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 Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa

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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa   Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa Icon_minitimeJeu 16 Juin - 22:19



Les jolies colonies de vacances
Rafa, Eve & Finn
Pas de Rafa ni d’Eve en vue et l’heure tourne. Ça n’améliore pas l’humeur de Callahan. Finn tourne comme un lion en cage depuis que son second est parti avec la Bentley. Les quelques gars présents au Cohan tâchent de faire comme s’ils ne remarquaient rien. De toute façon, dire quoique ce soit, ce serait prendre le risque de manger pour l’angoisse – mais le patron peut-il vraiment être angoissé ? – du départ et d’être un dommage collatéral. Alors l’acteur continue à marcher, sous le regard compatissant de Florence qui commence à se demander s’il ne va pas s’enfoncer dans le sol, à force. Finnegan s’arrête finalement de marcher, regardant sa montre d’un air catastrophé, comme si cela pouvait les faire arriver plus vite. « Qu’est-ce qu’ils foutent ? A ce train là, l’avion va partir sans eux… » Il le savait bien, lui, que c’était une mauvaise idée, de laisser repartir Eve côté sorcier. Elle ne lui a pas vraiment laissé le choix, mais ce n’est pas seulement qu’elle lui a manqué, ou qu’il a eu le temps de ruminer une intuition qui lui est venue sans qu’il ne sache pourquoi, resté seul avec Shane. C’est que Callahan craint à présent qu’ils aient fait une mauvaise rencontre ou se soient dit qu’en passant, ils pourraient bien faire la fête de Avery, au hasard. Ou pire, s’ils avaient croisé Rory ? La pensée lui glace le sang. Le voilà à deux doigts de s’en aller voir lui-même au Chaudron Baveur, et tant pis pour sa peur et le reste. Heureusement, l’irlandais n’a pas à en venir à de telles extrémités : la porte vient de s’ouvrir sur Rafa et sa compagne. « Ah bah vous voilà, c’est pas trop tôt ! Ça commence bien, votre périple ! Où est-ce que vous trainiez ? » Ils ont même le temps de boire une bière – enfin, sauf Eve, que Callahan scrute par moment, méditatif – le temps de lui expliquer.

La petite Robin alors, eh. Finn se marre derrière sa cigarette, comme sa compagne d’ailleurs. C’est vrai qu’il rougirait presque, ce bougre de Rafa, ce qui ne laisse pas d’étonner son patron. « Eh bah vous m’en direz tant ! Dire que j’étais pas là pour voir ça, je crois que j’ai jamais été aussi déçu d’avoir manqué quelque chose ! » Il va pour dire que c’est mignon, à son tour, mais devine tout de même une forme d’angoisse chez son second. Alors il entreprend de le rassurer. Le polynectar, sûrement pas (« je ne sais même pas ce que c’est et ne compte pas sur moi pour boire un truc non étiqueté, Eve ») mais le mafieux est bien prêt à se faire remarquer par son frère (« plutôt ça que boire une potion sorcière ») si ça peut aider Rafa. Il a beau se moquer, Finn sait par quoi O’Riordan est passé et ce qui le rend si fébrile, alors il le fera. Même si c’est un juste retour de bâton que de pouvoir ricaner un peu : d’ordinaire, c’est le sens inverse, alors il ne va pas se priver. « T’en fais pas, va, je lui porterai le message sans faute mercredi. Ce serait dommage de ne pas croiser la seule personne au monde capable de te rendre aimable, tu penses bien ! Et au moins, je suis sûr que vous me téléphonerez, comme ça, ne serait-ce que pour dicter ce message ! Allez, en route. On va être en retard. »

Sur la route, Callahan essaye de faire bonne figure au volant de la Bentley. Malgré tout, il y a l’inquiétude, alors rapidement, il rompt le silence, aussi bourru que bavard : « Bon, vous déconnez pas, hein ? Je pourrais pas venir vous aider, s’il y a un problème, enfin pas immédiatement, alors soyez prudents ! Non, mais je vous connais, c’est pas les colonies de vacances, même si vous êtes que tous les deux. Alors personne ne meurt, personne ne tue et vous me tenez au courant, je ne veux pas avoir à me faire un sang d’encre parce que je n’ai aucune nouvelle. Sinon je débarque, vous êtes prévenus ! » Et il est assez audacieux pour le faire.

