des traîtres d’oser seulement regarder la copine de son patron, d’oser considérer qu’elle puisse n’être qu’une femme comme les autres. Avec peut-être un peu d’excès, il s’interdit de faire la moindre remarque sur elle, même pour la complimenter, car ce serait admettre qu’elle a un corps, et ce serait le début de la félonie. De ce côté-là, Callahan peut dormir sur ses deux oreilles : Eve, si elle est moins extrême que Rafa et ose parfois un commentaire sur son physique, professe tout de même la même rigoureuse loyauté à l’endroit de Finn. N’empêche, il n’aime pas les voir chahuter avec ça, comme s’il n’était pas certain de la mériter, cette loyauté. C’est un peu par égard pour lui, même en son absence, que Rafa s’interdit de continuer la discussion sur sa beauté. Il a assez confiance en lui et en sa capacité de séduction pour ne pas se formaliser des piques que lance Eve, après tout. Ils sont comme frère et soeur et pour rien au monde il ne faut être celui qui est guimauve, celui qui oublie de balancer une vacherie, sous peine de passer pour une chiffe molle.

C’est Eve qui se charge d’ouvrir le passage entre le Chemin de Traverse et le Chaudron Baveur, et elle entre la première dans le pub, non sans foudroyer du regard son acolyte lorsqu’il mentionne le rouge à lèvres. Il a un sourire moqueur, mais redevient très vite sérieux pour répondre :


-Oh, oui, t’en fais pas, je sais où m’adresser pour ça. On ne manquera de rien, c’est moi qui te le dis. Je m’en voudrais de te laisser te balader à poil, tout de même.

La phrase tombe dans un silence bizarre, alors même que le pub est plein de monde et de conversations. C’est comme si, dans leur coin, quelqu’un avait coupé le son. Eve ne répond pas tout de suite, et il faut qu’elle demande à Rafa s’il la connaît pour qu’il tourne la tête et avise enfin qu’on le regarde.

Bordel. C’est elle. C’est Robin. Son estomac se tord douloureusement. Il n’était pas prêt à une telle rencontre. Il s’était préparé à tomber sur Avery, à lui balancer quelques vannes bien humiliantes et à lui foutre la rouste de sa vie, mais face à Robin, il reste muet, incapable, durant quelques instants, de savoir quoi dire. Enfin, sans quitter la blonde du regard, il tend à Eve sa valise et la clé de la Bentley, en murmurant :


-Tu… tu devrais aller mettre ça dans la voiture, peut-être ?

Il fourre le tout dans les mains d’Eve, sans vraiment avoir conscience si elle s’éloigne ou pas. Mauvaise idée. Le voilà désormais, les mains vides, les bras ballants, plus mal à l’aise qu’un collégien. Il faut trouver quelque chose à dire, n’importe quoi, mais sous ce regard, il se sent soudain idiot.

-Robin, finit-il par bredouiller. Je…

Tu quoi ? Tu ne t’attendais pas à la trouver là ? Mais tu es en plein quartier sorcier, crétin. Ce n’est pas vraiment étonnant qu’elle soit là. Par contre, elle est seule, et est-ce que ce ne serait pas l’occasion d’essayer de parler un peu ?

-Je suis content de te voir,
lâche-t-il maladroitement. Tu as l’air d’aller bien… non ?

À vrai dire, il ne sait pas, et il n’est même pas sûr que ce soit une bonne idée de lui parler, a fortiori pour dire ça. Peut-elle vraiment aller bien, avec le regard qu’elle pose sur lui, un regard où il ne sait s’il doit lire de la peine ou de la colère ? Son vieux réflexe - se barrer, fuir, se dérober - le titille, mais il reste étrangement cloué sur place, tel un homme qui se brûle et qui n’a même pas la présence d’esprit de reculer. Le regard plein de reproches de Robin est pire que tout, pire que n’importe quelle brûlure, pire que le Doloris d’Avery.

Mais elle le regarde.


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMar 31 Mai - 19:24

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overPersonne n’est plus étonnée que Amy quand, un samedi matin, sans s’être annoncé sa cadette sort de la cheminée du hall d’entrée. L’elfe de la maison, toujours au fait de tout ce qui s’y passe, l’a prévenu qu’un visiteur n’allait pas tarder à arriver. Méfiante, c’est la surprise qui s’affiche sur son visage en voyant sa cadette émergée. Les Hammond sont proches mais depuis son mariage Amy s’est naturellement un peu éloignée de sa sœur qu’elle a moins le temps de voir. Ses enfants lui prennent beaucoup de son énergie et sa cadette, elle, est à un âge où l’on profite de la vie si bien qu’il est tout naturel qu’elles se voient moins.

- Ah, Amy, je ne te dérange pas ? Maman m’a rappelé que tu étais seule avec Agatha et Prudence pour le week-end, je me suis dis que j'allais en profiter pour venir dire bonjour.

Évidemment, il y a de la surprise dans le regard de sa sœur. Amy la connaît bien et Robin soupçonne qu’elle se doute qu’elle n’est pas venue simplement pour le plaisir de voir ses nièces et manger un morceau de tarte. Néanmoins, elle prend sa sœur par le bras et l'entraîne dans le jardin où Agatha, du haut de ses cinq ans, dessine avec application sur un parchemin. Prudence, à quatre pattes, explore le jardin et ne se retourne même pas à son arrivée. L’aînée par contre, heureuse comme tous les enfants d’avoir quelque chose de neuf dans sa journée se lève et vient coller ses mains pleines d’encre sur sa jolie robe neuve.

- Tante Robin !

La matinée passe agréablement au côté de sa sœur. Les filles, toujours pleines d’énergies, mettent un point d’honneur à ne pas la laisser tranquille. Une excuse toute trouvée pour la jeune femme qui ne souhaite rien tant que d’avoir l’esprit occupé et ainsi se détourner de ce qui la préocupe. Hélas pour elle, ça ne peut pas durer éternellement et voilà les petites emmenées par la nourrice pour leur repas de midi, laissant les deux sœurs ensemble.

- Et si tu me disais ce qui t’amène ?, finit par lui demander Amy.

Robin hésite, mais il ne faut pas longtemps pour qu’elle se finisse par tout lui expliquer. Rafael, son premier amour, Rudolf et le dîner, Hawthorn, la crise et finalement ce week-end à la mer qui la laisse totalement perplexe. Assez peu pudique en temps normal, elle a du mal à mettre les mots sur ce qu’elle ressent. Même devant sa sœur, dont elle est pourtant proche, il y a des choses qu’elle n’arrive pas à formuler et surtout qu’elle ne veut pas avouer. Amy reste un moment sans rien dire puis pousse finalement un soupir avant de dire :

- Alors comme ça on est devenue une femme …

La plus jeune se renfrogne, vexée que son aînée semble prendre la chose par-dessus la jambe. Amy s’en rend vite compte et pose sa main sur celle de sa soeur :

- Ne le prend pas comme ça. Je ne m’y attendais juste pas. Je pensais que tu resterais encore innocente un moment. Je suppose que Thorn a bien fait attention à prendre toutes les précautions nécessaires ? Il était déjà précautionneux à l’époque …

Robin baisse les yeux, rougit, mais hoche la tête en signe d’assentiment.

- Tu sais, je ne dirais rien à papa, mais honnêtement, je ne pense pas qu’il ait eu tort en rompant nos fiançailles.

Voyant qu’elle va parler, elle l’en empêche.

- Non, non écoute-moi jusqu’au bout. Je sais que tu l’as toujours beaucoup aimé et je n’ai rien contre lui à titre, mais je ne crois pas qu’il soit fait pour toi. Tu le connais comme un grand-frère et si tu veux mon avis, ça aurait dû en rester là, mais tu ne le connais pas comme moi et Ashton on l’a connu. On a grandi ensemble tous les trois. Je connais des aspects de lui que tu ne connais pas et je suis persuadée que …

Elle ne finit sa phrase, mais Robin comprend ce qu’elle voulait dire et finit à sa place :

- Que ça finira mal ?
- Ce n’est pas ce que je te souhaite. Crois-moi. Mais il aurait dû avoir plus de jugeote. Que tu ais cédé, je le conçois, mais lui aurait dû savoir.

