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 Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri

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SORCIER
Hari Shafiq
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Message#Sujet: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeMer 15 Juin - 23:09



Quand Hari rencontre Sa-Ri
Sa-Ri & Hari
Raconte-moi donc, mon gars, ce que tu sais sur mon frère. Ça avait l’air de tenir à cœur à Callahan, alors Hari a raconté. Après tout, eh, il a eu l’honneur de rencontrer le patron soi-disant mort, il ne va pas faire la fine bouche parce qu’on ne lui donne pas les égards habituels réservés aux sang purs, qui n’ont pas cours au Cohan de toute façon. Et puis de toute façon, ce n’est pas comme si le sort de Rory Callahan le préoccupait. En revanche, ce frangin revenu d’entre les morts qui lui fait passer une sorte de test, ça, oui. Mais globalement, ils se sont bien entendus. Peut-être parce qu’il s’est abstenu de tricher au poker. Peut-être parce que Finn a un esprit formidablement agité, aussi bouillonnant quel le sien – en plus bordélique encore. Au mieux, ça fait un bon indic, on en tirera peut-être quelque chose. Au pire, il fait un joueur potable, l’a-t-il entendu dire en se marrant comme une baleine à son second, et s’il est pas fiable, il y a toujours la bétonnière. Aucun de ses petits copains ne le retrouvera ici. Mais je l’aime bien. Hari Shafiq a beau ne pas savoir ce qu’est une bétonnière, il est suffisamment fin pour comprendre le sort qu’on lui réserve et qu’il est pour l’instant en période d’essai, si l’on peut dire. Mais ça tombe bien, lui aussi aime bien Callahan et il n’a strictement aucun intérêt à trahir ou à œuvrer contre lui – à supposer donc qu’on l’admette dans le camp de ses partisans.

Si le briseur de sort ne se considère pas vraiment comme tel, Shafiq n’en est pas moins revenu plusieurs fois au Cohan, formidable objet d’étude en soi. Pas plus dépaysé que ça par les us et coutumes de ces mafieux là, il apprend à se fondre dans la masse. Y parvient-il ? Plus ou moins. Il va rester un moment le basané, Hari l’a compris, mais il ne sait même pas vraiment ce qu’est ce phénomène qui pousse les hommes de Callahan à l’appeler ainsi – ce qu’il a aussi entrepris d’étudier, notant ce qui se passe et ce qu’il voit – mais pas devant le patron cependant. Mais il n’y a pas que Finn qui aime le poker et Shafiq n’a pas une trop mauvaise descente. Un peu en retrait, il a tout de même aussi de bonnes histoires et lorsqu’il s’est mis à parler de son expérience d’archéologue – immédiatement traduite parce qu’elle est réellement : celle de pilleur de tombes – il en a intéressé plus d’un. Pour le reste, comme ce soir, il vient en général boire une bière. L’occasion de faire le point sur ses activités du jour et d’en apprendre plus sur le fonctionnement de ce monde, une bière en main, accoudé au comptoir, le nez dans ses carnets. Parfois, une des filles s’approchent. Une rousse, Florence, dont Cohan l’a informé qu’elle était la cheffe – il n’a pas précisé de quoi, et Shafiq a bien compris tout seul – qu’il semble intrigué, vient souvent lui parler.

Mais ce soir toutes les filles sont occupées, sauf une, revenue, de ce que Hari a entendu, molestée d’un de ses rendez-vous. Le patron s’est mis en quête du client avec son second, pendant qu’une autre jeune femme, que Hari a vu pour la première fois ce soir, était appelée pour la soigner. L’équivalent des guérisseurs sont les médecins et les infirmières, s’est-il souvenu de son cours. Ça doit en être une. Elle ne ressemble d’ailleurs pas aux autres filles du Cohan ; d’ailleurs, elle n’a pas l’air tout à fait à sa place dans le décor, comme lui d’ailleurs. Hari a surtout été intrigué par le fait qu’en dehors de lui, c’est la seule personne qu’il ait croisé dans Kilburn a avoir des traits asiatiques. Avec l’audace qui le caractérise, l’archéologue envisage d’aller lui parler, par curiosité pure.

Malheureusement pour Hari, il n’y a pas qu’à lui que l’idée est venue. De nouveaux venus, au fort accent italiens, semblent avoir eu la même idée, la politesse en moins. Shafiq n’entend pas tout, mais les bribes qu’il perçoit – rires gras, moqueries, remarques graveleuses – lui fait serrer le poing un instant. Il ne faut pas non plus être grand clerc pour deviner que la jeune femme est intimidée. Tétanisée, même. D’ailleurs le barman semble le percevoir aussi, car il s’est tendu à son tour, essayant comme il peut de calmer le jeu. Mais les italiens l’ignorent et continuent leur petit jeu.

Hari regarde un moment la scène sans rien dire, les sourcils froncés dans un mouvement désapprobateur. La décision de dire quelque chose lui vient rapidement, au moment où le regard de la jeune femme timide croise le sien, semblant chercher de l’aide. « Dites, Messieurs, en plus de m’empêcher de boire mon verre en paix alors que je ne m’occupe pas de vous, M. Cohan vient de vous dire à plusieurs reprises de laisser tranquille cette dame. Elle vous l’a elle-même dit directement. Il s’agirait peut-être de comprendre qu’elle ne veut rien avoir à faire avec vous et de vous remettre à des activités moins pénibles pour tout le monde ? Je suis sûr qu’il y aura plus d’une dame disponible pour vous satisfaire ici, en plus. Vous voyez bien qu’elle n’en est pas une, pourquoi vous acharner ? » Ni une ni deux, les trois italiens se tournent vers lui, menaçant. Un, qui parait être le meneur, s’approche. Derrière son comptoir, Cohan a arrêté d’essuyer ses verres et lui souffle de ne pas s’en mêler. Peine perdue. « Qu’est-ce qu’il dit, le basané ? Dis voir, tu comptes faire quoi, précisément ? Tu sais qui on est ? Pour qui tu te prends ? » Le crachat l’atteint en plein visage. Étonné de l’affront, Shafiq se laisse faire et l’italien le repousse sur son siège. Maintenant, tout le bar les regarde, mais ça semble déjà presque réglé alors que ce dernier balance avec un rire menaçant : « T’as pas compris qu’on faisait qu’on était sous les ordres du patron et qu’on faisait ce qu’on voulait ? Alors tu vas juste gentiment la boucler comme la mauviette que t’es, hein ? Ouais, c’est bien, réponds pas, t’as bien compris. Alors, ma jolie. Où est-ce qu’on en était ?... »

En réalité, l’archéologue n’est pas sonné, juste en colère. Celle monte dangereusement, aussi froide que violente, comme chez tous les grands calmes, d’autant plus qu’elle touche à la fierté et à l’honneur. Un sort serait tentant, mais il ne peut pas, il le sait, alors le briseur de sort médite autre chose. L’autre lui a tourné le dos, et c’est une erreur. D’un bond, Hari est sur lui. Le mafieux a peine le temps de se tourner qu’il se prend son poing dans la figure : « Je t’ai dit de la laisser tranquille, abruti. » Il n’en faut pas plus pour que ça explose. Heureusement pour Shafiq, il n’est pas tout seul à avoir été choqué. Ça siffle, ça gueule, ça encourage de tous les côtés, mais surtout, ça dérive en bagarre générale en tombant à bras raccourcis sur les ritals.