Arrivé à Heathrow, c’est Eve qui s’occupe d’enregistrer les bagages pendant qu’ils vont vérifier l’heure du vol avec Rafa. « Tu veilles sur elle, pas vrai ? Eh, reviens avec moi, je peux voir les petites étoiles dans tes yeux, monsieur le joli cœur, là ! » Derrière sa clope, l’acteur pouffe. Quelle bizarrerie, de voir son second aussi nunuche. « Et tu fais gaffe aussi à toi. Ce serait dommage de mal finir pour ce gosse. T’en fais pas pour le reste, je passerai le mot. » Finn ajoute à ces derniers conseils une bourrade amicale. C’est qu’il va lui manquer, ce fichu insolent. C’est la première fois, en six ans, qu’ils ne mettent pas à exécution leurs plans ensemble, en plus. De quoi faire drôle. « Je te fais confiance, allez. De toute façon vous avez la villa, même si je sais pas si vous aurez l’occasion de profiter de la piscine. »

Puis, hésitant, Callahan va pour ajouter quelque chose. « Ah et, Rafa… » Comment lui dire ce qu’il ose à peine s’avouer ? Comment expliquer qu’il a l’intuition sourde que Eve est enceinte ? Ce n’est peut-être qu’un ensemble de coïncidence. Un truc dont il s’est persuadé en la regardant dormir, presque certain que son ventre s’est légèrement arrondi et que sa poitrine, qu’il connait si bien, remplit un peu plus ses mains lorsqu’ils se trouvent au lit. Et puis elle est un peu malade, ces derniers temps, non, et légèrement sur les nerfs ? Mais est-ce que ce n’est pas lui qui interprète parce qu’il s’inquiète ? Non. Finn, au fond, sait. Mais s’il l’avoue, il se rend bien compte qu’il ne laissera jamais Eve partir, et quant à Rafa, il ne saurait pas lui dire – ni assumer – d’où vient cette intuition. Alors finalement, Callahan balaie ces pensées de la conversation : de toute façon, si ça se confirme, Rafa s’en rendra compte (ce sera malheureusement la preuve que lui n’est pas fou), en attendant, c’est peut être plus simple pour tout le monde de faire comme si de rien n’était. « Non, rien, laisse tomber. Serre moi la main, va. »

Voyant justement Eve revenir, Finn abandonne brièvement son second : « Je reviens. Il faut que je lui dise au revoir, quand même… » Entre grands niais, ils se comprendront. Quant à Eve, indifférent au reste des passagers qui passent dans Heathrow, Callahan l’attire dans ses bras pour l’embrasser : « Tu m’appelles ? Promis ? » Avec un rire, il ajoute en désignant O’Riordan d’un signe de tête : « Et puis tu veilles sur lui aussi, je suis pas sûr qu’il en soit capable vu ce que tu me décris. » Puis il l’embrasse de nouveau en guise d’adieu : « Je t’aime. Reviens moi vite. » La laisser partir est un déchirement. Pourtant l’acteur se force à faire bonne figure et agite la main en guise d’au revoir : « Allez, à la semaine prochaine. » Il reste un moment à les regarder s’éloigner, avant de repartir vers la Bentley. Plus qu’une dizaine d’heures avant qu’ils n’arrivent. Reste à calmer l’angoisse, maintenant.
(C) CANTARELLA.

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Message#Sujet: Re: Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa   Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa Icon_minitimeVen 17 Juin - 11:22

Les jolies colonies de vacancesEve, Finn & Rafa

Évidemment, elle a tout raconté. Évidemment, ils ont rigolé comme des bossus, les deux affreux, même si Callahan a quand même pris la peine de donner une tape compatissante dans le dos de son second. Il fallait s’en douter. L’humeur de Rafa, que la rencontre avec Robin avait considérablement allégée, s’en est ressentie, et il est parti dans le bureau en grognant un “vous m’emmerdez” parfaitement audible, sous prétexte de récupérer sa valise. Les deux autres ont terminé leur bière, leur grosse rigolade, et lui s’est attardé plus longtemps que nécessaire pour vérifier qu’il n’oubliait rien, l’esprit encore plein de sa rencontre avec la blonde. Il devait avoir l’air un peu béat en redescendant, puisque le patron a refusé net de le laisser prendre le volant (“popopop, t’es encore à moitié là-bas, mon gars, j’ai pas envie d’avoir un accident, moi !”)

Relégué à l’arrière, Rafa en est réduit à regarder défiler le paysage, un sourire passant parfois, inexplicablement, sur ses lèvres, lorsqu’il aperçoit une cabine téléphonique, ou une boîte aux lettres - tous ces petits riens qui avaient émerveillé Robin, lors de leurs promenades. Les recommandations du patron le ramènent, un instant, dans la Bentley.


-Faut quand même que j’vous dise un truc, patron… Vous savez qu’on est quand même capables de traverser la rue sans que vous nous teniez la main, hein… On s’en sortira très bien, vous verrez.

Mais ça ne suffit pas, bien entendu, à rassurer Finn. Il faut dire que la situation est inédite. En presque sept ans, jamais il n’a envoyé son second seul en mission pour plusieurs jours, et que dire d’Eve ? Depuis qu’ils se sont remis ensemble, il semble ne pouvoir ni se passer, ni se lasser de sa présence. Alors voir ces deux-là, ces deux irremplaçables compagnons de son quotidien, partir pour l’Amérique sans lui, ça doit quand même lui fiche un coup. Du reste, Rafa lui-même se sent nerveux, même s’il fait de son mieux pour avoir l’air décontracté.