C’est plus perturbée que réconfortée qu’elle quitte la maison de sa sœur. Elle ne s'aperçoit même pas que sur sa jolie robe verte, celle qui a des broderies fleuries qui lui font penser à celle qu’elle avait achetée avec Rafa, il reste encore la trace de la main pleine d’encre de sa nièce. Songeuse, elle revient au Chaudron Baveur, pas vraiment certaine de la façon dont elle va occuper le reste de sa journée. Thorn lui a proposé de passer si elle était libre, mais ils ont passé beaucoup de temps ensemble dernièrement et la jeune femme se dit qu’elle profitera bien d’une après-midi seule. Sans compter qu’elle n’est pas certaine d’avoir envie de faire ce que l’on fait dans l’intimité d’une chambre. Non, peut-être passera-t-elle voir Archibald s’il n’est pas trop occupé. Voilà un moment qu’elle ne l’a pas vu. Forte de cette idée, elle fend la foule dense de la taverne mais s’arrête même avant d’avoir franchi la porte.

Elle doit presque se pincer pour se convaincre que c’est vrai, mais elle reconnaîtrait sa silhouette et son costume entre mille. Sans se l’avouer, Robin l’a tellement cherché, laissant son regard se perdre sur le Chemin de Travers dans l’espoir qu’il franchira la barrière, qu’elle n’arrive pas à se persuader qu’il est enfin là en face. Son visage est abîmé, son nez a changé, comme si on l’avait cassé, ce qui est d’ailleurs probablement le cas, mais pas de doute, c’est lui.

Instantanément, sa respiration se coupe. Elle en aurait presque les larmes aux yeux, tant c’est douloureux. Alors voilà, tout ce qu’elle peut faire, c’est rester en plein milieu du jeu de qui et constater avec une certaine amertume qu’il n’est pas seul. A ses côtés, une jolie rousse plus ou moins sa taille, toute fine et aux antipodes de ce qu’est Robin. Sans vraiment le comprendre, son ventre se tord et les affres de la jalousie se font sentir. Elle se raisonne, il est bien en droit d’être avec qui il veut. Elle-même n’est pas vraiment en mesure de faire la leçon à qui que ce soit mais quand même, qu’est-ce que ça fait mal. Avec eux, une valise et ce qu’elle reconnaît être des clés de voiture. Ils partent en voyage et puisqu’ils sont ici, ça veut dire que la femme en face d’elle est probablement une sorcière aussi. Ça rend le constat encore plus cruel. Elle sait à quel point Rafael n’aime pas le monde sorcier, son monde. Elle l’a compris et savoir que, finalement, elle n’avait rien d’exceptionnel, qu’il est encore ici, fréquente les mêmes endroits que ceux qu’ils ont fréquenté, c’est une nouvelle blessure. Non, tu n’avais rien de particulier. Une parmi tant d’autres.

Est-ce qu’il se sent coupable de son côté ? Elle n’en sait rien, mais toujours est-il qu’il donne la valise et les clés à la rousse, lui faisant comprendre qu’elle peut déjà partir. Celle-ci prend les affaires, s’éloigne, comme pour leur laisser de l’intimité, mais ne sort pas du Chaudron pour autant. Robin lui jette un coup d'œil, rapide, presque imperceptible, juste le temps de savoir si elle est toujours là, avant de revenir sur Rafael. Comme si elle avait peur qu’il disparaisse si jamais elle le quitte des yeux. C’est lui qui prend la parole en premier ce qui n’est pas plus mal puisque, pour la première fois de sa vie, Robin est à court de mots. Il n’a pas l’air à l’aise, au moins quelque chose qu’ils partagent en cet instant.

- Je …

Elle non plus ne sait pas quoi dire. Il y a tellement à dire, tellement de questions à poser, comment trouver la bonne, celle qui ne sera pas trop blessante, celle qui ne le fera pas fuir ? Parce que Robin est sûre d’une chose toute blessée et furieuse qu’elle soit, la jeune femme ne veut absolument pas qu’il parte. C’est un serveur qui interrompt sa tentative de réponse. L’endroit est bondé et Rafa comme Robbie sont sur le chemin. Avec bonne humeur, il claironne :

- Hop, hop, on se met sur le côté les amoureux. Vous êtes dans le passage. Allez vous asseoir à une table plutôt que de rester planté là.

Il n’a pas fini sa phrase qu’il est déjà trois mètres plus loin. Quelques rires bon enfant accompagnent sa remarque, mais les gens retournent vite à leur conversation. Embarrassée, Robin se rapproche, mais garde tout de même une distance.

- Qu’est-ce qui est arrivé à ton visage ?

Voilà la première chose qui finit par sortir. Elle ne peut pas se résoudre à dire qu’elle va bien. Robin n’est pas du genre à mentir, pas intentionnellement en tout cas. Or ici, en cet instant, elle serait bien incapable d’affirmer qu’elle va bien. Alors elle fait ce qu’elle fait toujours, elle pose la question embarrassante, celle qui est la moins utile aussi. Mettre les pieds dans le plat, c’est presque une profession de foi chez elle.

- Je ne pensais pas que tu serais content. De me voir je veux dire. Je t’ai écrit tu sais, quand on s’est séparé. Je voulais m’excuser et qu’on puisse parler, un peu plus sereinement qu’on ne l’avait fait. Mais comme tu n’as pas répondu, je me suis dis que tu ne voulais plus entendre parler de moi.


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMer 1 Juin - 12:02

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

Si les gars du Cohan, et Finn Callahan le premier, voyaient Rafa à cet instant, ils croiraient certainement qu’il vient de prendre un grand coup de poêle sur la tête. C’est d’ailleurs ce que doit penser Eve, qui s’est éloignée mais observe la scène de loin, sans que Rafa s’en soit même rendu compte. C’est qu’il est méconnaissable, le petit O’Riordan. Ça ne lui ressemble pas de rester figé, incapable de parler, comme il l’est face à Robin. D’ordinaire, il a plutôt tendance, au contraire, à démarrer au quart de tour, et à se faire entendre - plutôt trop que pas assez, comme le dit le patron qui se plaît à lui répéter : “tu parles trop, gamin”. Le voilà soudain bien loin de son personnage habituel, presque amorphe, tout juste bon à faire un pas de côté lorsque le serveur vient les bousculer gentiment en les traitant d’amoureux. Les amoureux ? Qu’est-ce que c’est, déjà ? Le mot sonne étrangement aux oreilles de Rafa, comme s’il s’agissait d’un terme prononcé en langue étrangère. En tout cas, il semble exclu que ça puisse les qualifier.

Robin est aussi gauche que lui, mais il ne s’en rend pas compte, trop occupé à la regarder. Il avait oublié à quel point elle était belle, se dit-il, ou alors elle l’est encore devenue depuis qu’ils se sont quittés. En tout cas, il ne la quitte pas des yeux, comme pour graver son image dans sa mémoire. Ce qu’il fait là ? Il ne sait plus. Le voyage à Los Angeles, le mioche de Montenza, le patron qui va finir par les attendre, le temps qu’il fait ? On s’en fout. Robin est là et elle n’a pas eu la réaction qu’il craignait - lui lancer des reproches à la figure, lui flanquer une baffe sonore devant tout le monde, et partir en pleurant. Non, elle reste là, pas bien à l’aise, maintenant qu’il y pense, mais ferme. Elle s’est un peu rapprochée de lui lorsque le serveur leur a demandé de libérer le passage, il n’y aurait qu’à tendre la main pour effleurer ses doigts, comme avant. Mais les bras de Rafa sont de marbre, aussi paralysés que le reste de son corps. Il finit par retrouver la parole pour répondre à la question de la jeune femme :


-Rien de grave. Une mauvaise rencontre. J’ai…

Il n’achève pas. On s’en fout, en fait. Que ce soit Avery ou un autre, qu’il ait pris des coups ou chuté dans l’escalier, ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est elle, son air un peu perdu, et le fait, malgré tout, qu’elle poursuive la conversation. À la mention de la lettre, Rafa se sent paniquer. Elle est encore chez lui, dans un tiroir, attendant désespérément une réponse. C’était idiot de ne pas répondre, Callahan n’a cessé de le lui dire, mais il n’a jamais pu s’y résoudre. Blocage inexplicable ; d’ordinaire, il est plutôt du genre à assumer ses erreurs et ses responsabilités, quitte à y laisser des plumes… alors pourquoi regarder cette lettre en tremblant (comme une stagiaire devant un téléphone qui menace de sonner) ?

