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 Where's my mind ? + Greg

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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 3 Sep - 0:28



Where's my mind ?
Gregory& Finn
« On devrait payer moins cher Billy Stubbs. Et Marius va m’entendre. » Callahan râle. Il est excédé. Les affaires continuent toujours, dans son monde. Il avait cru pouvoir s’associer aux italiens, un moment, mais quelque chose s’est mal passé. Quoi, il ne sait pas. Mais au moment de rencontrer leur chef (son cousin, son propre cousin, voilà pourquoi il enrage autant), dans un bar huppé en terrain neutre, il n’y avait personne, sinon les flics, et évidemment, lui, les poches pleines de ses échantillons de drogues les plus divers. Résultat, une nuit en prison, et une comparution immédiate le lendemain. Les juges et la police croyaient peut-être tenir un gros poisson et le responsable de la mafia irlandaise de Londres, mais ils se sont plantés en croyant que Finn se laisserait faire. Il a un bon avocat, il faut dire, aussi, en la personne de Marius Black. Et c’est bien pratique, que Finn Callahan n’ait pas d’existence réelle et soit officiellement mort depuis une bonne dizaine d’années. Sans se démonter, il a plaidé qu’il s’appelait Finn Gallagher, acteur de son état, et qu’il ne savait rien de la mafia. Un trafic ? Non, Monsieur le juge, vous confondez, c’est sûr. La drogue ? Sa consommation personnelle. Le showbusiness, l’entertainment, vous savez ce que c’est. Il a fait celui qui regrettait, qui était désolé, et le juge l’a regardé d’un air sévère en faisant un rappel à la loi. Et Finn s’est dit qu’il s’en tirerait comme ça. Mais non. Le juge a enchainé en prononçant une obligation de soin et de voir un psychiatre.

« Ce n’est pas le rôle de Stubbs d’éviter que vous vous fassiez choper dans un bar avec les poches pleines de cocaïne. Et Monsieur Black a raison. C’est objectivement mieux que la prison. » Remarque Rafa sur le ton de l’évidence, alors qu’il conduit la Bentley pour aller chez Gregory Benson, psychanalyste de son état. A l’évidence, oui. Finn le verrait plus aisément s’il n’était pas aussi mécontent. Il a du droit à une photographie et à une pleine page dans le journal au moment où on l’arrêtait, ça ne fait pas bon genre. Il a du se justifier et s’excuser auprès de la Hammer, de ses amis, de son agent, d’à peu près tout le monde, et même si on lui a globalement fichu la paix, ça ne lui plait pas de passer pour un type cocainé, même si c’est effectivement monnaie courante dans le milieu artistique. Ça vaut mieux que de passer pour un trafiquant et ça vaut effectivement mieux que la prison. Cette nuit passé au mitard l’a profondément agacé, comme le procès. Il y a perdu du temps et de l’argent. Et maintenant il va encore perdre du temps avec Gregory Benson. « Un psychanalyste. Quelle drôle d’idée. Enfin… » Rafa gare la voiture alors que Finn allume une cigarette. « Trouve moi les italiens. Mariotti, par exemple. Je veux savoir pourquoi Ludovico Montenza m’emmerde. Il s’est écrasé l’année dernière pour les paris, et je veux que ça continue. Qu’il comprenne bien que je vais mener à terme ce projet. » Depuis quelques temps, il s’est mis en tête d’acquérir des terrains et des chevaux. Ça lui permettrait de blanchir son argent, et de contrôler tout ce qu’il se passe pour les paris hippiques : de l’entrainement des bêtes jusqu’à la course en passant par les paris et les gains. Il descend de la voiture alors que Rafa l’interpelle. « Bien. Je le tabasse, donc. » Finn sourit. Rafa a beau être sa mauvaise conscience et être parfois pénible, il est d’une rationnalité et d’une loyauté à toute épreuve. Il comprend vite, aussi. « Je veux pas de détails. T’as carte blanche. Je veux juste que mon cher cousin se souvienne qui était le préféré de son père aux USA. Allez, ciao, à tout à l’heure. »

Soupirant devant l’inutilité de la démarche qu’il s’apprête à accomplir, Finn sonne à la porte du cabinet du docteur Benson. « Monsieur Gallagher. J’ai rendez-vous. » Indique-t-il à une secrétaire à moitié en pâmoison qui lui indique la salle d’attente. Il lui adresse un clin d’œil, amusé, et c’est à peine si elle peut contenir un gloussement de dinde. « Seigneur… » Il n’est pas sorti de l’auberge. Fumant cigarette sur cigarette dans la salle d’attente, Finn laisse passer le temps, patiemment, jusqu’à ce que surgisse le psychanalyste. « Ah, enfin, vous êtes Benson, je suppose ? Gallagher, enchanté, je vous suis. » Difficile de voir en lui un camé. Comme il est difficile pour Finn de voir en Gregory autre chose qu’un stéréotype de médecin anglais. Une fois dans le bureau du docteur, il ajoute : « Bon écoutez, je vais être franc avec vous…si je vous paye maintenant, disons…le double ? Est-ce que vous voulez dire au juge que j’ai bien rempli mes obligations ? Je vais très bien, vous savez. » Bon, ça c’est faux, mais Finn ne le sait pas lui-même et puis ça ne regarde personne.
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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 3 Sep - 18:26


Where's my mind
A

ujourd'hui, Gregory recevait un cas qui promettait d'être intéressant... pas tant parce qu'il avait suivi la carrière de cet homme de près (ce n'était pas le cas, Gregory allait très peu au cinéma, et ce n'était pas un média qui l'intéressait outre mesure, même s'il y avait quelque chose de fascinant dans l'exutoire que trouvaient certains dans l'exercice et l'appropriation du septièmeart) que parce qu'il différait des patients qu'il avait l'habitude de recevoir dans son cabinet. Un acteur, donc, voilà qui changeait de son champ d'expertise habituel. Gregory associait le métier d'acteur à son cortège de lieux communs : ego surdimensionné, besoin exacerbé de reconnaissance et mauvaise gestion du rapport à l'autre et à soi. Peut-être sa conversation avec Finn Gallagher démentirait-elle ces a priori, mais en attendant, il restait néanmoins curieux. Même s'il savait que le patient était là par décision de justice et qu'il serait donc plus difficile de l'inviter à se livrer que s'il avait choisi de le consulter de son plein gré.

En rejoignant la salle d'attente, il ne mit pas longtemps à trouver l'acteur du regard. Cela n'avait rien de difficile. Il ne fallait pas sombrer dans l'écueil des anticipations hâtives, surtout quand on faisait face à un cas de figure jamais abordé auparavant, mais il n'était pas nécessaire d'avoir ses années d'études et d'expérience en psychanalyse pour deviner que cet homme suffisant et impatient qui à présent s'adressait à lui était bel et bien celui qu'il avait été si intrigué de rencontrer.

-C'est bien là le discours typique de ceux qui vont le plus mal, monsieur Gallagher,
répondit posément Gregory tout en l'entraînant en salle de consultation quand Finn, d'entrée de jeu, suggéra qu'il n'avait aucun besoin de cette séance de psychanalyse, qu'il s'épargnerait tout à fait l'exercice, qu'il se portait comme un charme...

Un discours qu'il avait entendu plus d'une fois, parfois prononcé avec une désarmante sincérité, mais qui se révélait faux dans la grande majorité des cas. Par ailleurs, Gregory n'était pas un homme que l'on pouvait acheter. Il appartenait à cette rare catégorie d'individus qui exerçaient leur métier par passion (au point que celle-ci débordait bien souvent sur sa vie extraprofessionnelle), il ne fallait pas attendre de lui qu'il passe à côté de l'opportunité de traiter un cas si passionnant alors que l'occasion lui tombait ainsi tout cuit dans le bec.

-Installez-vous, je vous prie,
répondit-il une fois qu'il eut refermé la porte de la pièce derrière eux. Avant toute chose, je m'attacherai à constater que votre comportement dénote soit d'une désillusion totale, soit d'une volonté manifeste de fuir toute forme de dialogue, peut-être par crainte de ce que je pourrais éventuellement découvrir si je devais vous percer à jour. Peut-être redoutez-vous que l'on sonde votre esprit ? Auriez-vous des choses à cacher, monsieur Gallagher ?