À l’aérogare, les deux hommes profitent d’un instant de solitude pour échanger quelques mots - Finn pour confier Eve à Rafa, et lui, pour vérifier pour la centième fois :


-Vous irez, alors, mercredi, hein ? Sûr ? Fin d’après-midi, vous oubliez pas.  Et ne vous inquiétez pas pour Eve, je veillerai sur elle. J’ai toujours réussi à veiller sur vous, j’ai de l’entraînement. Bon, j’vais acheter deux trois journaux, qu’on ait de quoi s’occuper dans l’avion.

Il se marre, vacille un peu sous la bourrade virile que lui administre le patron, et revient sur ses pas lorsque Callahan le rappelle. “Oui ?” Le patron semble vouloir ajouter quelque chose. Il hésite, et puis il renonce, et ce n’est qu’une poignée de mains, sa poignée de mains d’acier, celle qui vous broie les phalanges, qui conclut leur conversation.

-Ouais, allez lui dire au revoir, patron. Elle va adorer ça, les adieux en plein Heathrow.

Il ricane, pas mécontent de prendre sa revanche pour leurs rires de tantôt, et les laisse à leurs embrassades le temps d’aller au kiosque à journaux. Pas vachard, il tapote tout de même amicalement le dos de Finn, en prenant congé :

-Allez, patron, soyez tranquille, on vous appelle dès qu’on arrive. Ça va aller, pas vrai Eve ?

Et les voilà partis. Rafa a pris des places en première classe, mais il lui semble voir une expression de désapprobation dans le regard de sa compagne lorsqu’ils s’installent, et il anticipe la remarque :

-Je sais, on aurait pu transplaner, ou prendre un Portoloin, ça aurait été plus rapide, et tout ça. Je le sais. Tiens, j’ai pris de la lecture, et Liam m’a donné de quoi casser la croûte, aussi. Tu te sers quand t’en as envie, conclut-il en déposant journaux et nourriture sur la tablette devant lui.

Il se laisse aller contre le dossier de son siège, déplie un journal au hasard, et se met à le regarder, sans lire. Il s’en tamponne déjà royalement le coquillard en temps normal, des dernières pièces de théâtre qui se jouent à Londres, alors autant dire que là, ça lui passe à des kilomètres.

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Message#Sujet: Re: Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa   Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa Icon_minitimeLun 20 Juin - 21:41

❝ Rafael, Finn & Eve❞Les jolies colonies de vacancesC’est avec un sourire béat que Rafael O’Riordan, pourtant plutôt connu pour son absence de sourire, franchit les portes du Cohan. A sa suite, une Eve plutôt guillerette, voire hilare, de son dernier trait de génie. Mignon. C’est plus que ça. Il plane à moitié depuis qu’ils ont quitté le Chaudron Baveur et même les remontrances de Finn, inquiet de leur retard, ne suffisent pas à lui faire perdre son sourire.

- Mission de la plus haute importance, mon capitaine, lance Eve avec amusement.

Il n’en faut pas plus pour aiguiser la curiosité de l’irlandais. Trois bières plus tard, il rit à ses côtés tandis que Rafa reprend ses dispositions habituelles. Il prend le chemin du bureau sous prétexte qu’ils sont insupportables mais Eve le soupçonne de vouloir un peu de tranquillité pour repenser à sa rencontre. De son côté, elle continue sa discussion avec Finn tout en finissant sa boisson :

- Honnêtement, tu l’aurais vue … Elle est toute petite et elle est vraiment jeune. De toutes les femmes avec qui j’imaginais Rafa, ce n’est vraiment pas à elle que j’aurais pensé …

Comme quoi, on ne connaît pas toujours ses amis. Certes, c’est une jolie fille, mais ce que Rafa peut bien lui trouver ? Eve ne saurait dire. En réalité, elle semble être tout ce qu’ils ne sont pas : stable, posée, sans histoire et sans problème. Peut-être un peu trop banale ? Mais Eve a appris depuis longtemps à ne pas juger un livre sur sa couverture et peut-être y-a-t-il plus chez la jeune femme qu’il n’y paraît.

Une fois Rafa de retour, les instructions pour le message à Robin sont données et ils ne tardent pas à monter en voiture où Finn ne peut pas s’empêcher de faire ce qu’il appelle les recommandations d’usage. Telle une enfant turbulentes, Eve jette un coup d’oeil à Rafa et masque un petite rire :

- Tu sais, si un jour on a des enfants, je pense qu’il insistera pour qu’ils aient des gardes du corps tellement il aura peur. C’est ça ou il ira lui-même au jardin d’enfant surveillés qu’on ne pique pas son goûter au petit. Il enverra Slim faire régner l’ordre et la terreur sur la cour de récré.

Mais Finn insiste, il est sérieux dans ses recommandations si bien qu’elle finit par lever les yeux au ciel :

- Merlin Finn, j’ai promis que je ne tuerai personne à moins que ça ne soit absolument nécessaire. Tu peux me croire quand même.