C’est Cohan qui le tire de la mêlée : « Allez-vous-en, allez-vous-en, emmenez la sœur avec vous, je vais les calmer ! Slim, viens là me faire cesser ce bordel ! » Hochant la tête, Hari se relève. Repérant rapidement la jeune femme, il l’attrape par la main : « Venez ! » Il ne faut pas longtemps pour qu’il l’entraine dehors, loin de l’ambiance chaotique du bar. « On va s’assoir là, ce sera très bien. » C’est à dire sur les marches de l’escalier d’un immeuble voisin. « Les imbéciles…je me suis ouvert l’arcade.  » Par réflexe, Hari sort sa baguette pour arrêter le sang, grimaçant de douleur. Ce n’est que après qu’il ne se préoccupe de la brune assise à côté de lui. « Vous allez prendre froid. Tenez, prenez mon manteau. » Ses mains tremblent et elle semble sur le point de fondre en larmes lorsque Hari pose celui-ci sur ses épaules. Il ajoute donc avec patience : « Respirez tranquillement. Ça va passer. C’est juste la frayeur, c’est normal. Il y avait de quoi avoir peur, ne vous sentez coupable de rien. Je pense qu’ils vous laisseront tranquille maintenant. Ça n’a pas l’air d’être le genre de la maison. » Callahan et O'Riordan n'auraient pas pris la peine de se déplacer pour punir celui qui s'en est pris à une des filles de joies, sinon, même si de son point de vue, il ne faut pas chercher très loin les coupables. Le regard qu’elle porte sur lui est interrogateur, perdu.« Mon nom est Hari Shafiq. Si c’est votre question. Est-ce que vous vous sentez capable de parler ? Je peux vous demander votre nom ? »
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Dernière édition par Hari Shafiq le Jeu 23 Juin - 23:16, édité 1 fois
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Moldu
Sa-Ri
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Message#Sujet: Re: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeJeu 16 Juin - 23:17

❝ Hari & Sa-Ri❞Quand Hari rencontre Sa-RiLa main de Finn Callahan, ce fut un peu un ticket d’entrée pour Sa-Ri. Une fois l’examen passé, c’est comme si on avait laissé tomber les réserves qu’on avait encore à son sujet. Le “bien joué, ma soeur” de Roy quand il est venu rendre visite à sa mère dimanche passé lui a clairement indiqué qu’elle avait été adoubée. Pour la jeune femme, ce fut un moment un peu étrange. Dans le fond, suturer une main n’avait rien de compliqué pour elle. Un travail qu’elle a effectué quasi quotidiennement pendant les années de guerre. Néanmoins, et ce malgré l’amabilité de Callahan et O’Riordan, on sentait comme une tension sous-jacente qui rendait la chose plus incertaine.

Sa mission terminée, on l’a courtoisement raccompagnée chez elle et les choses en sont restées là. Ce n’est que quelques jours plus tard, le temps que l’histoire fasse vraiment le tour du quartier, que Sa-Ri a constaté que quelque chose avait changé. A la boulangerie, on lui a fait cadeau d’un croissant et le boucher n’a pas hésité à mettre un peu plus dans sa commande que prévu.

Depuis, elle n’a plus vraiment eu de contact avec le Cohan. Bien qu’elle ait compris que l’examen était concluant et que, de toute évidence, Callahan semblait content de ses compétences en matière de soin, ce n’est pas le genre de lieu qu’elle fréquente volontiers. Non sans raison, la jeune femme ne s’y sent pas à sa place. En réalité, depuis qu’elle a quitté la religion, elle cherche encore sa place et, pour le moment, ne la trouve nulle part.

Quel n’est pas son étonnement, jeudi soir, sur le coup de vingt heures quand on vient sonner à la porte de Mrs. Kelly. Ce n’est pas Roy, mais la vieille dame reconnaît un de ses collègues qu’elle introduit dans le salon où Sa-Ri l’aidait à repriser une robe.

- Scusez le dérangement m’dame, mais le patron fait savoir qu’on a besoin de vous ma soeur.

Sa-Ri lève les yeux de son ouvrage un peu surprise.

- Une autre blessure ?
- Quelque chose du genre, ma sœur. Si vous voulez bien venir, Florence vous expliquera.

Mrs. Kelly lui prend gentiment la robe des mains et l’invite à se lever pour suivre le dénommé Rob.

- Allez-y mon petit, il ne faudrait pas faire attendre Monsieur Callahan.

Elle lisse sa robe et sort de la maison pour suivre l’homme de main du patron. Elle monte en voiture en se disant que l’on dirait tout de même une redite de la dernière fois.

- La blessure est grave ? , demande-t-elle autant pour faire la conversation que pour savoir à quoi s’attendre.
- Saurais pas v’dire ma sœur, s’entend-elle répondre distraitement tandis qu’il garde un oeil sur la route. Je m’y connais pas des masses dans ces trucs de bonne femme. Il y a une coupure et il ajoute un peu contrit. Sauf vot’ respect. Flo vous dira ça mieux que moi, mais je peux vous dire que le patron et le second étaient furieux pour sur. Ils sont partis dare dare et j’voudrais pas être à la place du gars qu’ils trouveront.

Sur ses paroles énigmatiques, Sa-Ri arrive au Cohan et Slim, fidèle à son habitude, garde la porte. Quand elle descend dans le bar, l’ambiance n’est pas du tout la même que les premières fois. C’est enfumé, bruyant, il y a du monde et de l’animation. Comme une espèce d’agressivité sous-jacente qui la met mal à l’aise. Un peu comme si elle se rendait vraiment compte de ce dans quoi elle est tombée. Instantanément, elle est sur le qui vive, ça la crispe. Pourtant, elle sait qu’on la connaît maintenant, on sait pourquoi elle est là et Cohan, lorsqu’il la repère sort du bar pour l’amener dans l’arrière boutique où se trouve les filles.