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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeMer 23 Sep - 22:06



Where's my mind ?
Gregory& Finn
Finn Callahan a-il besoin d’une psychanalyse ? D’un point de vue purement objectif, oui, sans doute, et la thérapie prendrait des années. Analyser sa personnalité ne serait pas chose facile, cependant, du fait de son absence totale de conscience morale et de ses sautes d’humeurs fréquentes. Il y aurait beaucoup à dire sur le fait qu’en lui-même, il ne sait pas qui il est, et qu’il préfère d’ailleurs que les autres ne sachent pas non plus. Il a perdu tout intérêt dans l’idée de s’intéresser aux autres et d’être un être doué d’un caractère à part entière. Avoir une personnalité est le gage d’être toujours blamé pour. Alors il se cache derrière des paravents, et ça aussi ce serait intéressant à analyser.

Bon, en l’occurrence, c’est beaucoup plus rationnel que ça. Le pseudonyme de Gallagher lui sert de prête-noms et évite qu’on fasse le lien avec ses affaires illégales. Il constitue aussi une excuse utile. En revanche, Finn se demande si finalement, il n’aurait pas préféré quelques jours de cabane plutôt qu’avoir à faire avec Gregory Benson. Il n’a jamais rencontré de médecin psychiatre, mais il espère définitivement qu’ils ne sont pas comme ce type qui se croit très malin et qui est bouffi d’arrogance – critique qui ne va pas extrêmement bien à Finn Callahan, mais bon, c’est toujours la même vieille histoire d’hôpital et de charité, et il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Qui est-il, lui, pour croire qu’il sait tout de lui, qu’il a tout compris, alors qu’il mène totalement la justice en bateau et que tout le monde a avalé son mensonge ? Non, définitivement, ce n’est pas Gregory qui le déstabilisera.

Affalé au fond de son siège, l’acteur plante son regard dans les yeux du psychiatre, et lui lance nonchalamment : « On ne vous a jamais dit qu’agresser les gens comme ça dès les premiers mots que vous prononcez était potentiellement source de conflits et qu’ils auraient encore moins envie de vous répondre ?  Dans le meilleur des cas, je dois le préciser. Il y a des gens qui préféreraient vous casser la gueule, pour ce que j’en sais. » Il lui adresse un sourire de loup, même si Greg n’a aucune idée, sans doute, de la réalité de la menace. La meilleure défense, c’est l’attaque. Lui aussi, il peut poser des questions agaçantes, mine de rien, et il peut renverser le jeu à son compte. De façon plus sincère, il est mal à l’aise, même s’il ne l’avouerait pas : Finn n’apprécie guère qu’on lui ait dit qu’il n’allait pas bien, et encore moins qu’on tente de le percer à jour. Son masque gueulard et provocateur lui permet de mettre à l’abri ses questionnements et il n’apprécie guère qu’on tente de le briser.

Alors il fait le blasé, et le désintéressé, et retombant dans son apathie et sa morosité initiale, ajoute dans un haussement d’épaule : « Vous me faites perdre mon temps et vous allez perdre le votre. Je n’ai rien à vous dire. » Mais Finn parvient mal à maitriser son agacement face à ce qui n’est qu’une mascarade destinée à sauver les apparences et à satisfaire un juge. Alors, par à coups, il se redresse, balance de nouveau une menace voilée : « Je vais être plus précis : ça ne vous regarde pas, et vous n’avez pas envie de savoir de toute façon, docteur Benson. Ça vaut largement mieux pour vous. Vous n’aimeriez pas ce que vous entendriez. » Ses sautes d’humeurs sont remarquables, et il alterne comme souvent entre colère et désintérêt profond. Comme toujours, il ne se rend pas compte qu’il peut se livrer un peu trop en faisant cela : « Et puis, vous n’allez rien m’apprendre que je ne sache déjà. Toutes vos théories freudiennes à la con, là. Comme si tout était toujours la faute du père. Ridicule. » Parce que chez Finn, la colère est toujours mauvaise conseillère, qu’il parle comme mafieux ou comme acteur. Pour un peu, il se mettrait à parler de Rory sans le vouloir...

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 24 Sep - 17:22


Where's my mind
G

regory ne se sentait pas particulièrement intimidé par le discours pourtant menaçant de son interlocuteur, et pour cause, il ne serait pas le premier de ses patients à lui sauter à la gorge - au sens figuré, tout de même, et il fallait tout de même espéré que l'on s'en tienne à cela. Il savait que son franc-parler déplaisait souvent, autant que sa manière d'aborder frontalement les sujets qui voulaient être ignorés ou de poser les questions qui pouvaient déranger, mais cela faisait partie de son métier, après tout, et il y avait beaucoup à retirer de réaction du genre. Une telle agressivité, que son interlocuteur n'avait pas su retenir après seulement quelques secondes de conversation, était évidemment révélatrice, et c'était bien de réactions du genre que Gregory avait l'intention de nourrir son analyse.

Il ne se laissa pas plus impressionner par les menaces de son interlocuteur - qu'il prendrait peut-être davantage au sérieux s'il savait à qui il avait véritablement affaire... mais cela ne l'inciterait sans doute que davantage à vouloir en apprendre plus, en vérité - que par les propos qu'il ajouta. Oh non, il ne lui faisait pas perdre son temps. Rien qu'en cet instant, bien que Finn ne lui ait encore rien confié, Gregory trouvait d'ores et déjà leur échange plus qu'enrichissant. Par ailleurs, si l'homme se pensait impressionnant de par le terrible passé (ou présent) qu'il dissimulerait semble-t-il, Gregory continuait de penser qu'il en avait vu d'autres. Mais l'évident sentiment d'importance de l'acteur coïncidait assez parfaitement avec le portrait psychologique qui se dessinait de lui à mesure que les secondes s'écoulaient.

-Le marchandage, la colère, la menace et la négociation en quelques secondes de conversation seulement... Si vous ne voulez pas être un livre ouvert et garder vos petits secrets pour vous-même, vous devriez travailler votre comportement
, dit posément le psychanalyste en fixant son patient avec intensité, comme si son regard était susceptible de le passer au crible. Vous observerez que vous n'avez pas eu besoin de même pour évoquer votre père.

Il ne releva pas la petite pique adressée à ses méthodes. Gregory était habitué à ce que l'on dénigre aussi bien sa profession que ses méthodes, c'était l'apanage de toutes les doctrines relativement neuves. N'en demeurait pas moins que Freud était son maître à penser et qu'il avait pour son travail un respect profond, si grand qu'il n'appréciait guère en effet que l'on puisse remettre en question un tel fondamental à sa pratique.

-Mais puisque vous abordez le sujet. Parlez-moi donc de votre père.

Il refuserait peut-être, même très probablement, mais il y avait autant d'informations à retirer chez ses patients dans ce qu'ils refusaient de dire que dans ce sur quoi ils acceptaient de s'exprimer à coeur ouvert.




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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeLun 19 Oct - 22:26



Where's my mind ?
Gregory& Finn
Il y a un air de défi dans la réponse que Finn donne à Gregory Benson, comme si de rien n’était : « Vous lisez en moi ce que je veux bien que vous lisiez, c’est tout. » C’est en partie vrai, parce qu’il n’a jamais, depuis le début de ce court entretien, ne serait-ce que commencé à cherche à cacher au psychiatre qu’il ne voulait pas être là. En conséquence, il ne compte pas faire le moindre effort pour être agréable et lui faciliter la tâche. De son point de vue, il est déjà bien aimable de ne pas s’être levé et de lui avoir coller son poing dans la gueule. Pourquoi ? C’est que malgré tout ce qu’il peut dire, Gregory a vu plus juste que ce que Callahan/Gallagher n’a vraiment envie d’avouer et qu’il en a bien dit plus que ce qu’il ne voulait dire. Parler de son père n’est jamais entré dans les intentions de Finn et n’y entre toujours pas. En réalité, il compte bien se taire jusqu’à la fin de l’entretien, mais le ton du médecin, qu’il perçoit comme un peu goguenard, lui donne envie d’insister – en fait de se justifier de nouveau :   « Loin de moi l’idée de remettre en cause votre compétence, docteur. Mais je ne cherche pas réellement à cacher que vous m’agacez. » Remarque, peut-être qu’il gagnerait du temps à le baffer. Un instant, le mafieux considère l’option, mais y renonce. C’est qu’il ne voudrait pas gâcher la chance qu’il a obtenue de ne pas aller en prison, et qu’agresser le psychiatre chez qui on l’a envoyé ne jouerait pas en sa faveur. « A tout prendre, vous êtes moins pire que la prison, où je n’avais pas envie d’aller, mais j’ai uniquement l’obligation de venir vous voir. Pas de vous parler. » Ça ne l’empêche pas de s’amuser un peu, cela dit, non ? En faisant agréablement passer le temps et en se payant la tête de ce type, que Finn considère comme un fumiste. Freud le laisse sceptique. Tout interrogation sur sa santé mentale aussi. Avec un sourire fin, il ajoute donc : « Mais vous pouvez débiter vos clichés si vous voulez, ça ne me dérange pas. Il faut que je vous paye en liquide et que vous allonge sur un divan, aussi, c’est ça ? »