Oui, Eve a promis et elle n’a qu’une parole. Sans compter que, si à Londres, elle peut se permettre ce genre de chose dans le cadre de son affectation, il n’en est pas de même aux USA où elle agit pour son propre compte. Il faudrait être fou pour ouvrir les hostilités sur un territoire qui n’est pas le sien avec Rafa pour seul backup.

A l’aéroport, elle part enregistrer les bagages, se faisant la réflexion que c’est la première fois de sa vie qu’elle va dans un aéroport civil. Bien sûr, elle a déjà pris l’avion, mais c’était pendant la guerre et ça n’avait rien à voir avec le vol confortable qu’ils s’apprêtent à prendre. Lorsqu’elle rejoint les deux hommes, c’est au tour de Rafa de partir en se moquant d’eux. Gênée de se lancer dans des embrassades en public, elle ne se dégage pas pour autant. Au contraire, elle serre Finn dans ses bras avant de l’embrasser passionnément et de se dégager.

- Promis. Je ne te laisserai pas sans nouvelle cette fois-ci, mais par pitié, attends au moins deux heures avant de t’inquiéter et de lancer une opération pour venir nous rejoindre. Je sais comment tu es quand tu es inquiet.

Elle lui caresse la joue une dernière fois, se disant que c’est la première fois qu’elle ne dit pas au revoir à quelqu’un sans savoir si elle reviendra.

- Moi aussi. Et ne t’inquiète pas, on va à peine avoir le temps de te manquer.

C’est un déchirement de quitter Finn, mais aussi un soulagement. Eve n’aime pas les adieux, elle n’a jamais été douée pour ça. Ici, ça n’en est pas vraiment un. La jeune femme a l’intention d’être particulièrement efficace. Rafa, de son côté, est tout aussi motivé qu’elle et voudrait voir cette mission rapidement terminée. Finn n’a donc pas à s’inquiéter puisque les deux compères ont bien l’intention de revenir au plus vite. C’est probablement pour ça qu’elle lui jette un regard un peu agacé alors qu’ils s’installent en première.

- On aurait pas pu transplaner, on a pas les autorisations, mais on aurait facilement pu avoir un potorloin. Tu avoueras qu’on aurait gagné huit heures, au moins pour l’allée. Pour le retour avec le gamin, ce n’était pas possible, mais bon … Puis ce n’est pas toi qui voulait rentrer rapidement ? Robin n’aurait pas dit non à te voir mercredi si j’ai bien compris.

Elle a un petit sourire en coin sachant que Rafa pourra difficilement la contredire. Néanmoins, son argumentaire tombe aux oubliettes à la mention de la nourriture. Un sourire éclaire son visage tandis qu’elle s’empare d’un des casse croûte.

- Bénis soit Liam ! Il faudra vraiment que je pense à le remercier quand on reviendra à Londres. J’ai tout le temps faim en ce moment !Maintenant que j’y pense, est-ce qu’ils ne servent pas de la nourriture en première ? Tu vas trouver ça stupide, mais je n’ai jamais pris que des vols militaires. La dernière fois, je crois que j’ai été larguée en parachute du côté de Fontainebleau. Il a fallu remonter jusque Paris …

Elle s’interrompt perdue dans ses souvenirs. Eve parle rarement de ce qu’elle faisait avant de rencontrer Finn. En réalité, elle parle rarement de son métier. Comme tous ses collègues, elle est tenue au secret et si Finn et Rafa la qualifient souvent d’espionne les choses sont un peu plus compliquée que ça.

- Mesdames, Messieurs, le vol BR4820 à destination de Los Angeles va bientôt décoller. Prière de …

L’annonce se termine et les derniers passagers s’installent. De leur côté de l’avion, ils ne sont pas nombreux et le vol risque d’être calme. Eve regarde le journal que O’Riordan tient en main depuis tout à l’heure sans en tourner les pages.

- Quelque chose d’intéressant ? Une jolie blonde aux yeux verts par exemple ?
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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa   Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa Icon_minitimeMer 22 Juin - 19:56

Les jolies colonies de vacancesEve, Finn & Rafa

-Une jolie blonde ? Je ne vois pas de quoi tu parles, ronchonne Rafa en tournant précipitamment une page de son journal pour donner le change.

Mal lui en prend. La page suivant le théâtre est consacrée au cinéma, et un des articles, qui lui attire l’oeil immédiatement, annonce en fanfare le tournage d’un nouveau Sherlock Holmes, avec Finn Gallagher dans le rôle titre. L’événement du printemps prochain, messieurs-dames, servi par un acteur qu’on a plutôt vu dans des rôles de mauvais garçons, mais qui a à coeur de bousculer cette image… Sur la photo, heureusement assez mauvaise, Callahan arbore un sourire béat et la célèbre casquette du détective.