Une connerie, ou une lâcheté, en entraînant une autre, Rafa n’a pas le courage d’avouer simplement qu’il a eu peur, qu’il ne savait pas quoi écrire, qu’il s’est senti con, qu’il lui demande pardon, qu’elle lui manque, et toutes ces choses qui dénoueraient peut-être la situation. Trop simple, trop efficace, et probablement trop coûteux émotionnellement. D’une voix blanche, il répète :


-Tu… tu m’avais écrit ? Un hibou ? Il y a longtemps ?

Tu le sens, que ça ne te mènera nulle part, de mentir comme ça ? Adversaire résolu du mensonge, Rafa ne comprend pas lui-même pourquoi il s’enferre de la sorte, mais il persiste et signe :

-Comment tu as pu croire que je voudrais plus entendre parler de toi ?

Le patron n’a peut-être pas tout à fait tort lorsqu’il traite son second d’handicapé des sentiments. Il y aurait tant de choses à dire pour plaider sa cause, et elles défilent dans l’esprit de Rafa qui ne se résout pourtant pas à les exprimer. Et pourtant, Robin comprendrait certainement sa peur de lui faire honte, d’être ce petit ami gênant qu’on n’ose pas présenter à son père. Elle comprendrait ses regrets après son mouvement de colère, et sa peur, encore, de s’expliquer, de devoir se justifier, de devoir parler de ses émotions. Elle comprendrait qu’il est convaincu qu’elle le déteste, et qu’à la voir essayer de lui parler, il se sent plus minable que jamais, et que c’est même pour ça qu’il ment, pour avoir l’air moins médiocre. Elle comprendrait tout ça, parce que Robin comprend, excuse, trouve le bon chez les gens, même chez les minables. S’il lui expliquait, elle pardonnerait peut-être, mais il faudrait, pour cela, qu’il reconnaisse lui-même tous ces sentiments qui le rendent confus. Ce n’est pas la direction que prend la conversation, alors que Rafa, pour ne pas devoir affronter ses émotions, demande bêtement :

-Et… qu’est-ce que tu deviens, alors ?


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMer 1 Juin - 19:12

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overLe voilà ce moment tant attendu. Rafael est en face d’elle, un évènement qu’elle a espéré sans jamais se l’avouer. Quand on veut trop quelque chose qui a peu de chance de se réaliser, on évite d’y penser, ça limite les déceptions. Pourtant, contre toute attente, le miracle est arrivé et son ancien petit-ami est en face d’elle. Pas vraiment hostile, plutôt gêné, même si elle n’arrive pas à interpréter le pourquoi. Il y aurait beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à faire, mais non. A la place, Robin reste droite tel  un piquet, presque immobile face au jeune homme. S’est à peine si elle ose bouger quand les serveurs les réprimande gentiment. La voilà qui s’approche, pas trop près, comme pour garder une distance salutaire entre eux.

Douloureusement consciente de leur proximité, elle se rend compte qu’ils n’ont jamais été aussi éloignés. Pourtant, il serait tellement facile de réduire la distance. Il suffirait d’un pas, la jeune femme n’est pas du genre timide. Robin ne s’y résout pas. Alors qu’il lui fait face, difficile de nier ses envies. Celles qu’elle cachait au fond d’elle-même depuis des semaines. La fuite n’est plus envisageable et pourtant, voilà qu’elle ne peut rien faire, tenue comme l’est par l’engagement qu’elle a noué avec Hawthorn.

Enfin, il faut choisir. Parler ou partir. La seconde option serait probablement la plus confortable, mais Robin n’a jamais été du genre à fuir, sans compter qu’elle a tellement attendu ce moment qu’il serait ridicule de partir maintenant. Elle finit par parler, regrettant d’instinct sa question. Y-a-t-il plus inutile et plus stupide comme façon de commencer une conversation ? Non, mais qu’importe, au moins ils parlent.

- Mais qui … ?


Elle non plus ne finit pas sa phrase. Pourtant, elle voudrait savoir ce qu’il entend par une mauvaise rencontre. Est-il tombé dans une embuscade ? On lui a toujours dit que le monde moldu était dangereux, peut-être est-ce vrai ? Les hématomes ne sont plus violacés, ils datent d’il y a quelques jours. Rien qui ne pourrait être résolu avec sa baguette, mais elle s’abstient de le proposé connaissant déjà sa réponse; et puis ce n’est plus ses oignons lui dira-t-on ! Il n’empêche, elle ne peut pas s’empêcher de regarder son visage, se rappelant que depuis dix ans, elle l’a toujours trouvé beau. C’est presque impressionnant de voir à quel point, alors qu’elle a peine  entrée dans l’adolescence, Robin s’était éprise de lui, le sentiment perdurant jusqu’à ses vingt-deux ans avec une constance un peu affolante.

Ce n’est pas ce qu’elle devrait éprouver, songe-t-elle. Elle se sent gênée de ses sentiments et surtout de leur violence. Après ce qui s’est passé, après les dernières paroles qu’ils ont échangées, son affection pour lui devrait avoir diminué. Ça serait logique, ça serait sain. C’est Hawthorn, pas Rafael, qui devrait provoquer chez elle ce doux sentiment d’euphorie, d'angoisse et d’exaltation quand elle le voit. Mais non, Rudolf a raison et contre toute logique, la voilà en émois comme la première fois. Un trouble qui n’est probablement pas partagé. Après tout, il ne lui a jamais répondu, il ne l’a jamais recontactée. Alors s’il semble embarrassé, n’est-ce pas simplement parce qu’il n’avait jamais prévu de la revoir et que le voilà coincé ? Qu’est-ce qu’il fait là alors. Après tout, la rousse qui était avec lui n’a pas quitté l’endroit, elle est dans un coin, les observant, comme si elle voulait le surveiller. La juriste répugne à la regarder parce que pour une fois, son estime d’elle s'effondre. Comment se comparer à elle ? Non, Robin n’a aucune chance et elle le sait désormais. Anxieuse de mettre les choses au point, elle finit par mentionner sa lettre. Si elle n’est pas agressive, elle ne l’est jamais, la jeune femme ne peut pas s’empêcher de paraître blessée. Après tout, qu’est-ce que ça lui aurait coûté de répondre ?

- Comment ça tu ne l’as jamais reçue ? Ma chouette est revenue sans lettre. Elle n’a jamais perdu un courrier.

Elle se mord la lèvre, examinant toutes les options. Non, de mémoire, sa chouette n’a jamais perdu un courrier, mais ça peut arriver. A aucun moment elle n’envisage que Rafa lui mente. Ce n’est pas son genre, il a probablement des défauts, mais elle le sait honnête. Une honnête brutale dont elle a justement déjà fait les frais.

- J'imagine que ça peut arriver,
finit-elle par déclarer avec lenteur. Elle reprend, le regardant dans les yeux pour l’occasion. Il semble très pâle, plus que d’habitude, mais elle met ça sur le compte des hématomes qui ornent son visage. Je t’ai écris le lendemain de notre dispute. Je te disais que même si tu ne voulais pas revenir sur ta décision, ça me semblait bête que l’on finisse sur une dispute et des paroles amères. Elle soupire : Et puis je voulais m’excuser. Je me suis bien rendue compte que je t’ai blessé. Elle se mordille la lèvre un peu plus, remet une mèche de cheveux derrière son oreille, signe de sa nervosité. Je n’ai jamais pensé que tu pouvais valoir moins que moi parce que tu es né-moldu et l’idée que j’ai pu le faire, même involontairement me rendait malade.

Il y a un bref silence et avec un sourire triste, elle conclut :

- Je suppose que ce n’est pas plus mal qu’on se soit croisé, j’aurais au moins eu l'occasion de te le dire de vive voix.

Du reste, Robbie rirait presque - si la situation n’était pas aussi tragique - comment a-t-elle pu penser qu’il ne voulait plus entendre parler d’elle ? Tout simplement parce qu’il n’y a jamais eu un seul signe pour lui indiquer le contraire. Avec sa franchise habituelle, elle n'hésite pas à lui dire.

- Mais Rafael, comment veux-tu que je pense autre chose ? Tu es parti en claquant la porte et du jour au lendemain, je ne t’ai plus vu nulle part. Tu n’as pas répondu à ma lettre, je ne pouvais pas savoir que tu ne l’avais pas reçue et puis tu n’as jamais donné de nouvelles de ton côté.