Elle trouve Florence accompagnée de trois autres femmes. Une des trois est allongée sur un divan et des sanglots se font entendre. Sa-Ri se tourne vers celle qui fait office de cheffe en quête d’explication. Elle lui murmure dans le creux de l’oreille qu’une de ces filles a eu une mauvaise expérience au lit avec un de ses messieurs. Depuis, elle est en état de choc et surtout, elle saigne. Sa-Ri, se doutant que de la nature de la blessure demande le kit de soin qu’on lui avait demandé pour Callahan et un peu d’intimité. Les deux filles sortent et Florence reste. D’une voix douce, l’ancienne moniale explique qu’elle va soulever sa robe et voir où elle a été blessée. Qu’il va probablement falloir désinfecter mais qu’elle essaiera de ne pas lui faire mal. Heureusement, la blessure n’est pas trop grave et pendant toute l’opération Florence et Sa-Ri se relaient pour parler et apaiser la malheureuse.

Une fois son opération finie, la jeune femme prend Florence a part pour expliquer qu’il faudra qu’elle continue de bien désinfecter, mais surtout qu’elle ne doit pas avoir de relation pendant au moins une semaine voir deux le temps qu’elle guérisse. Pour ce qui est du choc psychologique, elle ne peut rien faire. Ce n’est pas son domaine et sans doute Florence est-elle plus à même de l’aider puisqu’elles partagent la même réalité. De son côté, songe-t-elle en sortant de l’arrière boutique pour se diriger vers la sortie du bar, ce n’est pas une occupation qu’elle approuve. Elle a beau savoir qu’elle ne doit pas juger, revient toujours ce tourment de son enfance : et si sa mère avait réellement été l’une de leur et que c’était pour ça qu’elle l’avait abandonné ?

Elle n’a pas le temps d'y penser plus en détail qu’on l’accoste. Ils sont trois, plutôt grands et imposants. Leur accent semble italien même si elle n’en est pas certaine, par contre, elle ne reconnaît pas de trace d’irlandais. Etrangement, ça la met sur ses gardes et alors qu’ils l’invitent plutôt graveleusement à la rejoindre, elle a un mouvement de recul. De son côté, Cohan est occupé et la scène passe inaperçue dans l’agitation du bar. Il ne viendrait pas à la jeune femme l’idée de demander de l’aide alors poliment, elle leur demande de la laisser passer. Ils refusent et continuent leur sous-entendu, elle se tend de plus en plus, nerveuse. La soirée l’a mise sur les nerfs et l’ambiance du bar ne lui plaît pas. Elle n’est pas à l’aise et voudrait juste pouvoir rentrer chez sa logeuse. Même Liam a fini par s'apercevoir que quelque chose n’allait pas, il tente de calmer les trois hommes, mais rien n’y fait. Ils lui rient au nez et continuent leur petit jeu, un deux essayant d’attirer Sa-Ri sur ses genoux.

Elle se débat et son regard croise celui d’un homme un peu en retrait. Il a la peau basanée, des traits aussi exotiques que les siens. Étrange qu’elle ne l’ait pas repéré dans la foule tant tout chez lui dénote ici bas. Il y a dans sa posture quelque chose de typiquement aristocratique sans qu’elle puisse se l’expliquer. Comme s’il y avait une connivence entre eux, il se lève et après avoir fait comprendre aux italiens qu’elle n’était pas là pour les satisfaire, ça dégénère. Le premier coup provoque un mouvement de recul chez elle. Elle crie, surprise mais aussi apeurée. Jamais elle n’a été mêlée à ce genre de violence et elle ne sait pas quoi faire où se mettre. A travers les cris, elle n’entend rien et elle manque de frapper son sauveur, surprise qu’on la touche, quand il l’entraîne vers la sortie. Elle a le souffle court quand ils arrivent dans la rue. Sa main est toujours dans celle de l’inconnue et elle se laisse entraîner vers les escaliers, trop sonnée que pour faire autre chose que ce qu’il propose. Ce n’est qu’une fois assise qu’elle voit sa blessure et qu’elle reprend un peu ses esprits :

- Oh mon dieu, vous êtes blessés. Je … Merci. Je ne savais pas comment m’en sortir, mais je …

Elle cesse ses remerciements allant au plus important.

- Voilà un mouchoir si vous …

Sa phrase se stoppe net quand elle voit la baguette. Sa-Ri est sûre de reconnaître l’objet. La suite la laisse stupéfaite. Il prononce un mot, elle reconnaît du latin et soudain le sang cesse de couler. Par habitude, elle est tentée de faire le signe de croix tant elle est stupéfaite, mais elle se sent incapable de bouger. Ses mains se mettent à trembler et elle sent les larmes monter. Son interlocuteur la pense en état de choc et il n’a pas tort. Simplement pas totalement pour les mêmes raisons. Alors qu’il pose sa veste sur ses épaules, elle frissonne, mais ce n’est pas le froid. Un sorcier. Elle en a enfin vu un. Ça ne fait aucun doute. Pourtant l’homme ne semble pas se rendre compte que ce qu’il vient de faire n’est pas normal. Elle ne peut pas s’empêcher de le dévisager sans la moindre politesse. Il lui ressemble, voilà un homme tout ce qu’il y a de plus normal, et pourtant, il ne l’est pas le moins du monde. Son nom est aussi exotique que lui et quand il lui demande si elle se sent capable de parler, elle ne peut que répéter :

- Shafiq.

Le nom roule sur sa langue, une drôle de sensation, quelque chose sur lequel elle ne sait pas mettre le doigt. A son tour, d’une façon un peu désordonnée elle se présente :

- Je suis Sa-Ri. Juste Sa-Ri ou ma Soeur si vous préférez. C’est la même chose pour moi. Les gens ici m’appellent ma Soeur le plus souvent. Ils ne s’habituent pas.

A quoi ? Aucune importance. A cet instant précis, plus rien d’autre n’a d’importance. A côté d’elle, par un hasard qu’elle ne s’explique pas, elle a enfin la preuve que les sorciers existent et que son départ du couvent avait un sens.