La question suivante le met mal à l’aise, parce que c’est un terrain où il n’a pas envie de s’engager. Et Finn sent bien qu’il perd la maitrise de la conversation, qu’il avait bien en main au départ, et qu’il se laisse déborder. Comme il n’a aucune envie de se confier à un inconnu – dieu sait ce qu’il pourrait lui faire – il hausse les épaules et lance d’un ton qui se veut nonchalant : « Il n’y a rien à dire sur mon père. Il est mort il y a longtemps. Je ne l’ai pas vu depuis encore plus longtemps. Je suis parti de chez mes parents très jeune. » En réalité, son agacement ne fait qu’augmenter et la colère lui fait dire de plus en plus de choses qui dépassent sa pensée. « Qu’est-ce que ma foutue famille a à voir avec le fait que la police m’ait trouvé avec de la cocaine plein les poches ? Peut-être que si vous arrivez à me le dire, je vous parlerai de ma foutue famille ou de moi, mais sinon, je ne vois pas pourquoi je le ferai. » Peut-être parce que malgré lui, il est sévèrement intrigué, animé d’une curiosité presque morbide, envers ce que ce type pourrait lui dire de lui, autant qu’il éprouve une réelle répulsion et une envie de fuir à toute jambe. Alors, pour se rassurer, Finn ajoute : « Franchement, je vais très bien. J’ai l’air d’aller mal, moi ? »


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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeMar 20 Oct - 17:48


Where's my mind
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regory se contenta d'afficher un fin sourire quand son interlocuteur affirma qu'il ne lisait en lui que ce qu'il voulait bien lire. Oui et non... il y avait plus à lire dans ce qu'il acceptait de montrer de sa personne qu'il ne le soupçonnait. C'était le rôle du psychanalyste d'observer les apparences et d'estimer ce qu'elles sous-tendaient. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas tant le discours de l'acteur que la manière dont il l'exprimait. Ce qui était intéressant, c'était de se faire une opinion de son interlocuteur non seulement en fonction de ce qu'il daignait exprimer qu'en fonction de ce qu'il choisissait de dissimuler. Avec lui, l'entreprise allait être de longue haleine, c'est certain, mais Gregory ne s'inquiétait pas, il avait toujours apprécié les défis, et celui que représentait Gallaggher était plus que satisfaisant.

Quant au fait qu'il l'agaçait considérablement, ça ne lui avait pas échappé, effectivement, et c'était tant mieux, une réaction, négative comme positive, valait mieux que pas de réaction du tout. L'acteur aurait pu se murer dans le silence, et il aurait dès lors été plus difficile d'accès, là, Gregory pouvait déjà déterminer plusieurs de ses traits dominants : l'orgueil, le besoin compulsif d'avoir l'ascendant sur ses interlocuteurs, sans doute un certain talent, ou du moins un certain goût pour la manipulation.

-Vous avez l'obligation de me parler si je le décide, monsieur Gallagher, à moins que vous ne souhaitiez que l'état du dossier que je transmettrai aux principaux concernés ne vous envoie directement dans cette prison à laquelle vous souhaitez échapper.

Ce ressemblerait presque à une menace. Pour Gregory, ce n'était pas vraiment le cas, il n'avait pas l'intention de causer du tort à son interlocuteur, mais il voulait lui faire comprendre que lui aussi pouvait avoir un certain pouvoir sur lui.

Ce qui l'intéressait, ce n'était pas de mettre Finn Gallagher en difficulté. Ce qui l'intéressait, c'était de comprendre son fonctionnement, qui il était vraiment. La question du père était un classique, oui,  mais un classique qui marchait bien souvent, surtout chez les hommes. Et le psychanalyste eut définitivement le sentiment d'avoir touché un point sensible en entendant la réponse de son interlocuteur.

Il n'y avait rien à dire sur son père, prétendait-il. Mais en attendant, il en disait tout de même beaucoup. Un père absent, un fils laissant sa famille derrière lui. Et avec ça, il n'était pas capable d'admettre que ce pouvait être un fondamental de son comportement... ça voulait tout dire.

-Vous me posez la question parce que vous n'en êtes pas sûr ?
demanda Gregory quand ce dernier lui demanda s'il avait l'air de ne pas aller bien.

Peut-être qu'il s'en convainquait parce que comme pour bien d'autres choses, il ne pouvait pas s'autoriser à faire montre d'une faiblesse qu'il avait suffisamment enterrée pour oublier qu'elle existait. Mais tout homme avait ses faiblesses, même lui.

-Si vous êtes parfaitement heureux, à quoi bon la cocaïne ? Quel effet vous procure-t-elle ? Que permet-elle de compenser ?


Il ne revenait pas sur le père, pas tout de suite. Mais cela viendrait en temps voulu.






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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeDim 8 Nov - 22:10



Where's my mind ?
Gregory& Finn
Est-ce qu’il va bien ? Bonne question. Finn n’a pas trop le choix que de s’interroger et de répondre à Greg. Il faut dire que le psychanalyste a marqué un point en rappelant qu’il n’avait pas le choix que de répondre et que le menacer réellement physiquement ne serait pas bien intelligent non plus, quoique foncièrement tentant tant les paroles de Benson assomment le mafieux. Mais ça ne répond pas à la question en tout état de cause. De son point de vue, forcément subjectif, il va très bien, alors il hausse les épaules : « Je ne sais pas. Vous n’avez pas l’air convaincu et il parait qu’il faut que je vous convainque. »

Il est obligé de répondre, pas d’être honnête. Et de toute façon, pour l’être, il faudrait être capable de regarder la réalité en face et d’affronter une enfance traumatique, plus digne de celle des orphelins de Dickens que du grand Hollywood. Il faudrait être capable de vouloir en parler. Quand bien même Finn en aurait sans doute besoin, il préfère largement nier le problème : ayant enfoui toutes ses terreurs au fond de lui le plus profondément possible, les réveiller lui semble dangereux. Alors il louvoie et c’est facile. Surtout concernant la cocaine, puisqu’il a inventé de toute pièce une addiction qu’il n’a jamais eu. « Ça va avec la fête. C’est comme ça dans le milieu. » Il hausse les épaules, comme si le cinéma pouvait tout expliquer. « Pourquoi est-ce que vous fumez des cigarettes ? Pourquoi est-ce que vous buvez un verre avec vos amis de temps en temps ? » Avec un sourire il ajoute : « C’est pareil dans le milieu du cinéma, simplement on a un peu plus de moyens. » Le reste de l’entretien, difficile et tenu sur le même ton, se passe à une lenteur ahurissante et quand bien même Gregory Benson semble trouver qu’il faudrait qu’il revienne, du point de vue de Finn, c’est terminé et il est prêt à oublier le médecin puisqu’il a effectué ses obligations judiciaires (la blague).

Pourtant, un soir, le voilà de retour devant le cabinet dudit docteur, à attendre que celui-ci apparaisse. Dans un état de nerf lamentable, Callahan fait les cent pas sur le trottoir qui fait face au cabinet, indifférent à la pluie et au vent. C’est que la semaine a été perturbante, entre ses rencontres avec Eve et ses visites aux cimetière. Et c’est pour ça qu’il est là. En quittant la jeune femme, il était presque apaisé par ce baiser échangé, qui devait mener à une impasse, mais qui valait quelque chose, et qui curieusement, rendait le choc frontal avec son deuil supportable. L’erreur qu’il a commise est peut-être de vouloir retourner seul au cimetière. Tétanisé, apeuré, en larmes de nouveau, il l’a quitté en manquant de s’effondrer, parce que c’était trop. Sans savoir quoi faire – peut-être que Eve l’aurait écouté, mais Finn a eu bêtement peur et honte qu’elle ne le voit comme ça, mais ils se sont tout de même quitté en pensant ne plus jamais se revoir – il s’est mis à errer dans les rues de Londres sans réel but. Retourner au Cohan dans cet état ? Impossible également. Alors il s’est dirigé sans trop savoir pourquoi vers le cabinet de Gregory Benson. Peut-être simplement parce qu’il savait qu’il y trouverait quelqu’un qui a envie de l’écouter.