Impossible de se résoudre à lui qu’en désespoir de cause, elle est allée au Ministère pour demander si Monsieur O’Riordan prenait toujours ses cours de transplanage. Impossible également d’avouer que quand on lui a répondu que cette information était confidentielle, elle a utilisé le nom de son parrain, le chef de la Police Magique pour avoir l’information. C’est bien parce qu’il n’a laissé aucune adresse dans son dossier que la jeune femme a du s’arrêter. Non décidément, il y a des choses qu’il vaut mieux garder pour elle. Ne serait-ce que pour essayer de sauver ce qu’il reste de sa dignité. Il lui faut déjà tout ça pour ne pas s'effondrer.

- Tu ne veux pas t’asseoir ?

Timidement, elle lui effleure le bras, un réflexe, mais également un besoin. Une façon aussi de répondre à une question par une autre. Robin n’a aucune envie de lui dire ce qu’elle devient. Pour ça, il faudrait parler de Hawthorn, mentir en prétendant que tout va bien. Or, c’est définitivement loin d’être le cas. Sans compter qu’elle se sent honteuse. Elle ne doit rien à l’irlandais, et pourtant elle ne se résout pas à dire qu’elle n’est pas seule.

- Et toi, tu vas bien ?

Non, ce n’est pas ce qu’elle veut dire, mais voilà, elle a peur de dire ce qu’il ne faut pas. Dire quelque chose qui, encore une fois, lui ferait tourner les talons et claquer la porte.

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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeJeu 2 Juin - 11:00

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

Même Rafa, pourtant pas spécialement doué pour lire entre les lignes lorsqu’il s’agit de sentiments, comprend que tout n’est pas perdu auprès de Robin. C’est vrai : si elle lui en voulait au point de le détester, elle ne resterait pas là, à essayer désespérément d’engager une conversation qui ne se décide pas. Aucun des deux ne sait quoi dire, ou quoi faire, mais ils ont envie de parler, de s’expliquer, et, dans le cas de Rafa, de se justifier, fût-ce au prix d’un mensonge. C’est idiot, mais sur le moment, c’est tout ce qu’il a trouvé pour expliquer son absence de réponse. Il aurait sans doute été plus simple, et plus sincère, de dire que lorsqu’il a reçu le message, il était encore en colère, et triste, et qu’il n’a pas su comment répondre, et qu’après il a jugé que c’était trop tard, et… Mais ça ne lui semble pas satisfaisant. La vérité est parfois terriblement décevante, et son silence n’a aucune justification autre que ce mauvais concours de circonstances.

L’estomac noué, il ne peut que se faire mentalement des reproches ; il sait, et cela ajoute à sa rage, que ce sont les mêmes que lui ferait Callahan s’il était là, et qu’il aurait raison. Pourquoi t’es incapable d’avouer que tu as eu tort, et juste de lui demander pardon ? Pourquoi tu n’as pas répondu à sa lettre, d’ailleurs ? Il aurait suffi de quelques lignes, et elle aurait compris. Elle aurait forcément compris, regarde-la, elle ne demande que ça. Comprendre pourquoi tu t’es barré, pourquoi tu étais furax, pourquoi tu as été blessant. Et même maintenant, pourquoi tu préfères mentir que juste parler avec franchise ? T’es un idiot, gamin. Un sombre idiot. Faut quand même avoir de la constance pour gâcher ses chances avec autant d’acharnement, et se rendre malheureux comme un chien.

Mais l’histoire a pris, alors Rafa y voit une bouée de secours. Maintenant qu’il a lancé ce bobard, il ne peut plus, juge-t-il, revenir en arrière. Alors il s’enferre, se vautre sans vergogne dans la boue du mensonge :


-Non, je ne l’ai pas eue… je le regrette, d’ailleurs, en t’écoutant. Moi aussi, ajoute-t-il brusquement en prenant son courage à deux mains, je suppose que je te dois des excuses. J’aurais dû t’écouter au lieu de me barrer comme ça. Je ne me cherche pas de circonstances atténuantes, mais j’ai cru… enfin… ça m’a rappelé de mauvais souvenirs, et… Bref. N’en parlons plus. Merci.

Prononcer ces quelques mots lui coûte terriblement, comme s’il faisait preuve de la dernière indécence, et il baisse les yeux, incapable de soutenir le regard de Robin. Bon sang, quel imbécile ! Là, si t’étais moins nouille, tu lui ferais les yeux doux, tu terminerais de t’expliquer, et puis tu l’embrasserais. Elle est mûre à point, et toi aussi. Suffit de voir le geste qu’elle fait pour toucher ton bras, du bout des doigts, et l’espèce de secousse électrique qui parcourt tout ton corps comme si tu venais de te brûler… Il ne manque qu’un peu plus de volonté, mais ce n’est pas en refusant maladroitement de t’asseoir (
“je ne peux pas rester très longtemps”) que ça va s’arranger, tout ça. Elle semble - ou est-ce ce qu’espère Rafa ? - un peu déçue de cette réponse, qu’il regrette à l’instant où il la prononce. Un peu au hasard, il fait :

-J’ai… je dois prendre un avion… Je pars en voyage. Mais on pourrait peut-être se voir à mon retour ?

Il n’est pas certain que Robin ait entendu la fin de sa phrase ; il l’a dite si vite, à voix si basse, qu’elle aurait bien pu n’y rien comprendre. Lui, pourtant, a le sentiment d’avoir fait un grand pas, d’avoir accompli un acte de bravoure. Ça lui rend le courage de la regarder et d’esquisser un sourire pour répondre à sa dernière question :

-Moi ? Oui, je vais bien. Enfin… pas mal, nuance-t-il, avec une sincérité inhabituelle.

S’il doit être franc, non, il ne va pas bien. Depuis leur dispute, il est passé par toutes sortes de moments désagréables, entre déprime, accès de colère et mise à pied par le patron. Il a fini par retrouver un comportement à peu près normal, mais certaines pensées reviennent beaucoup trop souvent à son goût. Certains rêves, aussi. Le patron lui dit que c’est son inconscient qui essaie de lui faire comprendre des trucs, et soupire en remarquant qu’il n’écoute pas plus son inconscient que les conseils de ses potes. Foutue tête de pioche.



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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeJeu 2 Juin - 22:25

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overQui eut cru qu’une simple discussion en plein milieu du Chaudron Baveur pouvait devenir le comble de la félicitée ? Robin est inquiète, embarrassée, tendue, angoissée, excitée, et tant d’autres choses à la fois, mais elle est surtout heureuse. C’est d’ailleurs parce qu’elle est heureuse pour la première fois depuis longtemps, qu’elle se rend compte à quel point elle était malheureuse jusqu’à maintenant, le cachant derrière un sourire et une bonne humeur un peu forcée. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle n’a passé aucun bon moment depuis qu’ils se sont séparés, mais le moindre rire, le moindre moment un peu léger était toujours accompagné de cette comparaison, un peu amère et douloureuse, des moments qu’elle a passé avec Rafa.  

Malgré tout, elle marche sur des œufs, toujours dans la peur de le voir décaniller si elle ne dit pas ce qu’il faut. S’il avait voulu partir, il l’aurait déjà fait idiote, lui dit la partie la plus rationnelle de son esprit. Après tout, ce n’est pas pour ta conversation qu’il reste là. Et en effet, on ne peut pas dire que leur tentative de parler aille de bien loin. Robin, d’habitude volubile, ne sait que dire et, peut-être pour la première fois de sa vie, elle manque de mot pour exprimer tout ce qu’elle ressent en cet instant. La voilà intimidée et craintive, deux qualificatifs qui ne lui vont pas au teint. Il faut admettre que la situation est compliquée. Rafael, même à Poudlard, était du genre taiseux et impassible. Pas le genre de type à laisser paraître ses sentiments. Alors comment être sûre de ce qu’il pense en ce moment ?

Il lui faut un certain courage pour revenir sur sa lettre et son contenu. Elle n’a pas honte de ce qu’elle a écrit, loin de là, mais elle se rend compte que même si elle prétendait le contraire, elle espérait qu’il changerait d’avis en la lisant. Se rendre compte qu’il ne l’a pas reçue est un choc. Comme elle se sent bête maintenant, d’avoir tant regardé le ciel en espérant y voir un hibou qui apporterait enfin sa réponse. Néanmoins, ses efforts semblent payer puisqu’il s’excuse lui tirant son premier vrai sourire depuis le début de la conversation.