- Ce que vous avez fait. Elle désigne le bout de bois. avec ça, c’était de la magie, n’est-ce pas ?
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Hari Shafiq
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Message#Sujet: Re: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeLun 20 Juin - 0:06



Quand Hari rencontre Sa-Ri
Sa-Ri & Hari
Voilà que la jeune femme s’excuse. Pourquoi, se demande Hari, très occupé à tenter de soigner sa blessure. Après tout, elle est victime, et quant à lui, c’est un grand garçon qui savait parfaitement ce qu’il faisait en cherchant les ennuis. « Ne vous en faites pas, c’est normal. Vraiment, il ne faut pas vous excuser, c’est normal de ne pas savoir comment réagir. » La remarque est proféré d’un ton distrait et il ne remarque même pas vraiment le mouchoir qu’elle lui tend, trop occupé à lancer – mauvais réflexe, c’est le cas de le dire – un sort pour se soigner.

Ce n’est même pas qu’il se désintéresse d’elle, d’ailleurs, parce qu’il voit bien qu’elle est choquée, ce qu’il attribue à son agression, et qu’il essaye de la calmer. « Shafiq, oui. » Répète donc Hari d’un ton encourageant, content de voir que le choc passe un peu et qu’elle est capable de parler. Pas forcément de tenir des propos cohérent, par contre, et ça, ça l’inquiète plus. Parce qu’il faut être honnête, soit quelque chose lui échappe, soit elle est sacrément incohérente à lui raconter qu’elle serait la sœur de tous les gens du quartier, ce qui n’est pas physiquement possible. Essayant de faire retomber le stress, et notant un détail amusant, il remarque d’un ton malicieux, se focalisant d’abord sur des banalités : « Sa-Ri. Enchanté, Sa-Ri. C’est drôle. On a presque le même prénom. » Un signe du destin ? Shafiq n’est pas trop du genre à croire à ces choses, mais la coïncidence est tout de même amusante. Continuant à parler, il a un instant le loisir de l’examiner. Ne serait-ce ses traits asiatiques, cette jeune femme, se dit l’archéologue, aurait tout de la bonne anglaise moyenne qu’il a vu dans ses livres d’Étude des moldus. Une mine sérieuse et un mise un peu austère. Elle est jolie, songe-t-il de par lui-même, mais c’est comme si elle cherchait à se masquer elle-même derrière ses habits, comme un genre d’armure. Sans trop s’arrêter sur ces détails, Hari enchaine : « Comment vous vous sentez ? Vous n’êtes pas blessée ? »

Le briseur va ensuite pour demander à la brune ce qu’elle entendait par le fait que les habitants ne soient pas habitués à l’appeler par son prénom et tant qu’à faire pourquoi elle n’a pas de nom de famille. L’ensemble l’intrigue, il faut l’avouer. Mais Hari n’a pas le loisir de poser ses questions. Sa-Ri le dévisage étrangement, et il ne tarde pas à comprendre pourquoi : « Je vous demande pardon ? » Mais l’archéologue a très bien entendu. Par réflexe, Shafiq va donc pour ranger sa baguette, mais c’est inutile, et de toute façon elle l’a vu. Fronçant les sourcils, perplexe, il se rend compte que son silence est malvenu. Mais il ne sait pas quoi dire. Alors il finit par répondre à la question par une autre question : « Comment est-ce que vous connaissez la magie, vous ? Vous êtes cracmole ? Parente de sorciers ? » Constatant qu’aucun des éléments qu’il évoque ne semble faire écho dans l’esprit de son interlocutrice, Hari se ravise d’un péremptoire : « Non, ce n'est pas ça. Vous n’avez manifestement pas la moindre idée de quoi je parle, c’est évident. » Non, c’est juste une pure moldue qui a découvert l’existence de la magie par un hasard que Shafiq ne comprend pas et qui va sans doute lui attirer des ennuis parce qu’il vient d’en remettre une couche devant elle. La pire des hypothèses en somme, qui lui tire une exclamation agacée : « Merlin, Riyadh va m’assassiner. Quel crétin je fais… » D’ordinaire, l’archéologue se fond dans la masse sans aucun problème, y compris chez les moldus, se glorifiant de sa prudence et de son caractère réfléchi. En bon Serdaigle, il méprise l’impulsivité et voilà que par une bête erreur, et pire, un manque de réflexion, il se retrouve dans une situation catastrophique. C’est ce qui le pousse à dire un peu sèchement : « Vous savez que je devrais vous effacer la mémoire, normalement ? Vous n’êtes pas censée être au courant que nous existons. »

Pourtant, Hari est plus en colère contre lui-même que contre Sa-Ri, celle de se retrouver dans une situation désagréable où il n’a pas le choix que d’effacer la mémoire d’une fille qu’il vient juste de sauver ou d’appeler son oubliator de frère pour régler la situation et avouer qu’il a besoin d’aide. La mine terrorisée de celle-ci lui fait comprendre qu’il est non seulement injuste mais qu’en plus il lui fait peur. Le briseur de sort réalise aussi qu’elle risque de paniquer, de hurler, de s’enfuir, et globalement d’attirer l’attention sur eux, ce qui est la dernière des choses dont il a besoin. Il attrape donc Sa-Ri par le bras pour la retenir, mais elle s’agite et tente de se libérer alors que Hari proteste, affolé : « Non, non, non, je vous en prie, je vous en prie, ne criez pas et ne vous débattez pas, ni vous ni moi n’avons besoin de ça. » Finalement, Shafiq finit par lui plaquer une main sur la bouche pour la faire taire, celle qui tient sa baguette : « Je ne vais pas vous faire de mal, je vous le promets. » Ce n’est pas très crédible alors qu’il bâillonne la jeune femme, il s’en rend compte, mais Hari n’a pas de meilleur plan. « Je ne vais même rien vous faire du tout, mais il ne faut pas que vous hurliez. Je vous laisse parler si vous me promettez de ne pas hurler. D’accord ? »

Un instant, leurs regards se croisent. Il y lit encore la panique et le doute, ce qui le désole. Il n’avait rien contre Sa-Ri, lui, à la base et n’a globalement rien contre les moldus. Alors, comme gage de bonne volonté, Hari retire sa main de la bouche de la jeune femme et remise sa baguette dans son manteau : « Regardez. Je range ma baguette. Je ne peux pas faire de magie sans.  » Il espère qu'elle va le croire. « Je suis désolé. C’est une configuration…inédite. Normalement nous avons une administration pour gérer ça. La règle, c’est que vous n’êtes pas censé savoir que nous existons, sauf pour les familles directement concernées. Je n’en suis pas, alors… » Alors Hari ne sait pas bien quoi décider, mais c’est à lui de juger. Lui qui est très curieux, en bon scientifique, de savoir d’où Sa-Ri tient sa connaissance du monde magique : si elle n’en avait aucune, elle n’aurait pas identifié ce qu’il a fait. Or, ça l’intrigue, et il veut comprendre. Aussi essaye-t-il de proposer un marché : « Je veux juste que vous m’expliquiez comment vous savez que nous existons. S’il vous plait. » Il n’est peut-être pas obligé de lui effacer la mémoire, selon ce que Sa-Ri lui dit. Et au pire, si ses explications ne sont pas convaincantes, rien n’empêche de le faire plus tard…si nécessaire.
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Message#Sujet: Re: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeLun 20 Juin - 23:07