Depuis, Finn attend. C’est que sonner lui semblerait quand même une défaite et qu’il hésite. Apercevoir Benson ne lui laisse pas le choix : ça lui évite de se dérober. Traversant la rue, il lève sa casquette pour le saluer : « Docteur Benson !  Vous me remettez ? » Il doute qu’il l’ait oublié, mais le Finn que peut observer le médecin n’a pas grand-chose à voir avec l’acteur flamboyant qu’il a croisé la première fois. Très bas, ayant du mal à avouer et à réaliser lui-même ce qu’il dit, il lance : « Je crois…je crois que j’ai besoin d’aide. » Il tremble. Il ne sait pas si c’est le froid ou autre chose, mais il est bien plus incertain qu’avant, et dans un état d’agitation, de confusion et d’anxiété considérable, si bien qu’il peine à s’expliquer : « J’ai été…j’ai été voir mes parents. Ils sont là bas, quelque part, dans le Poplar, au cimetière… » Au final, c’est juste de la souffrance. Pas de celles qui aident à grandir ou qui forgent le caractère. Juste de la souffrance. « Je…vous avez du temps à m’accorder ? Je sais qu’il est tard. Je peux reprendre rendez-vous. Repasser… » Soudainement, il se ferait presque suppliant, tant il est perdu : « S’il vous plait… »

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Dernière édition par Finn Callahan le Sam 21 Nov - 22:24, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeLun 9 Nov - 18:15


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L

a réponse de l'acteur n'avait rien eu de satisfaisante. C'était un dérobade, rien de plus, et qui n'avait pas la moindre consistance. Prétendre que c'était le milieu qui voulait ça ne faisait que déplacer un problème qui restait le même dans tous les cas. Il estimait d'ailleurs qu'il y avait tout autant à s'interroger sur les comportements sociaux qui vous poussaient à boire un verre ou à fumer une cigarette lors de soirées entre amis. Ses questionnements n'avaient vertu qu'à pointer du doigt des éléments qui tous autant qu'ils étaient méritaient aux yeux du psychanalyste une analyse approfondie. Mais pour cela, il faudrait qu'il cesse de se braquer et daigne répondre à ses questions sans les fuir. Malheureusement, c'était tout sauf gagné. Cet entretien, en définitive, avait été relativement vain. Gregory ne pouvait évidemment pas obtenir grand-chose de ses patients si ces derniers devaient ainsi s'obstiner à des réponses creuses, et à une évidente mauvaise volonté.

Il pouvait tenter autant qu'il le pouvait de pousser ceux qui venaient le consulter dans leurs retranchements, mais si ces derniers choisissaient de ne pas être réceptifs, il ne pouvait pas faire de miracles non plus. Ce qui était dommageable. Après tout, la vie de Gregory ne s'en voyait pas spécialement transformé si ses clients devaient décider que ces séances de thérapie n'en valaient pas la peine (du moins ce n'était plus le cas depuis qu'il avait une clientèle suffisamment large pour ne pas redouter de perdre l'un ou l'autre de ses patients. C'était la vie de ceux qui restaient réfractaires à tout travail d'introspection qui passaient à côté d'une vraie opportunité, et que dire sinon que c'était dommage pour eux.

Après que Finn Gallagher eut quitté son bureau, Gregory fut convaincu qu'il ne le reverrait plus jamais, si ce n'est peut-être, incidemment, sur grand écran. Il trouvait cela dommage, convaincu qu'il y avait énormément à creuser chez cet individu, et il n'aimait définitivement pas rester sur un échec, mais il n'allait pas non plus le retenir à tout pris. Et donc, il crut, oui, que les choses s'arrêteraient là.

Pourtant, quelque temps plus tard, il le retrouva devant sa porte. Cette fois, il était là de son plein gré. Ce qui changeait tout, évidemment. Gregory le laissa parler sans l'interrompre. Il n'avait pu déceler qu'un fragment de ce qui façonnait la personnalité de son interlocuteur, mais il en savait pour comprendre qu'il allait devoir être vigilant pour ce qui était d'accéder à cet ego plus fragile qu'il n'y paraissait sans lui donner le sentiment d'entièrement perdre le contrôle. Encore que le contrôle, en cet instant, il paraissait l'avoir nettement perdu. Il lui parlait de ses parents, il tremblait, il le suppliait. Son attitude présente contrastait tant avec celle qu'il avait eue lors de leur première rencontre qu'il était bien incapable de lui refuser l'accès à son bureau. Il ne prenait normalement plus de rendez-vous pour la journée, il pouvait malgré tout faire une exception. Il avait fait ce métier pour cela également. Aider ceux qui en avaient le plus besoin. Et dans le cas de Finn, ce semblait ce qu'il y a de plus urgent. Il hocha donc la tête.

-Entrez.
Il le conduisit jusque dans son bureau, lui proposa de s'installer confortablement, lui proposa à boire, puis reprit la parole une fois qu'il fut lui-même installé. Pourquoi avoir décidé de voir vos parents ?

Il ne posa pas d'autre question. Finn, de toute évidence, avait beaucoup à dire, il ne tenait pas à l'accabler d'interrogations. Avant tout, il tenait à l'écouter. C'était, après tout, une grande part de son métier.



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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 12 Nov - 22:50



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Gregory& Finn
« Merci… » Le moins qu’on puisse dire, c’est que Finn Callahan est perdu. A ce moment précis, lorsqu’il suit Gregory Benson en grommelant et en essorant sa casquette trempée, il n’est que l’ombre du mafieux à l’aura dangereuse et de l’acteur flamboyant qu’il est d’habitude. Ne survit guère que la terreur et la panique. Quoiqu’elle eut réveillé en termes d’angoisse, sa visite sur la tombe de ses parents a réveillé des souvenirs enfouis profondément, verrouillés au plus profond de lui-même. Il vaut mieux ne pas regarder l’abyme et d’ordinaire, il évite d’y penser et n’en dit rien. Il n’a pas besoin de parler, s’est-il convaincu, surtout pas à un type qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam comme Gregory Benson. Mais fatalement, toute enfance difficile, violente et traumatisante laisse des traces. Pour Finn Callahan, qui n’a jamais rien connu d’autre que la violence, justement, c’est la normalité et il serait probablement surpris si le psychiatre lui disait que ce qu’il a vécu est anormal et que cela tient plus d’un roman de Dickens que le film de gloire et de réussite qu’il a réécrit pour supporter la rue, les coups de poings dans la gueule, le sang et la détresse. Aujourd’hui, cependant, alors qu’il peine à contrôler le tremblement de ces mains, qu’il regarde comme si elles appartenaient au corps de quelqu’un d’autre, il est difficile de nier qu’il a un problème. Pourquoi Greg, alors ? Parce qu’il ne veut pas que ses proches le voient comme ça. Peut-être parce que malgré, même s’il l’a trouvé agaçant, c’est son métier, non ? Il saura bien lui trouver une solution. Il faut qu’il lui trouve une solution.

Il ne peut pas rester comme ça. Perdu et apeuré. Ça ne lui ressemble pas, et il ne veut pas rester comme ça, en ayant l’impression de manquer d’air. A la vérité, ce qui lui arrive ressemble fortement à une crise d’angoisse, ce que l’acteur nierait farouchement : lui, le grand Callahan, faire une crise d’angoisse ? Allons donc. Pourtant ça y ressemble, d’autant plus lorsqu’il vide la moitié de sa flasque de whisky dans le thé que lui sert Benson sans même remarquer le regard du psychanalyste. Le breuvage lui fait cependant un peu de bien et stoppe un peu les tremblements de ses mains. « Je ne sais pas, je suis… » Sa voix est un peu rauque et il lui faut un moment pour essayer de rassembler ses pensées de façon à peu près cohérente, le temps qu’une phrase se forme. « Je n’étais pas à l’enterrement. Je n’ai pas...je ne savais pas qu’ils étaient morts. Mon frère ne me l’a dit qu’à la fin de la guerre. » Ce qui était une simple tristesse redevient progressivement panique au moment où il commence à expliquer en détail : « Ils sont morts pendant le Blitz, j’étais aux Etats-Unis. Je ne savais pas, ce n’est pas ma faute. Eve dit que ce n’est pas ma faute. » Il le répète encore tout bas, comme pour s’en convaincre, parce qu’elle a été sa seule alliée contre lui-même et que la dernière fois qu'il l'a vu est le dernier moment où l'irlandais a été heureux ces temps-ci, sans se soucier d’expliquer au médecin de qui il parle. Ça n’a pas d’importance. A présent lancer, c’est comme s’il ne pouvait plus s’arrêter de parler. Un flot de paroles se déverse de lui alors qu’il regarde dans le vide, incapable de croiser le regard de Benson : « Et après…après je ne sais pas. Vous croyez aux fantômes ? Chez nous, on a des tas de légendes, avec ça. » Bon, en réalité, ce n’est pas qu’une légende à mettre sur le compte de culture gypsie. Même s’il connait peu le monde sorcier, Finn en sait assez pour savoir que son père, qui en était un, aurait réellement pu venir le hanter. Mais ça, hors de question, malgré tout, de l’expliquer à Benson.  « Et puis…J’avais peur de le croiser lui, aussi. Mon frère, je veux dire. »