- Je m’en suis doutée. Je sais bien que ça n’a pas toujours été facile de ce côté-là, mais soit n’en parlons plus.

Pour le moment en tout cas. Encouragée, elle tend le bras et propose qu’ils s’attablent. Pas longtemps, juste le temps d’un verre. Juste pour faire durer le moment. Elle l'effleure, reste, une supplique silencieuse qui ne rencontre qu’un refus embarrassé. Elle baisse les yeux, bas des cils pour cacher les larmes qui montent sans prévenir.

- Oh, pardon. Oui tu es occupé, je n’y pensais pas, souffle-t-elle d’une petite voix

Elle relève les yeux et son regard se tourne encore une fois vers Eve qui, pour une raison qu’elle ne s’explique pas, sourit avec ce qui ressemble à de l’amusement. Évidemment, voilà ce qu’il a à faire, c’est évident comme le nez au milieu de la figure. La suite la prend par surprise, il le dit tellement vite qu’elle n’est pas certaine de l’avoir entendu.

- Un avion ?

Le mot lui rappelle quelque chose, mais sans certitude. Dans le fond, ce n’est pas important parce qu’elle relève la tête cette fois-ci sans cacher son espoir :

- Oui.

Elle le dit trop fort, avec trop d’enthousiasme et prend une charmante teinte tomate qui jure avec sa robe. Elle toussote pour se donner une contenance et ajoute d’une voix plus mesurée.

- On peut. Envoie-moi un message et j’irai de ton côté.


Tout plutôt que de recommencer le fiasco de la fois passée. Tout plutôt que de raviver de mauvais souvenirs. Et surtout, même si elle ne l’avoue pas, tout plutôt que de croiser Hawthorn pendant qu’elle est Rafa. Il ne comprendrait pas se dit-elle. Non, il ne serait pas content et la jeune femme veut que les choses se passent bien. Elle se doute bien que ça ne sera sous-doute pas grand chose de plus qu’un verre l’espace d’une petite heure. Elle ne peut pas espérer plus, mais après tout, pourquoi pas. Elle préfère se contenter des miettes d’attention plutôt que de son absence.

- Je suis vraiment contente de te voir, avoue-t-elle alors qu’il lui dit qu’il ne va pas trop mal. Ça m'a manqué de te parler.

Et pas que, mais elle s’abstient d’en dire plus. Ça serait déplacé et elle se rend compte qu’il ne lui faudrait pas beaucoup d’encouragement pour dépasser la ligne. Un jeu dangereux en particulier parce que ce n’est pas juste pour Hawthorn qui n’occupe plus beaucoup ses pensées en cet instant, mais également parce qu’elle se rendrait ridicule. Ce n’est pas parce qu’il te propose de te revoir que ça veut dire autre chose. Ne t’emballe pas petite.

- Tu sais quand tu reviens ?

Comme ça elle pourra calculer, mais aussi ne pas espérer en vain. Cette fois-ci, elle ne peut pas attendre un hibou qui ne viendra jamais. L’espoir, ça fait trop mal et elle n’a pas l’énergie pour s’en autoriser le luxe.

- Je suppose que ton amie t’attend.

Ça la rend un peu triste. Elle n’ose pas demander s’ils sont plus qu’amis tant elle a peur de la réponse, mais d’un côté pourquoi est-ce qu’il partirait avec si ce n’était pas le cas.

- Tu sais, si jamais tu ne sais pas m’envoyer de message, dit-elle se souvenant que Rafa n’a peut-être pas accès à un hibou et qu’il ne fait pas dans la patronus, tu peux laisser un message à Tom au bar. J’ai un rendez-vous ici mercredi donc j’y serai en fin d’après-midi. Il me le fera passer.

C’est bien évidemment faux, elle n’a pas rendez-vous, mais elle viendra quand même. Autant mettre toutes les chances de son côté et dans le fond, tant pis si elle paraît pathétique. Elle n’a pas grand chose à perdre de plus, si ?


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeVen 3 Juin - 12:03

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

Elle ne me déteste pas, elle veut bien écouter mes explications, et elle veut même s’excuser. Dans l’esprit de Rafa, c’est désormais la seule chose qui compte : Robin ne le hait pas. Conscient de s’être comporté comme un moins que rien, il estime qu’elle en aurait le droit ; faut-il que son âme soit pure pour ne pas lui tenir rigueur de sa crise de colère sans explications, de sa fuite et de son silence ! Il n’y a que Robin pour être aussi magnanime. On ne peut même pas dire que ce soit un trait de la maison Poufsouffle ; issu lui aussi de cette maison, Rafa est aussi teigneux et rancunier que Robin est douce et prompte à pardonner. Ils ont d’autres traits de personnalité en commun, à commencer par une franchise un peu brute - et cela ne fait qu’ajouter à la conviction de Rafa d’être un minable. Il a menti à Robin, par facilité, en dérogeant à tous ses principes. Il est pourtant convaincu que plus on tient aux gens, plus on leur doit la vérité ; d’ordinaire, les mensonges de confort, ce n’est pas son rayon. Il ne sait pas ce qui lui a pris de réagir comme ça, mais il est certain d’une chose : il ne la mérite pas, pas plus qu’il ne mérite qu’elle lui pardonne. Un peu gêné, il se mord les lèvres, tandis que le sourire de la blonde achève de le mettre mal à l’aise.

Que sait-elle, au juste, de ses déboires dans le monde sorcier ? Elle semble avoir deviné beaucoup de choses, et Rafa ne se doute pas que leur première rencontre, à Poudlard, est gravée dans sa mémoire avec tous les détails. De cette journée d’hiver, lui garde surtout le souvenir du lac glacé, des rires, de l’humiliation, et, déjà, de cette certitude d’être un moins que rien. La suite, le repas partagé avec Robin dans les cuisines, au chaud, est passée au second plan ; c’était un bon moment, bien entendu, mais le souvenir est moins précis, moins vif. Peut-être faudrait-il lui raconter ce qui s’était passé ? Rafael repousse cette idée. Il ne veut pas avoir l’air de se chercher des excuses ou de vouloir apitoyer Robin. Un jour, peut-être, il lui dira ce qu’elle semble avoir déjà deviné. Ce n’est pas le moment, alors il propose seulement, très maladroitement, de se revoir à son retour de Los Angeles, pour se faire pardonner de ne pas pouvoir prendre un verre tout de suite.

C’est comme si elle allait se jeter à son cou, soudain. Passant sans transition de la tristesse à un enthousiasme d’enfant (et comme il l’aime dans ces moments d’exubérance !), elle accepte, un peu trop fort pour que ce soit vraiment anodin. Rafa a un sourire attendri, chose rare chez lui, en la voyant rougir, et reprend :


-Je t’enverrai un message quand je rentrerai à Londres, oui. C’est mieux si tu viens de l’autre côté.

On fait des rencontres pas nettes, ici. Peut-être faudra-t-il qu’on en parle, d’ailleurs. L’idée lui fait faire une grimace, mais il retrouve un visage plus serein pour répondre :

-Non, je n’ai aucune idée de la durée de mon voyage. Je dois aller régler quelques affaires pour mon patron, j’espère que ce sera bouclé en dix jours maximum, mais ça ne dépend pas que de moi, tu sais. J’essaierai de faire vite.

Il était déjà décidé à mener rondement l’opération Tonio Mariotti, mais maintenant, il voudrait que ce soit fini avant même d’avoir commencé. Qu’est-ce qu’il tombe mal, ce gamin ! Le digne fils de son père, tiens. Du coin de l’oeil, Rafa perçoit un mouvement dans leur direction ; Eve qui se rapproche, sans doute, et cela fait tiquer Robin. Il voudrait répondre que ce n’est pas son amie, que c’est juste la femme de son patron, mais il ne parvient qu’à confirmer :

-Oui, il faudrait que j’y aille, on va être en retard.

Pour autant, il ne bouge pas. Il reste à regarder Robin, intensément, à boire chacune de ses paroles, même la plus insignifiante. Elle a un rendez-vous ici mercredi. Mercredi. Il faudra trouver une façon de laisser un message au barman, se dit-il, même si c’est pour lui dire que le séjour en Californie se prolonge, juste pour ne pas la laisser sans nouvelles. Peut-être a-t-il compris que c’était une mauvaise stratégie. Ce serait un grand progrès, dirait Callahan dont la voix narquoise résonne presque aux oreilles de Rafa.