❝ Hari & Sa-Ri❞Quand Hari rencontre Sa-RiShafiq a beau faire semblant, Sa-Ri le sait, il a parfaitement compris ce qu’elle vient de dire. Il y a des signes qui ne trompent pas et, en cet instant, il essaie simplement de gagner du temps, tentant de trouver une parade. Il y a d’ailleurs un moment de silence embarrassé pendant lequel elle n’ose pas bouger. S’il est vraiment un magicien, et Sa-Ri est certaine de ne pas avoir rêvé, alors Dieu seul sait ce qu’il pourrait bien lui faire si elle le contrarie. Une boule se forme dans son ventre, ajoutant au stress qu’elle vient de ressentir. Sa réponse, loin de la rassurer, la tend encore plus : il n’avait clairement pas prévu de se dévoiler. Mais alors, que pouvait-il bien faire en plus au milieu d’un endroit comme le Cohan ?

Cracmole ?, a-t-elle à peine le temps de demander qu’il lui interrompt la parole. Pas persuadée qu’il ait entendu sa tentative de parler, elle le laisse faire ses suppositions, se faisant tout de même la réflexion qu’il y a longtemps qu’elle n’a pas vu autant d’arrogance naturelle chez un homme. Si elle n’était pas si effrayée, elle aurait tout le loisir d’examiner son interlocuteur. Même à travers la panique, elle doit admettre qu’il est bel homme. Le genre charismatique et arrogant qui traverse l’existence en pensant que tout leur est dû. Une attitude qu’elle a souvent retrouvé chez la noblesse ou la haute bourgeoisie, mais jamais chez un homme aussi ouvertement issu de l’immigration. Son accent, pourtant, est bien anglais. Autant que le sien, ce qui l'amène à penser qu’il est là depuis la naissance, au moins. Quant aux noms, Shafiq, Riyadh, etc. ils sont autant remplis d’exotisme que le sien et dénote dans le paysage londonien.

Perdue dans ses pensées et dans le flot d'informations qui lui parviennent, une d’entre elles met un peu de temps à atteindre son cerveau. Lui effacer la mémoire ? Elle blêmit instantanément. Ca lui semble impossible et pourtant, elle vient de voir un homme guérir d'un coup de bout de bois une coupure qui aurait demandé des points de suture. Sa-Ri n’en est plus à sa première expérience paranormale si bien qu’elle n’a plus besoin d’être convaincue que la magie existe : elle en est persuadée. Reste simplement à savoir de quoi ils sont capables. Discrètement, elle se met en mouvement, il faut qu’elle mette de la distance entre lui et le dénommé Shafiq. Impossible, il l’attrape par le bras pour l’empêcher de partir. Sa poigne est solide et même si elle est un peu plus grande que lui, toutes les années de travail de Sa-Ri au sein du couvent ne lui ont pas donné assez de force pour s’extraire de sa poigne.

- Laissez-moi partir, supplie-t-elle. Je dois garder ma mémoire.

Peu importe ce qu’il compte lui faire, elle est définitivement effrayée et la seule pensée cohérente qu’elle arrive à formuler, c’est qu’elle a besoin de sa mémoire. Sa-Ri a une mission à accomplir, elle doit trouver le destinataire de sa missive, mais surtout, si on lui efface la mémoire, les décisions qu’elle a prises au cours de ces derniers mois n’auront plus de sens. Elle aura perdu à la fois sa foi, mais aussi sa raison d’aller de l’avant. Égoïstement, elle ne peut pas en supporter la perspective.

- Si vous ne me lâchez pas, je me mets à crier. Pas très fière de son argument, elle ajoute : Je suis plus connue dans Kilburn que vous, qui pensez-vous qu’ils croiront ? Une femme inoffensive ou un étranger ?

Si Shafiq est intelligent, il comprendra qu’elle ne parle pas uniquement du fait qu’il n’est pas du quartier, mais bien de son apparence et de sa couleur de peau. Sa-Ri n’est pas fière d’elle, c’est un argument particulièrement odieux, mais dans sa position, elle ne voit pas d’autre solution. Sa tentative d’intimidation glisse sur l’homme et à la place, il se rapproche dangereusement finissant par la bâillonner et l’empêcher de parler. Elle se débat d’autant plus. Il a beau lui assurer qu’il ne lui fera pas de mal, difficile de le croire dans ses circonstances. Néanmoins, elle n’a pas beaucoup d’options et elle finit par faire un signe de tête, indiquant qu'elle ne fera pas d’esclandre. Pas tout de suite en tout cas. Pour le moment, Slim n’est pas encore remonté, mais ils sont toujours à proximité du Cohan et dès qu’il sera à vue, elle sait qu’elle pourra appeler à l’aide ; Callahan ayant donné l’ordre qu’on ne lui fasse pas de mal.

- Votre baguette.

C’est le premier mot qu’elle arrive à prononcer. Elle est d’ailleurs fière, son ton est calme et assuré, tout l’inverse de ce qu’elle ressent. A l’intérieur, son cœur bat à cent à l’heure et il lui faut toute sa concentration pour ne pas trembler.

- Donnez-moi votre baguette. Je ne l’abimerai pas, mais je ne vous expliquerai rien sans ça. La confiance, ça doit aller dans les deux sens et, pour l’instant, je n’ai pas confiance.

L’homme en face d’elle hésite. Elle le voit à son attitude, mais il finit par céder. Avec précaution, elle se saisit de l’objet. Curieuse, elle le manipule avec précaution, comme elle le faisait avec les vieux vélins au couvent, comme pour déceler une trace, quelque chose qui lui indiquerait que c’est plus qu’un morceau de bois travaillé, mais rien. Il y a une poche intérieure dans sa veste, elle l’y glisse et referme celle-ci.