Il y a une pause, et il lève enfin les yeux vers Gregory pour souffler : « Il…il me battait. Quand j’étais môme. Mon père laissait faire…Il ne m’aimait pas beaucoup, lui non plus. Ma mère était dépassée…elle ne pouvait pas faire grand-chose. J’étais…j’étais un genre de bon à rien, pour eux, vous voyez ? » Son regard trahit une terreur atroce, et soudainement, Finn est de nouveau en Irlande, le soir où il a failli tuer Rory, et où il s’est échappé, en sang, parce que son frère l’avait frappé à coup de ceinturon.  « Je suis parti…il m’aurait tué. » L’aveu lui coute et il déglutit péniblement, incroyablement gêné et soudainement très triste :  « Je croyais que je pourrais revenir un jour, en ayant réussi. Pour dire que je n’étais pas un mauvais fils. Et qu’ils m’auraient cru… » Il y a des larmes sur son visage, et de nouveau, la culpabilité revient s’immiscer en lui. « Mais je suis revenu trop tard. Et je n’étais même pas là pour l’enterrement… » Vidé, il se prend la tête dans les mains, et seul un sanglot perce le silence : « Je suis désolé, tellement désolé… » Parce qu’il n’est plus que ça : douleur, crainte, et culpabilité.

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeVen 13 Nov - 17:38



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regory assimilait petit à petit le discours de son interlocuteur, sans l'interrompre. Etait-il surpris d'apprendre que la vie de cet homme s'était construite sur des fondations à ce point chaotiques ? Non, bien sûr que non, ça avait été évident, déjà lors de leur première rencontre. La différence entre la première fois et celle-ci, c'est que le psychanalyste n'avait rien à faire de particulier pour abattre les barrières de l'acteur, ce dernier le faisait de lui-même, et dans cet instant de vulnérabilité qui devait si peu lui ressembler et qu'il devait au passage déplorer, il en montrait bien davantage de lui-même qu'il ne le ferait jamais au quotidien.

Des parents morts pendant le Blitz sans qu'il n'en sache rien, un frère cruel, une absence totale d'estime née d'un désaveu parental... Finn avait eu raison, à l'époque, de fuir ce cadre familial suffocant et malsain, qui l'aurait entravé corps et bien... Mais il ne s'était pour autant jamais complèteemnt libéré de ce cocon familial toxique. Il s'était éloigné, il s'était laissé rattraper, et il était partagé entre les regrets et la souffrance, il avait espéré avancer avec ce poids attaché à ses pieds, cru pouvoir faire abstraction. Alors qu'il devait s'en libérer. Finn était, quelque part, un cas d'école. La manière dont il s'était construit était conditionnée par son passé, par son rapport au père, au frère, à la mère. Et difficile de tuer le père quand il était déjà mort.

Une fois que Finn eût fini, Gregory prit la parole. Il ne comptait pas trop en dire, c'était à Finn de parler avant tout, mais c'était au psychanalyste d'orienter son discours, et de soulager cette peine si évidente, ce mal si profond. Il garda sa distance professionnelle, pas de mot réconfortant, pas de compassion affichée. Pas qu'il ne puisse être empathique, mais il fallait se prévenir de tout investissement émotionnel quand on faisait le choix d'embrasser une profession telle que la sienne.

-Pour vous répondre, je crois aux fantômes, oui. Ou du moins, je crois que nous avons tous une propension à nous laisser hanter,
dit-il doucement.

Ce qui était de toute évidence ce qui pouvait décrire au mieux l'état de son patient-surprise. Finn Gallagher était hanté. Mais les fantômes tels que le concevait Gregory n'étaient que fumée. Une fumée vouée à se dissiper, pour peu qu'on la laisse s'échapper.

-Votre amie a raison, vous n'êtes responsable en rien de cette situation, vous n'avez pas à vous sentir tributaire de ces événements.


C'était plus facile à dire qu'à faire, mais c'était une première étape. Finn n'avait pas d'excuses à formuler. Sa culpabilité était de ces fantômes dont il devait se débarrasser également, mais c'était encore trop tôt. Pour le moment, il fallait qu'il parle, surtout, tant qu'il ne se braquait pas totalement.

-Parlez-moi du dernier échange que vous avez eu, votre frère et vous.

Il a également retenu le nom de cette amie (s'il s'agissait d'une amie), Eve, qui il en est sûr, joue un rôle peut-être pas dans son passé, mais du moins maintenant, mais il gardait la question pour plus tard.



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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeMar 17 Nov - 0:05



Where's my mind ?
Gregory& Finn
Finn Callahan écoute-il ceux qui lui disent que ce n’est pas sa faute ? Peut-être, mais les mots glissent sur lui sans vraiment y trouver d’écho. Sinon il ne passerait pas son temps à essayer de se justifier dès qu’il aborde le sujet, ce qui est rare. Il faut dire que la culpabilité a façonné sa personnalité autant que la solitude, et qu’il n’a jamais rien connu d’autre. Sinon la violence, peut-être, au point qu’il a intégré tous ces mécanismes et qu’il les reproduit. A la fois révolté et essayant de fuir les horreurs de son enfance et produit de celles-ci, Finn est un genre de soleil, lumineux, rieur, volcanique. Mais un soleil volage, capable de vous bruler les ailes et de vous laisser calciné au bord de la route – ou de se transformer en torche humaine, métaphoriquement parlant. Alors il continue sans vraiment écouter. Doucement, très doucement, il se justifie encore. Dans l’état où il est, angoissé et paniqué, il a peur qu’on le gifle, qu’on lui demande des comptes. Il ne faudrait pas non plus grand-chose pour qu’il ait le réflexe de se défendre et de frapper à son tour : « Ce n’est pas ce que je voulais. Si j’avais su, j’aurais été là…j’aurais été là. Je ne suis pas un mauvais fils, ce n’est pas vrai… » Répète-t-il donc encore comme si c’était un procès, sans particulièrement faire attention à qui est son juge – sans voir que Greg ne le juge pas vraiment d’ailleurs. Derrière lui, il y a l’ombre de son père, de Rory, de sa mère, de tous ceux qu’il a perdu et avec qu’il n’a jamais pu régler ses comptes, ni demander pardon. Ou obtenir des excuses non plus.

A la fin de sa confession, il se sent vidé. Ce n’est pas que parler le délivre d’un poids. Replonger dans cet abime, qu’il évite et contourne, lui fait même assez peur. Pourtant il ne rien de plus. Peut-être qu’un instant, l’idée qu’une personne extérieure et objective lui dise qu’il n’a rien fait de mal l’apaise, mais très vite, Greg tombe sur un os. Rory est la limite, et c’est aussi la source du problème. Dès qu’il revient sur la table, Callahan se braque et c’est avec un mouvement brusque de recul qu’il s’exclame : « Non !  » Trop fort, trop brutalement. Il en faut beaucoup pour faire peur à l’irlandais, mais Rory…Rory le terrifie. Face à lui il n’est qu’un môme, même à 32 ans et alors qu’il a les moyens de se défendre. Tremblant, il proteste et se débat avec lui-même : « Non, je ne veux pas, c’est hors de question. Laissez moi tranquille, laissez-moi ! » Il a honte et il a peur. Terriblement peur. Il avait peur aussi quand il a recroisé Rory. Au final, c’est peut-être la présence de Eve qui lui a sauvé la peau, si on y repense. Mais maintenant il est seul et il a l’impression de ne plus pouvoir s’en sortir, d’être coincé.