-Oui, d’accord, je ferai ça. Mercredi j’espère, mais je serai loin, alors il y aura peut-être un peu de retard… non, non, je me débrouillerai. Mercredi sans faute, au pire j’enverrai un télégramme, précise-t-il en oubliant que Robin ne doit pas comprendre de quoi il parle.

Oui, ça se tient. Un télégramme au patron, qui pourra se charger de venir l’apporter au barman. En tant que Cracmol, Callahan voit le Chaudron Baveur depuis le côté moldu et peut y entrer. Et il ne refusera pas de rendre ce service. Oui, c’est parfait. Tout à ces réflexions, Rafa sursaute presque quand une pression se fait sentir sur son avant-bras, comme si le mouvement d’Eve l’avait réveillé :


-Hein ?
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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeVen 3 Juin - 14:18

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overRafa n’a jamais vraiment voulu parler de Robin, même la fois où ils ont manqué de provoquer une esclandre au Red Lion. Depuis, Eve a promis qu’elle ne lui poserait plus de questions, le soutenant silencieusement dans le deuil de sa relation. Arrivée au Chaudron Baveur, il ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre à qui ils avaient affaire. Ce n’était pas difficile puisqu’il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas comprendre que cette rencontre était autant espérée que redoutée des deux côtés. Presque foudroyé sur place, Rafa lui tend distraitement les clés et sa valise, l’invitant à débarrasser le plancher et l’attendre dans la Bentley. Eve s’empare de la valise, met les clés dans sa poche, mais se contente d’attendre un peu à l’écart. C’est autant par curiosité que par précaution qu’elle reste. Bien entendu, elle est curieuse de connaître le dénouement de l’histoire, mais pas que. Le Chaudron Baveur est l’endroit de passage privilégié des sorciers pour venir sur le Chemin de Traverse. Il fait le lien entre le monde moldu et le monde sorcier. On ne sait jamais qui on peut y croiser et il n’est pas impossible que Avery y pointe le bout de son nez. Si elle doute que celui-ci tente quoique ce soit dans un endroit aussi bondé, elle n’en dirait pas autant de Rafa qui, lui,  brûle d’en découdre.

Il y a quelque chose de particulièrement déstabilisant à les regarder de loin. Il y a trop de bruit pour qu’elle comprenne l’ensemble de leur conversation, mais elle sait un peu lire sur les lèvres ; un souvenir de son apprentissage au SOE et est particulièrement bien placée pour voir la réaction des deux protagonistes. On y lit tourment, angoisse et espoir, en particulier chez la jeune femme. Il faut dire que Robin ne ressemble pas du tout à ce que Eve imaginait. Incroyablement jeune, elle est petite avec des formes généreuses et bien proportionnée, elle a un visage lumineux et incroyablement expressif aux antipodes de son ami. Habituée à observer les gens, elle peut dire qu’il n’y pas de filtre chez la jeune femme, qui passe de la joie aux larmes en quelques secondes et sans prendre la peine de s’en cacher.

Finn serait d’accord avec elle : ils sont fous l’un de l’autre et seul un idiot refuserait de voir les signes. Toute handicapée sentimentale qu’elle soit, Eve ne peut pas s’empêcher de se demander ce qu’attend Rafa. Que la petite ne fasse rien, ma foi, c’est compréhensible, ce grand imbécile n’a pas répondu à sa lettre, brisant probablement tous ses espoirs. Quoique elle-même en très mauvaise position pour critiquer les choix douteux du Second dans la gestion de sa vie amoureuse, Eve ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il met une énergie hors du commun à se rendre malheureux quand il suffirait probablement de tendre la main pour qu’elle lui tombe dans le bras.

En attendant, l’heure tourne et Eve n’avait pas prévu qu’il faudrait s’arrêter au Chaudron pour permettre à Rafa de compter fleurette. Quoique désolée pour lui, elle se rapproche du couple et arrive à leur hauteur pour lancer un :

- Désolé de vous interrompre, mais on va être en retard Rafa. Il faut qu’on mette les voiles.

Peine perdue, son ami semble dans un état second et l’entend à peine. En réalité, elle n’est même pas sûre qu’il l’ait entendue tout court. A la place, il promet de prévenir, de quoi, leur prochaine rencontre elle imagine, ce qui lui tire presque un rire. A la bonne heure, enfin une décision sensée. Si ça se sait au Cohan, ce sont les gars qui vont sortir les bouteilles, heureux de savoir qu’ils sont sur le point de retrouver leur Second grognon certes, mais vivable. La promesse est faite, mais voilà, il ne bouge pas et reste planté là comme un idiot. Eve pousse un soupir et saisit Rafa par le bras sur lequel elle fait pression.

- Rafa, j’insiste, on y va.


Se tournant vers Robin qui la dévisage avec suspicion et une pointe d’animosité, Eve tente de faire passer la pilule.

- Désolé Miss, mais on est pressé et les avions, c’est comme les portoloins, quand l’heure est passée, il n’y a plus moyen de le prendre.

Une métaphore que n’importe quelle sorcière devrait comprendre. Cela dit, son explication ne semble pas vraiment l'intéresser et Rafa n’a toujours pas bougé d’un poil. Doit-elle envisager de l’assommer pour l’inciter à venir ? A ce stade, elle risque bien d’aller le récupérer seule le petit Tonio Mariotti.


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeVen 3 Juin - 21:17

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overElle va le revoir. Voilà à peu près la seule pensée cohérente qui arrive au cerveau de Robin lorsque Rafa lui propose de se voir lorsqu’il revient à Londres. Tout à son enthousiasme, elle en perd toute retenue et sa réponse traduit ses espoirs et ses attentes sans le moindre filtre, laissant peu de doutes sur les sentiments qu’elle nourrit encore à l’égard de l’Irlandais. Elle se ridiculise ? Qu’importe. Elle a tout juste le temps de voir Rafa sourire, un événement aussi rare que deux semaines sans pluie à Londres et ça veut bien tout le ridicule du monde.

Evidemment, il faut qu’il tienne parole. Il pourrait toujours changer d’avis ; une pensée qui risque de lui tenir compagnie dès qu’il aura le dos tourné, mais pour le moment, elle est heureuse à la simple pensée que ça puisse arriver. Sans surprise, Rafael vote pour la partie moldue de la ville. Qu’importe, Robin transplanerait encore bien au Pôle Nord s’il le fallait. Le monde moldu ira très bien. Déjà, elle se demande si elle n’irait pas y faire un tour cette semaine. Juste pour s’y habituer, elle ne veut pas paraître gauche. Et puis il y a cet argent qu’elle avait changé. L’occasion d’acheter quelque chose à mettre ; la robe qu’ils avaient achetée en été n’étant plus de saison.

Elle s’avance déjà trop. Il faut que la rencontre ait bel et bien lieu pour ça. Or, Rafael ne semble pas savoir quand il reviendra. Une information qui angoisse Robbie. Elle préférait avoir des certitudes et maintenant qu’ils se sont vus, dix jours semblent affreusement long. Sa franchise ne connaissant pas de repos, elle ne peut pas s’empêcher d’en faire la remarque à voix basse :

- Oh, je ne pensais pas que tu partais si longtemps.

La jeune femme ne lui demande pas quelles affaires. Il n’a jamais voulu répondre à ses questions sur son travail, autant ne pas mettre de sujet de dispute sur le tapis si elle peut l’éviter. Bien entendu, elle est curieuse. Qu’est-ce qui justifie qu’il parte aussi longtemps et surtout pour faire quoi ? Sans compter qu’il ne part pas seul, c’est évident.

De toute façon, il est trop tard pour y penser. La discussion se termine, pas tant parce qu’elle veut y mettre fin que parce qu’il doit partir. Il semble pressé par le temps et, bientôt, c’est sa compagne qui vient prévenir qu’ils doivent mettre les voiles. Robin ne saurait pas vraiment pas dire pourquoi, mais l’irlandais ne semble prêter aucune attention à la jeune femme. Ça lui tire un sourire satisfait et presque mesquin. Quelque chose qui ne lui ressemble pas, mais elle n’a jamais été jalouse et voilà qu’elle l’est désormais avec toute la férocité d’une première fois.

- Très bien. Mercredi alors. J'attendrai de tes nouvelles.