- Très bien, ma part du marché maintenant. Pendant la guerre, au couvent, on recevait beaucoup de blessés et un jour, un homme est arrivé sur le pas de notre porte. Il était en sale état, rien d’inhabituel, mais ce n’était pas un soldat, on l’a tout de suite vu. On a tout de suite compris aussi qu’il ne passerait pas la nuit. Ni moi, ni mes sœurs n’avons réussi à comprendre d’où venait ses blessures, mais il souffrait, ça se voyait. Un peu avant sa fin, je me suis retrouvée seule avec lui et il m’a confié un parchemin. Il m’a parlé d’une cabine téléphonique qui menait au Chemin de Traverse et d’un monde de magie. J’ai cru au délire d’un homme mourant, mais je lui ai assuré que je remettrais la missive à son destinataire. Il est mort avant de pouvoir me dire son nom.

Elle s’interrompt, juste un instant pour regarder l’homme dans les yeux. Il la fixe de ses grands yeux bruns, presque noirs, si similaires au sien. C’est presque perturbant Elle détourne le regard et continue :

- J’ai ouvert la missive pour voir à qui je devais m’adresser. Il y avait quelque chose d’écrit à l’encre violette, mais j’ai à peine eu le temps de lire quelques mots que tout s’est effacé. Une voix s’est élevée et je jure qu’elle a dit que la lettre ne m’était pas adressée. Après ça, plus rien. J’ai cru à la fatigue, un délire de ma part, n’importe quoi, mais quelques jours plus tard, je suis allée près de la cabine téléphonique et j’ai attendu. Après quelques heures, quelqu’un a fini par entrer dedans et à disparu. Comme par magie. Ou plutôt par magie je suppose. Après ça, j'ai fini par quitté les ordres et depuis, je suis persuadée que les magiciens existent. Je ne pensais juste pas qu’ils vous ressemblaient.

Après tout, en dépit de son apparence exotique, Shafiq semble tout ce qu’il y a de plus banal.
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Message#Sujet: Re: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeSam 25 Juin - 1:12



Quand Hari rencontre Sa-Ri
Sa-Ri & Hari
Evidemment, Hari se rend compte de l’effet qu’il renvoie. Sans le vouloir réellement, d’ailleurs. Il n’y a pas qu’elle qui panique, même s’il n’a pas vraiment le loisir de l’expliquer. C’est qu’en apparence, à la retenir ainsi alors qu’elle se débat, Shafiq ne vaudrait guère mieux que les italiens, dont il se retrouve à reprendre le rôle. Elle lui fait de la peine, tant il voit qu’elle est terrifiée. Il n'est pas très fier de se retrouver à la bâillonner ou à lui tordre le poignet. Mais quelle alternative a-t-il pour qu’elle se taise alors qu’elle le menaçait de crier il y a un instant, semblant savoir parfaitement ce qu’elle fait ? Il a donné le change en l'ignorant, mais l’archéologue sait bien qu’elle a raison, ayant déjà expérimenté frontalement ce racisme irlandais qu’il ne comprend que peu : on ne le croira pas.

Finalement, comme Sa-Ri semble devenue raisonnable, Hari se décide à lever le baillon. Mal lui en prend. « Pardon ? » Le regard qu’il lui lance en réponse à ce marché – ou chantage, c’est selon -  est interloqué. Sa baguette ? Sûrement pas. « Est-ce que vous essayez de négocier avec moi ? » Non que ça ne soit pas audacieux, vues les circonstances…La question est de savoir s’il tient vraiment à ses réponses. Réfléchissant rapidement, il se dit que oui, qu’après tout elle ne pourra rien en faire, qu’elle n’est probablement pas assez retorse pour lui mentir frontalement, et finit par grogner : « Bon, d’accord. Vous ne l’abimez vraiment pas, hein ? » Il ne se rappelle même plus de la dernière fois où il n’a pas eu sa baguette avec lui et il se sent bizarrement vulnérable sans, comme nu, toujours assis sur ces marches. « Mon statut de sauveur aura fait long feu… » Ronchonne l’archéologue, qui juge que cela devrait quand même être mis dans la balance et mis à son crédit. C’est ce qui le conduit à insister, cette fois un peu plus explicitement et aimablement : « Je suis vraiment désolé, vous savez. Je ne voulais pas vous faire peur et je ne veux certainement pas vous faire de mal. Je n’ai rien contre vous…ça va, votre poignet ? » Le regard qu’il tourne vers elle est vaguement soucieux, alors qu’il ajoute pensivement, avec l'impression de se répéter : « Je ne suis pas le ministère. Je suppose que je ne suis pas obligé d’effacer votre mémoire. Du moment que vous ne criez pas sur les tous les toits que je suis un sorcier…vous n’allez pas le faire, pas vrai ? »

C’est une main tendue, qui traduit aussi une certaine inquiétude. Hari aimerait bien avoir une réponse claire en retour, moins sûr de lui qu’il ne prétend l’être lorsqu’il dit que personne ne croira Sa-Ri. L’étude de l’histoire sorcière lui a déjà montré que les moldus pouvaient être très prompts à réagir s’ils se sentent menacés par les sorciers et il n’a pas envie de voir si l’un d’entre eux est suffisamment crédule ou assez fanatique pour lancer un bucher en plein Londres. Mais elle ne semble pas percevoir cela, trop occupée à examiner sa baguette, comme si elle cherchait à en comprendre le mécanisme et pourquoi il ne se passe rien lorsque c’est elle qui la tient. Son air concentré et sa perplexité amusent Hari, qui ne peut s’empêcher d’expliquer avec un sourire malicieux : « Elle ne va pas produire d’étincelles ou se mettre à lancer des sorts toute seule, si c’est ce que vous vous demandez. Les baguettes ne répondent qu’à leurs propriétaires et il faut être un sorcier pour le devenir. » Et ceux-ci sont facilement perdus sans elles, comme lui quand Sa-Ri se décide à ranger la sienne. Dans la poche de sa veste, qu’il lui a volontairement prêté, ce qui relève tout de même du comble de l’ironie.

Au moins la jeune femme tient-elle parole en lui racontant comment elle a eu connaissance de l’existence des sorciers. Hari l’écoute attentivement, même si l’histoire racontée par Sa-Ri lui parait parfois confuse. C’est que certains concepts lui échappent, trop moldus pour que Shafiq les maitrise bien. Pour le reste, le briseur ne peut s’empêcher d’avoir de la compassion pour elle. Dans la manière dont la jeune femme raconte son histoire, il devine une certaine angoisse à l’idée de penser avoir rêvé et de ne pas bien comprendre ce qu’elle a vu – ça pourrait résumer l’intégralité de cette conversation, l’incompréhension – et donc de ne pas être crue et de passer pour folle. Pour autant, lui, n’a pas  de mal à admettre que Sa-Ri dit la vérité. Au contraire, la première réflexion qui vient à Hari est qu’elle est a de la chance que son sorcier mystère n’ait pas laissé une Beuglante en lieu et place de sa lettre.