-Toi, par contre, ton beau brun te poursuit, on dirait, reprend O’Riordan en montrant l’article à Eve. Pas moyen d’y échapper. Regarde-moi cette tête de ravi, mais regarde-moi ça…

Excédé, il abandonne le journal pour s’intéresser de plus près aux casse-croûtes préparés par Liam. Cohan a bien fait les choses, comme à son habitude ; des chicken pies individuelles, soigneusement emballées, voisinent avec des tranches de cake et avec quelques scones. Bien sûr, tout cela serait meilleur chaud, mais c’est déjà bien appréciable d’avoir de quoi se restaurer. La bouche pleine de chicken pie, Rafa acquiesce lorsqu’Eve demande si un repas est prévu ; très gentleman, il prend tout de même la peine de déglutir pour préciser :

-Ouais, on devrait avoir quelque chose, mais c’est jamais très bon, dans les avions. Vaut mieux manger la cuisine de Liam, crois-moi.

C’est vrai qu’elle a un bon coup de fourchette, en ce moment, Eve, songe Rafa en la regardant. On dirait moi. La pensée le fait sourire ; d’habitude, c’est plus dans ses habitudes, ou dans celles du patron, de s’empiffrer à la moindre occasion. Eve les avait plutôt habitués à picorer, en les faisant passer, par la même occasion, pour deux parfaits gloutons. Rafa préfère ne pas commenter ce soudain regain d’appétit, mais ça n’arrange pas son humeur, alors il repart sur les sherlockholmeries (à moins qu’il ne s’agisse de sherlockonneries) du patron, dont la photo est restée dans son champ de vision :

-Il est quand même pas bien prudent de s’afficher comme ça. Je me demande comment il peut s’imaginer que ça va durer, ces conneries. C’est pas comme si on avait besoin d’être discret, dans notre métier…

Evidemment, ils ne peuvent qu’être d’accord ; Eve et Rafa sont également convaincus de la justesse du vieux dicton qui conseille, pour vivre heureux, et même pour vivre tout court dans la mafia, de vivre caché. Le choix de carrière de Callahan reste pour eux un mystère, en même temps qu’une source d’inquiétude et d’exaspération. Sans parler de la façon dont il se braque lorsqu’on essaie de lui faire entendre raison.

Finn Callahan meuble à lui seul une bonne partie de la conversation, entrecoupée, il est vrai, de longues périodes de silence, de demi-sommeil et, dans le cas de Rafa, de rêveries. C’est encore de lui qu’il est question dès qu’ils mettent le pied sur le sol californien ; les deux jeunes gens s’engouffrent dans un taxi, direction la villa du patron, d’où ils pourront lui téléphoner et le rassurer sur leur sort. Ils ont préféré n’avertir personne de leur arrivée, hormis les employés qui ont remplacé Santina et Antonio en tant que gardiens de la demeure, d’où cette arrivée anonyme, en taxi.

Les valises à peine déposées dans les chambres, on convient d’un conseil de guerre au bord de la piscine - où le gardien a fort opportunément dressé une table avec des bières fraîches et des petites choses à picorer. Mais avant cela, il y a une formalité, que Rafa annonce sur un ton goguenard :


-Va te changer si tu veux, Eve, je vais appeler au Cohan, j’te garde la communication si tu prends pas cent ans à te repoudrer le museau, d’acc ?

Quelques chamailleries plus tard, il se trouve dans le bureau du maître des lieux, à demander à une opératrice de le mettre en relation avec Londres. La communication n’est pas des meilleures, ce qui l’oblige à parler assez fort :

-Liam ? Ouais ? C’est Rafa ! Appelle-moi le patron, tu veux ? Hein ? Oui bon, scuse-moi, j’ai pas fait gaffe à l’heure… Désolé, vieux… Il a dit que je devais appeler dès qu’on arrivait… Ah, patron, salut. Oui, on est bien arrivés, on se pose une heure et on va filer chez Joey, histoire de commencer à se renseigner. Eve ? Ouais, très bien, même si elle râlait qu’on ait pas trouvé plus rapide que l’avion. Attendez, je crois qu’elle arrive, elle veut vous parler. Je vous rappelle demain, OK ? Quelle heure ? Parfait, je fais ça. Essayez de pas vous faire trop de mouron, hein ? Allez, je vous passe Eve !

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Message#Sujet: Re: Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa   Les jolies colonies de vacances + Eve & Rafa Icon_minitimeDim 26 Juin - 21:26

❝ Rafael, Finn & Eve❞Les jolies colonies de vacancesRafa n’a pas vraiment envie de parler. Pas de Robin en tout cas. Il nie ses allusions à peine voilées avec une mauvaise foi digne d’admiration, mais Eve n’est pas dupe. Ça ne veut pas dire qu’elle ne le comprend pas pour autant. A sa place, elle aussi aurait probablement envie de solitude. Revivre l’instant, se rappeler de ce qui a été dit, examiner les différentes possibilités qui s'offrent à elle, etc. Des choses que l’on aime faire seul et sans une amie bien intentionnée, quoiqu’un peu moqueuse, à ses côtés. Manque de chance pour son ami, il n’est pas seul et ne le sera pas pour les sept prochaines heures. Ils sont coincés ensemble dans l’avion et il faudra bien occuper le trajet d’une façon ou d’une autre. Heureusement pour Rafa, elle est toute disposée à arrêter de l’asticoter un moment et elle a rapidement de quoi la distraire.