Les souvenirs lui font peur, mais il ne voit plus qu’eux. Loin du bureau confortable et rassurant de Greg, le mafieux revoit les larmes, et il réalise qu’il ne comprend toujours pas pourquoi Rory le cognait. Il se souvient la rage qu’il a eu pour survivre, et la course effréné alors qu’il s’éloignait. Il a le visage en sang et il marche sur la route – il sait que Dublin est au sud et c’est à peu près tout, mais la grande route y mène et s’il parvient à la rejoindre, et que personne ne viendra le chercher pour le ramener. « J’avais quatorze ans. » Il cligne des yeux, surpris de se retrouver installé dans un confortable fauteuil, au chaux, et pas sous une pluie battante en étant complément égaré. Étrangement détaché de sa vision, Finn souffle : « Je ne me rappelle pas grand-chose… Il avait un ceinturon. Il me frappait avec. Et ce rire… » Il frissonne. Il est sûr que ce rire, qui signait son arrêt de mort dans l’esprit de Rory – enfin, il allait se débarrasser de ce sale cracmol – le hantera toute sa vie. Si Finn ne pleure plus, ses mains tremblent, et sa voix n’est plus qu’un murmure : « C’était lui ou moi, vous voyez. » Une étincelle de folie surgit dans son regard. « Il aurait mieux fallu que je réussisse…on s’en porterait tous mieux. » Peut-être pas dans son cas précis, mais à vrai dire il n’a aucun recul et il est bloqué dans une impasse. « Il est là, dehors. Je suis sûr qu’il s’en est pris à Eve… » C’est le fait qu’il soit là, à Londres, qui le terrifie le plus. Comme si le passé le rattrapait. Comme si jamais il ne pouvait tourné le dos à cette enfance lugubre et qu'il était condamné à rentrer dans le moule de violence et de terreur qu'elle a fabriqué pour lui. Comme un cercueil, en somme.


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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeMar 17 Nov - 17:35


   

   
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regory savait pertinemment qu'en appuyant sur ce point bien précis, il prenait un risque, celui de saper le processus, et que la confiance qu'avait trouvé son interlocuteur pour lui apprendre son histoire, même par bribe, s'éteigne. Il pouvait tout à fait se refermer comme une huître, et alors la consultation deviendrait stérile. Oui, mais ce n'était pas en éludant le problème que l'on parvenait à le résoudre. Il y avait peut-être plusieurs noeuds aux problèmes que rencontrait Finn Gallagher, mais de toute évidence, son frère était parmi les plus importants. Et c'était une information qu'il serait absurde, voire dangereux d'occulter. Alors Gregory espérait que son patient passerait outre son refus premier de parler plus avant de cet homme qui l'avait martyrisé, dont le souvenir le hantait encore, dont la présence le menaçait toujours.

Et en effet, il continua de parler, dans l'expression totale d'une fragilité qu'il n'avait sans doute que rarement manifestée auparavant. Quatorze ans, le ceinturon, les rires... L'adolescent qu'il était alors avait vécu l'enfer le plus total. Et où était-il ce frère, à présent ? Pouvait-il encore être une menace pour qui que ce soit ? De toute évidence oui, et c'était ce que Finn redoutait... et ce qui alarmait également Gregory qui, même s'il était tenu au secret professionnel, ne pourrait pas passer outre l'éventualité odieuse d'un crime peut-être autrement évitable. Là encore, il se devait d'intervenir avec prudence. Il marchait sur des oeufs, et qui sait de quoi son interlocuteur pourrait être capable s'il prononçait, sans le savoir, le mot de trop.

-Comment pouvez-vous être sûr qu'il est encore une menace pour vous ou vos proches ?


Est-ce que ce n'étaient que ses angoisses qui se manifestaient, une sorte de paranoïa qui ne trouverait pas de justification concrète ? Le psychanalyste en doutait assez, mais il valait mieux, là encore, être prudent et ne pas porter derechef un jugement trop hâtif sur ce qu'il venait d'entendre. Ce serait commettre une erreur qu'il serait ensuite particulièrement difficile de réparer.

-C'est la deuxième fois que vous me parlez d'elle, de cette Eve. Qui est-ce ? Qui est-elle pour vous ?


Un sujet à creuser aussi, de toute évidence, et qui semblait avoir une nette importance. Les deux n'étaient peut-être qu'imbriqués sans être intrinsèquement liés, mais il était dans tous les cas important de pouvoir isoler toutes les pièces du puzzle une à une afin de pouvoir reconstituer par la suite l'image la plus nette et la plus intelligible possible. Ce n'était pas encore joué, mais il ne doutait pas un seul instant que ce soit possible. Il ferait tout, en tout cas, pour que ça le soit. La détresse de l'acteur était infinie, et Gregory refusait de le laisser dans cet état. D'une façon ou d'une autre, il faudrait qu'il réussisse à lui venir en aide, à y remédier.
   


   

   
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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 19 Nov - 0:58



Where's my mind ?
Gregory& Finn
La question de Gregory laisse muet Finn un instant, mais paradoxalement, l’oblige à se resaisir. Il y a des choses qu’il ne peut pas dire parce qu’elles le mettraient en danger, et qu’elles le conduiraient tout droit à une case qu’il veut éviter, celle de la prison – il n’a pas oublié que Greg a tout de même été missionné, au départ, par un juge : il a sans doute besoin d’aide, mais finir enfermé parce qu’il aura parlé de ses occupations est hors de question. Et puis il y a des choses qui mettraient en danger Benson lui-même, à supposer qu’il le croit et n’analyse pas ça comme un effet de la cocaïne que Callahan est supposé prendre, quoiqu’il soit parfaitement sobre, au moins sur ce plan là. Parler de la mafia mettrait déjà le psychanaliste en danger, mais la sorcellerie, les mangemorts et trop de détails sur le dingue qu’est Rory…non. Ce n’est pas une bonne idée. Il ne sait pas pourquoi il parle autant, mais ça lui fait du bien et il se sent un peu mieux, quoi fatigué et vide. Alors le mafieux n’a plus du tout envie d’encastrer Gregory pour qu’il se taise et pose des questions dérangeants. Volontairement évasif, et mal à l’aise, il essaie de s’expliquer sans rentrer dans les détails : « Je l’ai vu. Pas longtemps. On s’est foutu sur la gueule. C’est moi qui ait…je ne sais même pas pourquoi j’ai voulu le voir, ni ce que j’espérais. Il m’a ri au nez.  » Sa voix est un peu triste, sans qu’il ne s’en rende compte. Ça ne pouvait que mal tourner, mais il voulait que Rory le voit. Pourquoi ? Finn ne sait pas vraiment. Au fond, peut-être espérait-il encore de la considération de la part de son frère, parce qu’il ne peut pas s’en empêcher et qu’il en est avide, mais il n’arrive pas à se l’avouer clairement et c’est peut-être aussi ce qui le gêne pour en parler au médecin. La rancœur ne tarde pas, de façon contradictoire, à refaire surface. « Mais je sais qu’il est…quelque part là, dehors, à Londres. » Un peu dérouté, il réalise qu’il s’est trompé sur un point par rapport à la question de Benson : « Je suppose que c’était l’avant-dernier échange…je l’avais oublié.  Peu importe. Je l’ai vu, c’est tout. Et il n’a pas changé du tout.  »