Peu importe comment, il a dit mercredi et Rafael est du genre à tenir parole. Robin sera donc ici mercredi quoiqu’il arrive et elle attendra. Et après ça ? Qu’est-ce que tu fais ? La jeune femme ne voit pas aussi loin. Dans l’absolu, tout ce qui compte c’est que le dialogue se noue à nouveau et pour le reste, on verra.

Robin n’aura pas le temps d’en dire plus que la rousse les interrompt une seconde fois, ne gagnant qu’un regard noir de sa part. A chaque parole, elle sent, sans pouvoir se l’expliquer, son animosité augmenter. Ce n’est pas la façon dont elle prend l’irlandais par le bras qui arrange son cas. Il y a une intimité entre eux qui déplaît souverainement à la juriste, mais elle ne peut rien dire. Tu n’es pas mieux, tu le sais ça ? Lui crie une petite voix désagréable dans le coin de sa tête. Thorn n’a pas mérité ça ! Non, c’est vrai Hawthorn fait tous les efforts possibles pour la rendre heureuse et là voilà en plein milieu du Chaudron Baveur en train de penser à un autre. La culpabilité vient la frapper de plein fouet, mais elle choisit de l’ignorer au moins pour le moment. Elle gérera ça plus tard ; elle n’est pas du genre à éviter les situations désagréables.

Consciente que Eve s’adresse à elle, Robin préfère l’ignorer. A la place, c’est Rafa qu’elle regarde, comme pour graver ses traits dans sa mémoire. Elle se rapproche, brisant la distance de sécurité qu’il y avait encore entre eux. Sa main se pose sur son épaule et elle se met sur la pointe des pieds pour embrasser Rafa sur la joue pour lui dire au revoir. Rapide et chaste, ça n’aurait rien de choquant sur le Continent, mais ils sont britannique et le geste n’est pas habituel. C’est anodin, mais aussi enivrant, son odeur, le contact de sa peau. Elle doit probablement être rouge comme une pivoine, mais elle garde tant bien que mal sa contenance.

- Mercredi alors. Je te fais confiance.

Pleine d’espoir, elle lui fait confiance encore une fois. Par contre, si rien n’arrive, elle saura qu’il faut qu’elle tire un trait définitif sur cette histoire. Une pensée tellement douloureuse qu’elle refuse de l’envisager.

- Je te laisse y aller puisque tu es pressé. Bon voyage.


Alors, elle tourne les talons, se forçant à ne pas regarder en arrière sans quoi elle n’est pas sûr de pouvoir partir.


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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMar 7 Juin - 17:21

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

Cette fois, ce n’est pas le serveur, ou un client désireux de se frayer un chemin, qui vient se mettre entre Robin et Rafa. C’est Eve en personne, avec sa valise, et un ton insistant pour faire comprendre à son compagnon de voyage qu’ils vont être en retard. C’est vrai, c’est vrai. L’esprit pratique de Rafa ne peut que souscrire à cette information, et quelque part en arrière-plan commence à se jouer la musique du “le patron va s’inquiéter - croire qu’on a eu maille à partir avec Avery - croire qu’on a été arrêtés - et puis on va rater l’avion - ça va être compliqué de changer les billets” ; pour autant, il ne bouge pas, ignorant délibérément la voix de la raison. Qui peut bien s’inquiéter de louper un avion alors que Robin est là, qu’elle lui sourit, et qu’elle promet qu’elle attendra de ses nouvelles ? Probablement des gens qui n’ont aucun sens des priorités. Tout à coup, ce fameux pragmatisme que Callahan prête à son second lui semble bien dérisoire. On s’en fout, après tout, d’avoir les pieds sur terre, la tête sur les épaules et tout ce qui s’ensuit. Ne reste que la possibilité de revoir Robin le mercredi, à condition de se débarrasser de la formalité Mariotti, peu importe de quelle manière. Rafa est prêt à bâcler l’affaire si cela peut lui permettre de rentrer à temps.

Mais pour ça, lui souffle insidieusement la voix de la raison, commence par partir. Ce n’est pas en ratant ton avion que tu vas rentrer plus vite. La justesse du raisonnement le réveille enfin et le décide à répondre à Eve :

-Oui, pardon, j’arrive.

Il n’a pas vu le regard hostile, si peu robinien, que Robin a eu pour la rousse, mais il ne peut pas passer à côté de sa façon de lui dire au revoir. Un baiser sur la joue, juste en-dessous de l’hématome. Un contact fugace, et brûlant pourtant. Ils sont dans un lieu public, n’importe qui pourrait les voir, et Robin, en connaissance de cause, a choisi de lui donner ce baiser. Ce n’est pas anodin. Lorsqu'ils étaient ensemble, elle n’osait même pas lui tenir la main, côté sorcier, de peur d’être vue. Et elle l’a présenté à son père comme une simple connaissance, pour éviter de se trahir. C’est même ce qui a causé leur dispute - et voilà que dans ce hall de gare qu’est le Chaudron Baveur, elle dépose un baiser sur sa joue ! Cela manque de pétrifier à nouveau Rafa, mais Eve veille au grain. Elle semble bien décidée à embarquer O’Riordan de force s’il le faut, et Robin cède.

-Mercredi, sans faute, tu auras de mes nouvelles,
répète Rafa en pressant les mains de la blonde dans les siennes.

Et, reprenant la valise des mains d’Eve, le voilà qui s’éloigne le plus vite possible, sans se retourner, comme s’il craignait de ne pas y parvenir. Il ne prend pas la peine de vérifier si Eve lui a emboîté le pas ; évidemment, qu’elle l’a fait. Elle marche un peu moins vite que lui, et lorsqu’elle le rejoint dans la rue, il est appuyé contre le capot de la Bentley, en train de fumer à grandes bouffées. Sans un mot, il tend la main pour récupérer la clé de la voiture, charge la valise dans le coffre, s’installe au volant. Eve semble vouloir rire, ou parler, ou autre chose, mais pas lui. Sa joue brûle encore à l’endroit où les lèvres de Robin se sont posées, avec, pourtant, la légèreté d’un papillon. Il faut quelques minutes pour qu’il lâche tout à trac :


-On sera pas rentrés mercredi, hein ? Peut-être que le patron acceptera de lui porter un message. T’en penses quoi ? Il aime pas bien les sorciers, mais je vois pas qui d’autre…

Sa voix se brise. Et si Callahan refuse ? Si sa répugnance à passer côté sorcier est la plus forte ? L’esprit de Rafa s’emballe. Je trouve le quartier sorcier de Los Angeles, et je lui envoie un hibou. Ou encore mieux, je rentre à Londres. À la nage, s’il faut. Il est regonflé à bloc, le gars O’Riordan. Rien ne lui semble impossible, puisqu’elle a accepté de le revoir, puisqu’elle a déposé un baiser sur sa joue.

Ce n’est qu’en garant la Bentley devant le Cohan qu’il se rend compte qu’il y a une drôle de lueur dans le regard qu’Eve pose sur lui, et qu’il l’interroge enfin :


-Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?



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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeMer 8 Juin - 23:42

❝ Rafael, Eve & Robin❞Now the song is nearly overSans surprise, l’intervention d’Eve est royalement ignorée par nos deux protagonistes. Les yeux dans les yeux, ils ne semblent voir qu’eux. Le monde autour d’eux pourrait être à feu et à sang qu’elle doute sérieusement que Rafa ou Robin ne s’en soucient vraiment. Il ne faudrait pas grand-chose, une pichenette peut-être, pour qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre. C’est à la fois hilarant, étonnant, mais aussi attendrissant. Il faut dire que quand on connaît Rafael et sa réputation auprès des soubrettes du quartier, on s’étonne de le voir frappé par la foudre à la vue d’une petite blonde tout ce qu’il y a de plus bourgeois. Il ne faut pas être bien malin pour voir que, à l’origine, tous les deux ne viennent pas du même milieu. Il y a des signes qui ne trompent pas. Eve a beau être une moldue, elle a été éduquée avec les codes de la haute bourgeoisie et ceux-ci ne diffèrent guère de ceux que l’on retrouve chez les sorciers. La posture de Robin, ses vêtements, les mots qu’elle emploie ; tout ça dénote d’une éducation soignée et probablement très protégée.