La voilà qui s’empare du journal délaissé par le second pour y regarder la photo de Finn. Une grimace se forme sur le visage d’Eve, ne laissant aucun doute sur les sentiments que lui inspire le reste de l’article. La voilà qui murmure en lisant l’article :

- On ne manquera pas de souligner la très belle prestation de Finn Gallagher, dont c’est le premier rôle principal sur grand écran. Habitué des seconds rôles, il a fait un retour fracassant depuis la fin de l’été et nul doute que sa performance fera tourner les têtes.

Un grognement plus tard, elle a son tour délaissé le journal, se contentant de commenter :

- Il n’est même pas à son avantage là-dessus. C’est ridicule.

Agacée, elle préfère à son tour se concentrer sur la nourriture et se saisit volontiers d’une tranche de cake réconfortante. Il ne lui faut que quelques bouchées pour l’engloutir, mais sans se sentir satisfaite. Néanmoins, elle se raisonne, ils en ont pour des heures de voyage et elle préfère rationner la nourriture plutôt que de se retrouver pendant six heures à bord, dépendante de la nourriture servie par les hôtesses. Finn ne tarde pas à revenir sur le tapis et Eve ne peut s’empêcher de demander :

- Tu n’as jamais essayé de le dissuader ? Je sais qu’il n’en fait qu’à sa tête, mais quand même, c’est vraiment une mauvaise idée. Déjà parce qu’il se fait passer pour mort, mais en plus, parce que quand on est un criminel et un ancien de l’IRA, on évite d’avoir sa tête placardée sur toutes les affiches de la ville.

Evidemment, Eve se doute que les choses ne sont pas aussi simples. Rafael a beau avoir une influence salutaire sur Finn et ses lubies de tous les instants, même lui ne peut pas empêcher son patron de faire ce qu’il veut.

- Je vais en reparler avec lui quand on rentrera. Il dit toujours que ce que je fais est dangereux, mais honnêtement, c’est lui qui nous met le plus en danger en s’affichant comme ça.


La conversation se poursuit le temps du vol entrecoupé de période de sommeil. Ils ont largement le temps de manger l’ensemble des provisions que Liam a mis à leur disposition et quand ils atterrissent, Eve est contente de pouvoir s’étirer mais aussi d’aller chercher quelque chose à manger pour eux tandis que Rafa s’occupe des valises.

- Je meurs de faim. Tu as raison, la nourriture est répugnante dans les avions.

Une fois les valises récupérées, ils filent dans un taxi. Eve fatiguée par le trajet à l’esprit un peu embrumé, mais ça ne l’empêche pas de discuter avec Rafa tout en regardant le paysage, si différent de son Angleterre natale. Tout est plus grand, plus grossier, plus froid aussi paradoxalement.

- N’empêche, à quel moment est-ce qu’il s’est dit qu’acteur était un métier respectable ? Tu te vois expliquer à tes enfants que leur père fait le saltimbanque sur scène pour gagner sa vie ? C’est très bien d’être divertis, mais franchement ce n’est pas pour nous ce genre de métier.

A ce titre, c’est peut-être les derniers restes qu’Eve a de sa classe sociale et de l’éducation que ses parents lui ont donnés. Sans être snob, ils ont toujours espéré qu’elle s’élève au-dessus d’eux et les métiers artistiques n’ont jamais fait partie des aspirations qu’ils avaient pour leur enfant. Nul doute qu’ils n’auraient pas approuvé son choix de carrière actuel, mais Eve le trouve tout de même plus respectable qu’artiste.

Ils arrivent bien assez vite devant la grande villa de Callahan et Eve sort de la voiture un peu perplexe devant tant de démesure. Se tournant vers Rafa qui attend que les valises soient déchargées, elle demande :

- Vous hébergez la moitié de vos hommes sur place ou c’est simplement parce que Finn avait un problème d’ego ?

Comme tout le monde, la jeune femme aime avoir de l’espace, mais l’endroit lui semble sincèrement trop grand pour être agréable à vivre. Néanmoins, en regardant autour d’elle, elle se rend rapidement compte que les maisons de tout le quartier sont du même gabarit et que celle de Finn fait partie des plus modestes. C’est un couple asiatique à l’accent prononcé qui les accueille et Eve ne peut s’empêcher d’être un peu mal à l’aise. La plupart des japonais que l’on trouve aux Etats-Unis sont des prisonniers de guerre et dieu sait que le Japon n’était pas du bon côté ces dernières années. Néanmoins, Finn et Rafa sont des gens consciencieux, elle le sait et ils n’auraient pas laissé n’importe qui chez eux si bien qu’elle ne fait aucune remarque. Fatiguée et un peu accablée par la chaleur, Eve ne réagit même pas aux provocations de Rafa et se laisse conduire à sa chambre ou elle se change et en profite pour mettre des vêtements plus légers. Habituée à des températures plus fraîches, elle renonce au pantalon pour le moment, le temps de s’habituer à la chaleur et enfile - chose rare - une robe puis rejoint Rafa sans plus de cérémonie. Elle s’empare du téléphone, un peu gênée d’avoir un public :