A vrai dire, la rencontre avec Rory lui semble désormais lointaine et un peu annexe, car un autre évènement d’importance est venue le concurrencer, puisque c’est à cause – ou grâce – à cela que Callahan a croisé Eve Talbot pour la première fois. La question de Gregory le prend de court et un instant, il ne sait pas quoi répondre. Une emmerdeuse ? Une amie ? La fille qui a changé sa vie ? D’une voie incertaine, l’acteur se hasarde à répondre, niant l’évidence : « Vous croyez ? Je ne m’en suis pas aperçu…on ne se connait pas depuis très longtemps. » Quelques semaines ? Un mois et demi ? Assez en tout cas pour que Ivy vienne foutre un bordel monstre dans sa vie. Le déteste-t-il totalement ? Il y a quelques temps, Finn aurait été affirmatif : Eve, c’est un problème. Maintenant…maintenant, il ne sait plus. Il repense au gout de ses lèvres et au baiser qu’ils ont échangé. C’était un moment de paix et il donnerait cher pour le revivre. Mais l’irlandais ne sait pas pour autant ce que c’est, alors sa réponse est encore une fois évasive. « Eve, c’est Eve. » Pour lui, ça a du sens, et il le dit avec un tel sourire qu’il est difficile de douter de la place qu’elle tient pour lui. Avec un petit rire, il ajoute : « Je l’appelle Ivy, moi. Elle déteste ça, mais ça lui va bien. » Détail sans importance, mais plus facile à expliquer que le reste.  « On passe notre temps à se battre. Elle m’a fait avoir un putain d’accident de voiture, et à force j’ai bien failli la planter. » Pas besoin d’expliquer pourquoi et d’ailleurs, il vaut mieux que ça n’arrive pas. Mais Finn oscille en permanence entre l’affection et l’irritation, en ce qui concerne Eve et au vu de l’état dans lequel il se trouve, il peine à masquer que chez lui, chaque sentiment se traduit violemment – or, peu importe pourquoi, le fait est qu’ils ont une tendance à se battre. Présenté ainsi, ça en dit aussi long sur Eve que sur lui, et ça les fait passer pour un couple dysfonctionnel en diable. Ils ne le sont pas, sans doute, mais Finn ne ment pas tout à fait non plus. Il secoue la tête et son sourire se fait un peu triste, de nouveau, alors qu’il achève avec une honnêteté un peu mélancolique : « C’est une chic fille, par rapport à moi. Je ne sais pas bien ce qu’elle peut me trouver, d’ailleurs…mais elle est gentille avec moi. Parfois. » Un phénomène assez rare dans la vie de Finn Callahan, et qui l’a conduit à accorder bien plus d’importance qu’il ne le pensait à Eve.  

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeJeu 19 Nov - 17:36


   
Where's my mind
   
S

i Finn semblait avoir du mal à comprendre les raisons qui l'avaient motivé à revoir ce frère tant haï et destructeur, elles étaient plus simple à deviner pour Gregory, qui aurait sans doute suggéré un tel face à face s'il n'avait pas déjà eu lieu... avec un certain encadrement, bien sûr. Pour exorciser certains démons, rien d'autre ne saurait être efficace sinon la manière forte. Malheureusement, dans le cas de l'acteur, cela n'avait pas fonctionné. Ce n'était sans doute ni le bon moment, ni les bonnes conditions, et à présent, Finn redoutait sincèrement ce que pouvait impliquer la présence d'un homme à ce point dangereux à Londres. Son rôle était certes d'apaiser les esprits les plus tourmentés, de guérir les maux invisibles, mais s'il était alerté par des faits bien réels, venus de l'extérieur, il ne pouvait pas non plus faire abstraction, en aucun cas.

D'autant qu'ils pouvaient également avoir une incidence future sur son patient. Il y reviendrait, il le faudrait bien. Même s'il y a peut-être une part de fantasme dans ce que Finn imagine son frère capable de lui faire ou de faire à Eve, cela n'en retire pas la possibilité alarmante. Et il faudra certainement agir en conséquence. Là encore, il redoutait de braquer son interlocuteur en abordant ce sujet trop vite. Il était plus simple de se focaliser sur un sujet qui, par ailleurs, sans peut-être même que le principal concerné s'en rende compte, l'apaisait presque naturellement.

Leur relation était manifestement chaotique. Mais toutes les relations de l'acteur étaient vouées à l'être, sans doute, tant qu'il n'aurait pas tout d'abord pris la pleine conscience de lui-même et n'aurait pas réglé pour de bon la quantité de traumas qui lui collaient à la cheville. Autant dire qu'il y avait du travail. Qui pouvait être le travail de Gregory, si Finn le laissait faire. Pour l'instant, le psychiatre intervenait pas ou partiellement. Il déterrait chaque élément l'un après l'autre. Avec un cas comme celui de Finn, entamer les hostilités par un bon élagage n'était pas un exercice vain ou une perte de temps, cela relèverait plutôt de la pure nécessité.

-Vous l'aimez...
Il marqua une pause. Votre relation semble pour le moins dysfonctionnelle, mais de ce que j'en observe, du peu que vous m'en dites, elle est étonnamment ce qu'il y a de plus stable dans votre vie à l'heure actuelle. Ce qui ne signifie pas qu'il faille s'en contenter ou s'y reposer entièrement, ce ne serait bon ni pour vous, ni pour cette jeune femme. Mais il est essentiel pour vous d'avoir un point d'ancrage. Et de toute évidence, à l'heure actuelle, c'est ce qu'elle est pour vous.


   

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeDim 22 Nov - 23:56



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Gregory& Finn
Pourquoi diable a-t-il été parler de Eve à Greg ? Ce type là sait y faire, se dit Finn, même si c’est surtout parce qu’il avait besoin de parler, et pas que de la jeune femme d’ailleurs – ce n’est d’ailleur. Mais il n’est pas sûr d’aimer le terrain sur lequel il s’engage. Eve, c’est Eve, comme il l’a dit, et ce qu’il se passe entre eux devrait rester entre elle et lui. Avant même que Greg ne lui réponde, cependant, la réalité se rappelle brutalement à lui : ils ne se reverront pas. Il a fini par comprendre que c’était mieux ainsi. A le dire lui aussi. Assez curieusement, si lorsqu’il se sont quittés, tout ceci lui paraissait une bonne idée, et le baiser qu’ils avaient échangés une belle fin, à présent, Finn ressent douloureusement le choc et son visage s’assombrit considérablement alors qu’il expérimente quelque chose de nouveau : le manque. Il ne sait même pas comment l’exprimer, et finalement, la déclaration de Benson serait presque bienvenue. Enfin, si elle n’était pas aussi surprenante. Un moment, il en reste pantois. Aimer Eve ? Il ne comprend même pas ce que ça signifie, lui, d’aimer quelqu’un. Ça n’a aucun sens. Les yeux écarquillés, un peu hésitant, Finn répète : « L’aimer ? Moi ? » Non, impossible, a-t-il envie de dire, on ne parle pas des mêmes personnes. On ne parle pas de moi. Il secoue la tête, et se prend d’un rire sec et incrédule : « Non, ce n’est pas le cas, vous vous trompez. Vraiment. » C’est trop gros pour être vrai, impossible…perturbant. Et dangereux. Avec un pragmatisme qui se veut détaché, il ajoute : « L’amour, c’est bon pour les films. Ça ne marche pas, dans la vie réelle. Les gens partent. »  

Si Finn est un peu calmé et qu’il en état de tenir une conversation normale, son humeur reste maussade. Et malgré lui, même alors que la conversation s’est faite plus légère, il est bien plus honnête qu’auparavant.  Et finalement, s’il nie la vérité et s’il refuse de considérer la simple possibilité qu’il est attaché à Eve, c’est peut-être encore parce qu’il y a ce traumatisme qui joue avec la peur d’être abandonné, pour lui. Et c’est aussi pour ça, sans doute, au-delà du fait que cette fille est plus dangereuse qu’autre chose, qu’il a essayé de partir…comme il le fait à chaque fois. « Elle met un bordel monstrueux dans ma vie, et je crois qu’elle en assez que je fasse pareil dans la sienne, vous savez. Les trois quarts du temps, j’ai envie de la gifler. Alors la stabilité…»  Il hausse les épaules, peu convaincu et conscient de ce que son attitude dit le contraire de ses mots. « De toute façon, on ne se reverra pas. Elle ne reviendra pas. »  Ça, Finn en est sûr – et pourtant il se trompe.  « Rien ne bon ne peut sortir d’une histoire comme ça. » Il a fini par l’admettre et il tiendra parole : c’est ce qui est le mieux. De rester sur le souvenir de ce baiser. De le chérir précieusement, comme une trace d’un futur qui n’aura pas lieu. Même si au fond, ce n’est pas ce qu’il veut : en lui parlant de Eve, Greg l’incite à s’interroger sur ce qu’il a envie de faire, et remet en cause toutes ses bonnes résolutions. Gêné, il insiste, comme pour s’en convaincre et convaincre le psychiatre. « On finirait par vraiment se faire du mal. On s’en est assez fait en quelques semaines. Et… Ce n’est pas ce que je veux. »  Un peu penaud, mais curieux, il finit cependant par demander brusquement : « Qu’est-ce que vous voulez dire par point d’ancrage ? » Il n’y croit pas, se dit-il. Mais ça ne l’engage à rien, de demander, si ?