En les voyant face à face, le doute n’est pas permis : ils s’aiment. Il n’empêche que c’est à se demander ce qu’ils se trouvent respectivement tant ils sont différents. Rafa ne lui a pas tout raconté, mais elle a bien compris qu’il n’avait jamais expliqué à la jeune femme dans quelle branche il travaillait. Si pour Eve, pourtant habituée à travailler dans les zones grises de la légalité, les activités que l’on prépare au Cohan sont douteuses, nul doute qu’elles le seront pour la sorcière. Or, sans honnêteté, il n’y a pas de couple, même elle a fini par le comprendre. On ne peut pas mentir sur les questions importantes.

Sa première intervention n’ayant eu aucun effet, les deux tourtereaux échangent encore quelques informations capitales telle que la promesse du Second de laisser un message à sa Belle pour le mercredi qui suit. Un progrès, Eve en convient et elle s’assurera qu’il tient parole, ne serait-ce que pour leur bien à tous. En réalité, il aura probablement besoin de peu d’encouragement pour le faire, mais il en faut encore un peu qu’il se décide à bouger. Un peu en désespoir de cause, c’est à Robin que Eve finit par s’adresser. Royalement ignorée par la jeune femme, elle retient un rire. C’est que le chaton sort ses griffes. Elle connaît ce regard, il lui arrive d’avoir le même. Preuve s’il en est que la goujaterie de O’Riordan n’a pas réussi à refroidir ses ardeurs.

C’est sur un au revoir très chaste qu’ils se séparent. La jeune femme emboite le pas à Rafa, son ami fait de grande emjambée la distancant facilement. Ça lui laisse tout le loisir pour se composer un visage un peu moins amusé. En réalité, elle ressent tout de même un peu de compassion. On est susceptible dans ce genre de moment et le Second ne fait probablement pas exception à la règle. Une fois dans la voiture, Eve allume sa cigarette et se tait, laissant Rafa dans ses pensées. Ce n’est que quand il se décide à prendre la parole qu’un sourire goguenard apparaît sur le visage d’Eve.

- Je ne sais pas. Si ça ne tenait qu’à moi, on ferait trois jours à L.A. et on revient. Je n’ai aucun amour pour les USA.

Au moins sur ça, ils sont d’accord.

- Et ne t’inquiète pas pour Finn, évidemment qu’il ira porter un mot. Il ferait n’importe quoi pour te rendre service. Et puis, je vais te dire, j’avais pris un peu plus de polynectar que prévu, je vais lui proposer d’en prendre. Il n’aura qu'à piquer un cheveux à Liam. Il pourra aller sur le Chemin de Traverse ni vu, ni connu. Puis tu le connais, il est curieux, je suis sûre qu’il rêve de voir à quoi elle ressemble.

Rafa rassuré ou encore inquiet, elle ne sait pas vraiment l’évaluer poursuit le reste du trajet en silence et ce n’est que quand il se gare qu’il s'aperçoit qu’elle s’amuse quand même de la situation :

- Hmm ? Non, rien de particulier.


Elle se tait quelques secondes et reprend :

- C’est juste que je ne l’imaginais pas comme ça. Je te voyais plutôt avec des rousses sulfureuses comme Florence. Ta Robin, c’est plutôt aux antipodes.

Toute douce, très lumineuse avec son air à la fois amoureux et presque fragile, très éloignée de ce qu’est Eve mais aussi de ce qu’elle imaginait pour Rafa.

- Je ne t’ai jamais vu comme ça. Tu ne savais plus où te mettre et pour une fois, tu ne savais pas quoi dire.

Un événement quand on sait à quel point O’Riordan est le genre de type à ne pas avoir sa langue dans sa poche.

- Rassure-toi, c’était mignon tout plein,
conclut-elle avec un rire.

Oh, évidemment, elle compatit. Eve sait très bien par quoi il passe, mais il ne sera pas dit qu’elle n’en profite pas un peu. Après tout, c’est le jeu.

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Message#Sujet: Re: Now the song is nearly over || Eve, Robin   Now the song is nearly over || Eve, Robin Icon_minitimeJeu 16 Juin - 17:44

Now the song is nearly overEve, Robin & Rafa

C’est un déchirement, pour Rafa, de repasser la porte côté moldu et de laisser le Chaudron Baveur derrière lui. Ce doit être la première fois qu’il a le cœur lourd à l’idée de quitter le quartier sorcier. Sa vie durant, il a tâché d’éviter ce secteur ; adolescent, il écourtait au maximum ses emplettes de rentrée scolaire, de peur de croiser des camarades malintentionnés ; devenu adulte, il a presque tiré un trait sur le monde magique, et ne s’y est plus rendu que par nécessité, sur ordre de Finn. Il a fallu que le patron le bassine avec le transplanage pour qu’il y retourne, et qu’il y croise une Robin devenue, elle aussi, une adulte. Et maintenant, le voici qui traîne les pieds pour regagner la Bentley, regrettant déjàce qu’il a dit ou n’a pas dit à la blonde.

Rafa est anormalement silencieux durant le trajet, si ce n’est pour réfléchir à haute voix à la manière de s’assurer que Robin reçoive bien son message du mercredi. Eve le regarde en coin, un petit sourire narquois aux lèvres, mais il ne remarque même pas qu’elle se retient à grand-peine de le charrier. Il conduit, machinalement, et approuve avec ferveur les plans de sa comparse :


-Trois jours, ouais, ce serait parfait. Faut qu’on s’arrange pour rester le moins possible.

Ce n’est guère réaliste, lui souffle la petite voix pragmatique dans sa tête. On ne peut pas mener ce genre d’affaire en trois jours, et à supposer que ce soit possible, tu auras le décalage horaire dans les rotules, il faudra bien compter deux jours de plus, un au départ, un à l’arrivée. Rafa pousse un soupir, mais l’assurance d’Eve le réconforte un peu. C’est vrai que Callahan est curieux en diable, et il ne résistera pas à la tentation d’aller voir à quoi ressemble la fille qui a tourné la tête de son second. L’idée du Polynectar le convainc moins, mais il garde ses doutes pour lui. L’essentiel, c’est qu’ils ne resteront pas longtemps à LA, et que le patron ira porter le message. Quel message, d’ailleurs ? Rafa n’est pas un littéraire et déjà, il réfléchit à ce qu’il pourrait écrire, gentiment paniqué. Il est probablement encore moins doué pour exprimer ses sentiments à l’écrit qu’à l’oral, ce qui n’est pas peu dire.

Eve a de plus en plus de mal à cacher son amusement, et même Rafa, dont l’esprit est pourtant bien occupé ailleurs, finit par se rendre compte qu’elle crève d’envie de ricaner. Et lorsqu’elle lui explique enfin ce qui l’amuse tant, il ne râle même pas. Dans un haussement d’épaules, il fait :


-Ben… ouais. C’est comme ça, hein, j’ai pas choisi. Après, faut être honnête, s’il y en a un qui est maniaque des rousses ici, c’est pas moi. Moi, rousse, blonde, brune, ça m’est un peu égal.

Ou ça lui était égal, plutôt. Il n’a plus que la crinière dorée de Robin en tête, désormais. À l’évocation de Florence, il juge nécessaire de clarifier les choses, en s’embrouillant au passage :

-Avec Florence, c’est pas pareil. C’est comme ma soeur, Florence. Enfin…

Il rougit, en se rendant compte qu’il qualifie de soeur une femme avec laquelle tout le monde sait qu’il couche, et essaie de se défendre, en riant de sa propre bévue:

-Oh, c’est bon, ça va, t’as compris ce que je voulais dire, fais pas semblant.

Ce n’est pas comme ça qu’Eve va oublier son envie de se payer sa fiole, et d’ailleurs, elle ne se prive pas. Le réflexe serait de lancer une vacherie en retour - c’est le jeu, après tout - mais ce qui lui vient, tandis qu’il claque la porte de la Bentley, c’est tout autre chose, et c’est inattendu pour Eve comme pour lui.

-Je sais. J’avais peur de tout gâcher si je parlais à tort et à travers. Je pensais déjà avoir tout foiré, mais non… Putain, Eve, tu te rends pas compte !


Soudain surexcité, il prend la jeune femme par les épaules comme pour la secouer, répète qu’elle ne se rend pas compte, et enquille l’escalier qui descend au Cohan d’un pas guilleret. Tout juste s’il se retourne, juste avant d’entrer, pour grogner à l’adresse d’Eve qui vient de lui dire qu’il était mignon tout plein :

-Répète ça devant les autres, ma vieille, et je t’empaille.


C’est qu’il y a des limites aux insanités, même entre amis.



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