- Finn ? Oui, oui ça va. On est bien arrivé. Il fait horriblement chaud. Je ne comprends pas comment tu peux me vanter L.A. comme ça, il fait au moins 25 degrés, c’est insupportable, ronchonne-t-elle incapable de vraiment dire qu’il lui manque. Je ne sais pas ce que Rafa à prévu, mais j’imagine qu’on va commencer à se renseigner aujourd’hui. Plus vite on s’y colle, plus vite on revient. Oui, oui, on a été bien accueilli. Je crois qu’ils sont en train de nous faire à manger, j’avais faim en sortant de l’avion. Tu remercieras Liam pour les snacks d’ailleurs. Rien de neuf à Londres ? Tu sauras envoyer un message à Nikolaï pour lui dire que je suis bien arrivé. Tu sais où trouver Vasily normalement, il est en ville, il lui téléphonera. On s’appelle demain. Un peu plus bas, comme si elle craignait que Rafa l'entende, elle ajoute : Tu me manques aussi. On s’appelle demain.

Le téléphone raccroché, elle rejoint Rafa au bord de la piscine, se mettant sagement sous le parasol, sa peau ne supportant que très mal le soleil. Elle picore dans l’assortiment de légumes et autres snacks qu’on leur a apporté sans toucher à sa bière.

- Je suppose qu’on s’y met d’ici quelques heures. Tu as une idée de par où commencer ? Enfin, tu veux peut-être écrire ta lettre avant, s’amuse-t-elle avec un sourire. Il ne faudrait pas que Finn ne puisse pas apporter le message.

Oh évidemment, ils sont là pour affaire et Eve compte bien s’y mettre aussi vite que possible, mais ils vont probablement se reposer une heure ou deux avant de bouger, alors Eve ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas emmerder un peu Rafa en attendant.
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CRACMOL
Finn Callahan
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Les jolies colonies de vacances
Rafa, Eve & Finn
Entendre la voix de Rafa a fait plaisir à Finn malgré l’heure tardive et le fait que l’appel l’ait réveillé, et ça se sentait dans son enthousiasme pour répondre. « Alors, ce voyage ? » Même la mine épuisée de Liam, qui trouve que c’est bien trop d’agitation à trois heures du matin pour lui, n’a pas douché la bonne humeur de Callahan. De toute façon, l’irlandais ne l’a même pas remarqué : oubliée l’heure tardive, l’angoisse et le fait qu’il s’est endormi en attendant des nouvelles qui ne venaient pas et en imaginant le pire, oubliées, un instant, ses craintes pour Eve, alors qu’il écoute O’Riordan leur exposer leur programme : ils sont bien arrivés et c’est déjà quelque chose et puis il les aura au téléphone demain et ça passera vite. « Je sais pas, 11 heures chez vous, avant déjeuner ? Il sera 19 heures ici ? » Propose donc Finnegan en jetant un coup d’œil rapide à sa montre pour calculer le décalage horaire. « Ouais ? Bon, à demain, alors, passe le bonjour à Joey. Et essayez de pas provoquer de bagarre générale cette fois ! » Comme si Rafa devinait son inquiétude, le voilà qui transfère le combiné avec une pique insolente. On peut dire que son second connait son monde. Callahan a beau râler, parce que ce petit con est bien ingrat envers les gens qui se préoccupent de lui, au moins, ça le distrait de l’angoisse qui l’a gagné, et voilà donc qu’il tempête joyeusement : « Je fais ce que je veux, dis voir…oh, hello, toi. »

Sa voix se radoucit soudainement pour demander des nouvelles à Eve, qui vient de prendre le combiné. Elle ne le voit pas derrière son téléphone, à huit mille kilomètres de distance, bien sûr, mais le visage de son compagnon s’est éclairé d’un grand sourire et son humeur est définitivement revenue au beau fixe alors qu’il l’écoute se plaindre de la chaleur de LA et résumer leur programme : « Tant que ça ? Me semblait que c’était pas si horrible, moi ! Bah, tu changeras peut-être d’avis en voyant Venice Beach, au moins y a la mer ! » Il n’a jamais pu s’y baigner, lui, mais il a toujours trouvé ça libérateur, d’avoir le Pacifique juste à côté de chez soi, et vue sur l’océan depuis sa villa. A son tour ensuite de donner des nouvelles et d’exposer le sien, de programme, largement occupé par les requêtes de Eve elle même. « Non, tout est vieux ! Oui, je vais faire passer le mot…oui, aussi. » A croire qu’elle devine qu’il tourne en rond et qu’elle lui fournit, vigilante, une activité à faire en l’obligeant à se mettre en quête du second de Chouvalov pour l’empêcher de trop broyer du noir en se laissant aller à son penchant mère poule : l’attente et la patience, ce ne sont pas des concepts qui réussissent à Finn Callahan. « Faites attention à vous, d’accord ? Tu me manques, tu sais ? » Son cœur manque un bond lorsqu’elle lui répond que elle aussi : ce genre de déclaration, chez Eve, même avec toute la meilleure volonté du monde, sont si rares que Callahan ne peut que les savoir vraies et qu’il les tient pour ce qu’elles sont : précieuses. L’acteur souffle donc avec une étonnante douceur pour qui le connait, en guise de conclusion. « Je t’aime. A demain. » En quittant le bar, Finn sifflote. Il va bien lui falloir une bon quarante-cinq minutes pour atterrir et que le sourire idiot qui l’a envahi le quitte. « Y a Eve qui te remercie pour le pique nique, vieux. » Lance-t-il à Liam en partant dans la nuit de fin octobre, sans laisser le temps au barman de lui répondre que lui s’en moque et que ce qu’il veut, c’est dormir.