Un moment, il reste ensuite sans dire, en silence. A vrai dire, Callahan se sent fatigué. Vidé, même. Il ne sait toujours pas plus où il en est, mais il lui semble qu’au moins, il n’a plus envie de pleurer et qu’il arrivera à rentrer chez lui sans s’effondrer.   Avec lenteur, il finit par dire, pensif : « Je crois que je vais un peu mieux, maintenant. » Il n’en est pas très sûr. Il ne sait plus grand-chose, maintenant, sinon qu’il n’a plus cette angoisse terrible. Mais pour combien de temps ? « Je ne sais pas ce qui m’est arrivé… Merci de m’avoir écouté. » Maugréé-t-il. Maintenant, c’est qu’il est gêné. Quelle crédibilité peut-il avoir maintenant qu’il a baissé sa garde ? Comment est-ce ça finira si ça se reproduit ? L’hypothèse lui est insupportable, parce que Finn sait qu’il suffirait d’un rien – que c’est toujours là, au fond. Alors, presque timidement, Callahan demande : « Est-ce…est-ce que je dois revenir vous voir ? » Et puis, encore plus bas, presque de nouveau comme un gosse : « Et est-ce que…est-ce que vous avez une solution ? » Parler lui a fait du bien, un peu. Mais pour une fois, lui qui n'a jamais réclamé d'aide aimerait juste que quelqu'un lui dise ce qu'il a et lui permette d'avancer, au moins un peu.  « Ca a toujours été comme ça mais...je ne sais pas si je peux continuer très longtemps. » C'est le problème d'être seul avec son traumatisme : on a souvent peur. Et d'une certaine façon, Finn n'a jamais cessé d'être terrifié.
 

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeLun 23 Nov - 18:08


   
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e toute évidence, ce que Gregory avait cerné en quelques minutes de consultation échappait au principal concerné. C'était bel et bien le cas. L'incrédulité qu'il affichait ne tenait pas de la mauvaise foi mais bel et bien de la surprise sincère, suivie d'un déni immédiat, mais le psychanalyste était certain qu'il ne s'y trompait pas. Tout comme il admettait l'amour comme un sentiment bien réel, bien sincère... et à l'origine d'ailleurs de bien des troubles qu'il devait analyser et aider et guérir. Oui, l'amour existait, mais ça ne suffisait pas qu'il était forcément heureux. Oui, les gens partaient, parfois, souvent. Il devenait de plus en plus évident que l'acteur souffrait d'un complexe d'abandon plus que prononcé... Pas le genre de complexes le plus simple à résoudre, ils étaient généralement les mieux ancré. Mais ils pouvaient trouver une résolution... quand on finissait par prendre le risque d'être abandonné... ou prendre le risque que l'autre reste, envers et contre tout.

-J'ai parlé d'amour, pas de stabilité, ce sont des choses très différentes. L'amour s'impose, la stabilité se construit.

Gregory marqua une pause, il comprenait que les termes de "point d'ancrage" lui apparaissent incompréhensibles et excessifs, surtout au vu de ce qu'il daignait accepter de comprendre. L'interprétation que faisait le psychiatre des bribes d'informations que lui donnait son interlocuteur était forcément sujette à erreur, car il en savait encore trop peu. Mais il avait suffisamment d'expérience pour déceler certaines évidences... qui n'en étaient jamais aux yeux des principaux concernés.

-Vous en revenez toujours à elle, c'est ce que je constate. C'est ce que j'entends par point d'ancrage.

Mais il se doutait que son interlocuteur trouverait à y redire. De toute évidence, c'était ainsi que Finn Gallagher fonctionnait : il fallait laisser à ses pensées le temps de décanter. Preuve en était de son retour de son bureau alors qu'il avait dû se dire après leur première consultation qu'il ne voudrait jamais le revoir. C'était l'apanage des hommes impulsif. Les idées germaient avec plus ou moins d'efficacité.

-Oh oui vous allez devoir venir me revoir,
répondit Gregory avec un léger sourire, pas celui du psychiatre ravi de s'être trouvé un client régulier, plutôt celui du spécialiste qui allait pouvoir bel et bien apporter son aide à celui qui, jusqu'ici, la refusait. Il n'existe pas de solution toute faite, la psychanalyse ne fonctionne pas ainsi. Mais vous avez déjà fait d'immenses progrès en très peu de temps. Il s'était livré, il lui parlait à coeur ouvert... d'autres mettaient bien plus de temps à se confier comme il l'avait fait, alors oui, Finn pouvait tout à fait tirer parti de leurs consultations, et aller mieux. Si vous attendez un conseil de ma part, commencez par respecter celui-ci. Ne tournez pas instinctivement le dos à ceux qui sont à même de vous venir en aide.

Lui, donc. Ou cette Eve. Et il y en avait sans doute eu d'autres au cours de sa vie.
   

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Message#Sujet: Re: Where's my mind ? + Greg   Where's my mind ? + Greg Icon_minitimeLun 30 Nov - 23:51



Where's my mind ?
Gregory& Finn
Il ne comprend pas ce que Greg veut dire. Ou plutôt, il n’a pas peut-être pas envie de comprendre. Le simple fait de dire qu’il pourrait aimer Eve, c’est déjà beaucoup à digérer et admettre pour Finn, qui n’est pas prêt du tout à ce constat, effrayant et un peu étrange. Et puis, il n’y a pas si longtemps que ça, il avait littéralement envie de la tuer et de la jeter de force de sa voiture, alors il ne croit pas vraiment que ce soit possible. Pourtant, pourtant…non, s’interroger lui coute trop et il renonce à cet effort. C’est qu’il pourrait découvrir que Benson dit la vérité. Et ce serait une faiblesse, dangereuse pour lui comme pour Eve. Et puis, à côté de ça, de toute façon, ils ne ressemble pas un couple, ils n’ont rien de standard, il ne l’a même embrassé qu’une fois. Et ils ne se reverront pas, alors à quoi est-ce que ça sert de se torturer l’esprit sur une vérité qui ne conduirait qu’à une impasse, puisqu’ils n’ont rien à construire ensemble ? Alors Finn hausse les épaules : « C’est parce que je la retrouve toujours sur mon chemin, c’est tout. Mais ça n’arrivera plus, je vous l’ai dit. Alors…» Alors quoi ? Il se souvient de lui avoir dit qu’elle avait un côté sergent-major ou infirmière, malgré elle, une fois, et bizaremment, maintient qu’il s’en souvient, Callahan se dit que c’est parfaitement vrai, et soudainement, Eve lui manque d’autant plus. Un signe qu’il s’investit trop et que Greg pourrait avoir raison. Ce qui est dangereux, lui qui aime la liberté et l’absence de règle – l’attachement est dangereux dans son monde, c’est un moyen de pression, et puis, mieux vaut ne pas le faire. C’est une cuirasse, d’une certaine manière, un moyen de survit : il y perdrait. Du point de vue de Finn, ne dépendre de personne est une force. Pourtant, l’acteur n’arrive pas à se débarrasser de la question : aime-t-il Eve ? La perspective est peut-être effrayante, mais elle a aussi un côté attrayant, étrangement séduisant et excitant aussi, et il se surprend à y penser de manière positive, ne comprenant pas tellement pourquoi, alors que ce ne serait qu’une source d’ennui, la possibilité le rend mystérieusement heureux.

Cependant, la morosité de Finn revient rapidement de nouveau. Il est calme et il se sent mieux, mais il se sent aussi vide et fatigué, une sensation des plus désagréables et qui le poursuit. Il ne peutpas continuer ainsi, comme il le dit, mais il ne sait pas quoi faire. A qui parler, de toute façon ? C’est si loin de ce qu’il est d’habitude, personne ne l’écouterait et il n’est pas sûr de vouloir que quiconque sache quoique ce soit de tout ceci. Et maintenant qu’il est un peu calmé, il n’est plus très sûr de vouloir en Greg non plus.

D’un autre côté…il aurait vraiment pu faire une connerie s’il n’avait pas pensé à Benson et si le psychanalyste n’avait pas accepté de l’écouter. Clignant des yeux, Callahan reste un peu interdit face au constat et au conseil du médecin, qui fait écho à ses pensées. Etre moins sur la défensive, c’est difficile, et l’approbation lui coute : « Je…euh…bon, d’accord. Je vais essayer de revenir. Vous étonnez pas, hein, si je vous fais faux bond. Mais je vais essayer. » Dire oui sans négocier et en s’engageant franchement, ça restera un éternel problème chez Finn. « A bientôt, alors. » Mais Greg a raison de dire qu’il a progressé, quoique le mafieux ne s’en rende pas compte : la preuve, sans qu’il ne le sache vraiment, il est presque certain de revenir. En tergiversant et en se méfiant peut-être, mais il le fera.

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