En dehors de ça, Hari ne peut pas nier qu’il est intrigué par l’ensemble. Il aimerait bien demander si ce mourant a dit son nom et à qui il fallait remettre la lettre, voire ce que Sa-Ri a eu le temps de lire. Mais celle-ci conclut déjà son récit. Shafiq cligne des yeux d’un air surpris. Est-ce qu’elle vient vraiment de dire qu’il est…banal ? Tout en faisant l’exploit de le regarder comme s’il était une bête curieuse – comme sa baguette il y a quelques minutes, en fait -  attitude dont le briseur de sort n’a pas l’habitude et qui ne lui plait pas plus que cette remarque qu’il juge blessante : « Comment ça, qu’ils ne me ressemblaient pas ? Vous savez que c’est un peu vexant, comme remarque ? » Comme toujours lorsqu’il est piqué au vif, Hari ne peut pas s’empêcher de répliquer, ou de corriger la personne à qui il parle, ce qui l’amène une nouvelle fois à râler : « Moi aussi, je pourrais faire me déplacer sur un balai et mettre un chapeau pointu si je voulais, simplement je préfère ne pas attirer l’attention…enfin, d’ordinaire. » C’est qu’il est encore vaguement vexé de son impudence, aussi – ayant une estime certaine de lui-même, l’archéologue se juge sévèrement, en se disant qu’il aurait tout de même faire mieux que ça.

Autant dire que Hari préfère nettement revenir sur le sujet principal de la conversation. « En tout cas je vous crois, forcément, puisque nous existons. » L’archéologue se fend d’un sourire : « Me voilà donc bombardé participant de votre première rencontre avec l’inconnu et potentielle source d’information, eh ? Je comprends mieux pourquoi vous me dévisagiez ainsi. » Cette fois, Hari est moins provocateur que curieux. Captant un nouveau regard de défiance, il lève une main apaisante pour réitérer : « Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour vous répondre. Je ne crois pas connaitre la personne que vous avez croisé, mais je ne vous effacerai pas la mémoire, je vous l’ai dit. Ce serait cruel. » Ce que Shafiq n’est pas, malgré tout et même si les apparences sont contre lui. Le briseur de sort a beau ne pas avoir tout compris de l’histoire de la brune, découvrir le monde sorcier a manifestement changé sa vie en l’amenant a quitté un endroit où elle vivait…or il n’est personne pour décider si ce changement était en bien ou en mal. Ça l’interroge simplement. Après tout, Sa-Ri ne devait rien à cet homme dont elle tente pourtant manifestement d’exécuter les dernières volontés, pourtant elle s’obstine, alors qu’il est évident que se retrouver face à ce monde sorcier inconnu et perturbant la terrifie, ce qui intrigue Hari autant qu’il le respecte. Elle a une forme de courage indéniable, comme lorsqu’elle s’est mis à lui tenir tête tout à l’heure, qui le pousse à vouloir en savoir plus.

« A mon tour de poser des questions. » Lance-t-il donc fermement. C’est sans doute ce qui le perd, parce que maintenant que le mieux à faire serait encore de s’en aller (après avoir récupéré sa baguette) en lui souhaitant bon courage et bon vent. Mais au lieu de ça, Hari demande : « Qu’est-ce que vous comptez faire, à propos de cette lettre ? Je ne veux pas vous décourager, mais au vu du peu d’informations que vous avez, il faudrait passer côté sorcier pour enquêter, si vous souhaitez retrouver son propriétaire. Et vous ne pourrez pas le faire si vous n’êtes pas accompagnée par l’un d’en nous…» Non qu’il sera forcément celui là, car si l’archéologue n’est pas hostile à la jeune femme, ils ne se doivent rien, et il ferait sans doute mieux de se taire. La curiosité l’emportant, Hari ne voit pas le mal et il passe déjà à autre chose, essayant de se remémorer tout ce que Sa-Ri lui a dit : « Vous avez parlé d’ordre, de couvents et de vos sœurs, tout à l’heure. Qu’est-ce que c’est ? J’ai un peu étudié le monde moldu, mais je crois qu’une partie des structures familiales m’échappent…et est-ce que c’est courant de ne pas avoir de nom de famille ? » Nul doute que s’il savait, Hari aurait un peu plus d’égards pour la brune…mais comment en avoir s’il ne sait rien ?
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Message#Sujet: Re: Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri   Quand Hari rencontre Sa-Ri + Sa-Ri Icon_minitimeAujourd'hui à 0:12

❝ Hari & Sa-Ri❞Quand Hari rencontre Sa-RiEn voilà un bout de bois plutôt banal, ne peut s’empêcher de penser Sa-Ri alors qu’elle prend délicatement la baguette de son sauveur. Ne l’écoutant que d’une oreille, elle l’examine délicatement, la faisant tourner entre ses doigts, essayant de deviner de quel bois elle est faite, mais sans y parvenir. C’est un bel objet, bien ouvragé, elle le voit tout de suite, mais ça reste un simple bout de bois. Comme ça, ce n’est pas très impressionnant. Par extension, elle s’attend donc presque à voir l’objet faire des étincelles et ne peut s’empêcher d’être déçue devant l’absence de réaction. Shafiq le lui confirme, la baguette ne réagira pas avec elle, entrainant une moue sceptique chez la jeune femme. Certes, il s’est positionné en sauveur, pour un temps au moins, mais rien ne lui garantit que ses intentions à son égard sont bonnes. Sans être méfiante, Sa-Ri sait qu’on ne peut pas faire confiance au premier venu. Or, son sauveur du moment est loin de ressembler à un agneau.

- Pas une gratte, je vous le promets. De toute façon, même si je le voulais, je ne saurais pas comment la casser, remarque-t-elle.

Elle est bien loin de se douter que la baguette de chaque sorcier sert de canalisateur et que toute puissante soit-elle, n’importe quel moldu pourrait la briser en deux comme on le ferait avec une carotte.

- Mon poignet va bien, répond-elle distraitement en continuant d’examiner l’objet.