Le mercredi passe à toute allure. Plus qu’une semaine, lui a promis le réalisateur de Holmes, et puis après ce sera fini. Callahan compte bien faire une pause pour lui les propositions qui lui sont parvenues, à ce moment là : ce premier rôle a enclenché une boucle vertueuse, du moins de son point de vue. Voilà qu’on le contacte pour être tête d’affiche pour d’autres long métrages. Nul doute que si Finn savait ce que Rafa et Eve disent de lui, l’acteur aurait les oreilles qui sifflent, mais ils sont loin et il a tout le loisir d’être content de son travail.

Le temps de croiser dans le quartier qui sert de territoire aux russes et de trouver le second de Chouvalov pour lui transmettre le message de sa nièce, voilà Finn revenu sur les siennes. S’enfermant dans son bureau avec un copieux plat de fish’n’chips, l’attente recommence. L’anxiété revient avec elle, domestiquée par le tabac, mais à peine : à la première sonnerie, Finn bondit sur le téléphone. « Rafa ? Ouais, je t’entends bien, t’inquiète, j’ai pris l’appel dans le bureau. Alors, quoi de neuf ? » Le son est un peu meilleur aujourd’hui, c’est déjà ça. En attendant, il est déçu de ne pas entendre immédiatement sa compagne et c’est d’elle que le mafieux s’inquiète immédiatement après. Un peu perdu entre le déni et la volonté de confirmer ses doutes, il essaye d’avoir l’air détaché, ce qui ne trompera sans doute personne : « Eve est avec toi, ou elle est partie se baigner ? Elle avait l’air de trouver qu’il faisait une chaleur à crever, hier, faut pas hésiter pour la piscine, vraiment. Elle supporte, ça va ? C’est pas son genre de se plaindre, je sais qu’elle est concentrée sur le gosse, mais tu veilles sur elle, hein. Puis tu la reluques pas si elle se baigne ! » Il se marre en buvant sa bière, malgré ses ronchonnements. C’est que sous ses airs indignés, en réalité, Finn a une confiance absolue en son second. C’est plus pour le principe qu’autre chose, parce qu’il ne peut pas ne rien dire, mais il ne peut même pas imaginer que Rafa puisse lui faire ce genre de coup. « Bon Joey va bien ? Qu’est-ce que ça raconte, sur le gosse, y a du neuf ? Vous faites quoi, là, vous allez déjeuner ? » Les mêmes questions et les mêmes réponses risquent de revenir souvent au cours de la semaine, Finn le sait. Ça ne l’empêche pas de noter attentivement le programme que lui expose O’Riordan, calculant encore une fois l’heure où ils se reparleront : « Ok. Du coup on se dit demain même heure, ou on voit quand vous rentrez ? Pas après 18 heures chez vous, je dirais, parce qu’après Liam ferme. Ouais, ça fait 2 heures du mat’ ici, sauf si t’appelles chez moi. Ça marche, à plus, Rafa. »

Pas longtemps après, c’est son amante qui reprend le combiné : « Eve ? Comment ça va, pas trop rétamée par le décalage horaire ? » Apparemment pas au point de ne pas être en mesure de ronchonner sur LA, les ritals, les américains en général et ce gosse. Ça le rassure un peu. « Toujours pas très enthousiaste, bon, j’ai compris, d’accord. J’ai fait passer le mot à ton oncle, oui, t’inquiètes pas. Bon, raconte, vous avez appris quoi ? » Pour lui, la question ne fait pas doublon, ça l’aide simplement à se faire une meilleure idées de ce qui se passe. Finn se sent totalement impuissant dans cette histoire. Au moins, par le récit, il a l’impression de participer un peu, comme par cet enchainement d’appel : « Oui, on se rappelle demain, Rafa m’a dit que vous partiez pour la journée, mais qu’il appellerait vers le diner. » Il a aussi du mal à dire au revoir, Callahan, surtout si c’est Eve, alors il ne raccroche pas et il laisse durer la conversation, tant qu’ils peuvent, tant qu’elle ne décide pas d’elle-même d’y mettre fin ou de lui repasser Rafa.
(C) CANTARELLA.

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