En réalité, elle a assez mal. Sans le faire exprès, il lui a tordu le poignet et elle affiche une grimace lors de certains mouvements. Ce n’est rien, songe-t-elle. Sa-ri n’est pas douillette et elle ne voudrait pas donner des idées à son sauveur appointé. Il a beau avoir guéris sa propre blessure en une formule, elle préférait ne pas jouer les cobayes et s’occuper des siennes de façon plus traditionnelle.

Le ministère, une mémoire effacée, des sorciers. Les mots prononcés sont compréhensibles mais la phrase, elle, ne fait absolument aucun sens. Aucun pour la jeune femme en tout cas. Il y a mille et une questions qui se bousculent dans sa tête ne demandant qu’à être posées pour assouvir sa curiosité. Néanmoins, ce n’est pas la priorité. Pas tout de suite en tout cas aussi choisit-elle la question qui lui semble la plus pertinente pour le moment :

- Si je comprends bien, il n’y a que votre baguette et uniquement celle-là qui vous permet de faire de la magie ? Vous ne pouvez pas en faire avec celle d’un autre ou sans elle ?

Une manière peu subtile d’obtenir des informations ou en tout cas l’assurance qu’il ne peut pas faire de magie tant que sa baguette n’est pas à portée de main. Une fois rassurée, elle n’a aucun mal à accomplir sa part du marché ; presque soulagée de pouvoir expliquer l’histoire a une autre personne. De façon étonnante, il ne la regarde pas avec stupeur, pas plus qu’il ne semble la trouver folle. Tout au plus, il a l’air intrigué, curieux, mais pas dubitatif.

- Vraiment, c’est la première chose qui vous vient à l’esprit, s’exclame-t-elle à la fin de son histoire alors qu’il joue les hommes vexés. Honnêtement, les hommes et leur ego, murmure-t-elle en levant les yeux au ciel. Quand je dis qu’ils ne vous ressemblaient, c’est simplement qu’ils étaient plus blanc. Ce qui, sauf votre respect, est un peu une norme dans cette partie du pays, ce qu’on s’attend à voir majoritairement si vous préférez. Ensuite, vous êtes habillés plutôt normalement tandis que ceux que j’ai vu portaient en effet de drôle de chapeaux, des couleurs très chatoyantes et des robes que même moi je trouvais démodée. On a quitté le Moyen-Age depuis un certain temps au cas où ça vous aurait échappé.

Il faut que la situation soit exceptionnelle pour que Sa-Ri se départisse de sa douceur légendaire. Elle n’élève pas le ton, mais on sent poindre l’exaspération. C’est que pour elle, la chose est importante et il semble inconcevable que l’on se vexe pour un détail aussi insignifiant. Du reste, elle est soulagée - en partie au moins - par les paroles de l’archéologue : il la croit et ne lui effacera pas la mémoire. C’est déjà ça. Elle a besoin d’un sens à sa vie et l’idée qu’elle puisse oublier ses dernières années, peut-être les gens qui lui sont chers et ce qui lui est arrivé lui semble particulièrement terrifiant.

De son côté, il a également des questions et ça semble tout naturel. Après tout, l’histoire qu’elle a raconté, pense-t-elle, n'est pas banale, même pour un sorcier. Innocente et ignorante du monde comme elle l’est, elle ne peut pas se douter qu’il a vu et entendu bien plus impressionnant.

- Je ne sais pas exactement. C’était sa dernière volonté qui qu’il ait été et c’est sacré. J’ai l’impression que je lui dois ça puisqu’on n’a pas su le sauver. Ca semblait important aussi. Il a insisté là-dessus autant qu’il le pouvait avant son trépas.

Enfin, la connexion se fait et elle revient sur un point qui lui a semblé étrange :

- Comment ça du côté sorcier ? De quel côté voulez-vous parler ?

Pour Sa-Ri, si elle peut admettre que la magie existe, pas un seul instant elle ne se figure qu’il existe un monde entier auquel elle n’a pas accès et qui lui est caché. La suite de ses questions ne laissent pourtant pas planer de doute. Il ne semble pas connaître les choses les plus basiques et elle a bien peur de comprendre pourquoi.

- Vous nous étudiez ?


On entend la stupeur dans sa voix et elle ajoute perplexe et probablement un peu vexée à son tour :

- Comme des animaux ?


Ou comme les populations sauvages que l’on leur présentait dans leur manuel d’école. Exotique, dangereuse, sous-éduquée, n’attendant que leur évangélisation pour rejoindre le cheptel du Seigneur. Rien de très flatteur donc puisque personne n’aime être considéré comme une créature curieuse, elle le sait.

- J’étais dans les ordres, finit-elle par expliquer. C'est-à-dire que j’étais une nonne au service de Dieu. J’avais fait vœu de pauvreté et chasteté et je vivais avec mes sœurs au couvent.

Il ne semble pas plus avancé et elle fronce les sourcils :

- J’imagine que vous avez un Dieu aussi. Lequel priez-vous ?

Au vu de son nom ainsi que de sa couleur de peau, elle serait encline à dire Allah ou Boudha, mais rien n’est moins sûr puisqu’à voir sa figure, Sa-Ri n’est même pas certaine qu’il sache de quoi elle parle. Revenant à elle-même, elle tente de l'expliquer :

- Je n’ai pas de nom de famille parce que je n’ai pas de parent. J’ai été abandonné alors que j’étais trop jeune pour m’en souvenir, j’étais malade et les nonnes ont cru que je ne m’en sortirais pas. Tout ce que je savais dire c’était mon prénom alors elles m’ont baptisées pour être sûre de sauver mon âme. En réalité, c’est Sa-Ri NFS si vous voulez être précis. No first surname. J’ai vécu avec elle et quand j’ai eu l’âge j’ai commencé mon noviciat. C’est comme un métier si vous préférez. Quand j’ai pris le voile, j’ai changé de prénom et on m’a appelé sœur Sybille parce que dans la religion nous sommes toutes des sœurs, pas de sang mais bien d’esprit. En quittant le couvent, j’ai repris mon prénom de naissance, mais la plupart des gens préfèrent m’appeler “ma sœur”, ça les met mal à l’aise de m’appeler Sa-Ri.

Elle le dévisage une nouvelle fois et finit par demander :

- Shafiq, c’est votre prénom ?

Avec tout ça, elle en oublierait presque qu’il a proposé de l’aider et pourtant, maintenant qu’elle y pense, c’est bien ce qu’elle a proposé. Sautant du coq à l’âne, elle demande donc :

- Mais vous, dans cette histoire, qu’est-ce que vous y gagnez exactement ?



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